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la q

Il y a 10 heures, Jean-Yves Loes a dit :

Oh si le Perroquet, t'es pas parfait !
Et Sébastien en avait marre de tes remarques !  
Sinon ? Beaucoup de commentaires me font sourire ;) !
Je confirme de source sûre :
il y aura bien d'ici la fin de la saison un Cabaret depuis Monaco,
avec Dani remis de sa chute "tout recollé" :) !
 

la question est plutôt est ce que ce sera vraiment le dernier ?

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le (modifié)
Citation

Oh si le Perroquet, t'es pas parfait !
Et Sébastien en avait marre de tes remarques !  
Sinon ? Beaucoup de commentaires me font sourire  !
Je confirme de source sûre :
il y aura bien d'ici la fin de la saison un Cabaret depuis Monaco,
avec Dani remis de sa chute "tout recollé"  !

:);)

(je passe sur "le perroquet"... Mais c'est bien pasque c'est toi xD )

Modifié par Woody
Publié le
Il y a 18 heures, marc page a dit :

 

1-Par contre, je ne vais pas être hypocrite en disant que tout était parfait. Certains commentaires de Patrick Sébastien étaient inutiles, embêtant pour les close-up (Bernard Bilis principalement) qu'il coupait régulièrement, brisaient l'effet de surprise (il vendait parfois la mèche) ou donnaient parfois (sans le vouloir) des pistes d'explication. Je suis désolé Teddy, on a le droit de le dire.

Exemple avant la lévitation présentée par Laurent Beretta : "J'en ai vu des lévitations. D'habitude il y a toujours un petit truc pour la retenir mais là vous allez voir, rien !"

 

 

2-En résumé : il a des défauts, on en a parlé. Il a des qualités, on en a parlé aussi. Les artistes l'aiment et lui sont reconnaissant pour plein de choses. Il le sait. Mais je crois qu'en haut lieu, il dérange parce qu'il refuse certaines choses et se donne certaines libertés. Il est sensible mais il a aussi du caractère, des principes auxquels il est attaché et qu'il défend.

 

3-Quand je voyais ma sœur regarder "Les anges de la télé-réalité" et que je lui disais pour blaguer "Tu regardes encore cette merde ?" et qu'elle me répondais : "ben...il n'y a que ça !". Tout était résumé.

 

 

 

1- je pensais qu'il faisait cela pour mieux vendre le numéro, même si au début cela m'agaçait.

2-Difficile à dire pourquoi il dérange. La TV et les médias représentent, une des structures du pouvoir, il n'est pas trop difficile d'y déplaire à certains. 

3-Ce n'est pas forcément le public qui le veut, mais la TV, ce qui montre bien qu'elle est aussi un pouvoir.

Publié le
il y a 31 minutes, thucydide a dit :

2-Difficile à dire pourquoi il dérange. La TV et les médias représentent, une des structures du pouvoir, il n'est pas trop difficile d'y déplaire à certains. 

3-Ce n'est pas forcément le public qui le veut, mais la TV, ce qui montre bien qu'elle est aussi un pouvoir.

2- Patrick Sébastien critique de manière plus ou moins directe (au travers de certains commentaires, de certaines chansons et de certains artistes qu'il engage) des personnalités de la politique, de la chanson ou du cinéma qu'il n'estime pas. Cela déplaît forcément à ceux qui apprécient ces personnes. Il a refusé à plusieurs reprises la coupure de l'émission par des pages de publicité et les bandes annonces des films de certains de ses invités, a pendant longtemps résisté à la présence d'un jeu par sms (mais la production a fini par réussir à lui imposer), a toujours rémunéré les artistes qu'il a engagé (même si certains trouveront, parfois à juste titre, que ce n'était pas assez),etc... Bref, il ne va pas toujours dans le même sens politique que "tout le monde", il ne va pas non plus dans le même sens des affaires que "tout le monde" et du coup, ce n'est pas bien difficile de savoir pourquoi il dérange.

