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Rien à voire. Une routine peut compléter l'autre, genre vous n'avez pas bien compris, alors je vous le refait avec des épingles géantes. Et là, le spectateur en reprend plein les yeux. Vous l'avez compris pour moi c'est le finish de ma routine d'épingles.

  • 1 année plus tard...
Publié le

C'est un fil intéressant, justement car j'hésitais à acheter entre l'épingle de Duvivier, Bloom et Manoj.

Concernant les 2 premiers noms cités, j'ai un ami qui me dit de ne pas prendre le Duvivier, car il n'est pas examinable (il me semble qu'on a dit le contraire sur ce forum) et que celui de Bloom permet plus de possibilités. Qu'est-ce que vous en pensez ? (pour info, la personne en question ne possède pas celui de Bloom).

  • 2 weeks plus tard...
Publié le (modifié)

Bon, j'ai reçu les épingles de Duvivier. Je dois dire que je suis pas franchement satisfait.

Les points positifs sont : la facilité à les enclaver et désenclaver (le gimmick fait que ça fonctionne tout seul, sans entrainement), et le tour de passe passe final qui consiste à donner aux spectateurs les deux épingles soudées. Je m'imagine très facilement dire à un spectateur que la raison pour laquelle j'ai jamais ouvert les épingles c'est qu'elles étaient toutes soudées.

Les points négatifs sont : non examinables. Du moins, celle qui est gimmickée parmi les 6 épingles qu'on reçoit (3 normales, 2 soudées, 1 gimmickée). On est donc obligé de faire un change, et Duvivier, dans son DVD, se sert de quelque chose qui ressemble au Dean's coin portefeuille (type Himber) que j'ai eu récemment. Pour moi, ça pose simplement un léger problème, même si je suis largement capable de gérer ça, malgré qu'un change c'est tout à fait contre mon style. Et en plus, d'après le trailer des épingles de Bloom, il semble qu'on peut donner à examiner sans faire de change. Si c'est vrai, alors je suis un peu frustré dans mon achat, et je pense que je vais réfléchir à acheter un autre produit. Enfin, il vaut mieux ne pas effectuer la routine à quelques centimètres des yeux du spectateur, ou vous risquez de "flasher" le gimmick. C'est dommage, car autrement ça aurait un impact beaucoup plus fort.

Sinon, pour un comparatif entre Bloom, Duvivier et Manoj (les seuls dont j'ai longuement entendu parler) je pense que celui à Duvivier est clairement préférable pour ceux qui veulent pas se prendre la tête à pratiquer, pratiquer, pratiquer, car de ce que j'ai lu (et même si je ne les possède pas), celles de Bloom et Manoj demandent de l'entraînement.

J'en profite pour dire sinon que je m'agace un peu des DVDs de Duvivier, même si j'apprécie la personnalité originale du personnage. C'est généralement très court (Reverse portefeuille, Pocket portefeuille, Chambre Noire, et j'en passe...). Je ne trouve pas de guide pas à pas. Le tutoriel est très expéditif.

Modifié par mh1001
Publié le (modifié)

Les épingles de Gaètan Bloom sont très bien, pas compliquer à prendre en main.

mais c'est assez rapide, alors je fais aussi les épingles de Dan Garret dans "Close-up Connivery" ce qui allonge un peu la routine.

il faut que je me fabrique à la même taille de 10 cm les épingles Duvivier.

Gaetan BLOOM a utilisé à la place d'épingles des "épingles arrêts de Mailles" pour tricoter, elle ressemble pratiquement à une épingle à nourrice mais en plus grand 10 cm cela se voit de bien plus loin.

materiel-tricot-tricot-apingle-grand-modale-arra-5017621-20150113-1409092cb3-c8983_570x0.jpg

Modifié par claudemage
Publié le
malgré qu'un change c'est tout à fait contre mon style.

Mis à part le fait qu'on ne dit pas "malgré que" (c'était la partie Maître Capello) ;)

Je ne vois pas comment le "change" peut être une histoire de style... on fait de la magie là non ? Il y aura forcément un jour à changer quelque chose pour quelque chose d'autre...

Qu'un change "à la poche" ou "au PF Himber" ne nous plaise pas (et donc ne soit pas notre style), je conçois, mais à dire que "un change n'est pas mon style", ça risque d'être dommage dans la pratique magique.

Comme qqu'un qui dit "les gimmicks c'est contre mon style".

Pour reprendre Ortiz (ayé les copains m'ont contaminé...), il y a la réalité intérieure et la réalité extérieure : il n'y a bien que toi qui saura qu'il y a gimmick ou change, il ne faut pas confondre la méthode et l'effet.

Publié le

Enclaver deux épingles de duvivier dont une, posé sur la table. Il va falloir un tapis en dessous ou une nappe assez épaisse. Sinon l'effet est quasi impossible.

L'avantage des ses épingles se sont ses dimensions. Personnellement même si une épingle n'est pas examinable. Il faut vraiment avoir le coup d'oeil pour s'apercevoir qu'il y en a une de truquée .

