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Jean Rollin, c'est quand même Jean Rollin ! Quelqu'un a-t-il vu son dernier film dans le musée des sciences naturelles avec la star du X, avec un nom genre Elvira ?!? (petit clin d'oeil à l'une des héroîne préférée de Ced !), ou Abraxa ou...

Si quelqu'un peut me faire une copie, histoire de le regarder en accéléré !

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Rien ne peut se comparer à Elvira "Maîtresse des Ténèbres" et son numéro de pompoms dansants...

Et puisqu'on évoque les armes anti-vampires et autres spectres, voici un autre objet digne de figurer dans un musée vampirique.

Une épée de chasse allemande (vers 1750) gravée de symboles magiques, parfaite pour combattre les spectres de la Chasse Sauvage lors de la Walpurgisnacht.

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Chasse Sauvage

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L'approche qui m'intéresse est celle de l'exposition (fixe ou itinérante) qui va glisser lentement vers une "plongée dans un monde inconnu". L'histoire du vampirisme entraîne naturellement celle des chasseurs de vampires et autres monstres...

A la sortie la vente de "Killing Kit" pour les (grands) enfants ça pourrait le faire ! Je suggère donc un partenariat lucratif avec M. Jacques Sirgent du musée de Paris. Non ? mdr

Quant à la vue de la lame ... j'imagine qu'il faut y aller comme un gros bourin pour enfoncer ça dans le muscle du coeur ...

Oui les fameux talons aiguilles en aiguille à tricoter te conviendraient mieux comme arme... (private joke ;) ), c'est plus délicat, plus direct, moins bourrin. mdr

Pas +1,...C'est +100 que je mets !

+ Sang ?

Il n'a pas fait que piller Pierre Dubois.

Dubois ça me dit quelque chose ce nom là... un type du forum qui aime bien les souches de troncs d'arbre qu'il trimballe dans un sac à carreaux genre Tati. Il la sort, s'assoit et attend sa proie...

On n'en entendait plus parler de ce phénomène de mode, remise au goût du jour donc... (c'est de l'ultra private joke).

Brasey, malgré que donc, ça n'en restait pas moins intéressant ce qu'il racontait quand même...

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Brasey, malgré que donc, ça n'en restait pas moins intéressant ce qu'il racontait quand même...

N'hésite pas à lire les sources originales citées plus haut, il n'y a même pas de comparaison. Ajoute à cette lecture le texte de Voltaire qui suit:

Voltaire et les Vampires

"Quoi ! c'est dans notre dix-huitième siècle qu'il y a eu des vampires ! c'est après le règne des Locke, des Shaftesbury, des Trenchard, des Colins; c'est sous le règne des d'Alembert, des Diderot, des Saint-Lambert, des Duclos, qu'on a cru aux vampires; et que le révérend père dom Augustin Calmet, prêtre, bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes et de Saint-Hidulphe, abbé de Sénone, abbaye de cent mille livres de rentes, voisine de deux abbayes du même revenu, a imprimé et réimprimé l'histoire des vampires avec l'approbation de la Sorbonne, signée Marcilli.

Ces vampires étaient des morts qui sortaient la nuit de leurs cimetières pour venir sucer le sang des vivans, soit à la gorge ou au ventre, après quoi ils allaient se remettre dans leur fosses. Les vivans sucés maigrissaient, pâlissaient, tombaient en consomption, et les mors suceurs engraissaient, prenaient des couleurs vermeilles, étaient tout-à-fait appétissans. C'était en Pologne, en Hongrie, en Silésie, en Moravie, en Autriche, en Lorraine, que les morts fesaient cette bonne chère. On n'entendait point parler des vampires à Londres, ni même à Paris. J'avoue que dans ces deux villes il y eut des agioteurs, des traitans, des gens d'affaires, qui sucèrent en plein jour le sang du peuple, mais ils n'étaient point morts, quoique corrompus. Ces suceurs véritables ne demeuraient pas dans des cimetières, mais dans des palais fort agréables.

Qui croirait que la mode des vampires nous vint de la Grèce ? Ce n'est pas de la Grèce d'Alexandre, d'Aristote, de Platon, d'Epicure, de Démosthènes, mais de la Grèce chrétienne, malheureusement schismatique.