Du point de vue de l'image, Patrick Sébastien, c'est la fête, les saltimbanques, un monde en couleurs avec des chansons en Français que l'on met pour les anniversaires, les mariages, les évènements de tout genre, des chansons pour danser, pour s'amuser, des numéros pour rêver un peu, etc... Bref, ce que fait Patrick Sébastien (chansons, émissions, sketchs), c'est "franchouillard" comme on dit. Et aujourd'hui, être "franchouillard" est mal vu. Ce n'est pas assez moderne, international, cela ne répond pas à l'attente* d'une minorité sur laquelle il est même difficile de mettre des noms.

*Une société de consommateurs allant jusqu'à s'endetter pour consommer plus et être ainsi toujours redevable de quelque chose à on ne sait qui.

Ceux qui pensent comme moi seront sans doute accusés d'alimenter les théories du complot...

Je répondrais qu'il y a certaines choses (pas tout, c'est sûr) qui se vérifient.

3- Bien sûr qu'il existe des pressions plus ou moins directes pour que les programmes TV répondent aux attentes de certains mais il n'empêche que la majorité du public suit ces programmes. Certains viennent se plaindre après mais encore une fois, personne n'est obligé de consommer ce qu'il n'aime pas. Il faut prendre son courage à deux mains, se bouger les fesses, prendre le temps, prendre des risques pour faire changer les choses. C'est comme dans les bals il y a 20 ans (les derniers), il ne faut pas attendre que la piste se remplisse pour y aller. Le problème, c'est qu'aujourd'hui tout le monde attend que d'autres prennent des risques, se jettent à l'eau pour eux. Tout le monde devient de plus en plus hypocrite en s'émerveillant devant des "merdes" (désolé je n'ai pas d'autre mot) et en médisant ce qui n'est pas dans l'air du temps, ce qui ne répond pas à la mode (imposée). Tout le monde veut faire de l'argent tout en gardant une image de "il est bien, il œuvre pour telle ou telle cause" (ce n'est jamais totalement désintéressé), tout le monde veut faire du fric facilement mais sans que cela se voit, acheter au plus bas prix, qu'importe les conséquences (d'où ça vient, si c'est de la qualité, si c'est dangereux, etc...) pour revendre en masse avec une marge toujours croissante. Et si elle ne croît pas, ce n'est pas normal, il faut se plaindre ! L'entreprise est en déclin !

En magie (= à plus petite échelle), c'est pareil. Il sont de plus en plus nombreux ceux qui se fichent du travail de leurs prédécesseurs, du secret, de l'éthique si cela peut leur permettre de se vendre plus facilement et/ou plus cher, de faire de la télé ou de l'international (pour après vendre des dvds et conférences en disant "moi j'ai fais le tour du monde, j'ai fais ceci j'ai fais cela"). Ceux qui font le tour du monde grâce à leur talent et à la sueur de leur front (en prenant des risques, en passant du temps à chercher, à fabriquer, etc...) se font très rares aujourd'hui et sont en plus, bien souvent trop discrets, leur communication se basant plus souvent sur l'humain (bouche à oreille)que sur des trailers, des annonces racoleuses et des avis de grands (amis surtout).

Je préfère souvent voir un magicien inconnu de temps en temps sur une foire, au théâtre d'une des petites villes près de chez moi, à la salle des fêtes du village d'à côté, etc... plutôt qu'un magicien connu à la télévision. Cela ne veut pas dire que je n'aime pas voir de la magie à la télé. Juste que je préfère voir de la magie "en vrai" et variée.

Et ce n'est pas parce qu'un artiste est plus médiatisé qu'il est meilleur qu'un autre mais plus commercial et "commerciable".

En ce moment, tout le monde veut faire du mentalisme, de l'hypnose.

En cartomagie, la mode des ACAAN et des cartes à la boîte s'estompe un peu mais perdure. Les chapelets fleurissent. Le problème n'est pas tant de voir de nouveaux concepts ou de nouvelles exploitations du chapelet mais plus le fait que certains s'y intéresse juste parce que c'est populaire dans notre milieu.

Les Rubick's Cubes (ou devrais-je dire les Speed Cubes) pleuvent de toute part.

Sur scène, les écrans et i-pad fleurissent. Qu'il y en ai est une bonne chose. Mais il y en a trop selon moi. Du coup, trop de numéros trop semblables.

