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Il y a 3 heures, PaulMagie a dit :

je n'ai jamais compris l'imperiosité de la compétition dans le sport

C'est simple : c'est une motivation supplémentaire. Mais on peut aussi pratiquer pour le plaisir, c'est ce que je fais en sport auto. A défaut de pouvoir faire du rallye, je participe à des événements historiques sur routes fermées.

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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La magie et l'art magique sont avant tout une affaire intérieure, qui est intime. Comme tout art, pour qu'il soit percutant, émouvant, choquant, envoûtant,.. doit l'être car l'auteur a souhaité fait passer un message. Le sien. 

L'art jaillit de l'artiste ( au sens  de sortir de l'intérieur, de son âme pour envelopper ou essayer d'envelopper une âme extérieure) et pour cela l'artiste se doit d'avoir, comme il a été dit de manière pertinente par Paul Magie, une phase d'introspection. Humble et sincère pour comprendre qui on est, ce que l'on veut et comment je souhaite l'obtenir. Qui sont finalement des questions très simples mais emplies de philosophie, que tout à chacun répond ou essaie d'y répondre à des moments de sa vie. 

La difficulté inhérente à l'art magique est d'être confronté sans cesse à l'étonnement, la surprise à travers les spectateurs, qui peut être une fin en soi. Puisque c'est ce à quoi un magicien tend, dans son but ultime: apporter de l'impossibilité brute et déguisée. 

Le drame est que l'ennui peut survenir car l'artiste est l'artificier, Celui qui tire les ficelles, celui qui 'connaît', celui qui 'sait' et finalement celui qui ne s'emerveille plus ou plus assez devant tant d'impossibilité. Le fameux blues. 

Remarquez que j'utilise 'impossibilité' alors que la magie est bien plus que cela me direz vous, c'est de l'émotion que l'on véhicule. Oui. Et je reviens sur le fait que l'art doit jaillir. Et pour faire jaillir de l'émotion et non pas que de l'impossibilité brute, le magicien doit perpétuellement s'adapter.

S'adapter non pas aux derniers achats de gimmick à la mode ou autres, ou acheter avec frénésie ( qui est une propension du magicien, mais je ne développerai pas ici.) mais s'adapter à lui. À sa vie. 

Se recentrer sur soi. S'écouter. Et se repenser. Pour ensuite prendre du plaisir et s'ouvrir. 

 

 

Modifié par Fred Hô
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Il me semble y avoir deux choses qui sont évoquées :

Comme toujours, les mélanger n’apporte guère de réponse cohérente…

On parle de notre « blue » à nous, celui du magicien.

C’est un problème lié à toute activité, on se demande parfois, au bout d’un moment, si ça vaut le coup, de dépenser tant de temps, d’énergie, d’argent, là-dedans.

Un petit spectacle réussi, et ça remotive…

 

Et l’autre côté, c’est la façon dont est perçu la magie, qui semble tomber à plat, quand on dit qu’on en fait…

Là, c’est uniquement un problème de présentation :

On n’est plus dans l’introspection, on est dans la vente !

On ne doit pas parler de ce qui nous fait vibrer, mais de ce qui va faire vibrer le spectateur potentiel qui pose la question…

Parfois, c’est la même chose, car la passion ardente est une belle chose à partager…

Mais pas toujours.

On peut mentir, on peut embellir, on peut appâter…

Une célèbre conteuse (Gigi Bigot) ne se présente pas directement en tant que conteuse, mais comme « marchande d’étoiles » …

Ça en jette, non? 🙂 

La poésie, le mystère, les chemins détournés, voilà qui peut intéresser les gens.

Les gens aiment être intéressés.

Une bonne méthode, pour intéresser les gens, ce n’est pas de parler de nous.

C’est de parler d’eux.

Cette règle de base de la vente, on peut la mettre en place aussi bien dans nos spectacles que dans une simple présentation…

Si vous dite que vous être un chercheur de talents, et que d'ailleurs, celui qui pose la question semble avoir un talent... Ensuite, vous montrez que le spectateur va lui-même faire un miracle, mais quel talent !

En médiéval, je ne me présente jamais ni comme magicien (pas envie de finir sur un bûcher, moi....), ni même comme un bateleur...
Je suis un amuseur qui leur apprend des jeux... (les jeux sont naturellement impossible, et le spectateur comprend assez vite à qui il a affaire....mais c'est trop tard, il est appâté...)

Bref, il est rare que je me présente comme magicien…

D'ailleurs, je ne suis pas vraiment magicien…

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le
Il y a 9 heures, Fred Hô a dit :

La magie et l'art magique sont avant tout une affaire intérieure, qui est intime. Comme tout art, pour qu'il soit percutant, émouvant, choquant, envoûtant,.. doit l'être car l'auteur a souhaité fait passer un message. Le sien. 

