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Publié le

Merci Andy,

Ton approche est donc instinctive et pragmatique. Elle fait appel à la fois à ton ressenti et probablement à ton expérience. Je procède souvent ainsi.

Quand je parle de technique(s) j’entends par là une méthode de sélection pour intuitivement prouver au public que le choix du spectateur est honnête (lorsqu'on à besoin d'affirmer cette certitude, que ce soit vrai ou non) .

L'idée, c'est de ne pas détruire un effet parce que quelqu'un pense dans la salle. "ça ne peut être qu'un compère ". Dans la sélection avec un objet lancé dans le public, cette réflexion de la part du public est d’emblée éliminée.

Seulement cette façon de procéder manque singulièrement d'originalité. Je l'utilise comme beaucoup, mais je souhaites trouver autre chose. (j'ai pas dis mieux).

Prenons l'exemple du pré show. Lorsque le spectateur est sur scène et que l'on lui fait préciser que rien n'a été convenu à l'avance, il va bien entendu répondre non. Mais c'est aussi ce que ferait un complice du magicien si la question lui était posé.

Je ne crois pas le public si naïf. Ce n'est pas parce qu'on dit une chose qu'elle est vraie. On en doute d'autan plus que, quelques instants après, le magicien fait un truc de folie. Cette solution qui s'impose naturellement car (heureusement et en principe) le public n'est pas formé à nos techniques secrètes.

Si une personnalité locale est mise à contribution, est elle "honnête" de par son statut ?

ha non! Pense le spectateur, Monsieur le Maire ne peut pas être un complice.

Le sujet est vaste et la confrontation d'idées intéressante.

Si tu n'as qu'une parole, ne la donne à personne !

Site web: www.allias-magie.fr/

Publié le

j'avais aussi ce souci de " comment prouver que le public n'est pas complice". J'avais demandé un chiffre entre 1 et 10 à une personne de devant puis envoi de balle autant de fois que le chiffre, cela tombait sur une personne à qui je redemandais un autre chiffre entre 1 et 10 et de choisir droite ou gauche et cela determinait le choix final du spectateur.

Un peu complexe, valable pour 1 seule personne ( sinon trop long) pas super original, mais au moins j'avais la certitude que l'idée du complice était éliminée. Et pour ce que je faisais il le fallait impérativement.

Publié le

Pour certains spectateurs, la notion de complice ou de compère sera toujours sous-jacente ; ce sont les mêmes qui refusent "le lacher prise" et qui disent à la fin : c'était super mais y a un truc.

Dans un même ordre d'idée pourquoi certains forcent des cartes sans éveiller aucun soupçon tandis que d'autres suscitent de la méfiance quand ils font choisir des cartes librement. Tout simplement parce que nos qualités intrinsèques sont (heureusement) différentes : capital sympathie, empathie, désir de partage etc.

Publié le
Pour certains spectateurs, la notion de complice ou de compère sera toujours sous-jacente ; ce sont les mêmes qui refusent "le lacher prise" et qui disent à la fin : c'était super mais y a un truc.

C'est bien parce qu'il y a un truc que c'est super... S'il n'y avait pas de truc il n'y aurait pas grand intérêt.

Là où c'est intéressant, c'est quand on est bluffé, c'est à dire qu'on n'a aucune idée du truc.

Si les spectateurs sont persuadés, de par la méthode de choix des personnes sélectionnées, qu'elles ne sont pas complices, ils sont bien obligés d'évacuer cette possibilité; surtout si tout le spectacle est bluffant. Un magicien ne peut avoir que des complices, à part un dont je tairai le nom (mais dont les initiales sont D.W...) -8

Publié le

Je comprend tout cela.

Mais ne devons nous pas lutter et faire tourner nos méninges, pour que l'effet ne laisse place à aucune explication possible ?

Y'a un truc, est une formule inéluctable car c'est effectivement le cas! Que ce truc soit technique ou psychologique. Là, il est même saint que le spectateur réagisse ainsi.

Par contre y'a un compère (comme seule solution envisageable pour la compréhension) doit pouvoir être évité.

Exemple (théorique) de technique de choix: Je souhaites que mon compère soit choisi par une procédure qui laisserai à penser que la sélection est due au hasard.

On lance un jeu de 52 cartes dans la salle (sous forme de pluie). Puis on annonce que le détenteur de l'as de pique est invité à monter sur scène.

