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  1. Today
  2. Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste. Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre. Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre. Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création. Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage. L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum. Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon. C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher. Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made. Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre. Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel. Pour notre ventilateur je propose « la vie ». la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette. L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être. Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort. Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain. Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
  3. Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
  4. Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! Gilbus
  5. Je n’ai pas regardé cette vidéo car d’après les retours il semble que le bouquin dont il est question ne tient pas la route. D’ailleurs si la réalité n’existe pas quel est l’intérêt de lire un bouquin qui n’existe pas ?
  6. La magie mondiale est en deuil. Mais comme tous les grands de ce monde jamais il ne sombrera dans l'oubli.
  7. Merci Thierry ! T'es chou ! Bon... Sinon... Pendant que certains épiloguent durant des années sur les signes de l'existence de la réalité, d'autres ont la preuve que la réalité n'existe pas ! (ou, plutôt, que rien n'existe si on ne le regarde pas ! Esse est percipi aut percipere ) :
  8. Est-ce figuratif ? Est-ce abstrait ? Est-ce beau ? Est-ce moche ? Est-ce génial ? Est-ce nul ? Ci-dessous une « figuration de l’abstraction » par Hans Hartung (qui lui qualifiait plutôt sa méthode de « spontanéité calculée ») : Les commentaires sous la vidéo reflètent bien les réactions antagonistes des Internautes. Pour en savoir plus sur Hartung : https://www.youtube.com/watch?v=yH-ltOAMzms
  9. Le danger du feu invisible :
  10. Hier
  11. Mais comme ça me fait flipper!!
  12. @Gilbus, je comprends qu'on puisse ne pas être sensible à certaines formes d'art et, évidemment, tous les goûts sont dans la nautre ET légitimes; mais il me semble que la question est plus "meta" que celle de nos appétences esthétiques. Oui alors en effet, la FRAC en France ou le FMAC en Suisse achètent des artistes locaux (ou parfois internationaux MAIS qui ont travaillé dans la région en question) avec nos impôts. Je comprends parfaitement qu'on puisse se poser la question de l'utilité de ces dépenses. C'est avant tout une façon d'archiver la scène d'une époque et d'un endroit donné. A mon avis, l'Etat devrait d'ailleurs aussi le faire pour la magie et tous les artistes du spectacle vivant. Comme le dit Christian: En Suisse, être acheté par le FMAC est un premier signe de reconnaissance pour des artistes qui parfois créent depuis 30 ans mais galèrent (petite précisionl, il n'y a aucun statut d'intermittence en Suisse, chaque artiste est livré à lui-même et doit générer ses propres revenus...que ce soit pour l'art plastique ou le spectacle vivant!). D'autre part, Je ne sais pas comment c'est en France, mais à Genève, le FMAC détient (avec notre argent, certes!) près de 300 oeuvres qui sont dans l'espace public, dans les rues, dans les parcs, sur les places. Cela va de sculptures de chevaux sur les quais à un statue de Frankenstein aux abords d'un skatepark en passant par des structures en néons sur les toits des immeubles. Qu'on les aimes ou pas, ce sont des oeuvres à côté desquelles nous passons tous les jours, sans y faire vraiment attention mais qui peuplent le décor. Sans ces oeuvres, l'esthétique visuelle de la Ville se cantonnerait à des façades et des publicités pour des sodas ou des fringues. Est-ce que ce serait préférable? Je "plussois" donc Christian sur l'utilité d'un service public qui soutient la création, l'expression d'une époque et d'un endroit donné plutôt que de la réprimer. ...Et ce, quelques soient nos goûts.
  13. OK. merci. j'ai essayé de les joindre par mail mais je n'ai eu aucune réponse....
  14. @Patricia, Je sais bien qu’elevenlabs est plus adapté, mais le soucis est que mon compte a mal été détecté, comme si je voulais frauder sur la version gratuite. J’ai contacté leurs services, et leur seule solution serait de m’abonner. C’est un peu léger comme réponse. Du coup j’ai lâché l’affaire pour me concentrer sur Suno.
