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Il y a 1 heure, sworm a dit :

Comme c'est une pub, ils ont pris des tours n'ayant pas de droits pour ne pas être attaqués et comme il y a beaucoup de manipulations et de tours sans droits, nous ne sommes pas à l'abri d'émissions TV et de nouvelles publicités. Ce qui est délirant dans cette pub, c'est le ralenti avec image parfaite qui ne laisse aucun doute sur le mode opératoire. Si cette pub passe à la télévision, il va falloir utiliser d'autres méthodes pour ce qui est montré car dans ce cas, ce sera grillé et pour un moment.

Il est vrai que là ce n'est pas le plus grave (selon moi).

Publié le
il y a 51 minutes, edmarlo a dit :

C'est pas de Michael Ammar la routine "crazy man handcuff", faudrait lui en parler, il a le bras long.

Il suffit d'avoir les doigts longs pour cette technique. ;)

Pour ce qui concerne l’histoire de cet effet avec deux élastiques, tu trouveras des infos précises ici :

 

Publié le (modifié)

Pour mettre en avant la qualité vidéo de leur produit ils auraient pu filmer un virtuose en XCM (Xtreme Card Manipulations; fioritures pour les franchouillards comme moi :D). Pour le coup ça aurait mis en valeur ce domaine artistique sans briser certains secrets pour pas grand chose.

Il y a 3 heures, Christian Girard a dit :

Très jolie pub qui met en avant l'extrême habilité du prestidigitateur, la magie en sort grandie car on ne se moque pas d'elle, elle souligne qu'il faut des moyens technologiques très sophistiqués pour capter "un peu" du mode opératoire d'un magicien qui pour une fois n'est pas présenté comme un guignol ringard foirant ses tours mais comme un expert dans son domaine. 

 

Personnellement, je me fiche que mon public ait conscience du travail qu'il y a derrière ce que je présente (qu'il s'agisse de mes recherches, du travail lié à la maîtrise de manipulations, de la mise en scène, la construction de textes, de personnages, de scénario, etc...). Surtout si il faut donner certains secrets pour cela !

Quel est l'intérêt de montrer qu'il y a beaucoup de travail derrière un numéro ? Montrer à quel point c'est difficile, à quel point on est fort ?

Je pense qu'en cherchant à montrer le travail qu'il y a derrière un numéro (que ce soit en débinant ou par d'autres biais), on s'éloigne de la magie.

Le débinage sur youtube, que ce soient par des gamins de 10 ans, des adultes qui y ont trouvé un moyen de se faire une source de revenue supplémentaire ou des agents de communication qui y ont vu une façon originale et stratégique de vendre certains produits, ne peut être arrêté.

Il peut être freiné de manière significative en revanche mais pas par des plaintes, pas par des commentaires ou des dislikes sous les vidéos (ne vous en priver pas cependant !).

Il faut agir à la base : presque tout ce qui est débiné a été auparavant publié.

Publiez-moins, publions moins. Ou du moins, moins souvent, pas n'importe comment et pas à n'importe qui. Et il y a plusieurs façons de s'en assurer à commencer par des petites choses toutes bêtes comme celles que j'ai déjà mentionnées (sur le contenu d'une publication, sur la façon de les destiner aux bonnes personnes, etc...)

Réduisons la publication à ce qui devrait être la transmission (et non la commercialisation).

Reprenons goût pour le secret, pour sa défense. Défendre l'un des piliers fondateurs du mystère : UN des piliers seulement mais FONDATEUR, indispensable.

Soyons persuadés et cherchons à persuader que garder les secrets (pas forcément éternellement bien sûr) est plus dans notre intérêt et dans celui de l'avenir de notre art que de négliger le débinage (par désespoir ou autre) ou pire, d'y voir un côté positif comme une mise en avant du travail qu'il y a derrière notre art.

Les gens ne sont pas bêtes. Ils se doutent bien qu'il y a du travail derrière tout ça et si ils ne le perçoivent pas, est-ce grave ?

