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Publié le (modifié)

Ceci dit, après le troisième tome de Dune, j'ai commencé à ressentir une certaine lassitude...

Quel dommage.

On s'éloigne du Dune primitif, mais on gagne en envergure.

Les plans dans les plans dans les plans, les intrigues et implications politiques n'ont jamais été si intelligentes que dans les 3 derniers opus.

Les confrontations entre Darwi Odrade les Honorées Matriarches sont de pur moments de bonheur. Un régal.

Tout cela me donne envie d'attaquer une septième lecture de l'ensemble.

Et ma version cinéma préférée reste celle de David Lynch.

N'est ce pas la seule?

Modifié par dub
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Publié le

Oui, le seconde version est plus fidèle mais moins visionnaire.

Je vais donc lire la suite...

Il y a une également une version tronquée du film de Lynch, mais il a refusé que son nom apparaisse au générique.

J'ai également une pile de classiques à relire, à commencer par Dracula.

Pour revenir à la vidéo de Chris Deleo, j'aime la référence subtile à Dune, qui ne tombe pas dans la caricature. Le potentiel dans ce très court métrage est plus grand qu'il ne paraît au premier abord et mérite une analyse plus détaillée. (Mais bon, ce n'est pas mon boulot.)

Il montre également qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des budgets de fou pour réaliser quelque chose de correct. Un ptit peu comme l'excellentissime "Call of Cthulhu" réalisé par les gars de cthulhulives.org avec 50 balles et trois élastiques.

Publié le
Je vais donc lire la suite...

Tu ne devrais pas le regretter.

L'Empereur-Dieu de Dune peu parraitre "statique", mais les conversations entre Leto II et les Duncan(s) Idaho sont merveilleuses.

Quelques petites pensées Bene Gesserit pour la route:

"Recherchez la liberté et devenez esclaves de vos désirs. Rechercher la discipline et trouvez votre liberté."

"Pour bien connaitre une chose, connaissez ses limites.Ce n'est que lorsque vous aurez dépassé ses normes de tolérance que sa véritable nature vous sera dévoilée."

" Les loies prohibitives ont tendance à renforcer ce qu'elles voudraient interdire. C'est le point sensible dont toutes les professions juridiques de l'histoire se sont servies pour assurer la stabilité de leur fonction."

"Les humains sont contents lorsque chacun occupe sa place, lorsque chacun sait parfaitement ce qu'il représente dans l'agencement des choses et ce qu'il peut espérer accomplir. Détruisez cette place et vous détruisez l'être."

...

Publié le

en tout cas, entre deux remarques aussi justifiées soient-elles des pourfendeurs de la grammaire et de l'orthographe française, trois citations de Dune, et des digressions de tout styles, j'ai eu une réponse absoluement formidable de CEDmagic, certainement une des plus constructive que je n'ai jamais reçue ici...

un grand merci, voilà de nouvelles pistes à explorer.

Mon regard sur les publications Close-Up :

http://closeupcritique.wordpress.com/

Publié le

C'est étonnant de voir à quel point les classiques, fussent-ils de la littérature, du théâtre et même de l'illusionnisme* restent des valeur sûres de l'art auquel ils appartiennent.

Pour prendre un exemple pratique, la Tempête de Shakespeare connaît autant de versions différentes que de metteurs en scène et de réalisateurs; il suffit de comparer la pièce de Brook et le film de Greenaway pour se rendre compte de la richesse des deux interprétations.

Même "Forbidden Planet" de Fred McLeod Wilcox est désormais un classique. Un texte peut donc se jouer ou s'évoquer en gardant son pouvoir originel.

Tu pourrais donc ne pas jouer les oeuvres de Borgès mais les évoquer au travers de l'illusionnisme; ce qui nous ramène à Mary Ann/Alice, le sujet de ce thread.

La nature poétique d'une oeuvre contient la véritable magie, l'artiste doit pouvoir l'enrichir sans la dénaturer.

Je pense que se pencher, en illusionnisme, sur le travail de Punx pourrait également t'apporter quelque chose.

*Je pense aux gobelets, aux anneaux chinois, etc.

Bon, sur ce je me taille, j'ai une leçon de Phantom shuffle à aller suivre...

Publié le
Ah ! Le "Phantom Shuffle", cela me rappelle mes tendres années d'études....

Je dois aller me faire greffer des doigts en plus, ce type est fou. :crazy:

Tu arrives à placer 4 as en 4 ou 5 mélanges à 4 positions aléatoires dans ce fichu jeu ?

Quand on le voit, ça a l'air tout simple, nondidjou !

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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