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Publié le (modifié)
Il y a 5 heures, Julien LOSA a dit :

Du coup, j'ai une question (un peu malicieuse, je l'accorde, mais tout le monde me connait maintenant... 😛 ) :

Quitte à passer des heures à écrire des prompts pour que chatgpt ... écrive quelque chose... pourquoi ne pas utiliser ces heures pour les écrire soit même ? 😄 et après, yep : un ptit check de grammaire/orthographe par chatgpt (il est bon pour ça !) et/ou réorganiser nos écrits et... roule !

En l occurrence, je ne prenais pas cet exemple de prompts avancés pour un travail d écriture de quelques phrases. Je voulais souligner que l'IA peut produire des choses incroyables (analyse de données, de verbatim, calcul, brainstorming en ping pont, etc.) et que dans ce cadre ce n'est pas un travail de fainéant. Certains prompts de haut niveau nécessitent même du codage. Bref ce n est pas le sujet ici sur nos punchlines. Mais l exercice de l'IA dans mon second post sur ce fil m'a paru intéressant à partager car les résultats obtenus ne sont pas transcendants (c était un prompt brut ceci dit).

Modifié par Patricia
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La bêtise est nettement supérieure à l'intelligence car toute l'intelligence du monde ne permettra jamais de comprendre la bêtise universelle, tandis qu'un peu de bêtise suffit amplement à ne pas comprendre quoi que ce soit d'intelligent.

Philippe Geluck

Extrait de "Et vous, chat va ?"

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)
Il y a 16 heures, Christian GIRARD a dit :
Il y a 18 heures, Julien LOSA a dit :

Quitte à passer des heures à écrire des prompts pour que chatgpt ... écrive quelque chose... pourquoi ne pas utiliser ces heures pour les écrire soit même ?

ChatGPT pourrait sans doute répondre à ta question. 

Je l'ai fait et parmi beaucoup de blabla, ChatGPT m'a répondu cela:
"Certains utilisateurs deviennent des "ingénieurs du prompt" alors qu'ils pourraient devenir de meilleurs écrivains. Ils passent des heures à chercher la formule magique qui fera produire à l'IA un texte parfait, alors que ces mêmes heures leur permettraient souvent d'acquérir une compétence durable." 😂

Modifié par Thierry SCHERER (Zarcanum)
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Citation

Mais par dessus tout j'aurai aimé devenir magicien. C'était la tendance la plus profonde, le penchant le plus intime de ma nature ; je ressentais une certaine insatisfaction devant ce qu'il était convenu d'appeler la réalité, qui me semblait être le produit d'une stupide convention établie par les adultes.

Enfance d'un magicien de Hermann Hesse

Publié le
Il y a 5 heures, Thierry SCHERER (Zarcanum) a dit :

Je l'ai fait et parmi beaucoup de blabla, ChatGPT m'a répondu cela:
"Certains utilisateurs deviennent des "ingénieurs du prompt" alors qu'ils pourraient devenir de meilleurs écrivains. Ils passent des heures à chercher la formule magique qui fera produire à l'IA un texte parfait, alors que ces mêmes heures leur permettraient souvent d'acquérir une compétence durable." 😂

...! Même chatgpt sait.

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Choose your battles wisely.

Publié le

L'exercice est amusant donc je vais m'y coller aussi :

1) "nous ne nous somme jamais rencontré auparavant, n'est-ce pas?"

Quel magicien avez-vous déjà rencontré ?

Si la personne ne nous cite pas : "Et moi ?" ; La personne va répondre "si, là" où quelque chose du genre et j'ajouterai "Mais jamais auparavant ? En êtes vous bien sûr ?" (Avec un ton pour introduire le doute)

Si la personne nous cite : "Ah oui ! Mais...Où ça ? Quand ?" Là soit la personne nous a déjà vu en spectacle et dit à tel endroit tel jour, soit elle répond "Non, mais là, aujourd'hui" ou quelque chose du genre.

Peut importe les réponses, ce qui compte est que ça vienne de la personne.

2) "c'est votre choix, vous voulez en changer?"

Pour moi cette phrase est banale et simple et je la laisserais comme ça. En tout cas j'éviterais de la changer pour une phrase plus complexe. Au contraire, je me limiterais même à "Voulez-vous changer ?"