Si c'est grave pour vous,

Est-ce plus important que laisser vos spectateurs songeurs (dans le mystère) ?

Tout comme Albert EINSTEIN et bien d'autres, je trouve le mystère bien plus puissant sur nous que la connaissance. La connaissance est importante pour notre raison et pour beaucoup de choses dans notre vie quotidienne. Mais le mystère est important pour alimenter notre imagination, nos songes, nos rêves et pour nous donner parfois des sensations. Le mystère nous conduit aussi (pour ce qui est du cas d'Albert EINSTEIN par ex) à de nouvelles idées ou impressions auxquelles nous n'aurions pas pensé si nous avions eu la réponse à certaines de nos questions.

Dans notre cas (illusionnistes), Salvano était un bon exemple : en ne sachant pas comment s'exécutait certaines routines (il n'y avait presque pas d'ouvrages pour apprendre l'illusionnisme en Pologne, surtout à l'époque de sa jeunesse), il a dû imaginer ses propres méthodes pour parvenir aux même effets. C'est ainsi qu'il a développé de nouvelles techniques, de nouvelle routines, etc...

Nous avons donc nous aussi intérêt à rester parfois dans le mystère.

L'illusionnisme n'a pas pour but principal d'apporter des connaissances ou du moins pas ce genre de connaissances. Le but principal est d'emporter vos spectateurs l'espace d'un instant, d'une heure ou plus, de leur montrer l'impossible, de leur faire croire que tout est possible.

Ils savent que c'est du spectacle, qu'il y a des trucs, du travail mais pendant un instant, ils vont être là comme des gamins devant leur premiers jouets de Noël à entrer dans un univers, à constater la limite de leur sens. Les spectateurs viennent pour être trompés de manière artistique. Certains paient pour cela. En les laissant dans le mystère, le spectacle se poursuit dans l'esprit du spectateur. Leur raison cherche certains trucs mais ils sont imprégnés de souvenirs d'illusions et parfois d'histoires fantastiques auxquelles ils repenseront avec bonheur, souvent sans s'en rendre compte.

En rompant le mystère, le spectateur retiendra plus ou moins la connaissance de trucs plus ou moins ingénieux, plus ou moins difficiles à mettre en œuvre. Ses souvenirs ne comporterons plus du tout ou très peu de mystères pouvant entretenir à long terme (et souvent inconsciemment) son imagination.

Ne nous laissons pas piloter uniquement par notre raison et invitons nos confrères et nos spectateurs à faire de même.

 

 

Modifié par marc page
Publié le
il y a 8 minutes, marc page a dit :

Tout comme Albert EINSTEIN et bien d'autres, je trouve le mystère bien plus puissant sur nous que la connaissance.

Certes, mais Einstein n'a pas jamais dit ça. :)

Je suppose que tu confonds mystère et imagination et que tu te méprends sur le sens qu'il faut donner aux propos d’Einstein. J'avais mentionné cette référence en 2003 dans un (looong) message et la retranscription ci-dessous est de moi :

Le 20/10/2003 à 00:16, Christian Girard a dit :

ALBERT EINSTEIN (poète et philosophe ?) : « Quand je m’examine, et examine mes façons de penser, j’en viens presque à la conclusion que le don de l’imagination a d’avantage compté pour moi que mon aptitude à assimiler des connaissances pures. L’imagination est plus importante que la connaissance. Elle a un impact réel en recherche scientifique. La connaissance est limitée, l’imagination embrasse le monde, stimule le progrès, donne naissance à l’évolution ».

Source : 

 

J'avais d'ailleurs ajouté ceci en 2009 :

 

Le 08/11/2009 à 12:03, Christian Girard a dit :

Entre la formule brève et péremptoire devenue citation et celle empreinte de doute dont témoigne la citation élargie (« j’en viens PRESQUE à la conclusion que »), il y a une sacrée nuance.

 

***

 

Citation

Quel est l'intérêt de montrer qu'il y a beaucoup de travail derrière un numéro ? Montrer à quel point c'est difficile, à quel point on est fort ?

