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Publié le
il y a 11 minutes, Kristo (Christophe) a dit :

C'est marqué dans l'extrait plus haut, mais c'est de toute façon assez évident :

Il en résulte ainsi des cancers ou des maladies cardio-vasculaires.

Les maladies cardiovasculaires dues à la pollution : tu parles de la fumée de cigarettes ?

Les cancers : crois-tu vraiment que les médecins sont capables de distinguer les causes des cancers pour chaque malade et notamment dire si un cancer est dû à la pollution atmosphérique ?

Melvin

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Publié le
Il y a 1 heure, Kristo (Christophe) a dit :

Et tu vois qu'il y a un bon nombre de problèmes de pollution qui persistent à Paris : dioxyde d'azote, particules, ozone, benzène...!

Et toujours, un grand nombre de morts causés par ces pollutions.

Vu le sujet dans lequel on se trouve, existe-t-il des données sur un lien entre cette pollution avec la mortalité animale ? 

Melvin : S'il y a moins de pollution dans Paris (sur certains paramètres), c'est parce que des gens se sont battus pour que ça soit ainsi n'est-ce pas ? C'est plutôt bien de lutter pour mieux de bien-être non ?

 

 

Publié le
il y a 34 minutes, Melvin (Jean-Claude) a dit :

Les maladies cardiovasculaires dues à la pollution : tu parles de la fumée de cigarettes ?

 

C'est marqué dans l'extrait que j'ai mis !!!

Ces décès seraient principalement liés à la concentration en particules fines de type “PM2.5” que recrachent notamment les véhicules diesel. Ce sont elles qui peuvent atteindre tous les organes du corps en s’incorporant dans le sang.

 

il y a 34 minutes, Melvin (Jean-Claude) a dit :

Les cancers : crois-tu vraiment que les médecins sont capables de distinguer les causes des cancers pour chaque malade et notamment dire si un cancer est dû à la pollution atmosphérique ?

 

Ce sont des études qui permettent de faire des estimations globales, et non pour chaque malade évidemment. Tu le sais bien, pourquoi tu poses la question ?
 

LA POLLUTION DE L'AIR CLASSÉE COMME CANCÉRIGÈNE PAR L'OMS (Capital, encore, décidément ce magazine est super écolo ou quoi ?)

 

il y a 5 minutes, Christian Girard a dit :

Vu le sujet dans lequel on se trouve, existe-t-il des données sur un lien entre cette pollution avec la mortalité animale ? 

 

Si ce n'est que l'animal est un homme comme les autres...

heu plutôt, que l'homme est un animal comme les autres...

on pourrait en effet renommer ce fil qui parle de plein de sujets différents ! ou le scinder en plusieurs sujets (sacré boulot pour les modos)...

Publié le (modifié)
Le 22/09/2018 à 08:53, Melvin (Jean-Claude) a dit :

Aurélien Barrau parle vraiment très bien

Oui, à tel point que le second conférencier a du mal à poursuivre après Aurélien Barrau. :D

 

Le 22/09/2018 à 08:53, Melvin (Jean-Claude) a dit :

- Les végétaux sont des êtres sensibles donc si on va au bout du raisonnement de ne pas manger des êtres sensibles, on ne mange pas non plus de végétaux. A cet argument il répond : les omnivores ne sont pas sincères dans leur empathie pour les végétaux. Mais ce n'est pas parce qu'on n'est pas sincère lorsqu'on donne un argument que l'argument est faux.

Certes mais ne nie pas que l'argument des carnistes est sincère en l’occurrence. Il est utilisé pour se dédouaner et sans grand sérieux. 

De plus tu oublies le "BON" argument d'Aurélien à savoir : vu tout ce qu'il faut comme kilos de végétaux pour produire un seul  kilo de viande, ne pas manger de viande est bon pour les végétaux car on en détruira moins, on préservera plus de végétaux. 

Bon, après, on peut discuter si l'on peut raisonner ainsi en fonction du poids ou de la quantité (alors que ça devrait être en fonction de la sentience et de la douleur, ce qui est compliqué à évaluer surtout pour les plantes...)

 

Le 22/09/2018 à 08:53, Melvin (Jean-Claude) a dit :

- Il réduit l'argument de la tradition à la simple tradition. Manger de la viande ce n'est pas une tradition de notre espèce : tous nos ancêtres homos mangeaient de la viande. Aucun n'était herbivore. Etre omnivore n'est donc pas une habitude mise au point par des sociétés humaines mais un héritage évolutif de nos espèces ancestrales. Ainsi notre organisme a été optimisé au fil de millions d'années pour être omnivore et non herbivore. (cela ne veut pas dire que s'empiffrer de viande n'a pas des conséquences néfastes).

