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Pour les artistes passés, c'est une autre question, plus ardue.

Mais pour les actuels et surtout pour ceux à venir, savoir que la société ne supportera plus cela, qu'il n'est plus possible d'être un vrai salopard à succès, que cela se saura, que cela se dira, et qu'ils perdront tout... J'ose espérer que ça en calmera plus d'un.

Et si on doit se passer de Polanski mais que cela évite de briser un vie ça vaut largement le coup.   

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il y a 31 minutes, Loic J. a dit :

Tout dépend de la faute commise. Entre un excès de vitesse et du harcèlement sexuel, il y a un monde...

Dis cela a une personne dont un proche a été victime d'un chauffard qui lui a enlevé la vie, ou  à un accidenté estropié pour le restant de ses jours...:$ .

L'échelle des valeurs a changé ces dernières années.

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il y a 38 minutes, Loic J. a dit :

L'auteur du blog "The Jerx" a fait une liste des gens bannis de son site pour diverses raisons.... http://www.theglomm.com/banned-members

 

Cela s'apparente surtout à de la diffamation. Les magiciens cités ont ils été déclarés coupables par la justice après un processus d'investigation et de jugement ?

Sont ils  sur la liste des "indésirables" sur la seule base d'accusations dont on ne sait même pas si elles sont fondées ?

Ce genre de condamnation sur place publique m'horrifie. Ce sera peut être n'importe qui d'entre nous , demain, qui pourra se retrouver sur ce genre de listes, salis à jamais. 

On confond Justice et vengeance... Je ne crois pas en la purification de l'humanité par la dénonciation calomnieuse.  L'auteur du blog "The Jerx" est un vulgaire "juge-clavier" qui prétend sans doute contribuer à sauver le monde , se croyant sans doute irréprochable lui même. Je comprends difficilement les motivations profondes de ces justiciers des réseaux sociaux.

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il y a 19 minutes, ellieba a dit :

Dis cela a une personne dont un proche a été victime d'un chauffard qui lui a enlevé la vie, ou  à un accidenté estropié pour le restant de ses jours...:$ .

L'échelle des valeurs a changé ces dernières années.

Dans ton premier message tu ne précisais pas que l'excès de vitesse avait pour conséquence un accident de la route et la mort d'une personne.

Tu as dis : "Accepterions nous nous même que soit déballé sur la place publique notre moindre écart de conduite : une contravention pour excès de vitesse". C'est donc quelqu'un qui s'est fait flasher sur la route... Tu parles de contravention et non d'infraction. Maintenant si tu n'as jamais rouler à 140 au lieu de 130... Bravo.

Si tu places sur la même échelle quelqu'un qui fait un excès de vitesse qui mérite une contravention et quelqu'un qui a tué/violé/autre atrocité. En effet on n'a pas la même échelle des valeurs...

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"The following magicians have been permanently kicked out of the Global League of Magicians & Mentalists for being perverted sex criminals and/or jerks."

Ce qui est terrifiant dans la liste noire des magiciens indésirables (http://www.theglomm.com/banned-members)

c'est de mettre sur un même plan des agressions sexuelles et ... du plagiat/copie de créations d'autres auteurs.  Avoir commis un meurtre , une escroquerie à grande échelle ne semblent pas rentrer dans les critères d'exclusion. ...

D'ailleurs, la liste ne dissocie pas les coupables d'agressions sexuelles des coupables de plagiat. Ces derniers doivent se réjouir de  retrouver leur nom mêlé à  celui de délinquants sexuels...

Nulle part nous n'avons l'assurance qu'un verdict rendu par un tribunal justifie la présence de ces noms sur cette liste.

J'imagine l'effet que produirait une liste similaire en France si quelques fouilles -merdes allaient investiguer dans le passé de nos références françaises pour y dénicher quelques scoops de nature à légitimer leur grande croisade moralisatrice.

 

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il y a 40 minutes, ellieba a dit :

"The following magicians have been permanently kicked out of the Global League of Magicians & Mentalists for being perverted sex criminals and/or jerks."

Ce qui est terrifiant dans la liste noire des magiciens indésirables (http://www.theglomm.com/banned-members)

c'est de mettre sur un même plan des agressions sexuelles et ... du plagiat/copie de créations d'autres auteurs.  Avoir commis un meurtre , une escroquerie à grande échelle ne semblent pas rentrer dans les critères d'exclusion. ...

D'ailleurs, la liste ne dissocie pas les coupables d'agressions sexuelles des coupables de plagiat. Ces derniers doivent se réjouir de  retrouver leur nom mêlé à  celui de délinquants sexuels...

Nulle part nous n'avons l'assurance qu'un verdict rendu par un tribunal justifie la présence de ces noms sur cette liste.

J'imagine l'effet que produirait une liste similaire en France si quelques fouilles -merdes allaient investiguer dans le passé de nos références françaises pour y dénicher quelques scoops de nature à légitimer leur grande croisade moralisatrice.

C'est du hors sujet mais quelque part c'est un excellent exemple d'un magicien (Andy du Jerx) qui a baissé dans mon estime à cause de ce genre d'initiative.

J'étais plutôt fan de ses écrits d'artiste magicien  je suis maintenant beaucoup plus sur la réserve sur sa personne et les moyens qu'il emploie en mettant dans le même sac agresseurs sexuel et coupables de plagiat.

Une dérive qui a beaucoup de mal à être justifiée à mon goût.

