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Il y a 5 heures, Christian Girard a dit :

Sinon voici ce que propose Google quand l'ordinateur est fonctionnel :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sens_de_la_vie

Bel article !

J'aime bien la citation de Claude Allègre :

Citation

Elle (la science) sort par contre de son rôle lorsqu’elle fait croire qu’elle peut avoir, ou aura, une réponse à la grande question : que faisons-nous là au milieu de cet univers de milliards de milliards de galaxies avec notre cerveau, nos cent milliards de neurones perdus dans l’immensité de l’univers ? D’où venons-nous ? l’univers a-t-il un sens ? La science n’a pas et n’aura jamais de réponse à ces questions, et elle doit le dire. Sans honte.

 

A la lecture de cet article, je me pose quand même une question : Comment concilier la dystéléologie et la logothérapie:)

Modifié par Shiva (Patrick)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Il y a 2 heures, Christian Girard a dit :

Je propose cette seconde question : Et si la quête des signes de l'existence de la réalité était une façon de donner du sens à la vie ? 

Oui. Toute quête peut être considérée comme une façon de donner du sens à la vie.

Lorsque la quête touche à des questions comme « D’où venons-nous ? Où allons nous  ? » ou « Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Qu’est ce qui existe ? », elle devient une quête de sens.

Ces questions sont insolubles comme le dit l’article dont tu as mis le lien mais il n’empêche que se les poser est aussi un chemin initiatique de connaissance de soi et de développement.

De toute façon je ne pense pas qu’on choisisse de se poser des questions ou pas. Il me semble que c’est plutôt les questions qui nous choisissent. 

Je ne serais pas aussi radical que Schopenhauer (toujours dans l’article dont tu as mis le lien) disant « Qui ne s’interroge pas est une bête, car le souci constitutif de toute vie humaine est celui de son sens ».

Il y a des personnes pour qui ces questions sont stériles et n’ont aucun sens (c’est un point de vue aussi respectable qu’un autre). Et puis il y a aussi les personnes qui se protègent et qui sentent que se poser ces questions serait comme ouvrir une boite de Pandore ou faire un saut dans un grand vide. Parfois l’existence les force quand même à se poser ces questions (à l’occasion d’un deuil, d’une séparation ou d’une maladie par exemple).

J’ai déjà dit par ici que toutes ces questions (sur le sens de la vie, sur la nature de ce qui existe, sur le statut de la conscience etc…) ne sont pas "intellectuelles" ou "philosophiques", elles sont surtout existentielles (c’est à dire qu’elles touchent à l’existence même).

Modifié par Shiva (Patrick)
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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Le 25 août 2018 à 10:31, Christian Girard a dit :

Pas besoin d'invoquer le Dalaï Lama (qui n'est pas une autorité pour ce qui concerne la neurologie

En tout cas il arrive, en 2005, à être le premier conférencier "non scientifique" inscrit au programme d’une série de conférences données par la prestigieuse société américaine de neurosciences.

Ce qui a valu, à l’époque, une belle polémique :

Neurosciences : le Dalai Lama sème le trouble

Il est fort ce DL (non... pas Dany Lary :D )

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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De quoi la réalité est-elle le nom ?

 

 

Monsieur Phi met le doigt, en particulier, sur des petites difficultés liées au langage lorsqu’on emploie le mot (et le concept) de « réalité » et considère qu’il est plus utile de définir ce qui est « réel ».

Notons d’ailleurs que pas mal d’incompréhensions dans ce fil (surtout au début) sont liés à des soucis de langage et de définition de mot.

Pour revenir à la vidéo j’aime bien la partie entre 7’53  8’47 qui exprime bien ce qui vient d’être dit plus haut.

On cite souvent Berkeley comme le plus « antiréaliste »des philosophes… pourtant il ne niait pas la réalité, il ne niait que la matière. En fait, il était plutôt réaliste :).

Citation

Que les choses que je vois de mes yeux et celles que je touche de mes mains existent bien, qu’elles existent réellement, je ne soulève aucune question à ce sujet. La seule chose dont nous nions l’existence, est celle que les philosophes appellent matière ou substance corporelle. Et, quand on agit de la sorte, on ne cause aucun dommage au reste des hommes, qui, j’ose le dire, n’en seront jamais privés.  […] Ce que je vois, j’entends et je touche existe réellement, c’est-à-dire ce que je perçois, je n’en doute pas plus que de ma propre existence. Mais je ne vois pas comment le témoignage des sens pourrait être allégué comme preuve de l’existence d’une chose qui n’est pas perçue par le sens.

George Berkeley - Traité sur les principes de la connaissance

 

Modifié par Shiva (Patrick)

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Paul Binocle

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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