Il parle surtout des "habitudes", c'est difficile de lutter contre des habitudes de consommation. Beaucoup de véganes reconnaissent qu'ils aiment le goût de la viande et qu'ils ont eu du mal à y renoncer. Pour ce qui concerne les vraies traditions prenons par exemple la corrida, je n'ai pas trop de problème à opter pour son abolition, et toi ? 

 

Le 22/09/2018 à 08:53, Melvin (Jean-Claude) a dit :

- Enfin, sur le fait d'interdire à l'Homme de manger de la viande alors que nous l'autorisons aux animaux : il critique cette idée en parlant de maximisation de la destruction chez l'Homme : mais là il compare la totalité des animaux tués par l'Homme avec ce que tue un animal pour se nourrir ! Ce n'est pas honnête intellectuellement, il faudrait comparer la totalité des animaux tués par la totalité des animaux avec ceux tués par l'Homme et on verrait que c'est pin-up. Dans sa comparaison on voit le lion tuer une proie quand il a faim en comparaison avec les Hommes, non pas tuer, mais massacrer en masse des animaux.

Oui, je suis également assez critique vis-à-vis de cet argument. Lorsque l'on prend le nombre d'animaux tués à l'échelle planétaire, cela fait obligatoirement un nombre impressionnant qui suffit à troubler les esprits (et ça ne peut être comparé à une lionne qui chasse selon son besoin. Petite digression : je rappelle que les lions mâles tuent parfois des lionceaux issues d'un autre mâle, juste pour pouvoir copuler et se reproduire eux-mêmes avec une femelle et transmettre LEUR patrimoine génétique). Néanmoins si le ratio n'est pas comparable, ce n'est pas "peanuts" d'un point de vue humain ou animal que de sauver la vie d'un être sentient (Melvin, n'as-tu jamais sauvé ne serait-ce qu'un oiseau blessé ?). Donc tout ce qui peut aller dans le sens de la diminution de la souffrance animale (l'horreur des abattoirs et le massacre industriel de masse, pour commencer) est bon à prendre. 

Je n'ai pas trouvé la vidéo que je cherchais mais bon, c'est dur la vie sauvage ! :

 

 

 

Le 22/09/2018 à 08:53, Melvin (Jean-Claude) a dit :

 De plus il oublie complétement l'animalité de l'Homme. L'Homme n'a pas à avoir honte de son animalité et donc de devoir tuer d'autres animaux pour se nourrir. 

Bah, je ne crois pas qu'il l'oublie. D'ailleurs il n'est pas croyant donc il sait que l'homme EST un animal. Néanmoins, cet animal est également un être de culture et il "invente" des règles morales. Ce dont il est question est l'élargissement des règles morales (ou éthiques si vous préférez). Sans aller jusqu'à des mesures extrémistes, ne sommes-nous pas tous d'accord pour que les animaux n'aient pas à être torturés par exemple ? Qu'un animal soit considéré comme un être vivant avec une sensibilité et non comme un simple outil de production de viande, comme un objet qui ne ressentirait rien, est-ce trop demander ? 

 

Sinon, ça discute entre partisans des deux bords :

 

41Pekj42vQL.jpg

 

 Ça devrait plaire à Melvin :

Citation

  Vous aimez manger de la viande et vous en avez assez de vous entendre accuser par les végétariens de mépriser les animaux?
    Ce livre est fait pour vous.
    Dans cet essai mordant, Dominique Lestel pousse le raisonnement des végétariens « éthiques » à l’extrême. Loin de remettre en cause l’empathie pour l’animal, essentielle à notre humanité même, il montre que le carnivore est en fait plus proche de l’animal qu’aucun végétarien ne le sera jamais. Pourquoi ? Parce qu’en mangeant de la viande il assume sa propre nature animale, quand le végétarien manifeste, lui, le désir de supprimer l’animalité et de réactiver le statut d’exception accordé à l’humain.
    Cet éloge du carnivore à contre-courant du discours dominant n’empêche pas le philosophe de reconnaître l’urgence éthique d’aujourd’hui : ce n’est pas l’abolition de la consommation de viande qu’il faut obtenir, mais celle des élevages industriels intensifs, véritable ignominie des temps modernes. Et il appelle végétariens et carnivores à s’unir dans ce combat.

Dominique Lestel construit depuis plus de quinze ans une anthropologie philosophique écologique qui pense l’homme au milieu des autres êtres vivants et non contre eux. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Les Origines animales de la culture (Flammarion, 2001), L’Animal singulier (Seuil, 2004), L’animal est l’avenir de l’homme (Fayard, 2010) et, avec T. Bardini, Voyage au bout de l’espèce (Dis voir, 2010).

