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Quant aux histoires de rêves, c'est intéressant. Personnellement je ne me souviens quasiment jamais de mes rêves. Vous me direz peut-être que ça cadre bien avec ma personnalité très rationnelle ? :confused:

Une autre piste : tu dors trop bien mdr , il faut se réveiller pour encoder !

Dans une étude publiée dans la revue Neuropsychopharmacology, les chercheurs montrent que la jonction temporo-pariétale, un carrefour du traitement de l’information dans le cerveau, est plus active chez les grands rêveurs. Elle induirait une plus grande réactivité aux stimulations extérieures, faciliterait ainsi le réveil au cours du sommeil, ce qui favoriserait la mémorisation des rêves.

[video:youtube]

Source :

http://presse-inserm.fr/pourquoi-le-cerveau-se-souvient-il-des-reves/11156/

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Dr. Susan Blackmore

susan.jpg

Dr. Susan Blackmore By Kevin Williams :

One of the most dedicated skeptical researchers of near-death experiences is Susan Blackmore, a senior lecturer in psychology at the University of the West of England, a parapsychologist, and Zen Buddhist. She is the author of several books including: Dying to Live, In Search of the Light, and her latest, The Meme Machine. Her theories concerning NDEs are very impressive and well worth understanding. She is a formidable skeptic, not only of the "afterlife theory" of the NDE, but on many other paranormal phenomena.

Susan is also one of the few researchers who actually had a out-of-body experience herself.

Source : http://www.near-death.com/experiences/experts09.html

Susan Jane Blackmore (29 juillet 1951-) est psychologue (détentrice d'un doctorat en parapsychologie), écrivain, conférencière et animatrice d'émission. Elle est surtout connue pour son livre, The Meme Machine

Elle est membre du Committee for Skeptical Inquiry, qui est une des organisations les plus importantes du mouvement sceptique contemporain.

Susan Blackmore fit ses études au St. Hilda's College (Oxford) ; en 1973 elle obtint un diplôme (BA) en physiologie et en psychologie. Elle poursuivit des études post-doctorales en psychologie environnementale à l'Université de Surrey, obtenant un nouveau diplôme (MSc) en 1974. En 1980, elle reçut son PhD en parapsychologie dans la même université ; sa thèse s'intitule La Perception Extrasensorielle comme Processus Cognitif (Extrasensory Perception as Cognitive Process). Elle finit par abandonner les recherches en parapsychologie, devenue sceptique quant à l'existence du Psi, pour se consacrer au débat sur la nature de la conscience. Dans son article Why I have given up, Susan Blackmore explique pourquoi elle a quitté le domaine de la recherche en parapsychologie.

En plus de ses travaux de vulgarisation célèbres sur les mèmes, Blackmore a abordé des sujets plus larges, tels que la théorie de l'évolution, la nature de la conscience, et le paranormal.

Ses apparitions à la télévision britannique sont nombreuses, notamment dans le cadre d'émissons portant sur les phénomènes paranormaux tels que les fantômes, la perception extrasensorielle, et les expériences de "sortie du corps" (voyage astral), jouant souvent (selon ses propres termes) le rôle peu enviable du "sceptique de service" ; elle a également animé une émission portant sur les "abductions" extra-terrestres. Une autre de ses émissions a abordé la question de l'intelligence des singes.

Elle fut membre du comité éditorial de la revue en ligne Journal of Memetics de 1997 à 2001. Depuis 1998 elle est conseiller éditorial pour la revue Skeptical Inquirer.

Son dernier ouvrage, Consciousness: An Introduction (2004), est un manuel de synthèse dans lequel sont évoqués, entre autres, les princiaux débats contemporains sur la conscience en philosophie de l'esprit : le problème corps-esprit, le hard problem (problème difficile) de la conscience (problème exposé par David Chalmers en 1996 dans The Conscious Mind), les sciences cognitives, et l'intelligence artificielle.

Sur le phénomène ovni, elle considère que les enlèvements par les extraterrestres s'expliquent le plus souvent par un épisode de paralysie du sommeil.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_Blackmore

***

L'aveugle qui arrive à lire les numéros sur la plaque qui est sous son lit, ça mériterait de faire la une du 20 heures !

;) :

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Elle finit par abandonner les recherches en parapsychologie, devenue sceptique quant à l'existence du Psi, pour se consacrer au débat sur la nature de la conscience.

C'est effectivement LA question fondamentale !

(le reste est folklore... et divertissement ! :) )

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Une autre piste : tu dors trop bien mdr , il faut se réveiller pour encoder !

