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Publié le
il y a 27 minutes, Christian GIRARD a dit :

Patrick, si tu ne devait garder qu'un argument et un seul, l' argument le plus inattaquable selon toi, pour nous convaincre que la conscience n'est pas le fruit émergent de notre activité cérébrale

Ah la question de l’argument ultime chère aux sceptiques ! 🙂 Mais tu as raison c’est une très bonne manière de recentrer un débat complexe et qui a tendance à partir dans tous les sens.


Spontanément je te répondrais que si je ne devais garder qu’un seul argument c’est celui popularisé par Joseph Levine autour du fossé (ou du gouffre) explicatif (explanatory gap) :

Fossé explicatif


Et… (ok ça fera deux arguments ! 🙂) la sensation, l’impression, la certitude parfois, l’illusion peut être que c’est bien "moi" qui contrôle mon cerveau et non pas l’inverse (ce qui pose une autre question déjà abordée par ici : Qu’est-ce que "moi" ?).

 

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Publié le
il y a 4 minutes, Patrick FROMENT a dit :

la sensation, l’impression, la certitude parfois, l’illusion peut être que c’est bien "moi" qui contrôle mon cerveau et non pas l’inverse (ce qui pose une autre question déjà abordée par ici : Qu’est-ce que "moi" ?).

L'utilisation du verbe "contrôler" est problématique et risque de susciter des polémiques que je vois déjà poindre.

Alors disons le autrement : L’impression, la certitude parfois, l’illusion peut être qu'il y a "moi" et mon cerveau. Et que ce sont deux choses radicalement différentes  (ce qui pose une autre question déjà abordée par ici : Qu’est-ce que "moi" ?).

(Et au passage, exprimé comme ça, c'est juste une autre formulation du fossé explicatif. Je suis assez content de moi sur ce coup là ! 😃)

Publié le
Il y a 5 heures, Patrick FROMENT a dit :


Mais tu as certainement raison sur le fond. On n’a pas besoin de savoir si on soutient un réalisme direct ou indirect. On peut très certainement vivre sans. 🙂

 

J'ai même la faiblesse de penser que c'est préférable ! 🙂

 

Publié le
Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

Joseph Levine autour du fossé (ou du gouffre) explicatif (explanatory gap)

Merci d'avoir joué le jeu. 🙂 

Comme je bosse, j'ai rapidement jeté un œil sur Joseph Levine  « connu pour avoir formulé l'argument de l'écart explicatif contre une explication matérialiste de la conscience . »

Citation

[...] précurseur de la formulation par David Chalmers du  problème difficile de la conscience et comme l'une des principales objections que les théories matérialistes en philosophie de l'esprit doivent aborder. L'idée de l'écart explicatif est qu'il existe un écart infranchissable lorsque l'on tente de comprendre la conscience du point de vue des sciences naturelles, car une explication scientifique des états mentaux exigerait une réduction d'un processus physique à l'expérience phénoménale .

 Néanmoins  « Levine ne croit pas que cette lacune nécessite une conclusion métaphysique ; c'est-à-dire qu'il ne croit pas que son argument réfute le matérialisme. Cependant, il pense que cela pose un problème épistémique unique » :

Citation

Bien que je pense que cette réponse matérialiste est juste en fin de compte, elle ne suffit pas à apaiser le problème corps-esprit . Même si les considérations de concevabilité n'établissent pas que l'esprit est en fait distinct du corps, ou que les propriétés mentales sont métaphysiquement irréductibles aux propriétés physiques, elles démontrent quand même que nous manquons d'explication du mental en termes de physique

L'approche est très prudente et il est vrai qu'il n'existe pas encore d'explication pleinement satisfaisante. Mais bon, il existe également différents états de la matière qui ont été mis en évidence (solide, liquide et gazeux, plasma, supercritique, mésomorphe, condensat de Bose-Einstein, voire l'état supersolide "dont l'existence est controversée"), et cela n'était pas des problèmes simples à résoudre non plus, voir ici :

 