Il s'agit d'une pub pour un appareil photo, pas d'une vidéo venue d'une chaîne YouTube de débinage, je vois mal comment  interdire aux concepteurs de traiter à leur guise ce qui fait la valeur du produit de la marque Marc :). Leur but étant de montrer la grande qualité du ralenti de l'appareil, ils ont trouvé un angle pertinent pour le prouver ("la main irait prétendument plus vite que l’œil, mais pas assez vite pour la captation par notre appareil"). Pas la peine de s'attarder plus avant là-dessus, c'est insignifiant et ne met pas en péril l'édifice de la magie, qui n'est pas si fragile. 

 

Publié le (modifié)
il y a 56 minutes, marc page a dit :

le mystère est important pour alimenter notre imagination, nos songes, nos rêves et pour nous donner parfois des sensations. Le mystère nous conduit aussi (pour ce qui est du cas d'Albert EINSTEIN par ex) à de nouvelles idées ou impressions auxquelles nous n'aurions pas pensé si nous avions eu la réponse à certaines de nos questions.

Dans notre cas (illusionnistes), Salvano était un bon exemple : en ne sachant pas comment s'exécutait certaines routines (il n'y avait presque pas d'ouvrages pour apprendre l'illusionnisme en Pologne, surtout à l'époque de sa jeunesse), il a dû imaginer ses propres méthodes pour parvenir aux même effets. C'est ainsi qu'il a développé de nouvelles techniques, de nouvelle routines, etc...

Nous avons donc nous aussi intérêt à rester parfois dans le mystère.

Dans mon message de 2003, j'écrivais ceci :

 

Le 20/10/2003 à 00:16, Christian Girard a dit :

J’ajoute que trop de connaissances peut s’avérer sclérosant. Il y a parfois beaucoup plus à tirer dans l’ignorance que dans le savoir. La connaissance d’un sujet suggère des voies toutes tracées. L’ignorance d’un sujet peut permettre de découvrir un nouveau chemin.

LE SAVOIR NOUS ENRACINE, L’IGNORANCE OFFRE L'HYPOTHÈSE D’UNE VOIE OUVERTE SUR L’INCONNU (Copyright Christian Girard 2003. Poète et philosophe autodidacte).

Modifié par Christian Girard
Publié le (modifié)
il y a 20 minutes, Christian Girard a dit :

Certes, mais Einstein n'a pas jamais dit ça. :)

Je suppose que tu confonds mystère et imagination et que tu te méprends sur le sens qu'il faut donner aux propos d’Einstein. J'avais mentionné cette référence en 2003 dans un (looong) message et la retranscription ci-dessous est de moi :

Source : 

 

Je faisais allusion à cette citation :

"La plus belle et profonde expérience accessible à l’homme est le sens du mystère. C’est le principe fondateur de toute religion, de toute approche sérieuse du monde de l’art ou de la science. Celui qui n’a jamais eu cette expérience m’apparaît sinon mort, pour le moins aveugle. Percevoir derrière chaque expérience une réalité à laquelle notre intelligence n’a pas accès,dont la beauté et le sublime ne nous touche qu’indirectement : c’est l’essence du religieux. Selon cette vision je suis religieux. Il me suffit de m’émerveiller de ces secrets et d’essayer d’approcher humblement une représentation simple de la structure sublime de ce qui est." Albert EINSTEIN

Même avec la citation que tu donnes des écrits d'Albert EINSTEIN (dont je te remercie pour l'avoir remise ci-dessus), la conclusion est similaire.

L'illusionniste créer et/ou présente des mystères et ces derniers font travailler et nourrissent l'imagination.

