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[Tour] Henry Christ’s Fabulous Ace Routine


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Permets-moi d'enfoncer le clou :) et, sur ma lancée, de tordre le coup à la pire de toute, celle qui me donnait le tournis il y a quelques mois encore et maintenant la nausée (en attendant la diarrhée) mais qui hélas semble avoir gangrenée les plus hautes sphères de la société (l'autre jour, au journal de France 2, rends-toi compte), l'abomination linguistique par excellence : "au jour d'aujourd'hui" !

(et heu désolé pour le hors sujet mais fallait que ça sorte... mdr !)

Sinon, il y a une variation des As de Henri Christ par Dominique Duvivier pour laquelle je ne retrouve plus la référence mais qui n'est pas mal du tout (je me demande si ce n'est pas l'un des tous premiers DVD, "L'école de la magie"). Le fameux coup du 7 de truc est placé à la fin et non pas au début. Il n'y a pas d'épellation et chaque révélation d'as est le fruit d'une coupe glissée. Un peu répétitif de prime abord mais c'est justement ce qui fait la force du climax. Très bon.

(Si ça c'est pas du rétablissement genre, "t'as vu comme je suis fort, je disgresse et hop en deux temps trois mouvements, je remets le sujet sur les rails" ! Trop fort, le Pic-Vert...).

Modifié par Woody
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Publié le (modifié)
:... Sinon, il y a une variation des As de Henri Christ par Dominique Duvivier pour laquelle je ne retrouve plus la référence..."

Il s’agit d’un des chefs-d’œuvre de Dai Vernon

1961. Dai Vernon’s « Cutting the Aces ». Page 27 du livre Stars of Magic, Serie 2, No. 2. Édition : Louis Tannen.

Le boniment de Dai Vernon lui donne toute sa saveur. Il met en en scène un magicien contre un tricheur manchot, avec une dramatisation et un finale surprenant.

Cutting the Aces : le scénario de Dai Vernon.

Quatre piles sont formées et les as sont insérés dedans

Reconstituant le jeu, le tricheur manchot montre qu’il n’y a pas d’as ni dessous, ni dessus. Et il coupe le jeu.

Il demande au magicien de regarder la carte supérieure du paquet inférieur, c’est un as !

Ceci est reproduit une deuxième fois

Puis une troisième fois avec les cartes faces en haut, à la demande du magicien

La dernière fois le tricheur semble s’être trompé (dramatisation) et trouve un sept.

Il demande de compter le même nombre de cartes que le nombre de points de la carte retournée

Une idée vint au magicien et il parie mille dollars que l’as ne se retrouverait pas là…

Il compte alors les cartes et « file » discrètement la septième (le dernier as) contre une autre carte quelconque.

Ensuite il empalme l’as et maintient sa main à plat sur la table

Alors le tricheur sort un couteau et lance sa lame entre les doigts du magicien

Heureusement il traverse l’as sans toucher ses doigts

Il explique que lui a eu moins de chance.

Ayant empalmé une fois de trop une carte, il n’avait pas les doigts séparés… et c’est comme ça qu’il a perdu un bras

Modifié par GP21
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As de Christ

Les as sont perdus dans le jeu, puis retrouvés chacun d’une manière différente.

- Scénario par Henry Christ lui-même (en 1961)

1- Tout d’abord en révélant un sept face en haut dans le jeu puis en comptant sept cartes à partir de cet indicateur, on retrouve le premier as.

2- En étalant ensuite le jeu, un deuxième as apparaît face en haut (au centre de l’étalement).

3- L’as suivant est épelé

4- et le dernier as est retrouvé à la place d’une carte quelconque (Snap Change).

- Scénario de Bernard BILIS au PGCDM.

1- Tout d’abord en révélant un sept face en haut dans le jeu puis en comptant sept cartes à partir de cet indicateur, on retrouve le premier as.

2- Le deuxième as apparait face en haut (grâce au Pop out Move publié en 1961 par Piet Forton dans ses notes de conférence). C’est simple car l’as est déjà face en haut, mais il fallait y penser.

3- L’as suivant est épelé

4- Et le dernier as est produit à la place d’une carte quelconque (retournement double)

Bernard Bilis a ajouté un bonus :

Les quatre as placés dans l’étui sont changés en un sept

Les as réapparaissent face en haut sur les quatre portions du jeu grâce à un mouvement magnifique et techniquement difficile surtout en conditions du direct :

The Jennings Revelation décrit en 1986, page 71 dans The Classic Magic of Larry Jennings.

(Dai Vernon après avoir vu ce mouvement a dit à Larry Jennings que s’il se présentait à la FISM avec cette révélation d’as, il décrocherait à coup sûr le premier prix !)

Publié le (modifié)
- Scénario par Henry Christ lui-même (en 1961)

1- Tout d’abord en révélant un sept face en haut dans le jeu puis en comptant sept cartes à partir de cet indicateur, on retrouve le premier as.

2- En étalant ensuite le jeu, un deuxième as apparaît face en haut (au centre de l’étalement).

3- L’as suivant est épelé

4- et le dernier as est retrouvé à la place d’une carte quelconque (Snap Change).

Si j'en crois votre livre (et Vernon), c'est la première version publiée, mais ce n'est pas la version présentée par Christ, qui finissait par un forçage du dernier as.

Merci pour toutes ces références GP21.