L'art jaillit de l'artiste ( au sens  de sortir de l'intérieur, de son âme pour envelopper ou essayer d'envelopper une âme extérieure) et pour cela l'artiste se doit d'avoir, comme il a été dit de manière pertinente par Paul Magie, une phase d'introspection. Humble et sincère pour comprendre qui on est, ce que l'on veut et comment je souhaite l'obtenir. Qui sont finalement des questions très simples mais emplies de philosophie, que tout à chacun répond ou essaie d'y répondre à des moments de sa vie. 

La difficulté inhérente à l'art magique est d'être confronté sans cesse à l'étonnement, la surprise à travers les spectateurs, qui peut être une fin en soi. Puisque c'est ce à quoi un magicien tend, dans son but ultime: apporter de l'impossibilité brute et déguisée. 

Le drame est que l'ennui peut survenir car l'artiste est l'artificier, Celui qui tire les ficelles, celui qui 'connaît', celui qui 'sait' et finalement celui qui ne s'emerveille plus ou plus assez devant tant d'impossibilité. Le fameux blues. 

Remarquez que j'utilise 'impossibilité' alors que la magie est bien plus que cela me direz vous, c'est de l'émotion que l'on véhicule. Oui. Et je reviens sur le fait que l'art doit jaillir. Et pour faire jaillir de l'émotion et non pas que de l'impossibilité brute, le magicien doit perpétuellement s'adapter.

S'adapter non pas aux derniers achats de gimmick à la mode ou autres, ou acheter avec frénésie ( qui est une propension du magicien, mais je ne développerai pas ici.) mais s'adapter à lui. À sa vie. 

Se recentrer sur soi. S'écouter. Et se repenser. Pour ensuite prendre du plaisir et s'ouvrir. 

 

 

(Gilbus m'a devancé, j'ai tapé ma réponse et je n'avais plus de batterie...)

C'est une extension d'une partie de ce qu'exprimais assez pertinente et bien formulé. 

Je pense qu'il ne faut pas négliger une autre partie : l'autre ! Le spectateur. C'est pour lui qu'on fait de la magie. 

Il n'y a pas d'art sans public.

C'est un de mes professeurs lors de mon parcours artistique qui m'avait insufflé cette maxime (qui doit être une citation...) Elle résonne régulièrement en moi (comme beaucoup de ce que j'ai appris à cette époque). Une toile dans un atelier n'est pas une œuvre tant qu'elle n'est pas montrée au public. Mais ce n'est pas que cette "publication" qui est en jeu, mais bien l'acte lui même. La mise à nue que constitue la production artistique et  sa divulgation au monde, montrer son intériorité au public, se dévoiler ! 

C'est dans cette transition du privé au public que naît l'œuvre. On peut débattre longuement de cette question que j'ai creusé de différentes façons, et apporter des exemples variés si cela en intéressent (peut être est-il même utile d'ouvrir un autre sujet). 

N'oublions pas que notre art est d'abord fugace (le temps du spectacle), fragile (il ne tient "qu'au" secret... @Gilbus), et est transcendantal (le spectateur doit faire un effort mental pour s'extraire de sa réalité sensorielle), et toutes ces composantes sont du ressort du spectateur.

A nous de construire notre prestation pour réunir ces conditions: le bon effet, au bon spectateur, au bon moment.

Je me rends compte que je me suis un peu éloigné de la question de départ. Je crois qu'il faut s'éloigner, prendre du recul sur l'aspect mercantile de la magie, il sort une a plusieurs nouveautés par jour, c'est un rythme effroyable et qui nous semble important de suivre, se tenir au courant, avoir le dernier gimmick pour être le centre d'attraction au prochain rdv de magicos... Alors que nos étagères sont remplies de merveilles et de pépites qui demandent qu'à briller à la lumière d'un nouvel éclairage.

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Le blues du Magicien... il y a tellement de choses à dire là dessus ...Il faudrait plutôt faire un sujet ( si ce n'est pas déjà fait ) , sur la JOIE d'être Magicien , c'est plus sympa quand même . 

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Le 01/08/2019 à 04:48, PaulMagie a dit :

Il me semble important de faire ce "travail" d'introspection sur notre propre rapport à notre passion et de ne surtout pas succomber à la culpabilité de ne pas faire de "spectacle", ou à celle d'en faire par conformisme

Merci pour ta réponse très complète et assez claire et je crois que tu m'a ouvert les yeux, ce que j'aime dans la magie c'est apprendre, créer et surtout transmettre (si il y a un magicien ou une magicienne motivée pour une assos dans la Manche (50) qui est quand même le désert de la magie), pas performer ou en tout cas pas encore, et ça me fait plaisir que quelques uns m'aide démêler ce sac de nœud. 

Merci à vous 😉

Le4♠️

Modifié par Julien (Le4dePique)
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Le 01/08/2019 à 18:47, PaulMagie a dit :

Il n'y a pas d'art sans public.

Pour le sport auto je me suis fait une raison, je n'ai besoin de personne pour pratiquer.