Citation

Il s'agit d'une pub pour un appareil photo, pas d'une vidéo venue d'une chaîne YouTube de débinage, je vois mal comment  interdire aux concepteurs de traiter à leur guise ce qui fait la valeur du produit de la marque Marc . Leur but étant de montrer la grande qualité du ralenti de l'appareil, ils ont trouvé un angle pertinent pour le prouver ("la main irait prétendument plus vite que l’œil, mais pas assez vite pour la captation par notre appareil"). Pas la peine de s'attarder plus avant là-dessus, c'est insignifiant et ne met pas en péril l'édifice de la magie, qui n'est pas si fragile. 

Je ne parlais pas de faire interdire ce genre de pub. Nous n'avons aucun moyen de les faire interdire.

Je parlais du fait de se dire "c'est pas si grave". Selon moi, c'est grave d'en arriver là !

Il y avait d'autre moyens de prouver de manière à la fois pertinente, visuelle et originale les capacités de leur produit. La XCM par exemple : quoi de plus pertinent pour vanter les performances de leur appareil qu'un beau ralenti d'une fioriture incroyable ? Cela aurait mis aussi bien leur article que l'art de la XCM en valeur. Ici, je suis désolé, même si il ne s'agit que de quelque petits tours, même si il s'agit d'une publicité parmi tant d'autres, c'est briser certains mystères pour faire du commerce.

Je sais bien que nous ne pouvons rien faire pour interdire cela mais que l'on y voit un côté positif, que l'on y voit une façon de mettre en valeur l'illusionnisme. Non. Cela ne met pas en valeur l'illusionnisme mais le travail qu'il y a derrière, nuance.

Or, j'en reviens à ma question : quel est le plus important pour l'art de l'illusionnisme et pour nous ?

Que nos spectateurs saches tout le travail qu'il y a derrière et apprécient donc ce travail, son rendu esthétique mais sans mystère ou qu'ils ne sachent pas tout le travail qu'il y a derrière (même si ils s'en doutent et cela suffit) et puissent donc "goûter" totalement au côté impossible, au mystère en plus de pouvoir apprécier la façon dont nous aurons amené ce mystère ?

Je préfère largement laisser les spectateurs dans le mystère.

Pour cela, j'ai besoin de garder des secrets.

Encore une fois, un bon numéro ou spectacle ne repose pas uniquement sur des secrets (sur des trucs, des techniques) mais ils sont des éléments INDISPENSABLES à l'illusionnisme. Sans eux, l'illusionnisme n'est plus. Il se transforme petit-à-petit en un art qui ne produira plus aucun mystère mais dont on appréciera l'esthétique, la mise en scène, etc... comme n'importe quelle performance. Ce qui faisait le côté unique du spectacle d'illusionnisme, donner une réalité à l'impossible, n'existera plus.

Nous n'en sommes pas là mais nous nous dirigeons dans cette voie. Cela commence par l'ignorance et/ou la négligence, l'inaction.

Modifié par marc page
Publié le
Il y a 17 heures, Mr_Cinema a dit :

Si maintenant la pub s'y met. 

J'espère juste que c'est une pub qui restera web et qui ne passera pas en TV.....

Ce que je constate surtout c'est que les publicitaires sont aussi menteurs que les magiciens et s'il n'y avait pas de changement de plan pour les explications la rapidité du téléphone ne servirait à rien. A part peut-être pour le snap change on voit très bien que l'angle de prise de vue change quand le ralenti est activé.

En attendant que les personnes oublient ce débinage comme ils en ont oubliées tant d'autres, méditons sur cette phrase de Jean Merlin:

Les nouvelles technologies, le multimédia, tout ce que l’on veut, nous servent, à mon avis, à dépersonnaliser l’individu, et couper le contact au lieu de rapprocher les gens. Et que veulent les gens actuellement ? Ils veulent qu’on leur parle, qu’on les aime, ils veulent sentir de la chaleur humaine, ils veulent qu’on les fassent rêver. Et plus on sera en période de crise, plus les gens auront besoin de ça ! Le magicien qui vient de la nuit des temps sera encore là dans 2000 ans, car il correspond à un besoin sous-jacent du public. 

