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Stairway par Marcus EDDIE.

Je ne vois pas du tout où la moindre amélioration par rapport au classique (inventé par qui d'ailleurs ?).

Christian, si tu peux m'éclairer, je t'en serai gré !

Hello Thomas et merci :)

Je n’ai pas trop le temps d’analyser en détail, voici ce que je vois, dans un premier temps, dans la vidéo qui est en lien :

Il s’agit d’une variante de Traveling Cash de Dan Harlan qui lui effectuait une « descente » de billet (alors que là le billet « remonte » ; c’est un détail, certes, mais si on réfléchit bien, un billet « qui monte » est un effet plus magique qu’un billet « qui descend » puisqu’il va à l’encontre de ce que nous montre la gravité au quotidien).

La tenue est celle développée par Lee Freed (voir mes notes ci-dessous).

La vidéo a l’avantage d’être honnête pour ce qui est de ne pas cacher du bruit de l’élastique lors des passages, c’est un point faible des effets de ce type en général.

On notera que les mouvements secrets des doigts semblent inexistants, ce qui rend les passages très propres, peut-être y a-t-il des particularités à ce niveau, je n’en sais rien puisque je n’ai pas étudié la méthode de Marcus Eddie pour Stairway.

Le mouvement final me semble être la partie disons innovante par rapport au tour d’origine : en climax, le billet passe magiquement d’un brin à l’autre qui lui est opposé (là ou Dan Harlan se contentait d’un simple gag).

Il faudrait que je retrouve mes notes relatives à Up and down the Ladder qui serait (conditionnel) l’effet de Dan Harlan mais avant qu’il ne soit fait avec un billet. Si quelqu’un a des informations fiables et précises sur ce tour, je suis preneur. L’effet est antérieur à avril 1987.

Extraits d’un échange en MP datant d’août 2008 relative aux effets de Marc Serin et à sa vidéo sur les élastiques :

[…]

Ah, une variante de Traveling Cash de Dan Harlan. De mémoire, l'effet de Dan Harlan figure dans son DVD Band Shark (sous le nom de Traveling Tips) et des subtilités de présentation dans sa trilogie, notamment une parue aussi dans Imagik.

[…]

Je viens de retrouver mes notes postées dans VM : Imagik n° 27, Le Billet sauteur Lee FREED (il s'agit du tour de Dan HARLAN Travelling Cash mais avec une nouvelle tenue de l'élastique (d'ailleurs adopté par HARLAN dans le vol.3 de Magic with rubber band sous le nom de Lee FREED's Latter Lader ).

[…]

Il y a deux extensions de Traveling Cash sur la vidéo de Serin, basées plus ou moins sur un principe équivalent mais avec des chutes différentes. Non, il n'y a pas de tension extrême puisque les élastiques de Marc sont très grands (au repos, une quarantaine de centimètres, à vue de nez!).

Au départ, il n'y a aucun mouvement secret, on commence l’effet sans se préparer (ce qui est plutôt pas mal comme base, non ?), dans la position originale de Harlan (pas dans celle de Lee Freed). La "descente" du billet s'effectue en faisant un mouvement technique que tu trouveras facilement par toi-même et qui consiste à faire changer un brin par un autre, à chaque fois ! Beaucoup de bidouillage des doigts, donc, mais comme les élastiques sont très grands, ils s’effectuent – selon Marc – « loin » du champ de vision du spectateur. Ensuite, la « remontée » profite de ce que le montage s’est effectué sous les yeux du spectateur, et il n’y a plus qu’à suivre le mouvement inverse. Bref, on intervertit à chaque fois les deux brins qui sont ceux sur lesquels est censé voyager le billet.

Il est vrai que dans la version de Harlan, il manque une fin. Le gag de la « remontée instantanée » en tournant les poignets est une chute par défaut selon moi. Marc essaye de combler ce manque en montrant, par exemple, dans l’une des versions, que le billet du spectateur s’est effacé sur l’un de ses deux côtés (d’où un change en début de routine évidemment) mais là on s’éloigne du fond du problème lié à la seule thématique de l’élastique et du « saut » impossible. J’ai apporté de mon côté une fin qui me satisfait (mais que je n’ai encore jamais dévoilée, sauf en cours à mes élèves). Mais toutes les versions dont on a parlé plus haut souffrent du manque d’exploitation d’un élément ESSENTIEL qui semble n’avoir pas sauté aux yeux des différents auteurs (et à priori aux yeux d'aucun des magiciens qui présentent cette routine, pour autant que j’aie pu m’en rendre compte), alors que finalement, c’est le point le plus « magique » – au sens d’inexplicable – de l’effet. Finalement, (je te donne une clé !), le billet ne fait pas que bondir d’un brin à un autre sur quatre brins, il réalise quelque chose de beaucoup plus extraordinaire, encore faut-il le mettre en évidence (oui, le genre de « petit détail » si important…).

Voilà, je te laisse méditer là-dessus.

[…]

- Vidéo Classic Renditions Vol. II : Michael Ammar présente en maillot de bain et au beau milieu d’une piscine The Crazyman’s Handcuffs , Dan Harlan’s Travelling Cash et The Broken and restored rubberband. Que des classiques. Cassette hautement recommandée.

Christian Girard

  • J'aime 1
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Publié le

Merci Christian pour ces précisions plus que complètes !

Allez, pour te récompenser ;) , j'ai retrouver un nouvel (?) effet de pénétration d'élastique développé par James CHADIER dans son DVD French Connexion (un sujet est ouvert dans Les Etagères MAgiques).

