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Publié le
Il y a 6 heures, Artemis a dit :

Re ;)

 

Mais du coup cette licence, elle est obligatoire pour qui ? L'organisateur, c'est à dire le théâtre non ?

Honnêtement je pense que c'est très très flou et qu'on coupe des cheveux en quatre là. Parce que cette date, pour un spectacle en théâtre et vu que c'est mon spectacle, je la cale bien avec le propriétaire du théâtre selon mes dispo et les siennes, et pour une presta selon les dispo du client, comme le plombier cale un rendez vous avec un client... Si j'étais simple artiste dans une comédie musicale par exemple, je n'ai pas mot par rapport au choix de la date du spectacle, je n'en suis pas le producteur, là je suis d'accord c'est du salariat.

Le statut d'AE est donc licite pour un magicien, il ne faut juste pas qu'il soit combiné avec du salariat, on est d'accord sur ça ?

le statut est "licite", le magicien n'est alors pas un "artiste" au sens de la législation sociale. Sur le fond le "choix" de statut fiscal et/ou social, est un choix personnel en fonction de ses objectifs patrimoniaux.

«Commencer à penser par soi même c'est déjà faire partie de la solution, »

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Publié le

Artemis , tu ne veux pas comprendre une chose SIMPLE , ( d'ailleurs l'ami Andy :D m'a devancé en plubliant le decret qui n'a aucune ambiguité !!) il y a un decret PRECIS   qui  dis que lorsqu'on est artiste on a besoin OBLIGATOIREMENT d'une licence ( N.B. : ce qui implique egalement d'être inscrit au RMou RC   et RSI  !!!!!)  partant de là tu ne peux y echapper , je peux egalement faire parvenir une lettre du service JURIDIQUE de l'URSSAF ( je suis sans doute le seul à posseder ce type de courrier)   qui  également oblige à la possession de cette licence.  et ENFIN si tu n'est pas encore convaincu voici ce qu'écrit la fédération des AE !!!:

Les limitations
La circulaire du 28 janvier 2010 prend donc bien soin de préciser que "l'artiste du spectacle
est exclu au cas général du régime de l'auto-entrepreneur". De façon plus précise, elle
indique que "les artistes du spectacle soumis au régime général de la sécurité sociale et
bénéficiant de la présomption de salariat, ne peuvent pas bénéficier du régime de l'autoentrepreneur
pour l'exercice de cette activité". C’est clair !
En effet, l'article L.7121-3 du Code du travail prévoit que "tout contrat par lequel une personne
s'assure, moyennant rémunération, le concours d'un artiste du spectacle en vue de sa
production, est présumé être un contrat de travail dès lors que cet artiste n'exerce pas
l'activité qui fait l'objet de ce contrat dans des conditions impliquant son inscription au registre
du commerce".
Le double statut n'est donc pas envisageable dans la même profession (ce qui n'empêche
pas un artiste d'avoir une autre activité en tant qu'auto-entrepreneur bien évidemment). Vous
pouvez donc tout à fait accéder au régime de l’auto-entrepreneur, à condition d’exercer une
activité autre que celle exercée en tant qu’intermittent. Ainsi, si vous êtes régisseur du son,
vous ne pouvez proposer vos services d’installation de sonorisation en tant qu’autoentrepreneur.
Mais vous pouvez créer une entreprise d’achat revente de matériel de musique
par exemple.
Il semble donc judicieux aujourd’hui de dissuader artistes et employeurs de recourir
ensemble au régime d'auto-entrepreneur, pour ces trois raisons notamment :
règles relatives à la présomption de salariat,
conséquences de l'affiliation au régime général de la sécurité sociale,
conséquences de l’affiliation au régime fiscal de la micro-entreprise qui "limite le
développement d'entreprises prestataires de spectacle" (seuil de chiffre d’affaires)
Il est en revanche tout à fait possible pour un artiste du spectacle vivant ou enregistré
agissant seul de recourir au régime.
Les possibilités d’inscription au régime
Il reste cependant possible de recourir au régime d'auto-entrepreneur dans le secteur du
spectacle vivant ou enregistré. Mais la circulaire du 28 janvier le réserve à deux cas
particuliers :
Le premier est celui des entrepreneurs de spectacle vivant. La circulaire rappelle toutefois
que le recours au statut d'auto-entrepreneur ne dispense pas de la réglementation applicable
à cette profession : inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des
métiers et obtention d’une licence d’entrepreneur du spectacle. Pour obtenir cette licence,
rendez-vous ici ! [2]
Le second cas de figure est celui des prestataires techniques, qui peuvent légalement utiliser
ce statut.
Enfin, la circulaire rappelle aux organisateurs de spectacles (dont les collectivités territoriales)
que le recours aux services d'un auto-entrepreneur prestataire de services - et notamment
prestataire technique - est licite "à la condition que ce dernier exerce son activité de façon
réellement indépendante, faute de quoi la relation entre les parties encourt un risque de
requalification du contrat de prestation en contrat de travail". Une dérive largement possible et
aujourd’hui dénoncée par le Ministère.

