Christian CHELMAN Publié le 24 avril 2014 Publié le 24 avril 2014 La magie n'est pas un art, c'est un boudin aux pommes. Citer
Melvin (Jean-Claude) Publié le 24 avril 2014 Publié le 24 avril 2014 (modifié) Je redonne ce que j'ai écrit dans un autre sujet : Concernant la question de "la magie est-elle un art ?" : pour moi ce n'est même pas une question pertinente. Evidemment que la magie est un art : la magie possède ses propres techniques, est esthétique et transmet des émotions. Il suffit de rappeler les définitions du terme ART pour s'en persuader s'en peine : - moyen d'obtenir un résultat par l'effet d'aptitude (adresse, habilité) ; - ensemble de connaissances et de règles d'action d'un domaine particulier ; - expression par les œuvres de l'homme d'un ideal esthétique / ensemble des activités humaines créatrices visant à l'idéal d'un ideal esthétique ; - Création d'œuvres ; -Chacun des modes d'expression de la beauté. Et n'en déplaise à certains : un "peintre du dimanche" fait de l'art. Concernant l'art moderne, je redonne aussi ce que j'ai dit ds un autre sujet : L'art moderne pour certains s'inscrirait sans le courant général actuel du nominalisme qui s'oppose au réalisme (dans le nominalisme on s'intéresse à chaque chose comme entité sans relier cette chose aux autres choses. On s'intéresse à l'individualité et on délaisse les liens). A partir du 20°s on a déconstruit l'art : l'art s'est dispersé sans unité (cubisme / surréalisme en art graphique, musique sérielle / dodécaphonie en musique). Cette déconstruction constitue le nominalisme absolu ou archinominalisme : c'est de l'art, car on le nomme comme cela. On casse alors dans l'art toute hiérarchie, toute autorité, on peut faire n'importe quoi, ce sera une œuvre. La seule valeur de l'œuvre sera sa valeur marchande. Dans le néolibéralisme, il y a la même philosophie : il n'y a plus de règle, la finalité étant de faire de l'argent. On peut alors faire un parallèle entre néolibéralisme et archinominalisme et ce qui est le plus étonnant c'est qu'actuellement les banquiers mécènes financent l'art moderne : savent-ils, ces financiers et ces artistes, qu'ils œuvres pour une même philosophie : seule la valorisation marchande donne sa valeur à l'œuvre. Quid de l'aspect esthétique dans tout cela ? Bcp de l'art moderne avait déjà peu de valeur à mes yeux mais cette analyse tend à me conforter dans mon idée. Je vous ai déjà parlé de l'experience faite par Desmond Morris sur des œuvres peintes par des singes présentées à des critiques d'art comme des œuvres d'un artiste de talent ? J'ai oublié : ce nominalisme explique aussi cette individualité dans l'époque actuelle, le fait qu'on se moque des liens de parenté quand on parle du lien père-fils, etc... Modifié 24 avril 2014 par Melvin Citer Melvin
belisaire Publié le 24 avril 2014 Publié le 24 avril 2014 Faire les balles éponge est il de l'art? Citer
Joël NOYEUX Publié le 24 avril 2014 Publié le 24 avril 2014 Question quasi cosmique, je connais des gens qui font les balles éponge, c'est... comment dire... de l'art brut, comme eux! Citer "Il y a deux sortes de comiques: il y a ceux qui disent des choses drôles et ceux qui sont drôles"
Melvin (Jean-Claude) Publié le 24 avril 2014 Publié le 24 avril 2014 (modifié) Tu vois Bélisaire, ça c'est de l'art : Modifié 24 avril 2014 par Melvin Citer Melvin
Melvin (Jean-Claude) Publié le 24 avril 2014 Publié le 24 avril 2014 Donc avec tes balles éponges, tu utilises une technique pour créer un effet magique très fort donc une émotion chez le spectateur. C'est donc de l'art. Citer Melvin
Patrick FROMENT Publié le 25 avril 2014 Publié le 25 avril 2014 Si nous prenons la classification des arts l'illusionnisme serait "une branche" (je l'adore celle là !) du 6e art. 1er art : l’architecture 2e art : la sculpture 3e art : les « arts visuels » regroupe peinture, dessin 4e art : la musique 5e art : la littérature, dont la poésie 6e art : les « arts de la scène » regroupe théâtre, danse, mime, et le cirque 7e art : le cinéma 8e art : la photographie 9e art : la bande dessinée Citer Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple. Paul Binocle
