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Dès qu'il y a 1% de créativité, on est créateur, non ? ;)

Il ne faut pas confondre créer et adapter.

Pour reprendre un morceau de musique, ajouter un triolet là ou il y avait une croche ne fait pas une création.

Changer de contrôle dans une routine ou l'ensemble reste identique du point de vue du spectateur, c'est de l'interprétation. Ce qui est très bien si c'est bien fait.

Je préfère interpréter de très bonnes routines qu'en présenter des médiocres mais de moi. Ce qui ne m'empeche pas de m'entrainer sur des trucs persos, mais quand il s'agit de performer : back to basics !

David

mnemonaute_tn.jpg

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Pour ma part j'adapte à mon univers (texte, ambiance, interprétation) des effets existants. Il m'arrive de bricoler des effets mais le plus souvent en me servant de techniques éprouvées. Bref je crée des numéros mais pas de tours, je n'ai ni les compétences ni le temps pour ça (et je demeure admiratif de l'ingéniosité de nombreux magiciens). Une seul exception les effets spéciaux ou pyro ou là il m'arrive d'être plus créateur.

www.dedales-hypnose.fr

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Souvent dans ce débat on associe le mot "artiste" avec créateur et le mot "interprète", avec sans génie.

Le créateur d'un effet n'est pas nécessairement un... artiste.

Il y a des interprètes de génie, d'autres sont chiants.

Un chose est certaine, beaucoup veulent accéder au statut "d'artiste." Peu y parviennent.

Je suis un interprète.

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Ce qui est intéressant dans la magie c'est la recherche de nouvelles choses.

Pour ma part, je n'ai quasiment plus de routines créées par d'autres mais des routines de mon cru. J'ai certains thèmes directionnels et j'essaie d'y coller des routines qui me conviennent. Si on a des thèmes privilégiés, il est assez difficile de prendre des routines autres que les nôtres et qui correspondent à notre personnalité.

Ayant fait beaucoup de théatre, mes routines sont interprétées avec la parole ou avec une musique. En fait, j'interprète mes créations. C'est aussi pour cela que j'utilise assez peu de gimmickes (sauf si l'on considère les jeux spéciaux comme des gimmicks ou du RF comme gimmick par exemple).

C'est vrai aussi que cela demande beaucoup de temps en recherche, à se documenter sur ce qui existe, mais cela fait parti du travail quand on la magie est notre gagne pain.

Thierry Périchon
http://www.moonlightanimations.fr
 

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Actuellement au cinéma, Christian Clavier joue le rôle de Michel Leproux dans le film une heure de tranquillité... J'avais vu cette pièce au théâtre où le rôle était joué par Fabrice Luchini. Je trouve qu'il est très intéressant (quand on apprécie les 2 acteurs) de pouvoir se rendre compte objectivement de la manière dont ils s'approprient et interprète le même rôle. Souvent celui qui viendra en second évitera surtout de visionner la performance du premier.

En ce qui nous concerne, nous n'avons pas le choix quand on a un effet présenté sur DVD, c'est pourquoi les livres ont un avantage, ils laissent au lecteur un champ libre pour l'imagination.

"Il faut bien que je supporte deux ou trois chenilles si je veux connaître les papillons."

Homme sans tête 06.jpg

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En ce qui me concerne, travaillant sur un numéro de manipulation de scène, je me sens créateur (le numéro avec l'histoire, le personnage, la musique, la lumière, les enchaînements, les effets, la mise en scènje, ...) mais aussi interprête en étant un utilisateur de techniques (voire effets) à 90% existantes. Il me semble que c'est ainsi pour la majorité d'entre nous, avec un curseur création / interprétation qui se déplace suivant ce que nous faisons. Quel que soit le type de magie présenté, à quelques exceptions près, il y a toujours un espace de création personnel au sein de l'effet. C'est ce qui fait la richesse et la motivation , me semble-t-il, de l'artiste. Je suis donc d'accord avec Andy Scott quand il dit "L'interprète est alors créateur, il donne une nouvelle vie".

Mais la question initiale concernait le "créateur d'effets". Et sur cette question, on peut constater qu'il existe, en petit nombre, des artistes dont la vrai passion est consacrée uniquement à la création d'effets nouveaux. Pour tous les autres, ils sont des créateurs / interprêtes. On peut aussi constater que les plus grands artistes laissent tous dans l'histoire une trace marquée par une ou plusieurs créations personnelles rattachées à leur nom.