Pour rappel (car déjà évoqué dans ce fil) : 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Problème_difficile_de_la_conscience

Publié le
il y a 30 minutes, Christian GIRARD a dit :

l'argument de l'écart explicatif


Pour ceux que le sujet intéresse intéresse, il y a cette conférence de Filipe Drapeau Contim à l’Ecole Nationale Supérieure (eh oui ! 🙂) :

Peut-on identifier l'esprit et le cerveau ? Discussion de la thèse physicaliste


Faut s’accrocher un peu mais Filipe Drapeau Contim montre bien l’échec du physicalisme à expliquer la conscience phénoménale et surtout avec quelle désinvolture les physicalistes traite la question. C’est quand même un souci ! 😀
Le principe de parcimonie (cher à quelques personnes par ici si j’ai bien compris 🙂) est en filigramme. Et l’auteur conclu que la thèse d’un dualisme de propriété (la matière et la conscience phénoménale sont les deux expressions d’une réalité plus fondamentale) est plus économique et plus vraisemblable.
(Je partage ce point de vue)

 

Citation

Les physicalistes contemporains adoptent une position d’équilibriste assez inconfortable (…) Les physicalistes d’aujourd’hui ont revu leurs ambitions à la baisse. Ils concèdent qu’il est impossible de donner une explication réductible de la conscience phénoménale en termes purement physiques et, notamment, en termes neurobiologiques. On peut bien, selon eux, expliquer comment une oscillation corticothalamique nous informe de la présence d’une coupure à la main mais il est impossible d’expliquer comment une telle activation cérébrale peut donner lieu à un qualia de douleur. Cette défaite de l’explication physicalisme porte même un nom consacré par l’usage : on parle du fossé explicatif entre le domaine phénoménal et le domaine physique. Dun autre côté les physicalistes contemporains soutiennent que le fossé explicatif est inoffensif pour le physicalisme.

 

- Le physicalisme est une forme de matérialisme qui soutient que tout ce qui existe est réductible aux — ou survient sur les — entités et propriétés fondamentales postulées par les sciences de la nature (et, au premier chef, par la physique).

 

- Filipe Drapeau Vieira Contim est maître de conférences en métaphysique et philosophie du langage à l'UFR de philosophie de l'Université de Rennes 1, et directeur adjoint du Centre Atlantique de Philosophie (CAPHI) pour le site de Rennes. Ses travaux portent sur la métaphysique des modalités, l'identité, les théories de la référence, la métaphysique et la sémantique des termes d’espèces.

Publié le

Après bientôt 9 ans à décortiquer ces sujets dans tous les sens, on en arrive, quand même, à des considérations de niveau École Nationale Supérieure.

Tu m'étonnes qu'il n'y ait pas beaucoup de personnes qui viennent participer à cette discussion  (et peu de lecteurs !). 😂🤣😂🤣

  • Haha 2
Publié le (modifié)

Bon… Sinon… Emmanuel Macron (continuons de rigoler ! 😂) livre quelques propos intéressants dans un entretien à l’Express paru ce mardi.


Déjà notre président constate "la contestation de toute forme d'autorité, y compris de l'autorité académique et scientifique".
Il considère, par ailleurs, que "les conséquences psychologiques et sociales sont terribles car on finit par ne plus croire en rien". Tout ça créant un "cercle vicieux: un nivellement, qui crée du scepticisme, engendre de l'obscurantisme et qui, au contraire du doute cartésien fondement de la construction rationnelle et de la vérité, conduit au complotisme".

source


Ah le doute cartésien ! Trésor national qui a, très vite, été convoqué (à juste titre) dans ce fil dés nos tous premiers échanges.


Notre président a sa conception, bien à lui, du doute cartésien. C’est normal Descartes et son doute hyperbolique ont fait couler beaucoup d’encre au cours des siècles et ont été au centre de bien des thèses de doctorat aux approches diverses et variées. Chacun y allant "à sa sauce" et chacun récupérant le doute cartésien pour sa chapelle  que ce soit les philosophes de toutes obédiences, les scientifiques, les politiques et même les mystiques (Stephen Jourdain, dont il a déjà été question dans ce sujet, confiait avoir connu l’éveil spirituel en méditant sur le doute cartésien). René Descartes, lui même, a évolué au cours du temps et de ses méditations.