L'effet est à 1mn04 de cette vidéo :

[video:youtube]

Ayant le DVD si tu souhaites avoir plus de détail sur le modus operanti, contacte moi.

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Publié le
Sylvain Mirouf vient de me faire parvenir un lien

Petite note de culture générale (pour changer de la magie): le monsieur que l'on voit à G lors du passage TV, que Mirouf appelle "Jean" est le chanteur "Jean Guidoni". Un chanteur fort talentueux bien qu'assez peu populaire (comme bcp d'artistes qui ont du talent), il a travaillé notamment avec Astore piazzola.

L'émission remonte probablement à la période de l'album "au tourniquet des grands cafés", soit 1990 (ou un peu avant).

  • 3 weeks plus tard...
Publié le
dommage que l'on ne voit que la fin de l'effet.

Non, on voit la totalité de l'effet (une carte "saute" à vue au-dessus d'un jeu pourtant ceinturé par un élastique et sans contact direct avec le magicien) mais une partie seulement de la présentation (qui révèle la méthode ;) ), ce qui me semble de bonne guerre... :D

Publié le

Je vois que tu as fini par trouver tout seul =)

Désolé mais je ne m'était plus connecté ces derniers temps ...

En effet sur ma vidéo il s'agit bien de PIXEL de David Jade .

Le seul problème dans cet effet est qu'il faut se méfier d'un angle par rapport au paquet ... Mais sinon, tout est examinable et surtout, rien de truqué !!!

Publié le

L'effet est percutant mais la préparation comme dit Christian doit se faire à l'abri des regards, le tour commence donc avec un paquet déjà entouré de l'élastique.

Hélas, et c'est là où je tique, ça réduit l'impact, un peu comme une boite truquée dont on ne pourrait pas examiner l'intérieur avant d'en sortir quelque chose.

Enfin, si j'ai bien compris!

Sinon c'est joli

Publié le (modifié)
L'effet est percutant mais la préparation comme dit Christian doit se faire à l'abri des regards,

Heu, non, je n’ai pas écrit ça… Je pense plutôt que ça peut s’effectuer pleins phares.

Modifié par Christian Girard

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    • @Gilbus, j'ai énormément ri!  Mais tu ridiculises à l'extrême parce que tu n'aimes pas ...et tu as bien le droit! Le Ready Made au départ a été intéressant parce qu'il a effectivement déplacé la valeur de l'art du « faire » (manuel, technique) vers le « penser » (choix et concept). En exposant un objet industriel ordinaire dans un musée, Marcel Duchamp a, en effet, essayé de démontrer que l'art reposait sur l'intention et le contexte plutôt que sur la beauté ou le savoir-faire. C'était une pure provocation, il se trouve qu'elle a fait sens. Mais ça ne pouvait marcher qu'une fois au début! Une fois l'idée dévoyée, ça ne marche plus. Ou alors il faut qu'il y ait une nouvelle idée autour de ce ready-made. C'est ce qui s'est passé après... Aujourd'hui, par exemple, nous avons Moffat Takadiwa (Zimbabwe) qui propose de grandes fresques (de plusieurs mètres) qui ont l'air de tissages africains (image1). En y regardant de plus près, ce sont des milliers de touches de claviers,·brosses à dents et éléments de plastique usagés, délaissées par l'occident et assemblées pour créer une texture (image2). Ca a l'apparence de l'artisanat africain mais c'est du ready-made. Il utilise de simples déchets pour crée une réflexion sur l'invasion de la culture numérique occidentale sur le continent africain. Personnellement, je trouve que: -ça rend hommage à l'artisanat africain -c'est aussi joli que de l'artisanat -ça a du sens -il y a intention et une critique de la société occidentale et de sa sur-consommation informatique ...et je te rassure, ses oeuvres se vendent environ 5000 Euros. Pas des millions! Je trouve que pour des mois de travail, ce n'est pas excessif. Autre exemple, Ai WeiWei, artiste dissident chinois chassé par le régime (oui le contexte politique et de l'artiste est aussi important) nous fait voir le sol entier d'une salle remplie de 100 millions de graines de tournesol. Ca peut paraitre très idiot. Mais en réalité, ce sont de fausses graines en porcelaine, façonnées et peintes à la main par des centaines d'artisans de Jingdezhen fabriquées durant des mois voir des années ...et plus vraies que nature. Et les visiteurs, marchent et écrasent cette porcelaine fragile... Tu n'as pas l'impression que ça dit beaucoup de la Chine? : ...l'uniformité, le travail collectif et le manque d'individualité dans ce pays? Dans ce cas, le processus de fabrication a un impact essentiel sur la compréhension de l'oeuvre.   @Gilbus, tu vois que le ready-made est loin de l'objet acheté sur AliExpress... Alors est-ce que le ready-made c'est un urinoire de Duchamp? Non. Cela a juste été un déclencheur. Est-ce que ça peut être un ventilateur acheté sur AliExpress? Malgré tous tes efforts théoriques et drôlissimes, non plus. Mais merci pour le sketch, c'est très drôle. Tu devrais en faire un spectacle! 🙂 ------------------------------ Mais d'ailleurs que penser du moment où, après la magie (faire apparaitre/disparaitre des objets, manipuler des cartes) est venu le mentalisme (deviner des pensées invisibles). Seuls les initiés savent que le mentalisme c'est AUSSI de la manipulation. Les spectateurs y voient un tout autre art. Un art de l'abstrait et du concept. Non?
    • Dans le même genre :  https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
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