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« Les pièces »

Comme tous les magiciens, quand j’ai commencé à travailler avec des pièces, j’ai travaillé avec des dollars de type « walking liberty ».

Dans un premier temps, pour faire comme tous les magiciens…….et dans un second temps parce que ce sont des pièces magnifiques !!! Cependant, un jour je me suis posé la question suivante : Nous sommes en France, est il logique que le magicien fasse un tour de pièces avec des dollars de 1940 ?

Déjà dans l’esprit du spectateur, si la pièce disparait dans la manche, c’est que le matériel est forcément truqué… Lui présenter un superbe effet avec une pièce qu’il ne connait pas, n’est pas forcement justifié, le rêve s’est envolé avant même d’avoir commencé ! et ce, même si les magiciens essaient de rassurer les spectateurs en utilisant des phrases toutes faites du type : « Je suis collectionneur », « j’aime les belles choses », « je reviens d’un voyage à Vegas »)

Je pense qu’il est plus logique de présenter un tour avec simplement des pièces d’Euros, empruntées à un spectateur. De fait, l’effet est renforcé, on enlève ainsi une notion de trucage et de méfiance : ce sont les pièces d’un spectateur. !

Certains pensent que les euros sont des pièces trop petites, pour moi, elles ont surtout l’avantage d’être connues de tous.

Quand je fais une routine qui nécessite des pièces plus grosses, je travaille avec des pièces de 5 Francs en essayant d’utiliser l’émotion qu’elles suscitent chez le spectateur : « Je vais vous présenter un miracle avec des pièces, 4 pièces, les plus belles pièces du monde, vous vous souvenez… ? » Et là, je les lui tends. Les spectateurs sont ainsi heureux de revoir les Francs et donc se méfient moins.

Et vous ?

Rodolphe

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Si c'est bien amené, peu importe l'origine ou l'époque des pièces. Elles feront leur effet car accessoires intégrés au scénario. Exemple avec une routine de Christian Chelman dans LU, qui utilise des pièces de diverses époques et d'origines diverses. On en revient alors à l'utilité d'un scénario, et de ce qu'est la magie ... mdr

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Si c'est bien amené, peu importe l'origine ou l'époque des pièces. Elles feront leur effet car accessoires intégrés au scénario. Exemple avec une routine de Christian Chelman dans LU, qui utilise des pièces de diverses époques et d'origines diverses. On en revient alors à l'utilité d'un scénario, et de ce qu'est la magie ... mdr

Ce n'est pas un tour de pièces...

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effectivemeent la logique de Rodolphe parait imparable mais je vois personnellement le raisonnement dans l'autre sens et surtout d'un autre oeil. le magicien possèdent des objets que les autres n'ont pas, la pièce walking liberty est magnifique et assez rare elle est en plus faite dans un métal noble ou quelque peu précieux qu'est l'argent. qui plus est la rareté de l'objet, sa beauté permettent une multitude de texte qui installent une ambiance magique. fort de ce premier succès dans l'approche on permet ensuite au spectateur de toucher et d'examiner le bel objet whaouuuuuuuu!!!! là déjà le spectateur est captivée (j'ai touché ses pièces si si je te jure et j'ai rien vu......) (yes gagné) secondo il se rend compte que l'objet rare et beau est normal ou truqué très habillement ......le spectateur est encore bercé..... enfin une routine dévastatrice comme a su si bien le faire Rodolphe devant mes yeux avec je cite " eight" peut être en parlera-t-il après ou il la gardera bien à lui et là après le climax il arrive que certains spectateurs s'autolysent par pendaison .

parce que avec de beaux objets que les autres n'ont pas ils diront peut être c'est truqué on peut pas le faire où est-ce qu'il a eu ses pièces ou simplement p....n quel magicien

tout comme avec des euros empruntés il dira simplement p....n quel magicien quel technique mais au final les gens sont bluffés dans les deux cas de la même façon pour l'une avec des beaux objets rares pour l'autre avec les objets de tous les jours .

voili voilou, je me suis arraché sur ce coup là............lol

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Si c'est bien amené, peu importe l'origine ou l'époque des pièces. Elles feront leur effet car accessoires intégrés au scénario. Exemple avec une routine de Christian Chelman dans LU, qui utilise des pièces de diverses époques et d'origines diverses. On en revient alors à l'utilité d'un scénario, et de ce qu'est la magie ... mdr

Ce n'est pas un tour de pièces...

Equivox est effectivement un effet avec des pièces sans être spécifiquement un tour de pièces.

Mais bon, il y a le Zoomatrix et Escape from the Zoo, sans compter toutes les routines comme 10/6 et Alice's Mirror, Totem 7, Coney's Coin, Eshu's Gift... qui utilisent des pièces très spécifiques dans des scénarios bétonnés.

Certains routines qui donnent l'impression d'être improvisées (mais toujours scénarisées) nécessitent de la "monnaie qui traîne en poche".

La routine Twister (the Magneto effect n°4) n'aurait pas beaucoup de sens si la pièce n'était pas empruntée.

La pièce est donc simplement un accessoire qui convient à un scénario précis.

Punt aan de lijn, pas de raison d'en faire un fromage.

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En dehors de l'aspect visuel ou contextuel lié à l'usage de telle ou telle pièce, il ne faut pas oublier non plus que chacun a une morphologie propre (sans compter la personnalité).

Personnellement j'ai trouvé un compromis en utilisant des pièces en argent de 10€. Pourquoi ?

1/ c'est dans l'ère du temps

2/ les gens connaissent et s'ils ne connaissent pas, on leur fera découvrir une pièce bien française (oui môssieur lol)

3/ elles sont suffisamment grandes pour être vues des spectateurs

4/ ok, elles sont brillantes, car neuves, ce n'est pas toujours un atout, mais bon, il faut bien un défaut !

5/ pour moi, elles ont la bonne taille (par rapport à mes mains) et je les "sens" bien lorsque je les manipule.

Sinon je suis d'accord avec CED. Si le scénario s'y prête et que l'on a la possibilité de le rendre encore plus authentique en utilisant des objets / des pièces adéquates, autant le faire.

Sauf erreur, Tommy Wonder utilisait bien des pièces hollandaises dans certaines routines (ou explications de routines), ou bien ?

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Moi je trouve que, plus que toute autre magie, la magie des pièces doit se faire avec les pièces que vous avez sous la main dans le pays ou vous êtes. Mieux encore, si possible, avec des pièces qui viennent des poches des spectateurs.

Bon je dis ça... la plupart du temps j'ai des deniers du XIVè siècle... c'est pas ma faute, c'est de la que je viens... ;)

Publié le (modifié)

IL y a des routines un peu plus "street" ou "table hopping" dans lesquelles on peut empreunter la pièce au spectateur, et des routines plus "habillées" durant lesquelles il vaut peut être mieux utiliser ses propres pièces.

Ne serait ce que si on perform pour un certain nb de personnes qui ne sont pas à bout portant, des pieces taille 10FF Hercule ou 50FF se verront bcp mieux.

Et pour Tommy Wonder, il utilise même dans ses DVD des pièces de 5FF bien de chez nous ! ;o)

Je m'entraine pour ma part avec différentes tailles de pièces (1/2 dollar, dollar, 50FF, 2 Euro) et différentes monnaies. Ainsi malgré mon niveau de débutant j'ai quelques repères et je peux enchainer soit avec ce que j'ai, soit avec ce qu'il y a dans les poches d'autrui (et plutôt de leur plein gré ^^ )

Modifié par Chakkan

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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