 

Par contre la magie, j'aimerais bien pouvoir avoir un public. Je ne demande pas l'Olympia mais retrouver sa propre carte n'est pas spécialement excitant.

 

Comment gérez-vous cette absence de public ?

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Il y a 1 heure, Magic-Tony a dit :

Pour le sport auto je me suis fait une raison, je n'ai besoin de personne pour pratiquer.

 

Par contre la magie, j'aimerais bien pouvoir avoir un public. Je ne demande pas l'Olympia mais retrouver sa propre carte n'est pas spécialement excitant.

 

Comment gérez-vous cette absence de public ?

Le sport n'a pas besoin de public, c'est une pratique personnelle de dépassement de soi, de recherche de sensations... "L'erreur" d'assimilation que tu fais vient de la surmédiatisation du sport, qui devient un spectacle. C'est un sujet également très intéressant, qui pourrait notamment éclairer l'aspect financier du sport... Mais là n'est pas la question.

L'absence de spectateurs.... C'est une étonnante question. Sans aucune agressivité de ma part, mais n'as tu aucune famille, aucun ami, aucun collègue..? Ou as-tu une "peur/angoisse" a leur présenter ta magie ? 

Ce n'est pas une question sans fondement, le cercle proche est souvent le plus difficile des publics, et je ne fais d'ailleurs quasi plus de magie à ce public.

Comment compenser (je n'ai pas de réponse sur comment gérer personnellement ce manque qui relève d'une analyse introspective, voyons les moyens de trouver des spectateurs) ?

Nous avons la chance, au milieu du tumulte que cela procure par ailleurs, de vivre à l'heure du web, avec toute la créativité possible que cela implique... Site web, plateforme de diffusion vidéo, réseaux sociaux, et tout ce qui n'a pas encore été inventé... C'est le "théâtre" de demain. Ce n'est pas toi qui te déplaces mais bien le spectateur qui vient à toi. 

Je pense que tu as compris ce que je voulais dire...

Et puis, tu dois bien avoir un restaurant à côté de chez toi, propose leur une soirée par mois (ou plus en fonction de ton rythme) de façon bénévole si tu as des craintes, pour commencer. 

Ça voir la mairie de ta ville, ou de celle voisine si là où tu habites c'est "trop petit" explique leur que tu fais de la magie en amateur et que tu serais ravi d'échanger avec le responsable animation événementielle, tu lui fais ton meilleur effet, et lui propose d'animer un évènement à ton échelle (pas l'arbre de Noël de la ville, mais une fête des associations...)

Parlant d'association, il y a forcément des assos autour de toi. Contacte les, il y en a bien qui organisent des évènements et si tu leur offre une prestation (non tu ne vas pas tuer le marché local...) Ils en seront certainement ravis.

Dans le même domaine, les maisons de retraite sont également extrêmement en demande d'animations variées pour leurs résidents. C'est un public à considérer comme "des enfants" (ce n'est peut être pas ta magie...)

Voici quelques pistes pour te sortir j'espère de ta solitude et récompenser le temps et travail que tu as investi dans la magie.

Tient nous au courant.

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Il y a 6 heures, PaulMagie a dit :

L'absence de spectateurs.... C'est une étonnante question. Sans aucune agressivité de ma part, mais n'as tu aucune famille, aucun ami, aucun collègue..? Ou as-tu une "peur/angoisse" a leur présenter ta magie ? 

Si mais la magie ne les intéresse pas, pourtant ils savent tous que j'aime et pratique.

Peut-être est-ce un tort de ma part de ne pas avoir relancé mais j'avais montré quelque trucs à une pote tenant un snack pour faire une soirée d'animation, jamais eu de suite.

Il y a 6 heures, PaulMagie a dit :

Dans le même domaine, les maisons de retraite sont également extrêmement en demande d'animations variées pour leurs résidents. C'est un public à considérer comme "des enfants" (ce n'est peut être pas ta magie...)

C'est une piste à explorer oui et à laquelle j'avais songé.

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Il y a 3 heures, Magic-Tony a dit :

Si mais la magie ne les intéresse pas, pourtant ils savent tous que j'aime et pratique.

Peut-être est-ce un tort de ma part de ne pas avoir relancé mais j'avais montré quelque trucs à une pote tenant un snack pour faire une soirée d'animation, jamais eu de suite.

C'est une piste à explorer oui et à laquelle j'avais songé.

C'est à toi d'amener la magie sur le devant de la discussion, ne pas saturer tes proches pour ne pas les dégoûter (et qu'ils se disent... "Ah... On va voir Tony, il va encore nous faire ces tours...").

Pareil pour ton ami du snack, il a des milliers de choses à gérer, et il a sûrement zappé. Relance le, propose lui d'entrée de jeu: une date, des horaires, un visuel pour son Facebook... Il n'aura pas à "réfléchir" (ne choisit pas un jour de rush comme un samedi...) 

Et je pense que les resto sont un bon tremplin 😉

 

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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