Depuis long-temps les chrétiens du rite greg s'imaginent que les corps des chrétiens du rite latin, enterrés en Grèce ne pourissent point; parce qu'ils sont excommuniés. C'est précisément le contraire de nous autres chrétiens du rite latin. Nous croyons que les corps qui ne se corrompent point sont marqués du sceau de la béatitude éternelle. Et dès qu'on a payé cent mille écus à Rome pour leur faire donner un brevet de saints, nous les adorons de l'adoration de dulie.

Les Grecs sont persuadés que ses morts sont sorciers; ils les appellent broucolacas ou vroucolacas, selon qu'ils prononcent la seconde lettre de l'alphabet. Ces morts gregs vont dans les maisons sucer le sang des petits enfans, manger le souper de pères et mères, boire leur vin et casser tous les meubles. On ne peut les mettre à la raison qu'en les brûlant, quand on les attrape. Mais il faut avoir la précaution de ne les mettre au feu qu'après leur avoir arraché le coeur que l'on brûle à part.

Le célèbre Tournefort, envoyé dans le Levant par Louis XIV, ainsi que tant d'autres virtuoses, fut témoin de tous les tours attribués à un de ces broucolacas, et de cette cérémonie.

Après la médisance, rien ne se communique plus promptement que la superstition, le fanatisme, le sortilége, et les contes des revenans. Il y eut des broucolacas en Valachie, en Moldavie, et bientôt chez les Polonais, lesquels sont du rite romain. Cette superstition leur manquait; elle alla dans l'orient de l'Allemagne. On n'entendit plus parler que des vampires depuis 1730 jusqu'en 1735; on les guetta, on leur arracha le coeur, et on les brûla: ils ressemblaient aux anciens martyrs; plus on en brûlait, plus il s'en trouvait.

Calmet enfin devint leur historiographe, et traita les vampires comme il avait traité l'ancien et le nouveau Testament, en rapportant fidèlement tout ce qui avait été dit avant lui.

C'est une chose à mon gré très-curieuse, que les procès-verbaux faits juridiquement concernant tous les morts qui étaient sortis de leur tombeaux pour venir sucer les petits garçons et les petites filles de leur voisinage. Calmet rapporte qu'en Hongrie deux officiers Délégués par l'empereur Charles VI, assistés du bailli du lieu et du bourreau, allèrent faire enquête d'un vampire mort depuis six semaines, qui suçait tout le voisinage. On le trouva dans sa bière frais, gaillard, les yeux ouverts et demandant à manger. Le bailli rendit sa sentence. Le bourreau arracha le coeur et le brûla; après quoi le vampire ne mangea plus.

Qu'on ose douter après cela des morts ressuscité, dont nos anciennes légendes sont remplies, et de tous les miracles rapportés par Bollandus, et par le sincère et révérend dom Ruinart !

Vous trouverez des histoires de vampires jusque dans les lettres juives de ce d'Argens que les jésuites, auteurs du journal de Trevoux, ont accusé de ne rien croire. Il faut voir comme ils triomphèrent de l'histoire du vampire de Hongrie; comme ils remerciaient Dieu et la Vierge d'avoir enfin converti ce pauvre d'Argens, chambellan d'un roi qui ne croyait point aux vampires.

Voilà donc, disaient-ils, ce fameux incrédule qui a osé jeter des doutes sur l'apparition de l'ange à la Sainte-Vierge; sur l'étoile qui conduisit les mages; sur la guérison des possédés; sur la submersion de deux mille cochons dans un lac; sur une éclipse de soleil en pleine lune; sur la résurrection des morts qui se promenèrent dans Jérusalem : son coeur s'est amolli, son esprit s'est éclairé, il croit aux vampires.