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    • Peut-on en savoir un peu plus sur les conditions d'obtention de ce trophée ? Quelles personnes choisissent à quel magicien il doit être remis ? Est-ce toujours le même jury si il en a un ? Existe-t-il un cahier des charges avec les conditions ou critères d'obtention de ce trophée ? J'ai compris que c'était le cercle magique de Paris qui organisait la remise du trophée. Pour l'instant, j'ai l'impression (et il n'y a rien de péjoratif dans mon propos) que c'est quelque chose d'assez informel, pour mettre en valeur un artiste français créatif choisi par les membres du cercle magique de Paris. Peut-on avoir un rappel des lauréats depuis la création du trophée ? 2023 : ? 2024 : Coco Denoix 2025 : ? 2026 : Yann FRISCH Juste pour donner mon avis sur les magiciens qui mériteraient ce prix : L'un des magiciens français les plus créatifs en magie de scène et qui représente la France depuis pas mal d'année de l'autre côté de l'Atlantique est pour moi Xavier MORTIMER. En quick change, Léa KYLE a été une petite révolution. Elle a eu presque dès le début une émule, chose qui montre bien qu'elle a donné naissance à une nouvelle aire dans le domaine. Eberhard RIESE disait qu'un numéro de concours susceptible d'obtenir un premier prix mondial doit évedemment être original mais qu'il doit aussi déclencher une tendance (autrement dit des émules comme Danny COLE avec les apparitions de CDs ou An Ha Lim avec l'utilisation de cartes colorées dans un numéro de manipulation, en dehors du jeu éventail bien sûr). Etienne SAGLIO et Thierry COLLET en magie nouvelle qui ont élaborés des spectacles sortant vraiment de l'ordinaire. Philippe MOLINA, que l'on ne met pas assez en avant à mon goût et qui est quelqu'un d'assez discret qui mène sa barque tranquillement avec de très bonnes idées et des projets méritant une mise en lumière plus importante. Bien sûr, il y a les grands noms de magiciens créateurs : Alain DEMOYENCOURT, Mickaël CHATELAIN, Jean-Pierre VALLARINO, Bernard BILIS, Sylvain MIROUF, Dominique DUVIVIER, BEBEL, Boris WILD et j'en oublie sans doute. Je ne parle pas de Gaëtan BLOOM qui ferait évidemment partie de cette liste mais dont le nom est déjà associé (à très juste titre) à ce trophée.      
    • Bonjour Luc    Alors je te répond OUI ...... ET ...... NON 😃 et je ne suis pas normand mais presque  - Pour l'abandon du regime intermittent  OUI   - Pour la partie ENTREPRENEUR :   OUI Possible si bien sur tu as un RC +TVA+ RECEPISCE Entrepreneur (ex licence) ce qui te permet de faire de la recherche de travail auprès d'organisateur ce qui te permet de facturer ton temps, tes dépense et frais  sous le régime ME-AE pour cette activité pré-artistique Par contre la partie "réalisation"  du contrat en tant qu'artiste  reste taxable aux charges traditionnelles via ta casquette d'entrepreneur (Tu deviens ton propre patron) Honnetement , je ne vois pas l'interet de compliquer à ce point pour faire des économies de bout de chandelles .  Par ailleurs si vous travaillez à plusieurs sur un numero cela devient une "usine à gaz" ingérable  !!! Le responsable juridique est très clair et sans ambiguité ( c'est ce que je lui avais demandé par rapport au premier courrier de 2023 qui laissait des zones d'ombres ) :toute prestation artistique est obligatoirement salariée. Un autre point important : il faut faire un choix DEFINTIF  Tu ne peux pas être une fois "entrepreneur-Artiste "  et parfois "artiste" engagé  avec le GUSO    Suite  à la publication de cette mise au point précise de l'URSSAF , j'ai eu quelques appels  me mentionnant des cas précis : retraités travaillant en ME-AE bien sur sans licence/RC/TVA , idem pour des artistes dont ça n'est pas le métier principal  mais occasionnel souvent le WE  et portant préjudice à ceux dont c'est le metier principal . Après lecture  de la notification  URSSAF  ils sont bien tentés de se defendre pour faire valoir  la loi égalitaire pour tous .     