C'est possible. En effet je dors bien en général. La question qui se pose, c'est est-ce que ma jonction temporo-pariétale est mal fichue (si oui, pourquoi et quelles autres conséquences) ou bien est-ce que c'est simplement parce que je suis du genre plutôt cool, donc pas de prise de tête la nuit... :cool:

  • 2 months plus tard...
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Il y a plusieurs documents en attente que j’aimerais produire dans ce sujet mais je manque de temps…

À lire, les actes du Colloque « L'Expérience de Mort Imminente : Premières rencontres internationales » de juin 2006, :

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Le 17 juin 2006, à l'initiative d'une jeune journaliste de 28 ans, Sonia Barkallah, les meilleurs experts internationaux de l'Expérience de Mort Imminente (EMI ou NDE pour Near - Death Experience) se réunissaient à Martigues autour du Dr Raymond MOODY, auteur de "La Vie après la Vie", pour faire le bilan de 30 années de recherches et de réflexions autour de ce phénomène hors du commun, vécu par des dizaines de millions de personnes dans le monde. Plus de 2000 personnes se sont déplacées ce jour-là de la France entière et des pays alentour pour écouter ces échanges passionnants et ces présentations magistrales. Le plus large public jamais réuni pour un tel événement ! Le résultat, vous l'avez entre les mains : près de 200 pages d'information d'une richesse et d'un intérêt inégalés. Un document de travail irremplaçable pour les chercheurs. Une source de connaissance et de compréhension exceptionnelle pour quiconque s'interroge sur la nature de la conscience et le sens de la vie.

En DVD : http%

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mdr + :(

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Il y a plusieurs documents en attente que j’aimerais produire dans ce sujet mais je manque de temps…

À lire, les actes du Colloque « L'Expérience de Mort Imminente : Premières rencontres internationales » de juin 2006, :

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Le 17 juin 2006, à l'initiative d'une jeune journaliste de 28 ans, Sonia Barkallah, les meilleurs experts internationaux de l'Expérience de Mort Imminente (EMI ou NDE pour Near - Death Experience) se réunissaient à Martigues autour du Dr Raymond MOODY, auteur de "La Vie après la Vie", pour faire le bilan de 30 années de recherches et de réflexions autour de ce phénomène hors du commun, vécu par des dizaines de millions de personnes dans le monde. Plus de 2000 personnes se sont déplacées ce jour-là de la France entière et des pays alentour pour écouter ces échanges passionnants et ces présentations magistrales. Le plus large public jamais réuni pour un tel événement ! Le résultat, vous l'avez entre les mains : près de 200 pages d'information d'une richesse et d'un intérêt inégalés. Un document de travail irremplaçable pour les chercheurs. Une source de connaissance et de compréhension exceptionnelle pour quiconque s'interroge sur la nature de la conscience et le sens de la vie.

En DVD :

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Le second colloque :

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Le second colloque de mars 2013 :

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On peut également regarder et écouter ce via le DVD assez complet (durée : 269 minutes) :

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Extraits des interventions des 2emes Rencontres Internationales sur les expériences de mort imminente qui se sont déroulées les 9 et 10 Mars 2013 à Marseille. Un événement organisé par Sonia Barkallah. Que s'est-il passé depuis le colloque de Martigues du 17 Juin 2006? Le public a de nouveau répondu présent, et 2000 personnes ont assisté à un évènement unique au monde. Revivez les grands moments de ces deux journées mémorables, qui marquent une nouvelle fois une étape importante pour la compréhension des Expériences de mort imminente ( EMI). Avec les participations des Drs Raymond Moody, Eben Alexander, Jean Jacques Charbonier, Jean Pierre Postel, Jeffrey Long, Eyal Chaim Goldberger, Olivier Chambon ,Bernard Samson ainsi qu' Eric Dudoit, Sylvie Cafardy, Vanessa Charland Jody Long, Penny, Claire Bazin Sartori, Annie Babu, Bernard Dubreuil,Xavier Rodier, Eliane Lheureux et Christophe Lopez. Extraits des conférences et débats ainsi que des témoignages et interviews diffusés lors du colloque. Animation Plateaux : Jocelin Morisson, Catherine Selden et Sonia Barkallah

***

Faux départ de Sonia Barkala est un film qui fait référence (au moins en France) sur le sujet des EMI.

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Voici une interview de Sonia :

[video:youtube]

Le site de la réalisatrice : http://www.s17production.com/fr/Faux-depart.asp

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Christian bonjour,

Comme tu t'intéresses à la mort, il existe une technique de méditation particulière, centrée sur le souffle. Il faut s'allonger et observer son souffle. A un moment donné, on ne respire quasiment plus ce qui peut faire peur au mental (s'il y a des peurs reliées à la mort). Celui qui dépasse ce stade devient zen par rapport à la mort...

L'état dynamique ressenti dans ce type d'approche est équivalent à une NDE sauf que l'on est toujours vivant.

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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