3) "on ne voit pas à travers l'enveloppe, n'est-ce pas?"

Le mieux est pour moi le constat énoncé par le spectateur :

Première étape : "Mettez votre main dans ma poche et sortez-en son contenu."

J'aime demander à un moment à un spectateur de mette sa main dans ma poche car pour les spectateurs comme pour la personne qui va le faire, il y a un moment de mystère (qu'est-ce qu'il ou elle va en sortir ?), de curiosité. D'autre part la situation peut permettre la sortie d'un gag (objet incongru suivi de "Ah pardon ! L'autre poche !") ou d'une line. On est tenté de crier au moment où le spectateur insère sa main dans la poche mais là pour le coup on est dans le gag vu et revu (même si ça marche encore).

Deuxième étape* (l'objet sorti est donc une enveloppe ici) : "Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur ?"

La personne répond "Rien". Je répond "Rien c'est rien mais c'est déjà quelque chose comme disait Aristote !"

*Si l'enveloppe contient une prédiction, sauter cette étape.

Troisième étape : "Plaquez l'enveloppe sur vos yeux. Que voyez-vous ?"

Là aussi, le but est que ce que qu'on veut affirmer vienne du spectateur. Le point technique sur lequel il faut être habile est de faire en sorte que le spectateur parle fort et/ou être assez prêt de lui pour qu'il bénéficie du micro qui est sur vous sans que vous soyez contre lui non plus.

4) "mettez-le dans votre poche, je ne veux pas y toucher!"

Juste "Mettez-le dans une poche" ou "Mettez-le là ou personne n'ira". C'est simple. Le "Je ne veux pas y toucher" est évident.


5) "Imaginez-vous votre dessin sur un grand écran blanc!"

Là on peut trouver plus original :

Par exemple : "Rêvons un peu. Vous êtes sur une plage paradisiaque, vous venez de vous baigner et vous profitez maintenant du Soleil en dessinant sur le sable. Imaginez votre dessin sur le sable, le Soleil qui se couche lentement sur cette image qui n'existera plus lendemain, emporter par le vent ou les vagues".


6) "Récapitulons!"

Récapitulez directement. Mais en général, cela signifie que la procédure était longue donc la question à se poser serait plutôt "Que pourrais-je couper pour que la récapitulation ne soit pas nécessaire ?". On se sent souvent le besoin de récapituler pour enfoncer le clou sur certains choix, certaines impossibilités mais souvent, ça alourdit juste la routine.

 

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L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

Publié le
Il y a 13 heures, Marc PAGE a dit :

L'exercice est amusant donc je vais m'y coller aussi :

1) "nous ne nous somme jamais rencontré auparavant, n'est-ce pas?"

Quel magicien avez-vous déjà rencontré ?

Si la personne ne nous cite pas : "Et moi ?" ; La personne va répondre "si, là" où quelque chose du genre et j'ajouterai "Mais jamais auparavant ? En êtes vous bien sûr ?" (Avec un ton pour introduire le doute)

Si la personne nous cite : "Ah oui ! Mais...Où ça ? Quand ?" Là soit la personne nous a déjà vu en spectacle et dit à tel endroit tel jour, soit elle répond "Non, mais là, aujourd'hui" ou quelque chose du genre.

Peut importe les réponses, ce qui compte est que ça vienne de la personne.

2) "c'est votre choix, vous voulez en changer?"

Pour moi cette phrase est banale et simple et je la laisserais comme ça. En tout cas j'éviterais de la changer pour une phrase plus complexe. Au contraire, je me limiterais même à "Voulez-vous changer ?"


3) "on ne voit pas à travers l'enveloppe, n'est-ce pas?"

Le mieux est pour moi le constat énoncé par le spectateur :

Première étape : "Mettez votre main dans ma poche et sortez-en son contenu."

J'aime demander à un moment à un spectateur de mette sa main dans ma poche car pour les spectateurs comme pour la personne qui va le faire, il y a un moment de mystère (qu'est-ce qu'il ou elle va en sortir ?), de curiosité. D'autre part la situation peut permettre la sortie d'un gag (objet incongru suivi de "Ah pardon ! L'autre poche !") ou d'une line. On est tenté de crier au moment où le spectateur insère sa main dans la poche mais là pour le coup on est dans le gag vu et revu (même si ça marche encore).