Notons aussi que notre grand philosophe national n’est pas parti de rien pour exprimer son doute cartésien et que les sceptiques de l’antiquité avaient bien préparé le chemin.

 

Citation

Le doute cartésien est une composante de la philosophie de René Descartes qui se décline en plusieurs modalités au long de son œuvre. Il y a ainsi le doute concernant la vérité de nos perceptions, doute qui porte sur les sens, et qui est appuyé, dans la première Méditation métaphysique, par l'exemple des illusions d'optique. Il y a aussi le doute hyperbolique : le doute, qui ne portait alors que sur le sensible, atteint toute la sphère du réel, le monde intelligible y compris. Les vérités scientifiques elles-mêmes ne sont plus à l'abri.

(...)

Le doute devient alors hyperbolique, et son caractère excessif fait de lui un doute métaphysique, car il ne concerne plus seulement les sens et les jugements que nous pouvons formuler à partir de leurs témoignages ; ce doute est la formulation de l'hypothèse que l'erreur et l'illusion sont ontologiquement liées à notre entendement, qu'elles sont donc radicales et insurmontables ; rien ne semble plus pouvoir être tenu pour certain. Même les mathématiques, aussi évidentes soient-elles pour notre pensée, pourraient bien n'être que le résultat d'une tromperie dont nous sommes les victimes.

Par ce doute hyperbolique, nous en arrivons donc à ne plus pouvoir rien juger, à ne plus pouvoir rien tenir ni pour vrai ni pour faux, à ne plus tenir aucun être comme réel.

source

 

Modifié par Patrick FROMENT
  • Merci 1
Publié le

Encore une très bonne vidéo de Rupert Spira qui complète parfaitement celle de José Le Roy (sauf qu'ici on utilise une fleur et non pas une pomme 😃).

Intéressantes aussi, à partir de 5:00, les considérations de Rupert Spira sur l'accord intersubjectif qui est présenté par les tenants du réalisme et du matérialisme comme une preuve d'un monde extérieur à la conscience. Il semble que, pour Rupert Spira, ce soit la preuve d'autre chose. 🙂

Rappelons que les deux arguments en faveur de l'existence d'un monde d'objets existant indépendamment de la conscience sont, en fait, des arguments de sens commun qui se fondent sur une base empirique sur laquelle le mental vient inférer ou interpréter l'idée d'un monde indépendant de la conscience (cela est d'ailleurs assez bien expliqué dans la vidéo). Les deux arguments étant :

1) Il y a un "truc" là en dehors de ma conscience qui semble me résister et sur lequel je n'ai que partiellement prise donc il s'agit d'un monde indépendant de ma conscience (argument du marteau ou du bâton).

2) Je vois la fleur, vous la voyez aussi donc la fleur existe à l'extérieur de nous, indépendamment de notre conscience (argument de l'accord intersubjectif).

 

 

Publié le

« Ceux qui ont des croyances sont toujours plus prosélytes que ceux qui ont des connaissances. » (Étienne Klein)

 

Le 04/12/2020 à 15:52, Christian GIRARD a dit :

Certes mais on connaît les limites de l'analogie. Dans le cas présent ledit spiritualiste primaire pose comme apriori réductionniste que le cerceau est un récepteur et que la conscience est une sorte d'onde. Question : mais où va-t-il chercher tout ça ?

Ce type de conviction se retrouve dans la question de cet auditeur (sur laquelle je cale la vidéo) lors d'une conférence d'Étienne Klein sur le corps (oui, vous savez, ce truc dans lequel et avec lequel on habite, constitué de matière 😉). Réponse d'Étienne : « Merci pour la question mais j'suis pas neurologue ». 😁

On apprend également d'où vient le timbre de voix particulier d'Étienne Klein. Même si le sujet ne vous intéresse pas à priori (l'ultra-trail, pour faire court), cette intervention de Klein est une fois de plus stimulante et parfois même assez drôle. 

