Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le (modifié)

Pour moi, on en revient à la question du secret. Certes, l'illusionnisme est bien plus qu'un ensemble de secrets mais sans eux, la magie n'opère plus. Il ne reste alors qu'une performance : les spectateurs n'apprécieront plus la magie (leur raison ne sera plus troublée, leur imagination sera moins mise à profit) mais l'habilité de l'artiste et/ou son bagout. L'illusionnisme n'est pas un sport, c'est un art. L'art du mystère. L'art de donner une réalité à des choses impossibles.

Le milieu des magiciens est suffisamment accessible aujourd'hui pour celui ou celle qui a le réel désir d'en savoir plus : nous en sommes tous les exemples ! Pourquoi vouloir faire plus ?

Personnellement je trouve que la limite est plutôt bien placée et qu'il ne faut pas la repousser plus loin dans l'accessibilité. Il y a 40 ans, lorsque j'écoute des "anciens", la magie n'était pas assez accessible. Il fallait vraiment creuser pour trouver un bouquin (les fameux PAYOT). Aujourd'hui, ça l'est un peu trop. Arrêtons-nous là ! C'est assez bien comme ça.

Les personnes qui veulent vraiment en savoir plus après avoir vu un spectacle font des recherches, contactent des magiciens, des amicales, achètent leur premier livre, leur première boîte ou leur premier dvd et l'intérêt grandi, parfois pour devenir passion, parfois pour devenir métier et parfois, ça s'arrête là.

Mais qu'on ne dise pas que le milieu des magiciens est fermé. C'est faux. L'accès en est légèrement limité et cette limite est une bonne chose.

En 2011 au festival de magie de Mâcon, trois conférences s'étaient succédées :

- une de Gérard BAKNER

- une de Gaëtan BLOOM

- une de Jean-Philippe LOUPI

Les deux premières étaient réservées aux magiciens et la troisième étaient accessible au grand public.

Durant cette conférence, Jean-Philippe LOUPI montrait aux gens qu'un numéro de magie était plus que des trucs. Pour illustrer ses propos, il décortiquait une routine avec une cigarette et un briquet faisant intervenir quelques lappings et détournements d'attention. Il montrait donc aux gens en quoi consistait un lapping que même une fois la technique maîtrisée, il fallait une certaine attitude (magicien victime de ce qu'il fait, meneur ou semblant tout rater par exemple), un certains rythme et certains éléments (gestuelle, interpellations) pour détourner l'attention.

Même si les spectateurs présents (une trentaine) semblaient avoir apprécié cette conférence, je ne pense pas que ce genre de chose visant à "éduquer" les gens, à leur donner une autre vision des choses, soit vraiment profitable à l'illusionnisme.

Je crois plus à un bon spectacle, bien construit, qui fait naître de vraies émotions sans tomber dans les mises en scène surjouées, sans âme, avec d'éternelles passages de danse entre deux boîtes.

Je pense que l'attrait pour le mystère tout comme l'attrait pour le créer ne se fait pas au travers d'explications.

Tous les spectacles le soir de cette même journée au festival de Mâcon l'ont prouvé :

- l'ombre orchestre de Xavier MORTIMER : originalité, mystère, diversité des effets, des supports, des disciplines intervenant (musique, ombromanie et jonglage étaient au service de la magie dans ce spectacle). Il y avait une vraie mise un scène, un personnage tendre à qui tout arrive, en bien comme en mal et de belles images : chaque numéro est un tableau. S'ajoute à cela la séance dédicace juste après le spectacle où j'ai vu une file d'attente d'au moins cinquante personnes et un Xavier MORTIMER transpirant à grosses gouttes tout en souriant à chaque flash et en offrant de superbes affiches dédicacées. Un artiste jusqu'au bout, généreux et très accessible.

- le spectacle de Rafaël (Belgique) : des grandes illusions avec une vraie touche personnelle, des mises en scène colorées, du rythme, de l'humour, de la joie de vivre. Il a mis l'ambiance et son personnage est attachant.

- le numéro de Gaëtan BLOOM : la pomme qui murit et la carte dans la salade (enfin dans le carton, l'orange, etc...il nous avait sorti tout le marché !). Ses bloomeries, sa voix, sa joie de vivre. Il n'a présenté qu'un numéro de 10 minutes mais je m'en souviens encore de manière assez précise.