Deuxième étape* (l'objet sorti est donc une enveloppe ici) : "Qu'est-ce qu'il y a à l'intérieur ?"

La personne répond "Rien". Je répond "Rien c'est rien mais c'est déjà quelque chose comme disait Aristote !"

*Si l'enveloppe contient une prédiction, sauter cette étape.

Troisième étape : "Plaquez l'enveloppe sur vos yeux. Que voyez-vous ?"

Là aussi, le but est que ce que qu'on veut affirmer vienne du spectateur. Le point technique sur lequel il faut être habile est de faire en sorte que le spectateur parle fort et/ou être assez prêt de lui pour qu'il bénéficie du micro qui est sur vous sans que vous soyez contre lui non plus.

4) "mettez-le dans votre poche, je ne veux pas y toucher!"

Juste "Mettez-le dans une poche" ou "Mettez-le là ou personne n'ira". C'est simple. Le "Je ne veux pas y toucher" est évident.


5) "Imaginez-vous votre dessin sur un grand écran blanc!"

Là on peut trouver plus original :

Par exemple : "Rêvons un peu. Vous êtes sur une plage paradisiaque, vous venez de vous baigner et vous profitez maintenant du Soleil en dessinant sur le sable. Imaginez votre dessin sur le sable, le Soleil qui se couche lentement sur cette image qui n'existera plus lendemain, emporter par le vent ou les vagues".


6) "Récapitulons!"

Récapitulez directement. Mais en général, cela signifie que la procédure était longue donc la question à se poser serait plutôt "Que pourrais-je couper pour que la récapitulation ne soit pas nécessaire ?". On se sent souvent le besoin de récapituler pour enfoncer le clou sur certains choix, certaines impossibilités mais souvent, ça alourdit juste la routine.

 

Meilleure contribution du fil et de loin. Pépite pour ouvrir d'autre champ sur tout sur la récapitulation. 

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La bêtise est nettement supérieure à l'intelligence car toute l'intelligence du monde ne permettra jamais de comprendre la bêtise universelle, tandis qu'un peu de bêtise suffit amplement à ne pas comprendre quoi que ce soit d'intelligent.

Philippe Geluck

Extrait de "Et vous, chat va ?"

Publié le

Merci Patricia même si je ne pense pas avoir fait une contribution si extraordinaire que cela. Disons que mes réponses ne sont pas originales mais que je raisonne d'un point vue "lisibilité pour le public" et souvent, j'estime qu'en mentalisme on a tendance a faire trop de fioritures dans les textes lors de consignes, de constatations ou de récapitulations.

Il est bon d'avoir de temps en temps des choses originales et développées pour introduire une ambiance, un contexte (raconter une histoire, avoir un fil conducteur) mais lorsqu'il s'agit de consignes, il faut d'après moi être le plus direct et clair possible.

C'est un peu comme les tours de cartes automatiques, leur succès repose en grande partie sur la clarté de vos consignes pour obtenir ce que vous attendez du spectateur (dans sa façon de couper, distribuer ou de mélanger les cartes à un moment par exemple).

Pour les constatations, il faut selon moi les limiter au maximum aussi et faire en sorte que cela vienne du spectateur ou que ce soit si évident que le dire n'est pas nécessaire.

Exemples :

- donner un jeu (même spécial) à mélanger permet de montrer à tous que le jeu est ordinaire et sans préparation (2 en 1).
Il n'y a pas besoin de lui dire de l'examiner, encore moins de dire que le jeu est normal et sans préparation car vous obtiendrez évidement l'effet inverse (vous introduirez la possibilité qu'il soit truqué et/ou préparé dans l'esprit des spectateurs).

Puisqu'on a pris le risque de mettre le jeu dans les mains du spectateurs, c'est qu'il n'y a rien à voir (c'est ce que penseront les spectateurs). Par contre il peut y avoir une consigne ou un geste qui "impose" sans en avoir l'air une façon de couper ou de mélanger si cela est nécessaire.

Ce conseil n'est pas nouveau et à déjà été donné maintes fois, ne serait-ce que sur ce forum, mais le redire peut éviter à certains de faire encore cette "erreur" assez classique, pas forcément de débutant mais simplement parce qu'on y pense pas toujours.