Gilbus Publié le 25 avril 2014 Publié le 25 avril 2014 (modifié) A force de vouloir à tout prix être un art à part entière, on crée des catégories pour la photographie, qui aurait pu rejoindre les "arts visuels" et pour la DB, qui aurais pu rejoindre la littérature... du coup, pourquoi pas pour le mime, qui a peu de lien avec le théâtre, ou pour l'illusionnisme... ces catégories semblent arbitraires. la catégorisation est inintéressante quand elle sert un but concret (voir les familles d'effets), mais pratiquer une catégorisation juste pour donner de la valeur à certaines choses, c'est un peu inutil, non? A quoi servent donc ces définition numérotée pour les arts? D'autre part, catégoriser des choses artistiques, c'est un peu vouloir imposer une vision cloisonnée. Cette vision est elle nécessaires, ou même utile? La définition de l'art en tant que vecteur d'émotion personnelle(le ressentit esthétique étant une émotion?) n'est il pas suffisant? L’artisan peut faire naitre l'émotion sur son travail: admiration du fini ou de la performance... L'artiste fait naitre une émotion interne au spectateur, ce que j'appelle l'émotion personnelle Et pour reprendre la discussion de ce post, le fabricant du décors participe à la création artistique, mais n'en est pas l'instigateur: il peut donc s'agir d'un artisan plus que d'un artiste (cela n'enlève rien à son mérite... juste pour être cohérent avec mes propres définitions...) Si le décors en lui même emporte le spectateur dans une émotion personnelle, alors on va dire que le décorateur est un artiste. Mais la plupart du temps, on demande au décors de soutenir, de participer à la performance de l'artiste, pas de la remplacer ou de la concurrencer: il y aurait dispersion de l'attention du spectateur, ce qui serait moyen pour l'artiste sur scène Vu comme ça, le spectacle fait intervenir des diciplines, artisanales ou artistiques (mise en scène, chorégraphie, musique, etc...), mais dans le cas du spectacle vivant, la notion d'artiste se concentre autour de l'interprète, qui utilise bien sur les compétences des différents conseillés et assistants, mais doit porter le spectacle à son aboutissement, c'est à dire le public. Gilbus. Modifié 25 avril 2014 par Gilbus Citer Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...
Patrick FROMENT Publié le 25 avril 2014 Publié le 25 avril 2014 Une fois de plus je te rejoins complètement Gilbus. Ces classifications aristotélicienne en terme de "branche de" perdent de plus en plus de leur pertinence. Quelque soit le sujet auquel on s’intéresse (art, magie, science, philosophie, spiritualité, cuisine…) on ne peut que constater un vaste champ d’interconnexions. La réalité n’est plus modélisable en termes de branches, de tiroirs ou d’ensembles et de sous ensembles. 1 Citer Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple. Paul Binocle
Melvin (Jean-Claude) Publié le 25 avril 2014 Publié le 25 avril 2014 (modifié) Je pense que c'est normal de faire des classifications, c'est notre cerveau qui fonctionne de cette façon. Je ne suis pas contre les classifications mais je ne suis pas dupe non plus : aucune classification - dans quelques domaines que ce soient - n'arrive à rendre compte de la réalité. Par exemple on a essayé de classer les volcans, et bien en fait, on a dû créer plusieurs classifications sachant qu'aucune n'arrive à elle seule, à classer tous les types de volcans. Pour faire des catégories, il faut trouver des éléments communs à tous les items qui feront partie de la catégorie. Mais très souvent, quand une classification s'intéresse à tel points communs pour créer une catégorie, on remarque que d'autres éléments communs existe dans des items de catégories différentes... catégoriser c'est donc très compliqué mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas essayer de le faire tout en sachant que ce ne sera jamais satisfaisant. Par contre moi, je ne fais pas de différences entre artisan qui fait des créations personnelles et artiste. Pour moi le terme artisan est très souvent mal employé. Pour en revenir à la peinture suivante : je me demande toujours qui peut s'en émouvoir ? Modifié 25 avril 2014 par Melvin Citer Melvin
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