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Il y a 2 heures, Patrick FROMENT a dit :

Hou la ! C’est une pu**** de question ça !


En gros ce que tu demandes c’est s’il existe des êtres éveillés ou bien si c’est une légende urbaine entretenue par les religions orientales (mais j'ai peut être mal compris la question)

Merci pour ta réponse extrêmement détaillée et finalement prudente. 

 

Il y a 2 heures, Patrick FROMENT a dit :

un maitre spirituel ne dit jamais (en général) qu’il est éveillé.

Sans que cela repose sur les mêmes fondements, c'est ce que l'on dit aussi pour ce qui concerne les êtres qui auraient des dons particuliers, des "pouvoirs" (cela peut aller de pouvoirs à la X-Men à n'importe quel don dit paranormal). Ils auraient intérêt, paraît-il, à le cacher car exposer une particularité physique ou psychique hors du commun ferait de cet individu une cible (politique, l'armée voudrait mettre la main sur le potentiel, ou pour l'appât du gain, et même les proches seraient en danger, etc.). Bref, il est intéressant de se poser la question de ce que l'on ferait soi-même dans un tel cas. 

Pour ce qui concerne les êtres dits éveillés, il semblerait donc qu'on soit voué également à ne jamais en rencontrer puisque, s'ils existent, la question de l'ego étant dépassé il ne leur est d'aucune nécessité de faire état de leur (hypothétique) éveil. Par ailleurs, je me demande quelle preuve pourrait présenter un Éveillé pour nous démontrer son éveil. (Un X-Man pourrait nous démontrer ses facultés, lui : hop, un rayon optique qui dévasterait un immeuble et l'affaire serait réglée 😉.) 

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Publié le (modifié)
 
Citation

 

Le 12/01/2021 à 14:54, Christian GIRARD a dit :
Le 03/10/2018 à 07:09, Patrick FROMENT a dit :

Puissent tous les êtres réaliser qu'ils ne sont rien et que, n'étant rien, ils sont tout.

Typiquement le genre de phrase qu'il faut une peu étayer d'arguments ou d'éléments explicatifs  pour en préciser le sens profond. Quand on n'est rien on est tout ?

 

Cette réponse est tout aussi obscure (pour moi 😉) :  

Le 15/01/2021 à 08:18, Patrick FROMENT a dit :

José Le Roy explique ça aussi à la manière dans la vidéo ci dessous (si tu ne veux regarder qu'une minute de la vidéo c'est entre 8:36 et 9:36)

 

J'ai écouté toute l'intervention de José, et même réécouté le passage concerné, désolé, je n'accroche pas, ça reste nébuleux. 

Alors comme ça, sous prétexte que je ne peux voir dans mon dos il me faudrait intégrer une notion de "Je ne suis rien" située derrière moi 😱 ? Pour ma part je tourne la tête (désolé pour cette idée d'homme sans tête de Douglas Harding, il se trouve que, comble de malchance peut-être, pour ma part j'en ai une) et je constate qu'il n'y a pas "rien", ça commence mal. 😉 

D'ailleurs ce farceur de Douglas a trouvé un moyen astucieux pour voir sa propre tête : un miroir à main ! Fallait y penser.

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Ensuite, en admettant cette notion de "Je ne suis rien" prétendument située derrière mes épaules (désolé mais même analogiquement ou métaphoriquement ça n'a pas de sens pour moi), j'écoute l'intervenant qui ajoute : « C'est parce que je ne suis rien que je peux être tout » !

Impossible pour moi de trouver un lien logique dans cette proposition. En tout cas j'ai compris le dessin (oups, la "carte de la première personne") de Douglas Harding, c'est déjà ça, mais ça me semble fumeux. 

***

Citation

Typiquement aussi le genre de paradoxe qu'on ne peut approcher que par une forme de spiritualité (fût-ce une spiritualité laïque) :

-Vous êtes un courant continu de changements, c'est vous et ce n'est pas vous. Celui qui voit le courant continu de changements ne change pas. Il est immuable. Il est absolu. Et c'est vous.
-En fait l'ego n'existe pas vraiment. Il donne l'apparence d'exister.
-La vérité est la réalisation que "je ne suis rien, je ne suis personne". Ainsi, "je suis tous les autres, je suis tout".
Swami Prajnanpad,  ABC d'une sagesse,  Albin Michel

J'ai déjà dit que je n'étais pas prêt à m'enfermer vingt ans dans une grotte pour méditer sur le rien que je suis en espérant devenir un Éveillé dont on ne connaît aucun exemple, c'est un pari que je n'ai pas envie de faire. 🤪

Et que lis-je dans la citation ci-dessus ? « En fait l'ego n'existe pas vraiment. » Là je me dis qu'on trouve vraiment tout et son contraire dans le grand bazar de la pensée spirituelle. Moi qui croyais qu'on devait lutter contre son ego et voilà que ça n'existerait pas vraiment... Faut savoir ! 🤣

 Bon, le mieux est de prendre des notes : pour l'instant je suis toutje ne suis rien, sans compter que je suis tous les autres et que je dois me libérer d'un ego qui n'existe pas vraiment. Gulp !