  15. Je cherche l’épée de Dante qui a la possibilité de faire un changement de lame au niveau de la poignée
  16. Prompt pour Suno Suno n'est pas un véritable moteur de synthèse vocale comme ElevenLabs. Pour obtenir un présentateur crédible, il vaut mieux lui donner des indications courtes, très musicales et structurées, plutôt qu'un énorme paragraphe d'instructions. Un prompt trop détaillé peut même dégrader le résultat. Et surtout, dans Suno, tu dois séprarer ce qui va dans Style of Music de ce qui va dans Lyrics. Dans Style of Music Je te conseille de tester en anglais, Suno interprétant généralement mieux ce type d'indication. Professional French radio show tour d'entrée, glamorous magic show introduction, upbeat and sophisticated, theatrical but elegant, exciting build-up, punchy broadcast jingle. IMPORTANT: The spoken sections must sound like a REAL French TV or radio host speaking naturally to a live audience, NOT singing and NOT reciting. Highly expressive French announcer voice, warm, charismatic, smiling, playful and confident. Natural conversational prosody with strong variations in pitch, pacing and intensity. Dramatic pauses, spontaneous emphasis, rising excitement, subtle changes of tempo. The announcer should sound genuinely excited by what they are saying, reacting to the meaning of each sentence rather than reading a script. Build anticipation progressively and strongly emphasize the final introduction. Avoid monotone delivery, robotic speech, flat narration, audiobook voice, commercial voice-over, movie-trailer voice and overacting. Music must remain underneath the spoken voice and leave plenty of space for speech. Polished French television entertainment show production, live-show energy, magical atmosphere, short broadcast intro. Dans Lyrics Important, il faut que tu travailles bien ton texte. C'est là que ton résultat peut changer radicalement. Ne mets pas simplement ton texte brut. Tu dois le mettre en scène avec des balises et des coupures. Exemple (le texte n'est pas terrible hein, c'est juste pour illustrer) : Mesdames et messieurs, ce soir, préparez-vous à vivre une expérience extraordinaire. Car dans quelques instants, l'impossible va devenir réalité. Accueillez maintenant... Bernard Simse ! Tu dois le traiter ainsi dans Suno (et en anglais c'est mieux) uno — Lyrics [Spoken Word] [French charismatic TV host] [Warm, smiling, natural delivery] Mesdames et messieurs... [Excited] Ce soir, préparez-vous à vivre une expérience EXTRAORDINAIRE ! [Pause] [Lower voice, mysterious] Car dans quelques instants... l'impossible... va devenir réalité. [Pause] [Energy rising] Alors êtes-vous prêts ? [Big enthusiastic TV host delivery] Accueillez maintenant... [Pause] [Powerful final announcement] Bernard Simse ! C'est cette deuxième partie que tu dois travailler en priorité. Les retours à la ligne, les phrases courtes, les points de suspension et les balises deviennent une sorte de partition pour la voix. Autre astuce importante : s'il y a des parties chantées ET des parties parlées dans le même morceau (tu as parlé de chansons), il faut les délimiter très clairement avec [Spoken Word], [Announcer], puis [Sung Chorus], [Chorus], etc. Sinon Suno a tendance à musicaliser la diction et on obtient des intonations bizarres. Voilà, voilà - Dis-nous ce que cela a donné
  17. Prompt pour Elevenlabs Objet : Prompt pour un jingle parlé avec voix de présentateur professionnel Crée un jingle audio professionnel de type radio / télévision, avec une priorité absolue donnée à l’interprétation de la voix parlée et aux intonations naturelles. Je ne veux surtout pas d’une voix qui récite le texte de manière uniforme, mécanique ou artificielle. La voix doit donner l’impression d’un véritable présentateur ou d’une véritable présentatrice professionnelle, enthousiaste, charismatique et parfaitement à l’aise au micro. VOIX PARLÉE Voix française naturelle, chaleureuse, souriante et énergique. Style animateur / présentateur de grand show, et non voix publicitaire agressive. L'interprétation doit être vivante, avec de véritables variations de hauteur, de rythme et d'intensité. Utiliser des montées d'intonation pour créer l'attente et des descentes franches pour donner de l'impact aux annonces. Accentuer naturellement les mots importants. Faire de courtes pauses dramatiques avant les informations ou noms importants. Certaines phrases peuvent légèrement accélérer pour créer de l'énergie, puis ralentir juste avant une annonce importante. La voix doit sembler s'adresser directement à un public, et non lire un texte. On doit entendre le sourire, l'enthousiasme et le plaisir de présenter. Garder une diction très claire mais jamais exagérée. Éviter absolument : ton monocorde, débit constant, accentuation identique sur chaque phrase, voix robotique, surjeu théâtral, ton de