En dehors de la scène, j'avais trouvé Gaëtan BLOOM assez timide, réservé mais une fois sur scène, il se lâche. Il aime ce métier et cela se voit, cela s'entend. Qu'est-ce que c'est bon !

Et je n'oublie pas tous les artistes que l'on pouvait croiser dans les allées de ce festival : Gérard BAKNER (ses associations chant & magie, ses jeux de mots), ROMARIC (sa corde dans l'oreille, sa bague à la boucle de ceinture, etc...), Bruno COPIN (qui exposait ses dernières créations).

Bref, vouloir "éduquer" les gens par la conférence ou leur faire découvrir la magie de cette manière me semble un peu trop facile et peu profitable à l'art magique.

En revanche, de beaux numéros et/ou spectacles véhiculent à mon avis beaucoup plus que de l'admiration pour le travail qu'il y a derrière.

Il faut aimer être sur scène (ou en public de manière plus générale), aimer ce que l'on fait, aimer les gens et le reste coule de source. Les gens le ressentent.

 

Modifié par marc page
  • Merci 1

L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)
Il y a 7 heures, marc page a dit :

Pour moi, on en revient à la question du secret. Certes, l'illusionnisme est bien plus qu'un ensemble de secrets mais sans eux, la magie n'opère plus.

C'est pareil avec le marketing. Tout est là (ou presque), et pourtant... Ca fonctionne encore plutôt pas mal il semblerait.
Je me souviens encore quand j'ai découvert cette vidéo, à l'époque une bonne claque dans mon parcours magique, beaucoup d'éléments de réflexion dans cette vidéo:

(ex, 3:05: "The interesting thing about this is it's as if you haven't learned anything in the last minute. [...] Our intuition is really fooling us in a repeatable, predictable, consistent way.")

Une magie qui ne repose que sur le secret, effectivement ça n'opère plus (sauf peut-être dans les teasers de Sansmind... 😒). 

Modifié par TanMai
  • J'aime 1

We're looking for a better solution to the problem when we should be looking for a better problem to work on.

Publié le
Le 10/08/2017 à 13:37, Valar a dit :

Bonjour,

Je suis surpris que les conférences de magie soient systématiquement réservées aux magiciens.
Ne serait-il pas envisageable de diviser les conférences en
- une partie de spectacle, où un public plus vaste serait convié
- une seconde partie d'explications pour les magiciens
 

Excellente idée

La bêtise est nettement supérieure à l'intelligence car toute l'intelligence du monde ne permettra jamais de comprendre la bêtise universelle, tandis qu'un peu de bêtise suffit amplement à ne pas comprendre quoi que ce soit d'intelligent.

Philippe Geluck

Extrait de "Et vous, chat va ?"

Publié le

N'importe qui peut assister aux conférences "magiques" Penguin, ellusionist  (et autres) en payant une somme modique. Et oui, c'est aussi simple que ça...

Après, pour commander les trucs, une carte de crédit et un autre bouton sur lequel appuyer.

Enfin, les forums sont là pour délivrer les messages des vrais professionnels de la magie - même ceux qui ne sont pas vraiment magiciens - à toutes les âmes perdues. Dont celles étonnées que les instructions des trucs achetés sont en chinois, anglais ou pidgin (qui rime avec pigeon).

Donc la question n'a aucun lieu d'être. Les faits donnent la réponse.

  • J'aime 1
  • Haha 1
Publié le

Juste mon avis : je suis contre, farouchement contre même. Sinon pourquoi tant de réactions en parlant de débinage ? D'émissions télé qui expliquent tout ? D'avoir un espace "Chambre des secrets" sur VM au lieu de  tout expliquer dans les autres espaces ?