    • Ma petite conclusion de ce débat intéressant : Dominique Webb : Artiste ou Escroc ? Les deux mon capitaine ! Méritait-il un hommage dans la revue FFAP ? C'est un personnage emblématique de la magie en France donc il avait sa place dans la revue. Avec quelques retenues toutefois sur l'autre facette du personnage, le côté très commercial étant allé jusqu'à l'arnaque. De toute évidence, il a franchi la "limite de l'honnêteté" a quelques reprises. Il ne faut cependant ni minorer, ni amplifier ses actes. Il y a des faits : il a fait des choses pas bien et il en a fait d'autres de très bien sur le plan de l'image de la magie en France et de la découvertes d'autres artistes. Le mensonge est-il indispensable pour obtenir l'effet Placebo ? Il semblerait, chose étonnante, que non d'après cet article. Par extension au sujet qui nous intéresse, je ne suis pas sûr en revanche que ne pas user de la crédulité de certaines personnes pour les aider (sincèrement ou non) à aller mieux physiquement ou psychologiquement ne nuise pas aux "affaires" de certains. A mon humble avis, comme l'a dis Bourvil "ça marcherait beaucoup moins bien forcément !". Mais pourquoi ne pas essayer, comme dans cette étude sur l'effet Placebo avec ou sans mensonge, essayer de vendre honnêtement des médaillons porte-bonheur en disant que ce dernier n'a aucun pouvoir particulier mais que si "on fait comme si" , il peut avoir un effet psychologique se traduisant ensuite potentiellement par un effet physique (autrement dit un effet Placebo). Autre chose par rapport à un point sur les tours de magie abordé dans cette étude sur l'effet Placebo : je ne pense pas qu'un spectateur puisse apprécier autant et de la même manière un tour de magie ou un numéro si il en connaît les secrets. Il l'appréciera mais pas pour les mêmes raisons tout comme nous, nous apprécions les numéros de confrères alors que nous en connaissons globalement les rouages. Si je prend un des exemples les plus représentatifs, la lévitation, il est évident qu'un numéro comme la rose volante de Kevin James a bien plus d'impact sur les spectateurs qui n'en connaissent pas le secret que sur ceux qui, comme nous, en apprécient la technique et la mise en scène poétique. La différence d'impact est sans doute moindre pour certains effets ou numéros que pour d'autres car il y a ceux pour lesquels il y a d'entrée une impossibilité dès le départ comme la lévitation et ceux pour lesquels il n'y qu'une faible probabilité comme retrouver une carte choisie dans un jeu de cartes. L'envie de "connaître le truc" fait aussi partie de ce qui anime nos spectateurs et ce n'est pas une mauvaise chose. C'est normal. Ceux qui disent qu'ils ne cherchent pas le truc mentent. Ils le cherchent évidement sur le moment et même encore un peu après mais ils ne veulent pas absolument savoir. Ils sont contents de ce qu'ils ont vu, vécu et veulent en rester là. Ils ne poseront pas la question "Comment ça marche ?". Ils se la sont posé intérieurement (c'est inévitable, l'esprit humain est ainsi) mais ce n'est pas ce qui les intéresse le plus. Lorsque nous, magiciens, voyons en vrai ou en vidéo, un tour que nous ne comprenons pas, nous avons envie de le revoir pour comprendre. Nous retrouvons notre esprit d'enfant qui cherche à comprendre. Et c'est souvent ce qui nous conduit à acheter certaines choses alors même qu'on sait que dans beaucoup de cas, on va se faire avoir. Mais on le sait. On sait qu'il y a un truc. L'important est maintenant de savoir si c'est un truc génial (un truc simple auquel on avait pas pensé ou au contraire hyper ingénieux) ou si on nous a roulé de manière moins honorable (coupure au montage, meilleure sortie seulement présentée, jeu sur les angles, musique pour cacher un bruit conséquent,etc...). C'est ce qui fera de nous toute la différence entre un petit bonheur et une déception. Nous ne pouvons pas faire partie de ces personnes qui ne veulent pas savoir. Le seul moment où on se dit ça, c'est lorsqu'on est sûr que la méthode impliquée est trop complexe ou difficile pour nous, qu'on ne s'imagine pas le faire. Sinon, par le fait même que nous soyons magiciens, nous avons cette envie de comprendre. Les spectateurs d'un spectacle d'illusionnisme viennent pour être trompés. Ils savent que si l'artiste est bon, ils le seront. Cela semble être un comble mais oui "être trompé" est un besoin et ce pour une raison assez simple : l'illusionnisme touche a une limite, celle de ce qui est réalisable dans notre monde et l'impossible. Contrairement à un film ou à un livre, les effets se produisent réellement, sur une scène ou une table, devant nos yeux. C'est pour cela que j'ai toujours défini l'illusionnisme comme étant l'art de donner une réalité à des choses impossibles, chose que ne peut pas faire le monde du cinéma ou de la littérature car on passe par des supports que sont l'écran ou le papier.
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