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Je me permets d'intervenir car j'ai lu plus haut "La langue anglaise est moins riche en vocabulaire que la langue française.", puis, de la part d'un autre intervenant, "Nous avons par exemple un panel d'adjectifs beaucoup plus important qu'en Anglais.".

Il me semble que les linguistes s'accordent (à peu près) pour affirmer le contraire : le lexique anglais est plus étendu que le français, grâce, entre autres, aux mots français exportés lors de la conquête normande de 1066.

  • J'aime 1
Publié le (modifié)

J'interviens rapidement sur la notions de l'anglais et du français.

Je suis un amoureux du français et même si je fais des fautes, je cherche toujours à me relire, en faire le moins possible et surtout avoir du sens à la lecture.

Bien malin celui qui ne fait jamais de faute...

Par contre des fois je trouve dommage que le forum nous modifie nos messages sans nous alerter avant. Et dommage d'être censuré sur l'anglais.

Prenons l'exemple des québecois que j'adore et salue au passage !! :)

Parfois les traductions sont mignonnes (comme Spoiler = Divulguer + Gâcher = Divulgâcher).

Parfois c'est grotesque et ridicule. Il n'y a qu'a chercher les Top 10 des traductions de films au Québec pour s'en persuader...

Bon nombre de mots anglais sont passés dans la langue française (qui dit encore un casse-croute ou un congé de fin de semaine à part Laurent Cabrol ? :) )

Bref, ceci n'est pas une critique, juste éventuellement un appel à l'assouplissement de l'interdiction de l'anglais sur le forum :)

Modifié par Natas
Publié le
il y a 3 minutes, Natas a dit :

.....

Prenons l'exemple des québecois que j'adore et salue au passage !! :)

Parfois les traductions sont mignonnes (comme Spoiler = Divulguer + Gâcher = Divulgâcher).

Parfois c'est grotesque et ridicule. Il n'y a qu'a chercher les Top 10 des traductions de films au Québec pour s'en persuader...

Moi j'adore leurs traductions et cela fonctionne,

rien de tel que d'être entouré d'anglophones pour ce rappeller le Français,

....

Publié le
il y a 5 minutes, claudemage a dit :

Moi j'adore leurs traductions et cela fonctionne,

rien de tel que d'être entouré d'anglophones pour ce rappeller le Français

Je serais davantage sur le modèle sud-coréen à savoir : garder l'essence (voire "les sens") d'origine.

En Corée du Sud, un film sort dans la langue native, il n'est traduit que pour la télé en général.

De ce fait, nos standards français comme Asterix, Besson et compagnie sortent en français dans leurs salles !! :) d'un point de vue respect de l’œuvre originale c'est génial !

Prenez les "Friends" par exemple (la série), ce n'sont pas les mêmes blagues ! Sérieux, ils modifient carrément le sens de l'humour au moment du doublage. Donc au profit du "français", nous perdons un peu de l'essence de base.

Et je reste un amoureux du français et de la loi Jacques Toubon sur le sujet ! Mais je trouve que des fois, à l'instar d'un certain jusqu'auboutisme québécois, ça peut friser le ridicule sur certains mots.

Publié le (modifié)

Pour les termes techniques d’origine anglaise, je rejoins les autres…

En regrettant parfois que des créateurs français commercialisent directement avec des termes anglais, voire entièrement en anglais…

 

Je vous propose une petite expérience, juste pour voir.

Prenez un poste de radio FM.

Zappez d’une station à l’autre, jusqu’à entendre une chanson avec des paroles (pas simplement un animateur bavard ou une pub, une chanson…).

Notez alors la langue utilisée.

Recommencez jusqu’à avoir parcouru toute les stations du coin.

Normalement, la plupart d’entre nous sommes en France, ou en pays francophone.