Et pendant qu'on y est tout expliquer sur YouTube, même les tours les plus pointus et puissants ?
Bilis, au PGCDM terminer ses tours éblouissants en expliquant devant la caméra comment il a procédé ? David Copperfield expliquant, à la fin de son vol, à quel point il est facile de berner son public ? Les spectacles de magie terminés également par des explications détaillées ? Les trailers montrant à la fin tous les petits secrets, avec pourquoi pas, des explications détaillées sur la façon de construire le produit soi-même au lieu de l'acheter à son auteur ? Et pourquoi pas, avec un atelier à la fin et une formation, pendant qu'on y est ? Mesmer expliquant à quel point il est facile de berner les gens avec les inventions de l'hypnotisme ? Tout un peuple de magiciens, sans plus aucun spectateur. Risible.

Et pourquoi il faudrait qu'il y ait davantage de magiciens ? La profession est en manque ? Si des personnes d'un public veulent en connaître davantage sur la magie, personne ne les empêche d'adhérer à un club, de commander des livres et des DVD, d'acheter des tours. Comment la plupart des personnes, sur ce forum, ont pratiqué ?

La magie est destinée à faire rêver. Une fois qu'un tour est expliqué, il devient nul et sans intérêt (voire c...), avec impossibilité de le recommencer plus tard et ailleurs. Pourquoi les gens paieraient, ensuite, pour voir à quel point ils sont bernés par des tours dont ils connaissent le secret ? À terme c'est même la mort de la magie, purement et simplement.

Allons plus loin, au cinéma le héros isolé et mort de soif en plein désert, puis la caméra montre toute une équipe autour de lui, prête à lui tendre un verre de bière bien fraiche. Le film d'horreur montrant les décors en carton pâte et le sang artificiel. Le méchant et le gentil terminant la prise de vue en allant dans un café, entre copains ? Sans oublier les explications détaillant l'éclat factice des tirs, comment ils sont ajoutés en les peignant après, bien blancs et complètement irréels. Les personnages ou décors dessinés de toute pièce. Etc...

Sinon il faudrait demander aux spectateurs non magiciens (comment les reconnaître et qui obéira ?) de quitter la salle ? Impossible et risible. Pour quel intérêt ? Une conférence de magiciens est là pour expliquer certains principes, présenter certains matériels, donner des conseils, à des magiciens ; pas à des moldus. Il appartient ensuite à chacun de créer son propre "spectacle", les réactions d'un public, dans ce cas, ne sont d'aucune utilité, n'importe quel magicien peut se faire une idée de lui-même.

Vraiment surpris par ce fil, dont le blabla n'a aucune portée réelle. Cela m'étonnerait beaucoup que les conférenciers soit d'accords et qu'ils obéissent aux exigences farfelues de quelques uns. Ce serait le désert des Tartares.

  • J'aime 1
  • Merci 2
Citation
Quand on veut on peut.
Publié le (modifié)
il y a 29 minutes, Edler a dit :

La magie est destinée à faire rêver. Une fois qu'un tour est expliqué, il devient nul et sans intérêt (voire c...), avec impossibilité de le recommencer plus tard et ailleurs. Pourquoi les gens paieraient, ensuite, pour voir à quel point ils sont bernés par des tours dont ils connaissent le secret ? À terme c'est même la mort de la magie, purement et simplement.

Justement, le fait que les secrets s'éventent oblige à reconsidérer ses techniques, à chercher à se réinventer sans cesse pour surprendre encore et faire rêver à nouveau. L'Humain est en perpétuelle quête de mystères et cherche par tous les moyens à dissiper les secrets, c'est une propension naturelle contre laquelle on ne peut pas lutter.

Ainsi, les magiciens ne stagnent pas, ils ne peuvent pas être comblés (pour reprendre le titre d'un autre post) puisqu'ils sont sans cesse en mouvement, en ébullition pour créer, inventer et faire naître de la poésie là où il n'y avait que des matières inertes comme du papier ou du métal.

Ainsi, pour des tours très connus comme Vietnam, rien n'oblige de ne pas se tromper en additionnant les deux cartes assistantes et au final, par dépit, d'étaler le jeu pour montrer une seule carte face en bas. C'est justement le fait que le public puisse connaître une routine qui nous met dans la position d'avoir un temps d'avance en changeant ses plans. A ce niveau, on est dans la stratégie de Sun Zi et c'est peut-être une piste à suivre.