- comme le disait Salvano, le meilleur moyen de prouver qu'un récipient est vide lorsqu'on ne peut pas en montrer clairement l'intérieur est de le vider devant les spectateurs sans chercher à montrer que c'est vide.

Par exemple : vous avez un seau à champagne préparé pour une routine de seau aux pièces, vous mettez un peu d'eau, des faux glaçons, un foulard ou des confettis dans le fond et avant de l'utiliser, vous le retourner pour en faire tomber son contenu. Autre exemple : vous avez le verre "Infinity Wine". Commencez avec le verre retourné sur votre table. Ainsi, il est évident qu'il ne peut à priori rien y avoir dedans (c'est transparent et à l'envers). Pareil pour les bols de riz.

Autre exemple : la boîte tiroir en carton type boîte à chaussure appelée "Magic Box" récemment vendue par Georges Iglesias (mais ce que je vais dire est valable pour toutes les boîtes tiroir). Au début de la routine, je trouve mieux de l'avoir ouverte avec quelque chose dedans (des chaussures par exemple) et au début de votre routine vous la vider puis la refermer.
L'apparition à la fin sera moins évidente que si vous commencez avec votre boîte, que vous l'ouvrez pour la montrer vide puis que vous la refermer et la rouvrer pour la montrer pleine. Cela fait très "boîte spéciale". Alors que si vous la vider, que vous faites disparaître quelque chose et que cette chose réapparaît dedans, c'est déjà un peu plus subtil (même si ça reste du très classique).

Je cite la boîte de Georges Iglesias car à mon sens, sa version est plus "innocente" bien que cher et fragile (ce n'est que du carton, le papier décoratif noir s'en va facilement au niveau des coins et il faut faire très attention lorsque vous l'assemblez sinon ça ne coulisse pas bien).

Enfin, pour les récapitulations, je vais me répéter (inutilement sans doute) : avant de se demander comment récapituler de manière claire et/ou originale, je pense qu'il faut voir si cette récapitulation ne peut pas être évitée.

Si il y a ce besoin, c'est qu'on a peur que ce qui précède ne soit pas clair dans l'esprit des spectateurs ou qu'il y avait trop de choses à retenir pour eux (trop d'étapes). Je pense comme Losander, Salvano, Finn Jon, Luc APERS, Eberard RIESE et d'autres qui ont dit à peu près la même chose : le plus dur dans un numéro que l'on pense être abouti, c'est de couper.

Souvent, pour améliorer un spectacle, un numéro ou simplement une routine, il ne faut pas ajouter ou modifier (ce que l'on fait le plus souvent) mais enlever tout ce qui n'est pas vraiment utile (et ce n'est pas évident car parfois il faut retirer des choses qu'on a mis beaucoup de temps à trouver, auxquelles on tient tout en sachant que ça n'apporte pas grand chose pour le public).

Ce conseil est souvent donné de manière générale mais ici, je veux parler de l'appliquer au choix de nos textes, de ce que l'on va dire.

Et cette coupe doit selon moi se faire surtout sur les consignes, les constatations et les récapitulations. Pour le reste (contexte, ambiance, fil rouge, histoire que l'on souhaite illustrer par de la magie,...), on peut s'autoriser plus de liberté, d'originalité mais là aussi, si votre intention est que vos spectateurs se souviennent surtout de la magie, il ne faut pas que l'histoire prenne le dessus.

Dernier outil pour inciter les spectateurs à donner une information à notre place : poser une question qui semble innocente. Je vais prendre en exemple Joaquim MATAS qui tourne en ce moment avec une conférence où plusieurs des routines présentées font appel à cela.

Par exemple, plutôt que de montrer une série de jokers identiques (cartes parfois étranges pour les spectateurs) et/ou de dire qu'il s'agit de jokers, il demande à un spectateur : "De quoi s'agit-il pour vous ?".

Cela rejoint ce que j'ai écrit plus haut sur l'information qui vient du spectateur plutôt que de nous mais ici, ce n'est pas seulement pour clarifier la situation mais aussi pour mieux camoufler le comptage Hamman au pelage réalisé car la question et l'attente de la réponse peut justifier une rupture de rythme dans le comptage (dans n'importe quel comptage d'ailleurs).

Cela empêche aussi les spectateurs de compter des cartes également.

Bref, on est sur du texte utile, au service de la routine, simple et direct.

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L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

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