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Pour avoir présenté une version de carte à la boite transparente depuis quelque temps, la réaction que j'ai eu le plus souvent c'est "ça va être la carte !" alors même que le spectateur est en train de signer sa carte.

C'est une routine complètement différente qui s'amorce et, souvent, à la fin, certains me disent "Mais j'ai fais que regarder la boite, il a rien fait !

Y'a toujours moyen d'avoir la boite dans un sac opaque histoire de préserver le suspense jusqu'au bout :)

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Publié le (modifié)

Munky, c'est TON point de vue parce que tu as la Kennedy et que tu l'apprécies, tu y vois donc selon tes préférences les avantages (présumés) par rapport à la Mystery Solved.

C'est très intéressant, et tu n'as pas tort, puisque c'est ton point de vue.

Moi qui n'apprécie pas trop la Kennedy mais qui aime bcp la MS, je vois tout le contraire dans les avantages de la transparence.

D'ailleurs, comme je suis encore sous le choc du DVD de Jonathan Levit : il faut parfois laisser faire le chemin aux spectateurs sans rien leur dire.

Et finalement utiliser la box comme lui il utilise son "Richie" (figurine de joker au visage de Richard Nixon). La carte n'y est pas visible dès le début, elle est insérée en cours de routine. Et comme il fait choisir des cartes à plusieurs personnes, il y met celle de la première personne en lui disant de ne pas la quitter des yeux (GROS moment comique de sa part ici), et plusieurs fois il al fait vérifier ou il l'utilise. A la fin, il révèle ailleurs la 1ere carte choisie, et dans la gueule de Richie se trouve une carte simplement pensée par un autre spectateur.

Pour ne rester "que" sur la notion de carte, le fil rouge est livré dans la DVD de la MS avec une carte sous la boîte, carte sous le paquet, carte ambitieuse...

Comme je le disais, la "carte" n'est qu'un prétexte et Turner livre assez de pistes pour y glisser une idée, une pensée.

Et pour finir, dans mon utilisation de la MS, je vise 3 possibilités :

- une adaptation de ce que fait Jonathan Levit pour une routine comme tu le dis avec un fil rouge, quelque chose qui dure et avec plusieurs participants choisissant une carte.

- une idée plutôt mentalistique à la Peter Turner ou tu fais écrire qque chose à qqu'un, tu le glisse dans la boite, tu fais lire à une 2e personne ta prédiction (qui n'était pas dans la boite), elles correspondent. Tout peut être laissé à l'examen (sauf la boite, mais puisqu'on vous le dit que tout le monde s'en fout de cette boite ! ;) )

- la carte avec "Ton Nom" écrit dessus comme on le décrit dans le MGz n°29, un gag qui se transforme alors en effet magique.

Bref des choses plutôt détournées et non un effet direct "choisis un carte, bam elle est la dedans". *Evidemment, c'est comme ça qu'on l'a présenté dans le MGz, mais ce qui intéresse là c'est la simplicité d'exécution, le reset, la façon de manipuler, l'apparence...*

Modifié par Chakkan
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C'est sympa vos échanges de points de vue.

Cela me fait me poser une question quand je compares les deux boites:

Est ce que le manque de surprise rend l'effet moins magique? Moins agréable?

Quand on regarde un film pour la nième fois on connait le dénouement et pourtant on apprécie et on a sans doute même des émotions...

my 2cents.

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Munky, c'est TON point de vue parce que tu as la Kennedy et que tu l'apprécies, tu y vois donc selon tes préférences les avantages (présumés) par rapport à la Mystery Solved.

Yep Captain! C'est mon point de vue, évidemment. Je t'expliquais juste pourquoi j'avais écrit ce que j'avais écrit comme je l'avais écrit, et les différences que je vois avec ce que tu écris.

Après, bien sur, tu n'es certainement pas d'accord vu que tu aimes beaucoup la mystery solved, c'est que tu as d'autres raisons.

Du reste je n'ai pas de boite, ni la Kennedy, ni les autres, car cet accessoire n'aurait pas sa place dans mon répertoire. Déjà que je me refuse à trimballer un jeu de carte en soirée. Je veux pas passer pour un pick-up artist.

Donc mon avis n'est que théorique, comme précisé plus tôt, mais c'est un truc que j'aime bien faire, regarder des outils ou des trailers, et imaginer ce que j'en ferais. C'est comme des pompes pour la créativité.

C'est sympa vos échanges de points de vue.

Cela me fait me poser une question quand je compares les deux boites:

Est ce que le manque de surprise rend l'effet moins magique? Moins agréable?

Quand on regarde un film pour la nième fois on connait le dénouement et pourtant on apprécie et on a sans doute même des émotions...

my 2cents.

Oui, mais si je te dis la fin de Sixième Sens avant ton premier visionnage, tu vas être déçu. Après, c'est le débat éternel entre surprise et démonstration. Il n'y a pas de réponse unique.

Mais dans ce cas précis, je resterais sur la surprise.

Surement parce que l'ambitieuse de Tommy Wonder m'a fait le même effet que Sixième Sens. :)

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Je préfère la référence à Fight Club, parce que pour moi 6e Sens et Usual Suspects ont été un flop : dès le début du film j'étais parti sur le bon raisonnement sans me douter que c'était ça l'intrigue...