 

 

Et pour terminer je voudrais simplement te signaler que le choix de ton statut est TRES IMPORTANT car si tu es artiste en A.E  , tu ne peux en AUCUNE MANIERE etre de temps à autre  artiste en tant que salarié !!!!!!!!! Là au premier controle il te redresse  ainsi que tes clients  ( ne pas jouer avec le feu )  Il y a un artiste qui s'est pris 40000 euros de redressement avec  cette situation 

Publié le

Merci des précisions Teddy, j'ai enfin l'impression d'y voir plus clair. Du coup je vais voir pour cette licence et me renseigner.

Et oui effectivement, je comprends bien que je ne puisse pas faire un mélange des 2, c'est soit le salariat soit le free lance :)

eeeeeeeeeeet hop

  • 3 weeks plus tard...
Publié le

on en reparlera lorsque Macron sera au pouvoir... je pense vraiment qu'il faut faire une distinction entre un magicien qui "anime" grâce à sa magie un mariage par exemple. et un magicien qui fait un spectacle dans une salle avec billetterie, promo, etc.

DJ jean-claude : AE

David Guetta : Intermittent 

Publié le

Il n'y a en fait aucune distinction, le magicien facture aussi bien le particulier ou l'agence d'événementiel pour le mariage que le théâtre pour le spectacle (avant le spectacle pour une cession, après le spectacle pour une coréalisation avec une facture de la moitié des recettes).

David Guetta intermittent ?? Tu rigoles j'espère, ça fait un moment qu'il est chef d'entreprise de sa boîte ^^

eeeeeeeeeeet hop

Publié le

Et moi je ne vois pas en quoi on serait obligé de passer par le GUSO ? Le statut d'AE pour les magiciens est tout à fait licite, et si je n'avais pas créé ma micro entreprise je n'aurais pas eu accès aux aides de l'ADIE par exemple.

eeeeeeeeeeet hop

Publié le
il y a 18 minutes, Artemis a dit :

Et moi je ne vois pas en quoi on serait obligé de passer par le GUSO ? Le statut d'AE pour les magiciens est tout à fait licite, et si je n'avais pas créé ma micro entreprise je n'aurais pas eu accès aux aides de l'ADIE par exemple.

Ah mais moi par rapport aux autres j'm'en cogne, chacun se met sous le statut qu'il veut, chacun demande les tarifs qu'il veut, j'ai pas écrit qu'on est obligé mais pourquoi vous avez peur ??

Keep cool & pense a un objet du quotidien mais pas une maison ... un soleil ou un bonhomme ;) 

Publié le (modifié)
il y a 11 minutes, Andy Scott a dit :

[...] ma propre Société à statut SNC, ainsi que bénéficiaire de l'ADIE.  [...] les E.I relevant du régime fiscal de la M-E sont automatiquement soumis au régime M-S, aussi, j'avoue être intrigué par le Code APE de ton activité AE.

Roh p*tain, là j'ai décroché... mdr

(Moi mon mot codé tout le monde le comprend)

Modifié par TanMai

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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