bande-annonce de cinéma. Imagine un présentateur qui se trouve réellement devant un public et qui doit faire monter l'excitation avant l'arrivée d'un artiste sur scène. MUSIQUE ET JINGLE La musique doit soutenir la voix sans jamais la concurrencer. Créer une ambiance de grand spectacle / magie / show, élégante, dynamique et légèrement mystérieuse. Le jingle doit avoir une vraie progression : accroche → montée d'énergie → attente → annonce principale → final puissant. Prévoir des changements musicaux et de petites ponctuations sonores qui accompagnent les moments importants du texte. La musique doit laisser suffisamment d'espace à la voix parlée. INTERPRÉTATION DU TEXTE Ne traite surtout pas toutes les phrases de la même manière. Analyse le sens de chaque phrase et adapte l'intonation : information = naturelle et assurée ; question = légère montée d'intonation ; suspense = ralentissement + baisse de volume + petite pause ; révélation = reprise d'énergie ; nom de l'artiste = forte mise en valeur ; phrase finale = ample, enthousiaste et mémorable. Le résultat doit donner l'impression qu'un directeur artistique a dirigé individuellement l'interprétation de chaque phrase. Voici maintenant le texte exact à interpréter : [COLLER ICI LE TEXTE DU JINGLE]
  18. Merci @Didier LEDDA. J’avais déjà corrigé cela pour mon nom en saisissant « Simse » au lieu de SYM’S, et « Mesdames et Messieux » au lieu de Mesdames et Messieurs. Et sur la dernière chose importante que tu donnes, je vais l’appliquer. La seule limite à cela est sur les sujets sensibles où l’IA est programmée à ne pas contredire le récit officiel, même si tu cites plusieurs sources. Je me suis pris la tête avec l’IA sur plusieurs sujets.
  19. Je sais tout ça Christian Ce n'est pas très politiquement correct de le dire mais l'empathie est certainement l'attitude la plus facile à simuler et à singer. -- ELIZA -- Sinon pour revenir à cet échange avec ChatGPT, il a attiré mon attention sur ce passage présent dés le premier jour de ce fil : Et il me propose cette lecture : Lorsque la métaphysique ne peut plus nous donner de certitude sur ce que nous sommes ni sur ce qu'est le monde, il reste l'expérience de la relation. Nous ne pouvons peut-être pas savoir définitivement ce qu'est l'autre, mais nous pouvons le rencontrer. Nous ne pouvons peut-être pas démontrer définitivement que le monde a un sens, mais nous pouvons lui donner une valeur par la manière dont nous y vivons. Et lorsque toute certitude s'effondre, l'amour demeure comme une manière de consentir à l'existence sans prétendre en avoir percé le mystère. Et il y a alors un très beau retournement du titre du fil. « Les signes de l'existence de la réalité » pourrait finalement déboucher sur : Peut-être que l'amour n'est pas une preuve de l'existence du réel. Mais il est peut-être l'un des signes les plus forts que quelque chose se passe réellement.
  20. Voici aussi un prompt intéressant : "Je veux que tu m’aides avec : [TA DEMANDE] Avant de me répondre, commence par me poser entre 5 et 15 questions précises afin de bien comprendre : • ma situation • mes objectifs • mes contraintes éventuelles • ce que j’attends réellement comme résultat Pose uniquement des questions utiles et concrètes, adaptées à la complexité du sujet. Après mes réponses, vérifie que le contexte est suffisamment clair. Si nécessaire, repose des questions. Ne propose aucune solution finale tant que le contexte n’est pas clair et validé. Une fois que c’est le cas, apporte la réponse la plus pertinente possible"
  21. Thomas

    Fantaisium

    Envoie déjà un MP au boss @François MONTMIREL
  22. Lundi soir, je présentai un tour de Tamariz durant le VM Live. Je n'imaginais pas qu'il était en train de nous quitter. Tamariz nous a appris que la magie pouvait être exubérante et joyeuse. Son contact avec le public était exceptionnelle. Sonata trône en vedette dans ma bibliothèque. Disparu, Tamariz ? Non, puisqu'il sera toujours présent sur nos étagères, dans nos gestes et dans nos coeurs.
  23. Bonjour à tous, Est-ce que quelqu' un parmi vous saurait comment contacter par téléphone les éditions Fantaisium ? D'avance, merci
  24. Bonjour Ludo, Merci pour la réponse.
  25. Peut-être parce que l’IA brosse dans le sens du poil et te renvoie une image de toi-même. Elle flatte la partie narcissique qui est en toi.
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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
    • Je n’ai pas regardé cette vidéo car d’après les retours il semble que le bouquin dont il est question ne tient pas la route.  D’ailleurs si la réalité n’existe pas quel est l’intérêt de lire un bouquin qui n’existe pas ? 
    • La magie mondiale est en deuil. Mais comme tous les grands de ce monde jamais il ne sombrera dans l'oubli.
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