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A mon sens, il vaut mieux regarder le potentiel de chaque chapelet avec ses routines existantes et surtout se pencher sur ses propriétés qui peuvent te permettre d'en trouver d'autres.

Je ne pense pas que la facilité d'apprentissage ou l'existence d' un concept arithmétique ou mnémonique soit à prendre en compte dans le choix d'un chapelet. Pour bien utiliser un chapelet, il ne faut pas avoir à calculer la position de la carte, celle-ci doit t'apparaitre immédiatement. Bien sûr ces chapelet avec lesquels on calcule la position d'une cartes peuvent être utilisés dans certaines routines, mais pour exploiter toutes les possibilités il faut connaitre la position de la carte instantanément.

Je vais te citer un exemple. Le calcul réalisé ici ne correspond à aucune routine précise, c'est simplement pour illustrer:

Afin de connaitre la carte du 3 ème spectateur, tu dois faire: carte A - carte B = postion de la carte du 3 ème spectateur dans le chapelet.

Avec un jeu mémorisé tu fais 1 calcul puisque tu connais instantanément la position de A, B et C.

Je t'assure que si tu présente cette routine avec un système arithmétique, tu n'arriveras pas à la même pureté de l'effet. Je ne dis pas que certain spécialistes ne peuvent pas le faire, mais ça me semble quand même compliqué.

Il te faut calculer la position de A. Puis calculer la position de B sans oublier la postion de A. Retrancher B à A. Enfin, il faudra calculer la carte qui se trouve à la position C afin de pouvoir faire sa révélation.

Penses-tu vraiment que cela soit vraiment praticable?

Si tu vaux voir un peu ce que permet la connaissance des correspondances cartes-positions, positions-cartes, tu peux lire le very best of Simon Aronson. tu y trouveras beaucoup de pépites faciles à réaliser si tu sais ton chapelet par coeur. Certainement très difficile, voir impossible, s'il faut passer par un système arithmétique.

Pour utiliser "l'open index", comme l'appelle Simon Aronson il faut également connaitre ton chapelet par coeur. C'est un concept qui permet beaucoup d'applications, je vais prendre une des ses applications simple, forcer une carte nommée:

Il me faut réaliser une coupe avec estimation pour amener la carte à forcer sur le jeu. Comme je connais le jeu il me suffit de regarder la carte de face afin de savoir si la carte à forcer se trouve au bon endroit. Si elle n'est pas au bon endroit, je sais immédiatement où elle se trouve et je la force avec un forçage Blitz.

Tout ceci est fait très vite et il n'y aucune cassure de rythme. Par contre si tu dois calculer où se trouve la carte nommée avant de faire ta coupe à l'estimation, puis calculer la position de la carte de face afin de seulement savoir où se trouve ta carte à forcer c'est un peu plus compliqué.

Je vais arrêter mon argumentation ici. Celle-ci est déjà bien longue et certainement difficile à lire, mais j'espère avoir pu illustrer à quel point on est limité dans l'utilisation de son chapelet quand on ne le connais pas par coeur.

Si tu ne souhaites que te limiter aux propriétés internes du chapelet, effectivement un chapelet arithmétique peut te suffire, mais je trouve que les meilleures routines de chapelet demande une connaissance instantané des couples Position-carte ou carte-position. La puissance de ces effets vaut largement le temps passé à maitriser ton chapelet.

En guise d'exemple je te laisse regarder cette vidéo qui est une routine de chapelet que j'adore, nécessitant la connaissance de la correspondance position-carte, carte-position.

Préventivement, je précise qu' il est vrai qu'on peut la présenter sans connaitre forcement de chapelet mais le taux de réussite ne sera pas de 100 pour 100.

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Modifié par mat-magik
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Publié le

je n'ai pas la pretention de savoir mieux que vous comment on doit apprendre un chapelet, mais c'est ce que j'ai appris de mes lectures. et je pense qu'une fois qu'un chapelet est maitrisé à 100%, alors c'est comme tenter d'apprendre l'alphabet dans un ordre différent, D-G-R-B-M-W,... c'est à peu près impossible. enfin je crois.

Détrompe toi. Comme mentionné précédemment, j'ai appris un deuxième chapelet après en avoir maitrisé un sur le bout des doigts.

Je t'affirme aussi que je ne suis pas le seul à l'avoir fait, je connais d'autres magiciens qui l'ont fait également.

Publié le
En guise d'exemple je te laisse regarder cette vidéo qui est une routine de chapelet que j'adore, nécessitant la connaissance de la correspondance position-carte, carte-position.

Préventivement, je précise qu' il est vrai qu'on peut la présenter sans connaitre forcement de chapelet mais le taux de réussite ne sera pas de 100 pour 100.

Lien:

Pour ceux que ça intéresse, ce genre d'effet est très facile à faire techniquement parlant, une fois que l'on maîtrise son jeu mémorisé... (et d'ailleurs ici c'est le Mnémonica :) ) : il suffit du maîtriser deux techniques (basiques à mon sens).

Reste la présentation sur laquelle on peut se concentrer :)

Publié le (modifié)

je n'ai pas la pretention de savoir mieux que vous comment on doit apprendre un chapelet, mais c'est ce que j'ai appris de mes lectures. et je pense qu'une fois qu'un chapelet est maitrisé à 100%, alors c'est comme tenter d'apprendre l'alphabet dans un ordre différent, D-G-R-B-M-W,... c'est à peu près impossible. enfin je crois.