 

 

 

Modifié par Christian Girard
Publié le
Il y a 2 heures, Christian Girard a dit :

Melvin : S'il y a moins de pollution dans Paris (sur certains paramètres), c'est parce que des gens se sont battus pour que ça soit ainsi n'est-ce pas ? C'est plutôt bien de lutter pour mieux de bien-être non ?

 

 

Bien sûr qu'il faut lutter contre la pollution mais on nous endort aussi bcp : rappelez-vous le plomb remplacé par le benzène dans les voitures, benzène dont on ne parle plus jamais d'ailleurs.

Idem avec l'interdiction des ampoules classiques pour des led dangereuses pour la rétine.

 

  • Merci 1

Melvin

Publié le
Il y a 2 heures, Kristo (Christophe) a dit :

 

C'est marqué dans l'extrait que j'ai mis !!!

Ces décès seraient principalement liés à la concentration en particules fines de type “PM2.5” que recrachent notamment les véhicules diesel. Ce sont elles qui peuvent atteindre tous les organes du corps en s’incorporant dans le sang.

 

 

Ce sont des études qui permettent de faire des estimations globales, et non pour chaque malade évidemment. Tu le sais bien, pourquoi tu poses la question ?
 

LA POLLUTION DE L'AIR CLASSÉE COMME CANCÉRIGÈNE PAR L'OMS (Capital, encore, décidément ce magazine est super écolo ou quoi ?)

 

 

Si ce n'est que l'animal est un homme comme les autres...

heu plutôt, que l'homme est un animal comme les autres...

on pourrait en effet renommer ce fil qui parle de plein de sujets différents ! ou le scinder en plusieurs sujets (sacré boulot pour les modos)...

Paris est pourtant la ville où on vit le plus vieux en France !

Je défie quiconque de savoir que tel pourcentage de cancer provient d'une pollution atmosphérique à part dans les pays pauvres privés d'électricité. car la vraie pollution atmosphérique dans le monde est là :

 

Melvin

Publié le
il y a une heure, Christian Girard a dit :

,

41Pekj42vQL.jpg

C'est justement la lecture des livres de D. Lestel qui m'ont fait réfléchir sur l'animalité de l'Homme.

Je suis content sue tu le cites, mais je ne connaissais pas ce livre. Il faut dire que des dizaines de livres sur la cause animale sont sortis récemment, et je n'en ai acheté aucun car le sujet ne m'intéresse pas plus que ça. Mais j'achèterais celui-ci. Pour moi ce débat a eu un seul bon effet : surveiller ce qui se passe dans les abattoirs. Mais en ce qui concerne le fait de manger ou non de la viande, cela n'a guère d'intérêt. Il suffit que chacun fasse comme il lui plait. La viande on peut en consommer sans forcément en manger des tonnes. Je me méfie bcp des végans qui veulent surtout imposer leur volonté aux autres. Où est la démocratie quand un groupe veut prendre le pouvoir ?

Sinon, en ce qui concerne l'argument des terres utilisées pour l'élevage, effectivement, c'est le cas, mais c'est encore un mauvais argument car cela ne pose pas de problème. Et puis pourquoi user d'arguments si ce n'est pour imposer son mode de vie aux autres ?

Melvin

Publié le
il y a 2 minutes, Christian Girard a dit :

Formidable !

Ceci dit je peux comprendre qu'on puisse être très sensible à la souffrance des animaux, jusqu'à ne plus en consommer.

De même, on peut manger de la viande et aimer les animaux et les aider.

Moi je n'ai pas de problème avec ces contradictions.

Je trouve que depuis une génération on est devenu des chochottes face à la nature car on a perdu le contact avec celle-ci. C'est surtout visible avec les citadins qui ne connaissent la nature que pour se balader ou faire du sport. Ils ne travaillent pas avec et donc développent une certaine pensée de protection de la nature (ce qui est bien) mais une protection style doudou. A la campagne on vit avec la nature, on la protège aussi mais on sait qu'on dépend d'elle et on sait puiser en elle. Moi les écolo-bobo parisien j'en côtoie tous les jours, ils sont infernaux.

 

Melvin

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    • message de Dani Lary il y a deux semaines : Promis je t’appelle dès que je suis a Barbières dans mon bureau Sache que depuis plus de 30 où 40 ans tu est mon ami et que je te laisserai jamais tomber Meeci de vos conseils et "Vive l'espoir ..."  otto
    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
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