Alros quand vers la fin de 6e sens ma moitié a fait "ah mais il est.....", c'est là que j'ai compris que j'avais passé 2h dans une évidente et trouvé le film très moyen (mais bien joué).

En revanche mon épouse qui a une mémoire de poisson rouge peut regarder Usual Suspects tous les ans, et se prendre une baffe scénaristique à chaque fois :D

Publié le

Comme j'aimerais avoir ce super pouvoir!

J'avais 12 ans devant Sixième Sens, du coup ça a plutôt bien marché suis moi. Surtout que j'étais encore sonné après l’uppercut Matrix.

Je pense que c'est l'année qui m'a rendu cinépathe...

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Excellents messages Munky, encore, merci...

Pour la comparaison entre "fin prévisible d'un tour et film déjà vu ou deviné", je pense qu'elle a ses limites.

Si un spectateur devine la fin du tour, ne va-t-il pas essayer de trouver à quel moment la carte est changée ? Si un spectateur revoit un film, ou le devine, il y a quand même d'autres choses à apprécier non ?

Le tour repose sur le secret, le truc, aux yeux des spectateurs. Deviner la fin qui se veut surprenante, c'est un soufflet qui retombe avant même d'être cuit. Ou alors, il faut une histoire racontée... mais dans ces routines, la surprise ne vient pas de l'effet, mais de l'histoire.

Publié le

ouu je sens que ce sujet n'en a pas fini (transparent or not transparent?)

Perso je pense qu'il faut d'abord définir l'effet qu'on veut.

Si on montre la boite vide au départ, c'est un effet de voyage et non une mystère card (du coup pk une boîte plutôt qu'autre chose?). Ce dernier effet est très puissant mais terriblement dur à crédibiliser puisqu'il revient à prouver que "tout ce qui s'est passé jusque là avec votre carte signée est impossible", sans doute une raison expliquant pk Hamman l'a appelé "mystery card". C'est un effet assez ambiguë et difficile à bien faire discerner d'un voyage ou d'une transformation.

Tommy Wonder avait une solution élégante: "petite surprise dans la boîte". De mon point de vue, pour un effet mystère card, la mystère box est la meilleure car elle laisse le public imaginer tout un tas de solutions qu'il déconstruira lui même au fur et à mesure de ses réflexions. Si en plus on donne la boîte entouré d'un élastique au spectateur au départ, on pourra pas penser à une magouille du magicien (c encore plus clean qu'une boite transparente). Si en plus il y a un objet à l'intérieur qui ne peut être "entendu"comme une carte, la surprise sera totale. En clair, pour un effet mystery card, la boite transparente limite l'impact de mon point de vue (même si j'aimerais bien la marier avec l'omni deck dans un autre type de routine).

Ce qui permettrait de justifier la transparence pourrait être de placer dans la boîte un objet "précieux" pour le spectateur. Quelque chose qu'il accepte de prêter mais qu'il ne veut pas perdre des yeux (un billet, une carte spéciale,…).

En revanche elle permet de mettre quelque chose au départ de la routine et de le ressortir à la fin, d'où les belles opportunités en mentalisme. Un exemple comme ça, juste uneidée:

Le magicien tient un sharpie à la verticale et le spectateur fait bouger une carte au dessus afin de gribouiller quelque chose d'aléatoire. La carte est placée dans la MS.

Ensuite on demande à un autre spectateur de dessiner ce qu'il veut sur un autre support. (cf routine de Looch).

Grâce à un index (12 sorties - cf routine Looch) caché dans la poche, on prend la carte qui correspond à ce dessin (préparée en mode gribouillage) et boom.

Les deux spectateurs ont dessiné la même chose et en plus le premier a juste bougé une carte sur un stylo sans même savoir ce qu'il dessinait.

Publié le
En revanche elle permet de mettre quelque chose au départ de la routine et de le ressortir à la fin, d'où les belles opportunités en mentalisme.

Il vaut mieux pas faire ça avec la Mystery Box... ;)

Grâce à un index (12 sorties - cf routine Looch) caché dans la poche, on prend la carte qui correspond à ce dessin (préparée en mode gribouillage) et boom.

Les deux spectateurs ont dessiné la même chose et en plus le premier a juste bougé une carte sur un stylo sans même savoir ce qu'il dessinait.

Encore mieux, avec la Mystery Box tu n'as pas besoin d'un index, tu peux "recycler" le morceau de papier qui a été utilisé par Spectateur1 pour le montrer à Spectateur2 qui confirmera que c'était bien ta prédiction.

Autre idée, pour ne pas se dire qu'il s'agit d'une transposition : la carte voyage sous la boîte (et je pense qu'il y a moyen de mettre la carte réellement sous la boîte sans se mettre en danger pour le reste du tour, je vais travailler sur ces angles d'attaque). Quand l'attention se porte sur la boîte on voit bien qu'elle est vide.

Et dans le mouvement de prendre la carte, plus personne ne regarde la boîte quand on la repose, c'est donc le moment de "l'armer". La carte suejt de toutes les attentions est au centre de la table ou dans les mains pour être signées. Elle disparait, et sans bouger on voit qu'une carte est apparue dans la boîte, retour du centre d'attention.

Elle était vide il y a 30 secondes, la voilà pleine.

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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