Il ne fut plus question alors que d'examiner si tous les morts étaient ressuscités par leur propre vertu, ou par la puissance de Dieu, ou par celle du Diable. Plusieurs grands théologiens de Lorraine, de Moravie et de Hongrie, étalèrent leurs opinions et leur science. On rapporta tout ce que Saint-Augustin, Saint-Ambroise et tant d'autres saints avaient dit de plus inintelligible sur les vivans et sur les morts. On rapporta les miracles de Saint-Etienne qu'on trouve au septième livre des oeuvres de Saint-Augustin; voici un des plus curieux. Un jeune homme fut écrasé dans la ville d'Aubzal en Afrique, sous les ruines d'une muraille; la veuve alla sur-le-champ invoquer Saint-Etienne, à qui elle était très-dévote. Saint Etienne le ressuscita. On lui demanda ce qu'il avait vu dans l'autre monde. Messieurs, dit-il, quand mon ame eut quitté mon corps, elle rencontra une infinité d'ames qui lui fessaient, plus de questions sur ce monde-ci que vous ne m'en faites sur l'autre. J'allais je ne sais où, lorsque j'ai rencontré Saint-Etienne qui m'a dit : Rendez ce que vous avez reçu. Je lui a répondu : Que voulez-vous que je vous rende, vous ne m'avez jamais rien donné ? Il m'a répété trois fois : Rendez ce que vous avez reçu. Alors j'ai compris qu'il voulait parler du credo. Je lui ai récité mon credo, et soudain il m'a ressuscité.

On cita surtout les histoires rapportées par Sulpice Sévère dans la vie de Saint-Martin. On prouva que Saint-Martin avait entre autres ressuscité un damné.

Mais toutes ces histoires, quelque vraies qu'elles puissent être, n'avaient rien de commun avec les vampires qui allaient sucer le sang de leurs voisins, et venaient ensuite se replacer dans leur bières. On chercha si on ne trouvait pas dans l'ancien Testament ou dans la mythologie quelque vampire qu'on pût donner pour exemple; on n'en trouva point. Mais il fut prouvé que les morts buvaient et mangeaient, puisque chez tant de nations anciennes on mettait des vivres sur leurs tombeaux.

La difficulté était de savoir si c'était l'ame ou le corps du mort qui mangeait. Il fut décidé que c'était l'un et l'autre. Les mets délicats et peu substantiels, comme les méringues, la crême fouettée, et les fruits fondans, étaient pour l'ame; les rost-bif étaient pour le corps.

Les rois de Perse furent, dit-on, les premiers qui se firent servir à manger après leur mort. Presque tous les rois d'aujourd'hui les imitent; mais ce sont les moines qui mangent leur dîner et leur souper, et qui boivent le vin. Ainsi les rois ne sont pas, à proprement parler des vampires. Les vrais vampires sont les moines qui mangent aux dépens des rois et des peuples.

Il est bien vrai que Saint-Stanislas, qui avait acheté une terre considérable d'un gentilhomme polonais, et qui ne l'avait point payée, étant poursuivi devant le roi Boleslas par les héritiers, ressuscita le gentilhomme; mais ce fut uniquement pour se faire donner quittance. Et il n'est point dit qu'il ait donné seulement un pot de vin au vendeur, lequel s'en retourna dans l'autre monde sans avoir ni bu ni mangé.

On agite ensuite la grande question, si l'on peut absoudre un vampire qui est mort excommunié. Cela va plus au fait.

Je ne suis pas assez profond dans la théologie pour dire mon avis sur cet article; mais je serais volontiers pour l'absolution, parce que dans toutes les affaires douteuses, il faut toujours prendre le parti le plus doux.

Odia restringenda, favores ampliandi.

Le résultat de tout ceci est qu'une grande partie de l'Europe a été infestée de vampires pendant cinq ou six ans, et qu'il n'y en a plus; que nous avons eu des convulsionnaires en France, pendant plus de vingt ans, et qu'il n'y en a plus; que nous avons eu des possédés pendant dix-sept ans, et qu'il n'y en a plus; qu'on a toujours ressuscité des morts depuis Hippolyte et qu'on n'en ressuscite plus; que nous avons eu des jésuites en Espagne, en Portugal, en France, dans les Deux-Siciles, et que nous n'en avons plus."

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Oui les fameux talons aiguilles en aiguille à tricoter te conviendraient mieux comme arme... (private joke ;), c'est plus délicat, plus direct, moins bourrin. mdr

mdr mdr mdr

Et le crucifix en Merguez et l'eau bénite au citron, c'est ça ? ;)

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Mais il fut prouvé que les morts buvaient et mangeaient, puisque chez tant de nations anciennes on mettait des vivres sur leurs tombeaux.