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Il y a 9 heures, marc page a dit :

Je faisais allusion à cette citation :

"La plus belle et profonde expérience accessible à l’homme est le sens du mystère. C’est le principe fondateur de toute religion, de toute approche sérieuse du monde de l’art ou de la science. Celui qui n’a jamais eu cette expérience m’apparaît sinon mort, pour le moins aveugle. Percevoir derrière chaque expérience une réalité à laquelle notre intelligence n’a pas accès,dont la beauté et le sublime ne nous touche qu’indirectement : c’est l’essence du religieux. Selon cette vision je suis religieux. Il me suffit de m’émerveiller de ces secrets et d’essayer d’approcher humblement une représentation simple de la structure sublime de ce qui est." Albert EINSTEIN

Même avec la citation que tu donnes des écrits d'Albert EINSTEIN (dont je te remercie pour l'avoir remise ci-dessus), la conclusion est similaire.

L'illusionniste créer et/ou présente des mystères et ces derniers font travailler et nourrissent l'imagination.

Je ne parlais pas de faire interdire ce genre de pub. Nous n'avons aucun moyen de les faire interdire.

Je parlais du fait de se dire "c'est pas si grave". Selon moi, c'est grave d'en arriver là !

Hello Marc :)

Rapidement (car je bosse sur la relecture un super ouvrage de magie à paraître d'ici quelques mois). 

OK, tu avais donc fait une sorte d'amalgame entre deux citations d'Einstein, celle sur l'imagination et l'autre sur le mystère, que tu viens de signaler et dans laquelle le terme "imagination" ne figure même pas, no problemo, mais cela génère inévitablement de la confusion.

Cela m'évoque une citation d'Einstein sur le mystère qui avait été donnée dans VM par Benoît Campana en 2011 :

Le 11/03/2011 à 13:50, Benoit CAMPANA a dit :

Une petite citation de Einstein : "Le plus beau sentiment du monde, c'est le sens du mystère. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés."

 

... mais, quelques mois après dans un autre sujet, Shiva avait apporté cette précision :

 

Le 06/08/2011 à 16:00, Shiva a dit :

Sinon, le terme "émotion magique" me rappelle la citation d'Albert Einstein (souvent reprise par les illusionnistes) : Le plus beau sentiment du monde, c'est le sens du mystère. Celui qui n'a jamais connu cette émotion, ses yeux sont fermés.

... sauf que... il semblerait que la traduction ne soit pas exacte... puisque la phrase originale en anglais est celle ci : "The finest emotion of which we are capable is the mystic emotion." (Einstein était un grand mystique).

Il faudrait donc dire "émotion mystique" et non pas "émotion du mystère"... Intéressant...

Du coup il faut vraiment être prudent avec les approximations et toujours aller aux sources. Shiva avait d'ailleurs édité cette autre intéressante citation relative au mystère du point de vue d'Einstein :

Citation

J’éprouve l’émotion la plus forte devant le mystère de la vie. Ce sentiment fonde le beau et le vrai, il suscite l’art et la science. Si quelqu’un ne connaît pas cette sensation ou ne peut plus ressentir étonnement ou surprise, il est un mort vivant et ses yeux sont désormais aveugles. Auréolée de crainte, cette réalité secrète du mystère constitue aussi la religion. Des hommes reconnaissent alors quelque chose d’impénétrable à leur intelligence mais connaissent les manifestations de cet ordre suprême et de cette Beauté inaltérable. Des hommes s’avouent limités dans leur esprit pour appréhender cette perfection. Et cette connaissance et cet aveu prennent le nom de religion. Ainsi, mais seulement ainsi, je suis profondément religieux, tout comme ces hommes.

 

Et surtout n'oublions pas cette anagramme troublante :

Albert Einstein : Rien n'est établi

(mais également "Tartine-les bien", moins profond mais tellement plus rigolo, chhhhut !)

