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Plus que quelques jours ! Je ne sais pas si il reste des places pour les spectacles mais pour la session et l'after, c'est toujours ok pour nous rejoindre.

If... est en déplacement en ce moment et risque de ne pas vous répondre. N'hésitez pas à me demander des précisions par MP si nécessaire mais en dehors de l'adresse de If... pour la session, tout est indiqué dans le fil de cette discussion.

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Il y a 17 heures, marc page a dit :

Plus que quelques jours ! Je ne sais pas si il reste des places pour les spectacles mais pour la session et l'after, c'est toujours ok pour nous rejoindre.

If... est en déplacement en ce moment et risque de ne pas vous répondre. N'hésitez pas à me demander des précisions par MP si nécessaire mais en dehors de l'adresse de If... pour la session, tout est indiqué dans le fil de cette discussion.

Ça y est, de retour. En forme bien que courbaturé après un chouette chantier de charpente à l'ancienne avec équarrissage des pièces de bois à la hache...  Et disponible pour répondre si certains veulent des précisions pour la session d'après demain.

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Petite erreur dans le pdf que j'ai envoyé à tous ceux qui ont confirmé leur venue à cette journée :

L' Illégal Magic Club ne se déroulera pas à l'ELDORADO mais au SHYWAWA.

L'adresse est la bonne par contre : 7 rue du petit pont - 75005 Paris

C'est juste Google Map qui m'a indiqué le nom ELDORADO a cette adresse et du coup, j'ai cru que le bar avait juste changé de nom mais non.

Bref, rendez-vous au :

 

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Rendez-vous demain à 11h chez If les amis.

N'oubliez pas d'imprimer vos réservations pour les spectacles et d'avoir le pdf que je vous ai envoyé sur vos portables (ça peut dépanner).

N'hésitez pas à m'appeler si vous voulez nous rejoindre dans la journée, que l'on puisse se retrouver facilement et rapidement.

A très bientôt !

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C'était super : On a ommencé avec un picnic au parc, Ratcekou et Fred Razon et fils et Romain Fgs nous on rejoint et quand tout le monde (sauf le fils de Fred) a eu 2g alcool dans le sang , nous sommes allé au théâtre. C'etait bien ! Le fils de Fred Razon (5 ans) a bien participé au spectacle. Tellement bien que j'ai pensé qu'il était compère de Yann. Après nous sommes retournés au parc pour admirer un phantom. Le phantom de Etienne Saglio. Après discussion avec les artistes comme dans une conférence de Presse. Nous avons terminé au bar du théâtre vers 2 heures du matin. enfin un théâtre qui ne ferme pas tout de suite quand le spectacle est terminé. Le crazy Horse devrait s'inspirer..... Soirée réussi ! Bravo à tout le monde et l'idée de Marc de faire un picnic  etait un coup de genie ! Voici une photo de Yann et de Saglio en pleine illumination .

otto

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www.ottowessely.fr

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J’avais déjà vu les fantômes d’Etienne Saglio et Le Syndrome de Cassandre au théâtre, mais j’étais vraiment intrigué par cette performance en plein air.

Une réussite totale. L'une des magies le plus pures qu'il m'ait été donné de voir.

 

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Etienne Saglio est l’homme qui murmure à l’oreille des fantômes.

Hier soir, au crépuscule, nous attendions fébrilement de pouvoir pénétrer dans le parc George Brassens. La foule bigarrée, déjà nombreuse, grossit encore à la fin du spectacle de Yann Frisch. Pas une étoile dans le ciel, au signal, tout le monde se mit en branle et s’enfonça dans le parc boisé… Sans trop savoir vers quel étrange sabbat il se dirigeait. Entre les arbres, un vaste plan d’eau que la nuit, pas encore tout à fait installée, avait déjà transformé en un gigantesque miroir noir au centre duquel était disposé un piano droit éclairé par une petite lumière chaude. Madeleine Cazenave entre en scène et commence à jouer. Les premières notes résonnent, l’ambiance se crée. Puis soudain, le maître de cérémonie, tout de noir vêtu, apparait de nul part, éclairé par sa seule lampe frontale.

Il traverse le plan d’eau et sort de sa veste, ce qui n’est encore qu’un morceau de plastique… Inerte.

Commence alors le rituel, Etienne Saglio entame une danse qui rappelle celles des chamans et produit des sons étranges, claquements, sifflements : il convoque les fantômes.

Après quelques instants les esprits s’emparent du plastique et l’animent. Il prend vie et s’envole au dessus de nos têtes, obéissant aux sifflements de son maître. On a l’impression d’assister au dressage d’un animal sauvage qui tantôt s’élève, s’éloigne ou se rapproche de son maître. Le fantôme frôle nos têtes, joue dans les branches des arbres et vole à la surface du plan d’eau. La musique nous transporte, pendant de longues minutes, dans les circonvolutions de ce petit être de lumière. Etienne Saglio traverse le plan d’eau, le fantôme le suit, vole autour de lui, ils dansent ensemble jusqu’à ce que le maître parvienne à rattraper sa créature.

A ce moment précis la vie semble le quitter. Le film plastique retombe inanimé, devient linceul vide qu’Etienne chiffonne et remet dans sa poche. La musique s’arrête et la lumière sur le piano s’éteint. Applaudissements nourris.

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J'étais trop fatigué pour rester à la fin mais, merci pour ces quelques instants hors du temps et de l’espace, je pense qu’après avoir assisté à cela, on peut mourrir tranquille. J'espère avoir un jour l'occasion de rencontrer Etienne Saglio pour lui dire toute mon admiration pour son travail : une émotion renouvelée à chaque fois.

 

PS : derrière moi il y avait les deux jumeaux qu'on voit à la télé et qui sortent des rubik's cubes de derrière leur iPad, avec un ou deux acolytes... Ils ont passé leur temps à chercher le truc... "Ca peut pas être un drone ça fait pas de bruit"... Ca m'a rappelé un passage du Cercle des Illusionnistes : "Le monde est un grand navire qui contient trois types de passagers : ceux qui veulent savoir, ceux qui savent déjà, et ceux qui rêvent". Les magiciens appartiennent généralement à la dernière catégorie... ;)

 

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Merci Marc pour avoir organisé cette journée. J'avais déjà vu le spectacle de Yann à Reims, mais je l'ai plus apprécié mercredi dernier, peut-être que la salle était plus active ? Je ne sais pas.

Une soirée très riche avec la rencontre d'Otto Wessely (on a bien rigolé concernant la boule volante d'Okito...!!). Une discussion enrichissante avec Etienne Saglio et Yann Frisch après les deux spectacles.

Finalement nous n'avons pas eu le courage de traverser tout Paris pour aller au Shywawa. Mais nous avons continué toute la nuit avec If à nous montrer des trucs... On a fini à 7h00 du mat', arrivé à 9h30 à Reims...!!

à refaire !

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Très bonne journée en effet. Merci Marc pour cette excellente idée !

Je n'avais pas encore eu l'occasion de voire le syndrome de Cassandre, seulement beaucoup entendu parlé...  Très intéressant. Inconfortable, questionnant, très intéressant. Yann Frisch arrive à nous faire ressentir une palette très large d'émotions, de la tristesse au rire, un vrai clown, quoi !

Moment très poétique ensuite dans le parc avec le fantôme d'Etienne Saglio. Légerté, douceur, finesse. Un feu follet au dessus de l'eau, c'était beau.

Boeuf improvisé jusque tard avec Loïc, jusqu'à ce que nos yeux se ferment et nous imposent d'arrêter.

Je n'aurais pas été en état de conduire ! 

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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