La difficulté était de savoir si c'était l'ame ou le corps du mort qui mangeait. Il fut décidé que c'était l'un et l'autre. Les mets délicats et peu substantiels, comme les méringues, la crême fouettée, et les fruits fondans, étaient pour l'ame; les rost-bif étaient pour le corps.

Et bin se faisaient pas à l'époque ! mdr

Ca devait valoir le coup pour la populace pas trop regardante sur les morts mais à l'écoute de leur estomac d'aller trainer dans les Pères Lachaise de l'époque !

Les rois de Perse furent, dit-on, les premiers qui se firent servir à manger après leur mort. Presque tous les rois d'aujourd'hui les imitent; mais ce sont les moines qui mangent leur dîner et leur souper, et qui boivent le vin. Ainsi les rois ne sont pas, à proprement parler des vampires. Les vrais vampires sont les moines qui mangent aux dépens des rois et des peuples.

Vu les mets, z'avaient bien raison les moines ! Eux aussi écoutaient leur estomac... après Dieu...

Et le crucifix en Merguez et l'eau bénite au citron, c'est ça ? ;)

C'est exactement ça... mdr;)

Et les gousses d'ail c'est pas pour faire joli, mais pour agrémenter le plat !

Et bien après toute cette bouffe à profusion, de un ça me redonne la dalle (de cimetière) et de deux, je ne peux m'empêcher de donner à Ced, entre autres, qui nous donnait la recette Vampires selon Voltaire, de lui offrir un texte d'une autre recette de légende, surtout en ces périodes de fêtes où la Dinde est de mise :

LA DINDE AU WHISKY selon M. Voltèreu

1 Acheter une dinde d'environ 4,5kg pour six personnes et une bouteille

de whisky, du sel, du poivre, de l'huile d'olive et des bardes de lard.

2 La barder de lard, la ficeler, la saler, la poivrer et ajouter un

filet d'huile d'olive.

3 faire préchauffer le four thermostat 7 pendant dix minutes.

4 Se servir un verre de whisky pendant ce temps là.

5 Mettre la dinde au four dans un plat à cuisson.

6 Se verser encuite 2 verres de whisky et les boire.

7 Mettre le therpostat à 8 après 20 binutes pour la saisir.

8 Se bercer 3 ou 4 berres de whisky.

9 Après une debi beurre fourrer l'ouvrir et surveiller la buisson de la

pinde.

10 Brendre la vouteille de buscuit et s'enfiler une bonne rasade.

11 Après une demi heure de plus, tituber jusqu'au bour oubrir la

de borte du vour et reburner - non - recourner - non - enfin mettre la

pinde dans l'autre zens.

12 Se pruler la main avec la de borte du bour en la refermant -

bordel de merde.

13 essayer de s'asseoir sur une de chaise et se reverdir 5 ou 6

whisky de verres ou le gondraire, chais blus.

14 Buire - non - luire - non - cuire - non - ah ben si - cuire la

bringue bendant 4 heures.

15 Eh hop, 5 berres de plus. Ca fait du bien par où que ça passe.

16 Retirer le vour de la dinde.

17 Se rebercer une bonne goulée de whisgy.

18 Essayer de sortir le bour de cette saloberie de brinde de nouveau

parce gue za a loupé la bremiere vois.

19 Rabasser la pinde qui s'est egsblozée bar derre. L'ettuyer avec une

zaleté de ghiffon de merde ela foutre sur un blat, sur un glat, sur un

clat, sur une aziette, enfin on s'en vout.

20 Decider qu'on est auzi bien bar terre et vinir la bouteille de vhisky.

21 Ramber jusqu'au mit pormir doute la duit.

22 Le lendemain prendre une aspirine, manger la dinde froide avec une

bonne mayonnaise et nettoyer pendant le reste de la journée le bordel

qu'on a fait dans la cuisine hier.

Et glou, glou.............

L'expression "j'ai la dalle" pourrait venir des dalles de cimetière garnies en festin...

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Moi, je suis plutôt amateur de chapon ou de poularde que de dinde. Je remplacerai donc avec plaisir le pieu par la broche. :)

Servi avec le Merlot adéquat.

vampire_wine.jpg

Sans oublier une bonne vodka à la place du ouiseki.