J’arrive pour ma part à 85% de chanson anglaise, 10% de chanson françaises, et 5% d’autres langues (espagnol, italien, arabe…)

Cela varie un peu suivant les heures, bien sûr, mais les proportions sont à peu près stables…

On parle souvent d’impérialisme culturel américain, je crois que cette petite expérience en est une bonne illustration…

 

Bien sûr, c’est un sondage un peu léger, une seule zone géographique à la fois (mais en vacances, cela se confirme...), mais à des heures variables, j’ai répété souvent la chose.

Personnellement, je trouve un peu ballot qu’en France, on ait une chanson sur dix en français.

Et que notre oreille soit formée par les média à écouter 8 chansons sur 10 en anglais.

 

Sachant que malgré ce qu’en disent les fans de musiques anglophone, l’anglais n’est pas le seul à avoir une langue rythmée...

Et surtout qu’il y a en France ou dans les pays francophones des tas d’artistes de talents, qui font toutes sortes de musiques, d’une bonne qualité et d’une variété impressionnante.

Certes, il y a aussi des chanteurs en français dont le message est un peu….léger.

Mais ceux qui comprennent l’anglais auront peut être remarqué qu’au-delà de ce fameux rythme de la langue anglaise, la majorité des chansons anglaises qui passent sur nos ondes ont un sens, une fois traduite, plus que nul.

C’est ainsi qu’on entend une phrase indigente répétée en boucle faire un tabac, au nom de la musicalité…

Mieux vaut ne pas comprendre ce qui se dit.

Et c’est d’ailleurs ce qui se passe :

Les français sont majoritairement mauvais en anglais, moi le premier.

Leur attrait supposé pour les chansons anglaises laisse à penser qu’ils préfèrent ne pas avoir les  paroles, mais juste des bruits de voix sur la musique… Le fait de ne rien comprendre, sauf un mot par ci par là, est alors très reposant, et évite de se poser des questions sur la soupe que l’on nous sert…

 

Bref, nous avons la chance d’avoir encore des artistes dans notre pays, qui parlent notre langue, et ont des choses à dire : écoutons les… :)

 

Gilbus

Modifié par Gilbus
  • J'aime 1

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Il y a 2 heures, Gilbus a dit :

Personnellement, je trouve un peu ballot qu’en France, on ait une chanson sur dix en français.

Et encore ! C'est parce qu'on a des lois pour l'imposer ^^'

Mais de fait, on dispose en France d'un bel arsenal juridique qui impose aux chaines de télé et de radio de diffuser du français.

Probablement pas assez... J'en conviens :)

Publié le

@Gilbus Pour ma part je suis d'accord avec ton constat, mais j'ai l'impression que tu es un peu hors sujet ?! Là tu parles de tout l'écosystème musical et la défense de la langue française chez les artistes. Très bien. Mais ta comparaison artiste musicale/artiste magicien ne tient que si on voyait par exemple 80% de magicien anglo-saxon à la télé, 15% de magicien français, 5% de magicien d'autres pays. Ce qui n'est pas le cas.

La question initiale c'était : pourquoi l'anglais est utilisé en magie ? C'est-à-dire quand on parle entre nous.

Dans le cadre de la magie, on recherche l'information. On cherche à avoir un temps d'avance, avoir des informations que les autres n'ont pas. On cherche l'information la plus fraiche possible.

Mon père est passionné par le travail du bois. Il bosse énormément à la main et il respecte infiniment les techniques d’antan. Tout son apprentissage des techniques s'est fait en langue française. Ça ne l'empêche pas de s'intéresser aux nouvelles techniques. Et d'où viennent les nouvelles méthodes ?... Le Canada, les pays nordiques et les USA...

Il y a 15 ans, il devait attendre qu'un proche parte aux USA pour qu'on lui ramène des revues spécialisées (comme Fine woodworking) et ainsi être à la pointe de son domaine.