Comme tous le monde ramasse une carte, que l'as de pique n'est pas dans le jeu et que seul mon complice est en possession de l'as de pique, c'est bingo.

Il doit être possible de modifier cette procédure pour la rendre plus crédible, pour mieux noyer le poisson et pourquoi pas, en faire une partie de comédie intégrée au numéro.

Je ne cherche qu'à réfléchir avec vous et à voix haute, pour apporter des solutions à ce problème que je trouve aussi intéressant et utile que la manière de placer le petit doigt gauche pour effectuer un saut de coupe.

Si tu n'as qu'une parole, ne la donne à personne !

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Publié le
Je comprend tout cela.

Mais ne devons nous pas lutter et faire tourner nos méninges, pour que l'effet ne laisse place à aucune explication possible ?

...Comme tous le monde ramasse une carte, que l'as de pique n'est pas dans le jeu et que seul mon complice est en possession de l'as de pique, c'est bingo....

heuuu: cette partie du forum est visible du public?

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Je sais que cette partie du forum est public.

Mais elle est probablement moins lue (j'imagine) par les "profanes" que les autres rubriques.

Je concède, Gilbus que je n'ai pas fait l'effort de rendre sibyllin cette partie de ma réflexion par peur de moins bien me faire comprendre.

Il serait bon de transférer cette rubrique dans la chambre des secrets mais je n'en ai pas le pouvoir.

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    • Bonsoir, j'espère que tu passeras aux magicien de provence.   Et je confirme du mentalisme épuré et par moment avec de l'inattendue et de l'intrigue.
    • Hello ! Oui absolument je suis au concours FFM cette année.   Quand tu me demandes un peu plus, c'est par rapport aux confs ou au concours ? ^^
    • Alors malheureusement cela va être avec Chat GPT... mais visiblement la liste des philosophes pragmatiques les plus éminents sont (je vous mets en italique ce qui pourrait concerner notre débat): Charles Sanders Peirce (1839–1914) — Fondateur du pragmatisme. Il développe la maxime pragmatique selon laquelle le sens d'une idée se comprend à travers ses conséquences concevables dans l'expérience (proche de Christian). Il insiste sur l'enquête scientifique, la logique et la formation collective des croyances. William James (1842–1910) — Le pragmatisme comme philosophie de l'expérience (C'est déjà ailleurs). Pour James, la valeur d'une idée se mesure notamment à ce qu'elle permet de faire, de comprendre ou de vivre. Son pragmatisme est profondément empiriste, pluraliste et attentif à l'expérience individuelle. John Dewey (1859–1952) — Le pragmatisme comme philosophie de l'action et de la démocratie. Dewey conçoit la pensée comme un instrument permettant de résoudre des problèmes concrets. Il applique cette conception à l'éducation, à la politique, à l'éthique et à la démocratie. George Herbert Mead (1863–1931) — Le pragmatisme social. Il analyse la formation du « soi » à travers les interactions sociales, le langage et l'action. Sa pensée est fondamentale pour comprendre la dimension sociale et intersubjective du pragmatisme (avec l'intersubjectivité on s'éloigne de "la mesure" scientifique). [...je vous en passe 4 qui étaient plus sur des problèmes sociaux] Alfred North Whitehead (1861–1947) — Le pragmatisme processuel. Whitehead conçoit la réalité non comme un ensemble de substances immuables, mais comme un processus dynamique d'événements et de relations (voilà...ma réf!). Proche de James et de Dewey sur plusieurs points, il développe toutefois une métaphysique systématique de la créativité, du devenir et de l'expérience. Il est donc pragmatique au sens large, et particulièrement important pour le pragmatisme processuel. Richard Rorty (1931–2007) — Le néo-pragmatisme. Il rejette l'idée que la philosophie puisse découvrir une représentation définitive de la réalité (ce qu'on devrait admettre aujourd'hui!). La vérité doit plutôt être comprise à partir de nos pratiques linguistiques, de nos usages et de nos conversations. Il rapproche le pragmatisme de la philosophie analytique et du postmodernisme. Hilary Putnam (1926–2016) — Le pragmatisme réaliste. Il reprend le pragmatisme de Peirce, James et Dewey tout en cherchant à préserver une forme de rationalité et de réalisme. Il critique notamment la séparation rigide entre faits et valeurs (pas moins intéressant!). ...puis d'autres...
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