Détrompe toi. Comme mentionné précédemment, j'ai appris un deuxième chapelet après en avoir maitrisé un sur le bout des doigts.

Je t'affirme aussi que je ne suis pas le seul à l'avoir fait, je connais d'autres magiciens qui l'ont fait également.

Exactement. Tout comme il est possible d'apprendre plusieurs alphabets.

Tiens, je parie Christophe que tu connais ton alphabet par coeur... et comme ça, sans réfléchir, quelle est la 17e lettre ? Si tu ne le sais pas tout de suite, tu as tout de même moyen de retrouver cette info... (et si tu cherches je parie que plus tard tu n'oublieras jamais que la 17e lettre est le... ;) )

En revanche, je peux tout à fait apprendre un autre alphabet, comme le grec. Malheur pour moi, après mes études de grec, j'ai fait du russe (véridique), qui est aussi basé sur le cyrillique, mais avec des lettres en plus ou en moins, et parfois dans un autre ordre. Eh bien on pourrait se dire que j'ai eu toutes les peines du monde à passer de l'un à l'autre ? Que nenni, j'ai su lire en russe au bout d'une journée, tandis que mes confrères français débutants en russe ont mis une semaine à déchiffrer quelques mots.

Au-delà de connaître 52 cartes, je pense que c'est la méthode d'apprentissage qui fait qu'on se souvient de l'un ou l'autre. Mnemonica contient des conseils que j'ai trouvés extra pour apprendre le chapelet en 3 heures (pour savoir le réciter à l'endroit et à l'envers simplement), mais si je devais en apprendre un autre, j'opterais sûrement pour une technique légèrement différente afin de ne pas faire d'amalgame.

Modifié par Chakkan
Publié le

si certains l'ont fait, je pense qu'on peut considerer que c'est possible. personnellement je pense que j'aurais des difficultés à apprendre un autre chapelet. ce n'est peut-etre pas impossible, mais j'aurais grand mal à me mettre en tete que le six de pique n'est pas à la 44eme position.

Publié le

Bonsoir Gulliver,

Tout comme vous, c'est grâce à la publication de Klingsor que j'avais étudié le chapelet Nikola. En revanche pour approfondir ses potentialités, je m'étais penché sur un grand classique de la cartomagie, l'encyclopédie des tours de cartes de Jean Hugard. Le chapitre XX lui est totalement consacré avec de plus l'examen du procédé mnémotechnique. Y sont détaillés des donnes au bridge et poker ainsi que différentes possibilites d'epellations. Il est même possible d'epeler une carte nommée par le spectateurs mais les calculs requis sont relativement complexes (page 419).

C' est aussi un peu à cause de cela, en plus des risques d'oubli après une certaine période d'abstinence, que que je l'avais abandoné.

En espérant avoir répondu à votre demande.

Très cordialement

Publié le (modifié)

Bonjour :)

Alors question délicate, je sais, je ne suis pas le premier à demander conseil pour débuter dans l'apprentissage d'un chapelet et j'ai vu que le choix à faire était assez personnel, mais je vous fait part des 3 possibilités qui attirent mon attention pour me lancer:

- Mnémonica. Avantage: Fort utilisé, un livre dédié, apparament une valeur sûre.

- Brainstorm, de Chelman. Avantage: D'après ce que j'en lis, assez "simple", et permet quelques routines exclusives.

- Celui de Claude Rix. Livre dédié également, mais celui-ci à l'air de moins faire l'unanimité (peut-être est-ce une fausse impression...).

Au delà du choix personnel, est-il possible d'avoir quelques caractéristiques relativement objectives par rapport à ces possibilités? Sachant que j'aimerais ensuite enchainer avec la lecture, et donc l'apprentissage, de Meant to Be (étant vraiment attiré par l'ACAAN, que je trouve fascinant ^^), il me faudra évidemment un chapelet convenant le mieux possible. Je suis aussi bien sûr intéressé par les autres routines offertes par les possibilités d'un chapelet.

D'avance merci, pas évident de faire ses premiers pas en la matière, et ce forum m'y aide bien :)

Greg

Modifié par XyGreg
Publié le

Salut XyGreg,

l'acaan est réalisable avec n'importe quel chapelet. Il suffit de le connaitre par coeur, ainsi que les correspondances cartes-postions dans le chapelet.

Le Chapelet de Claude Rix possède une bonne routine de tricherie et une routine d'épellation. Il ne possède aucun avantage par rapport au Mnémonica qui possède aussi des routines de tricheries.

Le Mnémonica possède l'avantage de pouvoir passer en Stay-Stack, mais aussi de pouvoir finir avec tout le jeu classé dans l'ordre et par familles.

Je pense que le Mnémonica est le plus complet des 3 que tu proposes, bien que je ne connaisse pas les propriétés du Brainstorm. J'attends Légendes Urbaines et je me réjouis déjà d'en apprendre sur ses propriétés internes.

Non Greg, dans Blitz et Overblitz, Christian Chelman ne parle pas des routines faisables avec le Brainstorm, il explique juste son système asymétrique afin de pouvoir localiser les cartes, comme si le jeu était marqué.

Si tu aimes les routines de tricherie, tu peux aussi t'intéresser au chapelet de Simon Aronson. Tout comme le Mnémonica, beaucoup de personne se sont penché sur ce chapelet et lui ont trouvé des propriétés supplémentaires.

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    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
    • Revenons sur l’explication :  https://vm.tiktok.com/ZN8NE37wo/
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