***

Pour ce qui concerne le positionnement possible face à l'internet et les secrets magiques, j'avais émis trois hypothèses  en 2011, voici la première : 

Le 03/01/2011 à 01:40, Christian Girard a dit :

Hypothèse 1

Les magiciens (à prendre au sens de « ceux qui exécutent des tours de magie », que ce soit pour la seule distraction du public ou encore pour s’inscrire d’une façon ou d’une autre dans le cadre plus large de l’expression artistique et du spectacle) ont intérêt à ne pas défendre le secret car toute entrave à l’accès aux données serait une barrière se dressant devant leur propre soif de connaissance, leur propre curiosité, certains ajouteront « leur avidité ».

Ainsi, confronté à ce dilemme,

– Revendiquer un droit au secret (ou une obligation, c’est selon le point de vue) c’est risquer d’être privé, au même titre que le profane ou le non-initié, à des outils, à des réponses, à des clés. Le mystère se paye par une expansion de ce voile d’obscurité qui est le gage du secret mais qui s’étend également sur celui qui le réclame pour les autres et qui du coup se retrouve lui aussi privé d’information.

– Revendiquer le libre accès à l’information, c’est certes se prémunir d’une méconnaissance d’un sujet mais permettre du coup à quiconque d’accéder à ce savoir.

Le magicien opte dans son intérêt égocentré pour un libre accès à toute information magique, le business magique et le déballage public lui profite puisqu'il en est le premier jouisseur. D’ailleurs, défaitiste (mais il préfère le terme de « réaliste »), il renonce à s’opposer à ce que nous offre le monde d’aujourd’hui (« virtuel » ou pas) qui s’oriente vers un accès facile et libre à toute information (en tout cas il en donne l’apparence mais attention, l’information peut être contrôlée, modifiée, rectifiée, elle est aussi « truquable » qu’un fake magique et surtout elle nous submerge).

C.G.

 

Si la suite vos intéresse, je vous renvoie au sujet Éloge du secret, cliquez ici :

 

***

Pour terminer (et peut-être pour me faire pardonner d'avoir été volontairement taquin et un tantinet provocateur avec mon intervention sur la vidéo publicitaire dont il est question), ce message de 2012 relatif à un certain désenchantement du monde :

Le 24/09/2012 à 12:07, Christian Girard a dit :

En tout cas je comprends ce qui te titille, Jack. Effectivement, cette définition trouble la réflexion dès lors qu'on veut notamment saisir la pertinence de l'adverbe "inutilement" qui fait chavirer le sens premier et apparent pour laisser percevoir le sens second et caché, comme tu l'as analysé plus haut.

"La prestidigitation est un art charmant qui apprend inutilement ce que vaut le sens commun et ce que pèse l'évidence. "

J'ajoute que le très subtil Paul Gavarni n'a pas dû user non plus de l'adjectif "charmant" uniquement dans son sens premier (celui de, je te cite, "attrayant, captivant, séduisant …") mais dans celui de (je reprends les termes du TLF) "qui a du charme", comprendre charme au sens de "formule incantatoire" et "puissance magique ainsi produite. Synonymes : enchantement, ensorcellement, envoûtement."

Que vaut "le sens commun" et "que pèse l'évidence" face à ce qui "a du charme", à ce qui "plaît extrêmement", ou à ce qui "exerce un attrait puissant sur les sens, l'affectivité ou l'esprit" ?

Pour faire un lien avec un sujet récurrent dans VM, le débinage est l'exemple parfait de ce qui "rompt le charme". En ce sens, le débinage (la révélation des secrets magiques dans le seul but prétendu de démystifier mais en réalité dans celui de briller en brisant le rêve et le mystère) ne peut que conduire vers un monde moins riche de magie, de fantaisie et... d'espoir ! Le débinage est une démarche sans charme qui apprend inutilement ce que vaut l'imaginaire et ce que pèsent les illusions.

Source : http://virtualmagie.com/forum/sujet/21658-réflexion-paul-gavarni-magicien/

 

 

Modifié par Christian Girard
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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
    • C'est dans 1 mois! Quelqu'un pourrait-il afficher le programme complet? Merci!!
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