Modifié par Invité
Publié le
Sinon, il y a une variation des As de Henri Christ par Dominique Duvivier pour laquelle je ne retrouve plus la référence mais qui n'est pas mal du tout (je me demande si ce n'est pas l'un des tous premiers DVD, "L'école de la magie"). Le fameux coup du 7 de truc est placé à la fin et non pas au début. Il n'y a pas d'épellation et chaque révélation d'as est le fruit d'une coupe glissée. Un peu répétitif de prime abord mais c'est justement ce qui fait la force du climax. Très bon.

J'avais vu une "version" de Duvivier, il y a bien longtemps, dans ses vidéos "Cartomagie" il me semble. Etrangement, je n'ai pas du tout gardé la même impression: la version de Duvivier était moins bien construite, la façon de perdre les as plus compliquée, et la façon de les retrouver moins élégantes (de simples coupes glissées en mains, contrairement à Vernon qui le faisait à une main). En résumé, tout le charme du chef-d'oeuvre de Vernon était brisé.

Je me demande même (ça remonte, il faudrait que je revois cette vidéo) s'il n'avait pas utilisé le texte de Bébel et Tandeau (en avait-il le droit?).

Concernant les as de Christ, la meilleure version à mes yeux, indépassable et de loin, est celle de Giobbi, qui en fait une étude magistrale dans son Cours de Cartomagie. Si je n'avais qu'un tour à garder, ce serait peut-être celui-ci.

A noter que Ben Earl propose de très bonnes versions dans sa série Less is More, mais elles se rapprochent beaucoup plus d'une démonstration de triche. Pour Earl, les différentes versions proposés de ce tour s'éloignent de l'esprit initial, qui était de montrer une grande dextérité en étant capable de retrouver des as qu'on avait perdus (on retrouve cet esprit dans la routine de Vernon).

Publié le

"Les As d'HC" est une routine qui fait partie du thème "des 4 as perdus dans le jeu et retrouvés".

Des routines faisant partie de ce thème se comptent par centaines.

Donc toutes les routines d'as perdus et retrouvés ne sont pas des variations de la routine d'HC.

Pour moi une variation de la routine d'HC sera :

- une variation sur la mise en place des 4 as dans les 4 piles de départ. En changeant presque rien à la méthode de base, j'ai trouvé un moyen simple de rendre la mise en place encore meilleure que celle proposée par Vernon.

- La révélation des AS : si on s'éloigne trop des révélations d'HC et de leur ordre, pour moi on dénature la routine originale, car on peut ainsi partir dans tous les sens sans que cela n'est plus rien à voir avec la routine originale.

En ce qui concerne la routine de Bilis, on a là une vraie variation : Bilis garde la structure initiale de la routine mais y rajoute un vrai final : les as apparus les uns après les autres et mis à l'écart dans l'étui, disparaissent de l'étui pour se retrouver dans le jeu, une sorte de reverse final, un peu comme dans les 4 as à la poche de Vernon.

Publié le

Une variation également chez Simon Aronson, avec le choix d'une carte par un spectateur, permettant la localisation du dernier As.

Une extrapolation de cette variation par Arnaud Chevrier, se réalisant avec le Mnémonica.

L'utilisation d'un chapelet permet de s'affranchir des différents comptages lors de la mise en place.

Le chapelet est conservé en fin de routine.

Ce qui a de l'importance ce n'est pas le terme, c'est le voyage.

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    • @Gilbus, je comprends qu'on puisse ne pas être sensible à certaines formes d'art et, évidemment, tous les goûts sont dans la nautre ET légitimes; mais il me semble que la question est plus "meta" que celle de nos appétences esthétiques. Oui alors en effet, la FRAC en France ou le FMAC en Suisse achètent des artistes locaux (ou parfois internationaux MAIS qui ont travaillé dans la région en question) avec nos impôts. Je comprends parfaitement qu'on puisse se poser la question de l'utilité de ces dépenses. C'est avant tout une façon d'archiver la scène d'une époque et d'un endroit donné. A mon avis, l'Etat devrait d'ailleurs aussi le faire pour la magie et tous les artistes du spectacle vivant. Comme le dit Christian: En Suisse, être acheté par le FMAC est un premier signe de reconnaissance pour des artistes qui parfois créent depuis 30 ans mais galèrent (petite précisionl, il n'y a aucun statut d'intermittence en Suisse, chaque artiste est livré à lui-même et doit générer ses propres revenus...que ce soit pour l'art plastique ou le spectacle vivant!). D'autre part, Je ne sais pas comment c'est en France, mais à Genève, le FMAC détient (avec notre argent, certes!) près de 300 oeuvres qui sont dans l'espace public, dans les rues, dans les parcs, sur les places. Cela va de sculptures de chevaux sur les quais à un statue de Frankenstein aux abords d'un skatepark en passant par des structures en néons sur les toits des immeubles. Qu'on les aimes ou pas, ce sont des oeuvres à côté desquelles nous passons tous les jours, sans y faire vraiment attention mais qui peuplent le décor. Sans ces oeuvres, l'esthétique visuelle de la Ville se cantonnerait à des façades et des publicités pour des sodas ou des fringues. Est-ce que ce serait préférable? Je "plussois" donc Christian sur l'utilité d'un service public qui soutient la création, l'expression d'une époque et d'un endroit donné plutôt que de la réprimer. ...Et ce, quelques soient nos goûts.
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