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
Il y a 4 heures, Christian GIRARD a dit :

Et que lis-je dans la citation ci-dessus ? « En fait l'ego n'existe pas vraiment. » Là je me dis qu'on trouve vraiment tout et son contraire dans le grand bazar de la pensée spirituelle. Moi qui croyais qu'on devait lutter contre son ego et voilà que ça n'existerait pas vraiment... Faut savoir !

Avec le temps et la dégénérescence physique, on finit par ne plus s'identifier à son corps.
Par contre, le mental semble inaltérable et il est beaucoup plus difficile de ne pas s'y identifier.
La fin de cette identification est difficile, car ressentie par le mental comme étant sa propre mort :

Citation

L’incapacité à s'arrêter de penser est une épouvantable affliction. Nous ne nous en rendons pas compte parce que presque tout le monde en est atteint : nous en venons à la considérer comme normale.

Le philosophe français Descartes a cru avoir découvert la vérité la plus fondamentale quand il fit sa célèbre déclaration : « Je pense, donc je suis. » Il venait en fait de formuler l'erreur la plus fondamentale, celle d'assimiler la pensée à l'être et l'identité à la pensée. Le penseur compulsif, c'est-à-dire presque tout un chacun, vit dans un état d'apparente division, dans un monde déraisonnablement complexe où foisonnent perpétuellement problèmes et conflits, un monde qui reflète l'incessante fragmentation du mental.

L'identification au mental crée chez vous un écran opaque de concepts, d'étiquettes, d'images, de mots, de jugements et de définitions qui empêchent toute vraie relation. Cet écran s'interpose entre vous et vous-même, entre vous et votre prochain, entre vous et la nature, entre vous et le divin. C'est cet écran de pensées qui amène cette illusion de division, l'illusion qu'il y a vous et un « autre », totalement séparé de vous. Vous oubliez un fait essentiel : derrière le plan des apparences physiques et de la diversité des formes, vous ne faites qu'un avec tout ce qui est.

Le mental est un magnifique outil si l'on s'en sert à bon escient. Dans le cas contraire, il devient très destructeur. Plus précisément, ce n'est pas tant que vous utilisez mal votre « mental » ; c'est plutôt qu'en général vous ne vous en servez pas du tout, car c'est lui qui se sert de vous. Et c'est cela la maladie, puisque vous croyez être votre mental. C'est cela l'illusion. L'outil a pris possession de vous.

Ce n'est pas parce que vous réussissez à terminer un jeu de mots croisés ou à fabriquer une bombe atomique que vous savez vous servir de votre mental. Ce dernier aime se faire les dents sur des problèmes, comme les chiens le font avec les os. Voilà pourquoi il fait des mots croisés et invente des bombes atomiques, alors que vous, l'Être, ne portez intérêt ni à l'un ni à l'autre. Dans ce cas, le mental se sert de vous et vous vous êtes inconsciemment identifié à lui. Par conséquent, vous ne savez même pas que vous êtes son esclave. C'est un peu comme si vous étiez possédé sans le savoir et que vous preniez l'entité qui vous possède pour vous.

La liberté commence quand vous prenez conscience que vous n'êtes pas cette entité, c'est-à-dire le penseur. En sachant cela, vous pouvez alors surveiller cette entité. Dès l'instant où vous vous mettez à observer le penseur, un niveau plus élevé de conscience est activé et vous comprenez petit à petit qu'il existe un immense royaume d'intelligence au-delà de la pensée et que celle-ci ne constitue qu'un infime aspect de cette intelligence. Vous réalisez aussi que toutes les choses vraiment importantes - la beauté, l'amour, la créativité, la joie, la paix - trouvent leur source au-delà du mental. Et vous commencez alors à vous éveiller.

 

Texte rédigé par IA

Publié le
Il y a 6 heures, Christian GIRARD a dit :

Et que lis-je dans la citation ci-dessus ? « En fait l'ego n'existe pas vraiment. » Là je me dis qu'on trouve vraiment tout et son contraire dans le grand bazar de la pensée spirituelle. Moi qui croyais qu'on devait lutter contre son ego et voilà que ça n'existerait pas vraiment... Faut savoir ! 