Citation

Les Mardis de l'Espace des sciences avec Étienne Klein, physicien, Commissariat à l'énergie atomique de Saclay, docteur en philosophie des sciences, professeur à l'Ecole centrale de Paris… et marathonien ! Dans l’Ethique, Spinoza se demandait : Qu’est-ce que peut un corps ? Et il répondit : « Personne n’en sait rien ». En tout cas personne ne sait d’avance ce que peut un corps : « L'expérience, écrit-il, n'a jusqu'ici enseigné à personne ce que, grâce aux seules lois de la Nature, le corps peut ou ne peut pas faire, à moins d'être déterminé par l'esprit. Car personne jusqu'ici n'a connu la structure du corps assez exactement pour en expliquer toutes les fonctions ». Nous nous appuierons sur ce texte pour réfléchir à l'usage que nous faisons aujourd'hui de nos corps, dans les situations de handicap ou bien dans la pratique de sports extrêmes, comme par exemple l'ultra-trail. Avec l'aimable participation graphique de Boulet, auteur et dessinateur de bande dessinée

 

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    • TLTR : Vraiment EN-CHAN-TÉ par ce congrès. C'est convivial, c'est JEUNE (Yann Frisch n'a d'ailleurs pas manqué de faire remarquer que les deux étaient peut-être liés... moi, je crois qu'on le doit surtout aux organisateurs et aux bénévoles). @Renan FRISEE a dit dans son interview pour VM qu'ils avaient voulu allier l'accueil à l'italienne, le cadre à la Blackpool et une affiche digne de la FISM... et ben, c'est réussi sur tous les plans. Avant de détailler un peu plus le côté magie, je vais dire tout le bien que j'ai pensé du lieu (théâtre à l'italienne, salles élégantes, grand balcon extérieur...) mais surtout (et je ne m'y attendais pas du tout) de la BOUFFE !!! La BOUFFE, bon sang ! Ah, ce n'était pas du dîner de gala pompeux, c'était à la bonne franquette, mais, purée, c'était BON ! Les meilleures frites que j'ai mangées de ma vie, je crois, de bonnes bières artisanales, un brunch somptueux avec des produits de qualité (du Nocciolata et non du Nutella, par exemple... ceux qui savent savent). En ajoutant à cela l'enthousiasme des bénévoles, très justement mis à l'honneur par les organisateurs : ACCUEIL PARFAIT Passons à la magie. J'aime bien lire les compte-rendus sous forme de mini-journaux quand ce sont d'autres qui les écrivent, donc je vais tenter de faire pareil. C'est très "mavie.com", désolé. Au pire, ça me permettra, à moi, de me souvenir de comment ça s'est passé. Vendredi : Entrée : Les badges que l'on porte autour du cou sont super pratiques : les horaires des confs et spectacles sont imprimés dessus de manière à être lus super facilement. Pour acheter à boire et à manger, on achète des cartes d'un jeu Bicycle rare qui serviront de jetons. C'est original et marrant. On nous distribue aussi de vrais jetons qui serviront à récompenser les magiciens qui nous bluffent avec un tour. Celui qui en aura le plus gagnera son entrée au prochain congrès. J'arrive tout pile pour la conférence de Jonathan Renoux. Le format d'une heure est un peu court pour lui, donc ça finit par être plus un mini spectacle, parce que le public préfère voir des tours qu'avoir des explications. Je découvre sa magie, originale et sympathique, voire poétique. J'aime beaucoup et je me réjouis qu'il vienne en conférence chez moi (Amiens) le samedi d'après (le 19 septembre, viendez !). La conférence finie, on passe à l'after. Adrien Quilien et ses camarades font le show en offrant des cocktails (avec ou sans alcool) à ceux qui le veulent. C'est super, c'est fun et c'est bon (enfin, la vodka sour que j'ai prise est bonne). Fatigué par la route et le ventre vide, l'alcool me tourne un peu la tête. Je trouve des trucs à manger pour éponger, mais, en