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Effectivement le sujet n'est pas simple. Plein de choses très intéressantes ont été dites et montrent à quel point une prise de position tranchée n'est pas évidente. Pour ma part, je retiendrai la réponse de mon pote HREJ, quasiment alignée sur mon état d'esprit (comme c'est curieux ;) ) : 

Citation

 

Ma réponse sera rapide et sans nuance tout simplement parce que je me connais bien et qu'il serait étonnant qu'il en soit autrement.

Depuis des années j'ai compris que personne n'est parfait et que les personnes que j'aime ont comme les autres des défauts.

Mais ces défauts doivent être acceptables à mes yeux et tous ne le sont pas.

Ce qui est reproché à Spacey (Si c'est confirmé) fait forcément redescendre l'artiste de mon estime et je n'ai jamais eu une âme de fan absolu envers qui que ce soit pour aimer aveuglément un artiste.

 

ellieba nous dit qu'il faut différencier ce qui relève de la sphère publique de ce qui relève de la sphère privée. Il nous dit aussi qu'il est opposé à la double-peine et en cela je le rejoins totalement. Quelqu'un condamné par la justice et ayant purgé sa peine (de la simple amende à la peine de prison) ne devrait pas selon moi  se voir reprocher l'acte pour lequel il a été condamné pour le restant de ses jours.  En théorie, peut-être. Car l'affect entre nécessairement en ligne de compte. Et c'est ici que le sujet se corse (comme disait Charles Pasqua). Ce raisonnement peut-il être entendu par Jean-Louis Trintignant, par exemple ? Malgré mon ouverture d'esprit, j'ai moi-même un peu de mal, alors lui...

Par ailleurs, Dreda nous dit que l'on peut transposer cela aux marques. Il a raison. S'il fallait boycotter toutes les marques qui ont des casseroles, du simple licenciement abusif aux enfants exploités, je ne suis pas certain que nous continuerions à fréquenter les commerces (dernier exemple en date, Lidl et les révélations de Cash Investigations).  Mais pour autant le faisons-nous ? Notre indignation n'est-elle pas sélective ?

"Des grands chef d'oeuvre ont été le fruit de personnages à la moralité douteuse" nous dit ellieba (encore lui :)). Hélas, là encore, se pose un épineux problème. Si l'on prend le cas de Louis-Ferdinand Céline, par exemple. Il divise critiques, historiens et amateurs de littérature depuis de nombreuses années. Certains y voient un pur  génie pour avoir écrit "Voyage au bout de la nuit", le reste n'étant que bruit parasite, d'autres comme un génie mais par ailleurs complètement infréquentable et d'autres enfin, refusent catégoriquement de lire le moindre de ses ouvrages. D'un extrême à l'autre, il y a toute une palette de nuances.  Pas évident donc.

Cependant... De qui parlons-nous ici, dans ces exemples ? De Bertrand Cantat, des dirigeants de  Lidl et de LFC. Autant dire, du moins en ce qui me concerne, de lointaines personnes que je ne rencontrerai jamais (il ne faut jamais dire jamais mais concernant LFC, je suis plutôt sur de mon coup :) ). 

Or nous autres magicos, nous possédons un avantage considérable sur les autres disciplines artistiques - du moins c'est ce qu'il me semble : il nous est relativement facile d'approcher les artistes les plus connus de notre domaine. Dans ce cas, notre réflexion prendrait alors peut-être un tout autre sens : comment réagirais-tu, camarade, si tu apprenais que ce magicien dont tu achètes les publications, que tu as déjà rencontré plusieurs fois en conférence et avec lequel tu échanges peut-être régulièrement par mail est un type, finalement, peu recommandable au regard de ton échelle de valeurs ?

Publié le

Une remarque sur la double peine : elle est partout. Il y a une peine pénale, et il y a le regard que la société porte sur toi au vu de tes agissements et c'est normal. Un médecin condamné pour faute professionnelle au pénale perdra des patients (voire son droit d'exercer) ,  le politicien corrompu perdra des votes (enfin on espère), la star des contrats publicitaires, le boulanger pédophile ses clients, même après avoir purgé leur peine.  

 

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Il y a 9 heures, Woody a dit :

 comment réagirais-tu, camarade, si tu apprenais que ce magicien dont tu achètes les publications, que tu as déjà rencontré plusieurs fois en conférence et avec lequel tu échanges peut-être régulièrement par mail est un type, finalement, peu recommandable au regard de ton échelle de valeurs ?

Quand je vais voir un artiste , que je lis un écrivain, ou que je regarde une peinture, je ne cherche pas en l'auteur un "référent moral". Les référents de la morale, ce sont les dignitaires religieux : le Pape, le Grand Rabin, ou le Dalai Lama selon ses croyances. Ceux la , le moins qu'on puisse attendre d'eux , c'est d'avoir un comportement irréprochable, en phase avec leur prêche.

Le commun des mortels n'a pas vocation à la sainteté, il a ses turpitudes , ses démons qui l'habitent, ses pulsions... S'il commet un délit, c'est le rôle de la justice de le sanctionner, c'est le rôle des jurés populaires des tribunaux d'assises de prononcer une sentence après étude d'un dossier souvent complexe auquel n'a pas accès le citoyen lambda .

Une fois la peine purgée, il doit y avoir une place pour la rémission et le pardon, sinon quel serait le rôle de la Justice si la peine devait se poursuivre par une éviction sociale ad vitam eternam. Le pardon plutôt que le ressentiment , cela me semble être la voie vers la sagesse.

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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