Lorsque j'avais eu pour la première fois les épingles en main, en cherchant justement l épingle truquée, je ne me suis rendu compte que l'épingle en question je l'avais mis de côté et je continuais à chercher l'épingle truquée sur une épingle normal . Comme quoi cela reste très discret.

Publié le (modifié)
malgré qu'un change c'est tout à fait contre mon style.

Mis à part le fait qu'on ne dit pas "malgré que" (c'était la partie Maître Capello) ;)

Je ne vois pas comment le "change" peut être une histoire de style... on fait de la magie là non ? Il y aura forcément un jour à changer quelque chose pour quelque chose d'autre...

Qu'un change "à la poche" ou "au PF Himber" ne nous plaise pas (et donc ne soit pas notre style), je conçois, mais à dire que "un change n'est pas mon style", ça risque d'être dommage dans la pratique magique.

Comme qqu'un qui dit "les gimmicks c'est contre mon style".

Pour reprendre Ortiz (ayé les copains m'ont contaminé...), il y a la réalité intérieure et la réalité extérieure : il n'y a bien que toi qui saura qu'il y a gimmick ou change, il ne faut pas confondre la méthode et l'effet.

Généralement, quand j'effectue des changes (ce qui est franchement rare dans mes routines, car c'est quelque chose que je préfère éviter, comme ça ne me parait pas naturel), c'est pour les billets gimmickés, du genre Extreme Change (bien que je ne conseille pas franchement l'achat de celui-ci) ou Money de Lloyd Barnes ou encore Five de Xeon Steel. Mais je fais le change avec un bon prétexte, qui ouvre d'ailleurs sur une autre routine. Par exemple, je mets le billet gimmické dans mon portefeuille (je possède Pocket portefeuille et Hwallet) et pendant que je parle, je retourne le portefeuille dans l'autre sens, puis j'ouvre, et les billets de dollars se multiplient, deviennent des euros, des bouts de papiers/journaux, etc.

Pour les épingles, je fais comment ? Je les mets dans ma poche, et je dis, "ah, peut-etre voulez vous les essayer, tenez je vous les prête" (i.e., je fais le switch dans ma poche) ? Ou encore les mettre dans mon Dean's coin portefeuille (ce qui me prive des changes de pièces du style Hopping Halves et/ou Digital Dissolve) ? Encore une fois, c'est quelque chose que je peux faire, mais ça me frustre, comme je l'avais écrit dans mon commentaire, vu que d'autres épingles apparemment peuvent être montrées directement, sans faire de switch.

Par exemple, j'ai découvert récemment le Safety de Chris Mayhew, de chez Ellusionist, et d'après ce que j'ai pu en voir, il me semble infiniment supérieur au produit que j'ai acquis, et je pense bien ajouter Safety dans mon panier très bientôt. N'hésites pas à jeter un oeil. Franchement, ça a l'air de claquer un max...

Sinon, j'ignore ce que le public ressent, en ce qui concerne la différence entre donner à examiner directement ou en passant par un switch. Je suppose qu'avec une bonne présentation (et imagination) ça passe. Mais je suis toujours d'avis que le switch est toujours plus risqué. Et pour moi, c'est prise de tête (ça me force à fouiller mes poches et en retirer le matériel permettant le switch).

Enclaver deux épingles de duvivier dont une, posé sur la table. Il va falloir un tapis en dessous ou une nappe assez épaisse. Sinon l'effet est quasi impossible.

J'ai pas compris le commentaire. Si tu parles du "clic" que ça fait, quand tu enclaves de cette façon, je crois bien que même sur un tapis, ça ne couvre pas le son. En général, pour que le "clic" n'attire pas l'attention du spectateur, je passe mon temps à frotter les épingles entre elles, de sorte à produire du son. Mais c'est pas mon style préféré. Avec Mayhew, tu laisses glisser l'épingle, et ça s'enclave tout seul. Et ça, c'est définitivement magique.

EDIT :

Je viens à l'instant d'imaginer une possible routine servant à switcher les épingles. Par exemple, quand je désenclave 3 épingles (dont l'une est truquée), je les mets dans un Himber CoinWallet, je fais style que j'agite le CoinWallet alors qu'en fait je le renverse, puis à la fin je le réouvre, et les épingles sont toutes les trois enclavées (1 épingle normale enclavées aux deux épingles soudées). Je les donne ensuite à examiner.

Ouais, ça peut le faire carrément. Dommage que les épingles soient aussi grandes, et ne ressemblent pas à des épingles normales. Plus petites, et ça passe plus discret dans un CoinWallet quand on fait le switch.

Modifié par Thomas
Publié le (modifié)

Si vous voulez de magnifiques épingles,il y a les "Jumbo Link" de Rocco Silano.

Pour les avoirs vu en vrai au congrès de besançon,je dois vous avouez qu'elles en jettent!

D'une part elles sont chromés donc brillantes,et d'un autre elles sont très grosses(5 pouces et demi,soit 12,70 cm),de ce fait on les voient bien!

Rocco était un élève de Slydini.Il s'est associé au magicien Perry Maynard

pour créer ces magnifiques épingles.

& si vous voulez faire l'acquisition de ce dvd & du gimmick plus une pochette de rangement,il vous en coûtera 45 dollars....

Modifié par elektrozip

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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