attendant, je suis assez désinhibé pour aller parler avec un peu tout le monde. Ça jamme à droite à gauche. Jonathan nous montre qu'en plus d'être un excellent magicien, il assure aussi à mort au contact juggling. À un moment, j'aperçois Yann Frisch. Ô bonheur ! Il faut que j'aille lui dire à quel point je l'aime et combien il a compté pour moi ! (l'alcool, vous dis-je) Je réussis à l'alpaguer à un moment. Il me répond gentiment, mais je crois que je l'embête un peu (et je le comprends, à vrai dire). Il me fait une blague que je trouve un peu nase. Je suis déçu, je ne l'aime plus. Je rentre me coucher en me promettant de le huer au spectacle de dimanche. Samedi :  Réveillé en retard, je loupe la conférence de Topas. Je vais faire un tour dans la dealer room en attendant la conférence de Robin Deville. Je l'ai déjà vue, mais il m'a dit qu'il y aurait des surprises au début... donc, j'y vais. Et je reste. Elle est hyper rodée, il est super pro, il fait passer les messages qu'il veut faire passer tout en restant divertissant : bravo ! Je profite de la pause du midi pour aller visiter un peu le centre-ville (très agréable) et manger une salade, ce qui me fait louper la photo collective. L'après-midi est consacré aux conférences de Juan Colas (dont je ressors avec au moins une idée de tour... et une super idée pour avoir l'air clean avec des cartes gimmickées), d'Arthur Chavaudret (très intéressante sur la gestuelle et le placement du regard... et très impressionnante sur le plan technique) et de Lucas Kaminski (qui enfonce un peu des portes ouvertes, à mon avis, dans sa première partie sur la créativité, mais qui devient super intéressant quand il parle de la technique des bulles de savon. J'en ressors avec la conviction qu'il faut arrêter les neiges du Japon pour faire des bulles comme lui à la place : c'est plus beau, plus poétique, peut-être plus écolo, et ça fait moins de chantier). Je manque le spectacle (pas prévu au programme, il me semble) de Chloé Vivares. [grossièreté]. Il paraît que c'était bien. 20h, c'est l'heure du grand gala ! Que dire ? Le spectacle est présenté de main de maître par Elastic, qui est super : on rit, on ne voit pas le temps passer. Premier numéro : Ramo et Alegria : je déteste les grandes illusions, mais eux, c'est drôle, j'aime bien. Je sais que @Thomas a trouvé qu'ils surjouaient. Moi, j'ai trouvé que ça passait. J'ai regretté qu'ils aient changé leur manière de faire la malle des Indes. Viennent ensuite (mais je ne sais plus dans quel ordre) Remi Lasvenes, Mortenn Christiansen et Hector Mancha. Remi Lasvenes... c'est tellement beau, poétique, intemporel que j'en suis ému aux larmes (je pleure facilement). Mortenn... hilarant et super fort. La cascade de sorties à la fin... pffffiou ! Hector Mancha nous offre l'exclusivité de son prochain numéro FISM. Je n'en dirai pas plus, à part que c'est très impressionnant, mais que je trouvais qu'il faisait une tête bizarre, par moments (je découvrirai pourquoi après). Entracte. Je me dis que tout ça rend vachement humble. Deuxième partie : Topas vole au-dessus de son tapis de course. Je n'aime pas les grandes illusions... mais là, j'aime plutôt bien. Juan Colas nous fait une routine ringarde d'anneaux chinois qui finit en numéro burlesque hilarant. J'aime beaucoup. À un moment (je ne sais plus quand), @Renan FRISEE , @Laurent PIRON et Hugo VAN DE PLAS viennent parler du festival, rendent hommage aux équipes techniques, aux bénévoles... et reçoivent une standing ovation fort méritée. Nicolas Striebel conclut le spectacle tout en poésie. Et c'est l'heure de la super AFTER BIERE ET FRITES : et c'est super. Ça discute, ça rit et ça jamme de partout, les "stars" côtoient les inconnus, c'est parfait. Mortenn Christiensen nous montre une routine qu'il veut présenter au Magic Castle... il se passe trop de choses pour pouvoir les résumer. À un moment je croise un type, seul dans l'escalier, qui regarde fixement le mur. "Euh... ça va ? Are you Ok?" Il se retourne. "This spider is gigantic! Beautiful!" C'était Hector Mancha qui avait juste repéré une méga araignée. 