Effectivement ça semble obscur et contradictoire.
Bon…
Si on considère l’ego comme un ensemble de représentations de soi-même (pour prendre la définition psychologique classique) on constate que ce n’est rien que des pensées, des identifications diverses et une sorte de construction mentale. On peut donc bien dire que « ça n’existe pas vraiment ».
Il ne faut pas « lutter » contre son ego (qui par ailleurs n’existe pas), la proposition qui est faite est juste de comprendre que c’est une construction illusoire. Le comprendre intellectuellement est assez simple, en faire l’expérience par contre est plus compliqué. Et l’éveil c’est (parait-il) faire cette expérience là !

 

Il y a 1 heure, Christian DELAMORINIERE a dit :

Avec le temps et la dégénérescence physique, on finit par ne plus s'identifier à son corps.
Par contre, le mental semble inaltérable et il est beaucoup plus difficile de ne pas s'y identifier.

Je ne suis pas certain que ce soit le mental qui semble inaltérable (là encore il faudrait donner une définition du mental et expliquer chaque mot de la définition).
Ce qui est à peu près inaltérable tout au long d’une vie c’est cette impression d’exister donc cette sorte de "conscience-témoin" qui est à la fois le témoin de mes sensations corporelles, le témoin de mes pensées et de mes processus mentaux, le témoin de mon existence et le témoin de mes changements qu’ils soient physiques ou mentaux.


D’ailleurs nous n’avons pas soulevé un autre paradoxe : si l’éveil consiste en la dissolution du moi et de l’ego, Qui s’éveille et Qui fait la constatation de l’éveil ?
La réponse est simplement que c’est la conscience qui fait la constatation de ça mais une conscience qui n’est pas personnelle, une sorte de conscience pure que j’aime bien appeler (avec bien d'autres) la "conscience-témoin".

Je sais que cette expression de "conscience-témoin" ou de "conscience pure" peut être sujette à bien des malentendus. Je ne parle pas ici d'une sorte de "supra conscience" et je ne suis pas en train de faire des spéculations sur l'âme ou sur une sorte de principe spirituel. Je pense que n'importe qui qui fait un peu d'introspection peut faire l'expérience de cette conscience témoin qui est, simplement, si on veut la définir en termes plus psychologiques (tout en restant rationnel), un fonctionnement de notre psychisme plus distancé et moins identifié.
 

Il y a plein de définitions sur internet de la conscience-témoin. Une assez simple (et en lien avec la spiritualité et l'éveil dont nous parlons dans les derniers messages) se trouve sur le site de Vincent Sollero :

Le témoin est ce qui observe la vie dans une paix intérieure imperturbable. Cette paix intérieure totale est son état naturel et nous verrons plus bas pourquoi il ne peut pas changer. Il arrive un moment avec la méditation régulière où nous constatons que nous sommes cela, ce qui observe tout ce qui se passe dans notre vie sans y être attaché, identifié. Nous sommes ce qui observe

(...)

Nous sommes passés de l’identification de la conscience à l’égo, à l’observateur des expériences que vit l’égo. Nous constatons que l’égo est un produit, une création pour pouvoir expérimenter dans le monde physique, mais que nous ne sommes pas ce corps et ce mental.

source

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le (modifié)
Il y a 12 heures, Patrick FROMENT a dit :

nous ne sommes pas ce corps et ce mental.

Merci pour ces développements. Selon moi, ce que nous sommes c'est justement la somme de toutes ces facettes qui nous animent, je ne crois pas qu'en amputer quelques-unes au profit d'une autre permette d'accéder à ce que nous sommes "essentiellement". Nous sommes aussi et peut-être surtout des corps (mais certainement pas des corps sans tête, n'en déplaise à ce cher Douglas 😉). 

Modifié par Christian GIRARD
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Excellente conférence de Jim Holt


Pourquoi le monde existe-t-il ?


faisant écho à ma lecture du moment (du même auteur) :

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Jim Holt aborde la question aussi bien sous l’aspect scientifique que philosophique sans rechigner à aller chercher du côté de la spiritualité. Cette approche ne m’est pas insensible. 🙂


Le ton est frais, drôle, abordable sur le plan technique tout en étant emprunt de rigueur. J’aime !!!


Ceux qui ne se posent pas de questions sur les raisons de leur existence et celle du monde sont des débiles mentaux. (Arthur Schopenhauer)
... En même temps ce type de questions a le pouvoir de mettre en pièces son propre esprit si on si attarde trop. (Bernard Lovell)

Il est vrai que le vertige métaphysique peut d’ailleurs faire perdre pied avec la réalité et conduire à la DR. 🙂

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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