J'ai eu le cas d'une personne qui, sans demander, a pris le jeu pour le mélanger comme un bourrin. Il était fier, il était heureux de penser avoir mis par terre un quelconque arrangement. Vu que je privilégie l'impromptu, il était gros-jean comme devant, le malpoli. Du coup, en lui demandant s'il souhaitait mélanger à chaque fois par la suite, il n'a plus rien fait. C'est aussi ça, s'adapter aux circonstances comme l'eau s'adapte au contenant dans lequel elle est.

Au final, ouvrir les conférences aux "profanes", c'est comme présenter une pièce de théâtre. Si on ne veut pas que les spectateurs qui connaissent désormais s'ennuient, il va falloir redoubler de créativité pour se réinventer et produire quelque chose de nouveau. C'est stimulant, vu sous cet angle d'après moi. Mais il faut arriver à suivre ...

Modifié par Garbus
  • Triste 1

"La magie d'aujourd'hui, cependant, n'est pas comme celle d'hier. L'Art de la tromperie, comme les autres arts, avance à chaque mouvement de pendule."
Nelson Downs - Art of Magic

Publié le (modifié)

Attention, c'est très différent. Entre un secret qui finit par se savoir, bien échelonné dans le temps et son explication immédiate, il y a une sacrée différence.

Un exemple : j'ai créé un jeu d'échecs avec lequel je peux deviner, le dos tourné (par exemple), à 5 mètres et bien à la vue de tous (sans caméra, évidemment), quel spectateur a pris telle pièce, avec trois spectateurs par exemple. Les spectateurs manipulent les pièces, choisissent librement, aucun mouvement suspect, il n'y a rien à voir, tout parait normal.
Jamais personne n'a suggéré une explication. Ils ne peuvent pas, tout simplement.
Si à la fin du tour j'explique tout, c'est fini, la magie est morte et je peux jeter mon jeu à la poubelle.

De plus, il ne faut pas oublier la différence entre un professionnel et un amateur : le professionnel possède quelques tours qu'il pratique pendant longtemps et avec dextérité, l'amateur possède une flopée de tours qu'il pratique les uns après les autres de façon boulimique, sans les pratiquer à fond.

Renouveler ses tours de temps en temps, OK, mais quand même pas tous les jours. :)

Modifié par Edler
  • J'aime 1
  • Triste 1
Citation
Quand on veut on peut.
Publié le
il y a 17 minutes, Edler a dit :

De plus, il ne faut pas oublier la différence entre un professionnel et un amateur : le professionnel possède quelques tours qu'il pratique pendant longtemps et avec dextérité, l'amateur possède une flopée de tours qu'il pratique les uns après les autres de façon boulimique, sans les pratiquer à fond.

Bigre, tous les amateurs ne sont pas comme ça ... comme tous les professionnels ne sont pas comme ça non plus, faut pas pousser mémé dans la demi-mesure. Être professionnel ne confère pas immédiatement de la dextérité et des tours bien maîtrisés, c'est simplement le statut qui permet de vivre de sa magie ou pas. Tout comme certains amateurs ont des doigts en or et un répertoire 18 carats qui ne sert que pour les amis ou la famille. Tout n'est pas blanc ou noir ;)

"La magie d'aujourd'hui, cependant, n'est pas comme celle d'hier. L'Art de la tromperie, comme les autres arts, avance à chaque mouvement de pendule."
Nelson Downs - Art of Magic

Publié le

Surtout si on doit composer avec la loi de Peter ... si ça peut aller mal, ça ira mal xD

Reste à ne pas devenir un parano mais j'imagine qu'il faut un certain niveau pour faire suffisamment confiance à ses dix doigts même si on sait qu'il n'y en a pas besoin de tant (René Lavand, Meir Yedid, Michel Sardou, etc.)

"La magie d'aujourd'hui, cependant, n'est pas comme celle d'hier. L'Art de la tromperie, comme les autres arts, avance à chaque mouvement de pendule."
Nelson Downs - Art of Magic

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Messages

    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
  • Qui est en ligne (en orange les membres du Cercle VM) - Afficher la liste

    • Aucun utilisateur enregistré actuellement en ligne
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8476
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Julie BIGOT
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85k
    • Total des messages
      682.6k

×
×
  • Créer...