Maintenant mon père de 60 piges, il va sur Youtube et les forums américains. Il a un accès directe à l'information ! Çà ne l’empêche pas le soir de lire un vieux Manufrance ou un vieux système D dans son lit... Mais il y a un mélange des cultures. Quand il parle d'une technique française, il utilise un jargon français, quand il parle d'une technique canadienne, il utilise plus facilement le jargon anglais. (pour schématiser)

 

On oublie le côté anglais/français deux minutes.

Il y a encore pas si longtemps, il y a avait une énorme marge entre Paris et la Province. Aujourd'hui, quand un film sort, sa sortie est quasiment simultanée dans le monde entier. Il y a 50 ans, dans ma ville natale, il n'y avait que trois ou quatre films... quand on pouvait en compter douze à Paris. Quand un film sortait à Paris, il fallait attendre plusieurs mois pour espérer le voir en Province.

Et dans tous les domaines s'en est ainsi. Les tendances vestimentaires, culinaires, même les tendance sociétales.... Moins aujourd'hui mais il y a vingt ans, il était plus simple d'assumer son homosexualité dans le Marais que dans un petit bled perdu dans la Creuse... Bref l'information part de la capitale pour se propager doucement vers tout le reste de la France (pour schématiser bis)

Et là je parle uniquement d'une information qui voyage dans le même pays, dans la même langue et la même culture !

Ce que je veux dire c'est qu'à l'époque, l'accès à l''information était compliquée, ne serait-ce qu'en France ! Alors imaginez quand on voulait une information provenant d'un autre pays !

En magie, il fallait attendre qu'un mec aille aux USA pour rapporter un peu de connaissance en France, et uniquement à Paris. Comme Jean Faré qui était stewart, proche de Marlo... ou le commandant Reyno, etc... Ces magiciens ont bénéficié d'un temps d'avance incroyable en ayant à disposition cette source d'information.

Un mec dans les années 70 qui faisait du close-up - pardon de la magie rapprochée - et qui avait accès à l'information américaine était le roi du pétrole !

Un exemple avec le poker. Cette communauté est un endroit où on mélange énormément l'anglais avec le français. Pourquoi ?

Alors oui, on va peut-être commencer à apprendre le poker dans les traductions françaises éditées par François Montmirel par exemple. Mais on va très vite aller sur internet pour continuer son apprentissage et surtout actualiser son apprentissage. La prise d'information se fait très vite en anglais. Le poker évolue très très rapidement. Si on ne veut pas être à la traine face à ses adversaires, il faut une prise d'information en continue, avoir les sources les plus fraiches possibles. Les sources sont en anglais, notre cerveau s'habitue donc à appréhender l'anglais dans ce domaine en particulier.

Du coup quand les joueurs se racontent un coup de poker, il parle en franglais imbitable pour les néophytes. C'est du jargon, c'est pour aller vite. C'est de l'oral.

Le temps que tu attendes que quelqu'un traduise l'information en français, l'information ne sera déjà plus bonne... Le mec qui a du attendre la traduction de Mnémonica en français, il a un métro de retard sur celui qui a pu le lire en anglais... qui lui même a un métro de retard sur celui qui parle espagnol... Alors oui on peut dire "jeu miroir" au lieu de stay stack. Mais quand tu as lu 50 fois le bouquin avec écrit "stay stack", tu t'exprimes plus rapidement et plus facilement avec ce terme par exemple.

Dernier exemple avec les arts martiaux. Les judokas français nomment les techniques en japonais. Ils ne s'amusent pas à traduire 'coup de poing du tigre agile' (j'y connais rien en arts martiaux, vous le constatez facilement).

 

Bref. Non la langue française n'est pas ringarde. Son utilisation non plus. Il faut être fier de notre langue, la protéger, la chérir. Mais les discussions en magie sont des discussions liées à un jargon technique. Plus on s'adapte pour pouvoir échanger avec un maximum de monde, plus on s'enrichit de nouvelles informations. Le monde va vite, l'information circule vite, il faut s'adapter. Mais on peut toujours relire les Payots, l'un n'empêche pas l'autre...!

 

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Que d'hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller - Nietzsche -

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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