Hello,
Suite à l'intervention de Renard concernant le livre "Fantastique", j'ouvre ce sujet - pour ne pas polluer celui consacré au livre d'Antoine - car c'est une question que je me pose depuis longtemps sans trouver de réponse satisfaisante :
En effet, je n'ai pas trouvé de réponse satisfaisante car lorsque je lis par exemple, l'une des premières routines du livre "Hauntics" de CC, consacrée à Jack L'éventreur, c'est le choc. Tout y est, ambiance, suspens et climax (l'effet n'est qu'accessoire ici). En revanche, je n'accroche pas du tout à une présentation type "Kween of ze Kannibalen" du même auteur.
Alors pourquoi ? Pourquoi j'accroche d'un côté et pas de l'autre ?
Voici selon moi une première explication : dans le premier cas, il s'agit d'une histoire racontée pour installer une ambiance et un suspens, dans le plus pur style "4e dimension" ou plutôt "Alfred Hitchcock présente", nous menant tout droit à la révélation finale qui nous scotche (dans cettte routine, il n'y a qu'une disparition de pièces, rien d'autre, et l'utilisation d'un pf Himber. Ni plus ni moins). L'effet est utilisé ici comme l'un des effets spéciaux qui viendrait illustrer une action dans un film.
Dans le cas de la seconde routine, les cartes représentent des personnages : les cannibales et les gentilles reines. Le récit est différent puisque pour chaque action effectuée par les reines dans le récit, correspond une manipulation de cartes. Ben ça j'aime pas. C'est du même style que les as gangsters - je crois - où des cartes symbolisent des cambrioleurs qui tentent d'échapper à la police, représentée par les rois. Pouah !
S'il fallait trouver un compromis entre les deux, selon moi, ce pourrait être - pour rester dans l'univers de CC que j'affectionne - la routine "Secundus Van Helsing" .
Enfin, il existe peut-être une troisième voix qui est celle où le magicien raconte une histoire qui lui est personnelle, comme celle où CC - ben oui t'es marrant, c'est l'un des rares qui publient des trucs sur Youtube qui se tiennent et qui illustrent mon propos. Et puis c'est un de nos camarades alors je profite - présente son premier jeu de cartes, expliquant que lorsqu'il était jeune il voulait être James Bond. Tout y est : les manipulations illustrent le propos sans s'y substituer, l'histoire est intéressante et à l'issue, la conclusion de la propre histoire du magicien se confond avec celle du spectateur. En d'autres termes, la conclusion de l'histoire que raconte le magicien, qui lui est donc arrivée, se révèle être finalement un effet magique pour le spectateur.
Bref, je ne sais pas si je suis très clair mais dans le premier cas oui à la scénarisation, dans le second non, je n'aime pas du tout les "histoires" où les cartes, par exemple, jouent le rôle de personnages. Du coup, je préfère dans ce cas, privilégier le visuel (tout en assurant quand même le minimum syndical concernant la présentation ).
Les sources des exemples que j'ai cités :
- "Four Pence" ("Hauntics : The Bizarre Magic of Christian Chelman", p. 18).
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( Et pour être honnête, j'ai repris presque dans son intégralité le scénario de cette dernière routine - Capharnaum - pour la présentation de ma routine de jeu qui change de couleur. Un succès à chaque présentation ).
My2Cents
Woody