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Petite note concernant l'ail: c'est une plante liée à la déesse Hécate (déesse de la sorcellerie) tout comme la Mandragore et l'Aconit, ce qui explique son usage apotropaïque.

Parsemé sur les cuisses de grenouilles vampires, l'ail empêche ces dernières de se lever et de vous hanter après un gueuleton trop copieux.

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L'approche qui m'intéresse est celle de l'exposition (fixe ou itinérante) qui va glisser lentement vers une "plongée dans un monde inconnu". L'histoire du vampirisme entraîne naturellement celle des chasseurs de vampires et autres monstres...

A la sortie la vente de "Killing Kit" pour les (grands) enfants ça pourrait le faire ! Je suggère donc un partenariat lucratif avec M. Jacques Sirgent du musée de Paris. Non ? mdr

D'autres y ont déjà pensé.

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  • 3 weeks plus tard...
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Je viens de lire le texte de Voltaire qui visiblement ne crois pas une seconde à l'existence des vampires... N'est ce pas une piste ? De nos jour, je pense qu'avec l'avancée des sciences, plus personne ne peut croire à ça, si ? On passe du bon temps devant Morse, ok... Mais ça ne va pas plus loin.

Vous pensez vraiment qu'on peut lier le vampire à la magie et que le spectateur, à défaut d'y croire, vienne à en douter ???

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Je viens de lire le texte de Voltaire qui visiblement ne crois pas une seconde à l'existence des vampires... N'est ce pas une piste ? De nos jour, je pense qu'avec l'avancée des sciences, plus personne ne peut croire à ça, si ? On passe du bon temps devant Morse, ok... Mais ça ne va pas plus loin.

Vous pensez vraiment qu'on peut lier le vampire à la magie et que le spectateur, à défaut d'y croire, vienne à en douter ???

Il y a plusieurs manières de traiter le thème.

- Le plus simple serait de montrer un vampire, mais bon… Je ne suis pas certain que ce soit même la méthode la plus efficace. Dans ce cas, le vampire passerait du mythe à la réalité, et ne serait plus un sujet fantastique.

- On peut l’aborder comme un divertissement, un peu comme le tour des Cannibales de Lin Searles. Voir à ce propos « the Card of Nosferatu » (Tony Christ) ou « Vampires pour rire » (Magicus n°80 – juin 1994) ; pour ne prendre que ces deux exemples.

- On peut l’aborder de manière fantastique, sans nécessairement devoir « prouver » quoique ce soit. Voir à ce propos divers effets dans Invocation et Altar Flame (particulièrement Forever Undead :Vol 5, Issue 4). Dans ce cas, on retrouve un peu le rôle du Storyteller.

- On peut l’évoquer de manière métaphorique comme dans « Entre Chien et Loup – Under the Sunset dans Hauntiques). Dans ce cas précis, le vampire est suggéré, on ne demande pas de « croire », mais le spectateur va créer lui-même l’image du vampire.

- Enfin, on peut tenter de faire basculer la croyance du spectateur vers un doute certain. C’est l’exercice le plus difficile mais le plus intéressant car il va falloir utiliser une infinité de ressources pour monter cette illusion. Le magicien devra s’être créé une persona sérieusement crédible, il devra avoir une connaissance approfondie de l’histoire du vampirisme, éventuellement montrer une collection d’objets rares et précieux – solidement documentés. Au travers de l’exposé, il glissera subtilement quelques effets qui pourront se situer à la limite du seuil de crédibilité, pour ensuite pousser ses spectateurs de plus en plus loin de l’autre côté du miroir. A ce niveau, on en revient à la suspension d’incrédulité développée ailleurs. Bien entendu, les techniques ou/et méthodes utilisées devront être à un très haut niveau de développement pour devenir totalement imperceptibles. Le grand apport de la magie « bizarre » est justement la possibilité de travailler de façon totalement différente de la prestidigitation habituelle, en utilisant de nouveaux codes.

L’illusionnisme fantastique possède les éléments d’une nouvelle approche de l’illusionnisme classique. Encore faut-il les découvrir…

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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