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Juste une chose... Merci de revenir au sujet de base. Mais il ne s'agit pas d'un match entre GUSO et CESU entre lesquels il faudrait choisir, je le redis. Il s'agit d'un plus si un jour le gouvernement décide de l'ouvrir aux artistes. Un artiste pourra très bien avoir des cachets via GUSO et en accepter via CESU. Je reprends la comparaison : un restaurant accepte les tickets resto, ce n'est pas pour autant qu'il refuse chèques, espèces ou CB. C'est on ne peut plus simple comme raisonnement.

Publié le (modifié)
Je l'avais bien compris ainsi.

Mais quid alors de nos montant de charges spécifiques, qui ne seraient plus pris en compte par le CESU et contribuerait ainsi à encourager ceux qui souhaitent la fin de notre particularisme.

Je crois que nous avons déjà fort à faire pour expliquer aux profanes la particularité de notre activité, pour que ce soit des magiciens qui enfoncent les premiers clous.

Je ne suis pas pour le corporatisme à tout crin, mais là, j'ai du mal à comprendre en quoi le CESU facilite l'embauche d'un magicien.

Je fais du spectacle depuis près de 25 ans et j'ai très rarement des problèmes de ce type. Il suffit d'expliquer, parfois de préparer les déclarations pour nos clients et tout ce passe normalement.

Le problèmes vient souvent des artistes eux même, qui insuffisement formé, ne connaissent pas les bases minimum de la législation de leur propre activité. Ce n'est pas grave, il existe des lieux, des forums, des gens qui peuvent expliquer et faire profiter de leur expérience.

Avec un bémol, encore faut-il que lorqu'une de ses personnes tente d'expliquer on ne se retrouve pas avec une floppée de gens qui ne connaissent pas le sujet mais ont un avis très tranché et définitif.

Je n'irai pas jusqu'à dire : "laisser parler les vieux et les jeunes fermez là", ce serait très malvenue.

Mais dans certain cas, il n'y a pas de mal à dire je sais pas, en échange je suis certain que les vieux croutons comme moi, seraient ravie de profiter de la connaissance universelle des dernières techniques, ou le bon CR du dernier DVD que la "nouvelle génération" manie avec talent.

La connaissance est une chose terrible, on crois qu'elle est savoir, elle n'est qu'expérience, et qu'on le veuille ou non, il faut un peu de temps, pour avoir de l'expérience.

Vive l'échange et surtout vive l'écoute.

Si on continue comme cela, dans mille ans les hommes auront deux langues, mais plus d'oreilles...

J'adhère sur toute la ligne...

Sans compter qu'il existe une différence de taille, pour les intermittents, entre le CESU et le GUSO : les cachets effectués avec le CESU, contrairement au GUSO, ne seraient sûrement pas pris en compte dans le nombre de cachets minimum à obtenir pour "l'intermittence"... :confused:

Modifié par Fred SILHOUETTE

Mon avis, n'est que mon avis, mais le restera toujours...

Fred SILHOUETTE

On n'a pas deux fois l'occasion de faire une bonne première impression. Lancelot

Publié le

euhhh... sans vouloir paraître rabat-joie, comment peux-tu l'affirmer ? En effet, jusqu'à présent les artistes ne peuvent bénéficier du CESU (car non répertoriés dans la liste du décret). Donc, dans cette logique, aucune mesure ne dit s'il y aurait une prise en compte des dates d'intermittence ou non.

Publié le
euhhh... sans vouloir paraître rabat-joie, comment peux-tu l'affirmer ? En effet, jusqu'à présent les artistes ne peuvent bénéficier du CESU (car non répertoriés dans la liste du décret). Donc, dans cette logique, aucune mesure ne dit s'il y aurait une prise en compte des dates d'intermittence ou non.

Quand on voit l'attitude des différents gouvernements qui se sont succédés, par rapport aux droits particuliers qu'ont les intermittents, permet-moi d'avoir un sérieux doute ! :/

Mais, effectivement, rien n'est sûr ! :/

Mon avis, n'est que mon avis, mais le restera toujours...

Fred SILHOUETTE

On n'a pas deux fois l'occasion de faire une bonne première impression. Lancelot

Publié le
euhhh... sans vouloir paraître rabat-joie, comment peux-tu l'affirmer ? En effet, jusqu'à présent les artistes ne peuvent bénéficier du CESU (car non répertoriés dans la liste du décret). Donc, dans cette logique, aucune mesure ne dit s'il y aurait une prise en compte des dates d'intermittence ou non.

Quand on voit l'attitude des différents gouvernements qui se sont succédés, par rapport aux droits particuliers qu'ont les intermittents, permet-moi d'avoir un sérieux doute ! :/

Mais, effectivement, rien n'est sûr ! :/

OUI rien n'est sur que les droits particuliers et spécifiques aux intermittents vont durés de nombreuses années..............

Publié le

Juste pour répondre à mon camarade Corneille et afin de dissiper tout malentendu.

Je connais plusieurs magiciens professionels qui ont un niveau de vie trés respectable sans avoir besoin pour cela d'être des stars internationales.

Pour les comédiens c'est pareils. Les gens pense qu'être comédien c'est être star de ciné et donc qu'il y a peu d'élu. Mais il y a beaucoup de comédien qui vivent avec des revenus de cadre moyen et qui font leur boulot sans peur du lendemain.

Un agriculteur n'est pas à l'abri d'une grelle ou d'un gel... qui peu l'obliger à s'endetter et se surendetter.

Je suis d'accord.

En fait ce qui me gène le plus dans tout ce qui se dit c'est cet èspèce de discours bien de droite qui sous prétexte de flatter le courage des gens en peofite pour valoriser la précarité.

Je ne suis pas d'accord. Je ne flatte rien du tout. Et pour que tout soit clair entre nous, j'ai renoncé à devenir comédien sous la pression sociale; j'ai préféré renoncer à un métier que j'imaginais - j'imagine ?- aux revenus incertains - et pour lequel je nourrissais une réelle vocation - pour une formation m'ayant permis jusqu'à présent de vivre confortablement. En outre, même si j'exerces ce métier que j'ai choisi, par manque d'audace (de courage ?), sans réelle passion, je ne m'ennuie pas et j'assume tout à fait mon choix. Seulement, parfois, lorsque j'assiste à un spectacle ou à un tournage de film, par exemple, je ne peux pas m'empêcher de me dire, si j'avais été plus courageux, il y a dix ans ...

Enfin, même si je ne m'intéresse pas toujours aux textes concernant les artistes en général, je ne pense pas que cela fasse de mon propos un "discours bien de droite".

Woody.

Publié le

Quand on voit l'attitude des différents gouvernements qui se sont succédés, par rapport aux droits particuliers qu'ont les intermittents, permet-moi d'avoir un sérieux doute ! :/

Mais, effectivement, rien n'est sûr ! :/

ahhhh là, je reçois ton argument 5/5 ;)

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. 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Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. 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Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
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