😀 En discutant avec lui après, il m'apprend qu'il s'est coupé à un doigt lors de son numéro et qu'il pissait le sang sur scène, d'où les grimaces étranges qu'il faisait parfois. Lucas Kaminski improvise un super spectacle de bulles. Je fais remarquer à un copain qu'on se moque parfois des vieux magiciens qui nous parlent de leurs souvenirs de congrès d'antan... mais qu'on risque de finir comme eux en parlant de celui-là. En partant, je passe dire au revoir à Rubi et Joel Pablos m'invite à m'asseoir par terre avec eux pour tester un tour. On n'a pas encore trop trop entendu parler de lui, mais ça ne devrait pas tarder, car ce type est très fort et inventif. Dodo. Dimanche : Il y a deux conférences à 10h. Nicolas Striebel et Matt Pritchard, dont j'adore les illusions d'optique sur Instagram. N'étant pas parvenu à me lever suffisamment tôt (l'after du samedi a été fort animée et arrosée... et, à mon âge, on commence à avoir besoin de sommeil), je m'épargne ce choix cornélien (il faut voir les choses du bon côté). Je vais toutefois voir l'expo sur les supers illusions de Matt Pritchard, où je fais la connaissance de @Frédéric NOWACKI qui reconnaît ma tête. On prend le brunch ensemble (+un ami à lui dont j'ai oublié le nom, désolé 😬), on échange des trucs/manips et on file à la conférence d'Hector Mancha, qui est super. (Ce mec est DRÔLE ! Et il a ajouté un nouveau tour d'harmonica à mon répertoire) 14h : Parlour Show : Je suis assis juste à côté de Chloé Vivares. Ça va être difficile de huer Yann Frisch. De toute façon, il est tellement sympa et drôle que je l'aime bien à nouveau. Arthur Chavaudret est tout en maîtrise et en légèreté (autant dans sa magie que dans son humour). C'est beau. Robin Deville est un copain, je connais bien son numéro... mais il parvient à me bluffer totalement avec son final. Avant son numéro, Yann Frisch appelle Hector Mancha à la rescousse pour présenter. Et c'est super. Je le répète : ce type est DRÔLE. Yann Frisch nous fait Balltass. C'est beau. Je me lève comme les autres pour applaudir. Juan Colas fait un numéro de contact juggling magique qui m'ennuie un peu (je préfère le "vrai" contact juggling). L'ambiance hippie/ZAD étant bien installée après ça, Yann Frisch et Juan Colas se lancent dans un concert de kashakas (je vous laisse chercher.... pour les vieux qui auront la référence, disons que c'est un mélange de "tac tacs" et de maracas) que vient conclure Hector Mancha avec son harmonica 😀. Le spectacle se termine par le "Duo" de Rubi Ferez et Fernando Nadal. Ayant une affection particulière pour Rubi, je voulais voir ce numéro depuis longtemps. Et je n'ai pas été déçu. C'est intemporel, beau, drôle et impressionnant. Rubi est un peu l'auguste et Fernando le clown blanc. Ils sont parfaits chacun dans leur rôle. Mon numéro préféré de la journée, voire du week-end. Je ne peux malheureusement pas assister au cabaret magique, car j'ai de la route pour rentrer. Encore merci aux organisateurs et aux bénévoles.
    • Un inspecteur des services de renseignement (Samuel Raskin) inspecte la Zone 51:
    • Cool de s'y être croisé en effet! Les organisateurs et toute l'équipe ont réalisé un boulot incroyable et les retours sont à la hauteur de leurs efforts, espérons que cela continue!
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