Là aussi, rien n'oblige à suivre ces "modes". Rien n'oblige les grands noms à publier un ACANN, une carte à la boîte, etc... parce que c'est la mode et que du coup, ça se vendra.

Le problème est là : dès qu'un bon truc est trouvé. L'auteur cède au désir et/ou à la demande de le publier / de le commercialiser et tout le monde veut le faire (soit disant à sa manière mais dans la plupart des cas, il n'y a pas assez de différences par rapport à l'original pour pouvoir les distinguer).

Il ne faut pas venir se plaindre de voir la même chose un peu partout après.

Il ne faut pas venir se plaindre de recevoir une routine infaisable ou dans des conditions (angles, préparation, etc...) drastiques. Les commercialisations de routines élaborées juste pour une conférence ou histoire de publier quelque chose, non rodées en publics (mais on vous fera toujours croire le contraire) pullulent.

Tout cela est la conséquence d'une envie de consommer trop débordante. Vous êtes alors toujours "condamné" à présenter le dernier tour à la mode. Mais cela ne fera pas de vous un magicien original.

Moderne ne veut pas dire original, créatif. Moderne veut dire "dans l'air tu temps" et en fait, cela veut dire "commun aujourd'hui". Donc en étant moderne, vous faites "comme tout le monde", vous ne sortez pas du lot. Cela ne veut pas dire qu'il faut se tourner forcément vers l'ancien (même si on s'y tourne forcément, même sans le vouloir) mais vers l'original. Et l'originalité doit venir de soi, pas des autres (sinon, c'est déjà moins original car vous reprenez des idées des autres). Derrière la notion d'originalité, il y a la notion de rareté, d'unique.

La fin des émissions qu'on aime, le fait que l'on assiste de plus en plus rarement à un numéro ou à une conférence où la plupart des routines sont des énièmes "versions de" (qui n'apportent souvent pas grand chose de plus), le fait qu'on lise un livre ou regarde un dvd sans travailler sérieusement (pas une demi-heure) au moins une routine avant de passer au suivant, etc... tout cela est la conséquence de cet esprit de consommation contre lequel il faut lutter aujourd'hui si on veut développer une créativité qui en soit vraiment une, retrouver une éthique, un respect pour nos prédécesseurs et nos pairs bien vivants (un vrai respect, pas un respect "apparent" constitué de selfis, de courbettes de circonstance sur les forums ou après une conférence).

 

Depuis quelques années, je me limite fortement. Je n'achète presque plus rien chez les marchands de trucs. Je me replonge dans ce que j'ai déjà dans mes tiroirs, dans mes vidéos, dans mes livres (et plus j'y replonge, plus je me rend compte que j'en ai pour plusieurs vies !). S'ajoute à cela le fait que dès que je tombe sur un objet un peu incongru ou à l'utilisation "détournable", il passe avant tout. Bref, je vous incite à faire l'expérience sérieusement. Vous verrez, c'est comme ouvrir un colis de chez Arteco, Penguin, Mayette, Magix, Marchand de Truc ou CCéditions, etc... même plaisir mais sans dépenser un centime et sans attendre la livraison.

Et l'argent que je ne met pas dans le dernier tout à la mode, je le met dans des entrées de spectacles (récemment que des pièces de théâtre et un spectacle pour enfants avec des bulles).

Alors pour revenir au plus grand cabaret du monde : vous connaissez le concept. Rien n'empêche de le faire perdurer. Il faut de la bonne volonté, de la passion et du courage. Et derrière ces mots il y a : des investissements en temps et en argent. Si on se limite aux mots, on ne fait rien.

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L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

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Pour ma part qui suis débutant , j'ai fait l'achat de quelques dvd et livres et j'en reste là, sauf si je vais explorer d'autres univers de la magie.

Les pièces, il faudrait que je réussisse à tenir un emp....ge puis voir pour un emp...ge  à plat, avant de passer à l'achat de livres et de matériels pour les pièces.

Il me reste à développer l'aspect magique du peu que je fait et ce n'est pas une mince affaire, tout en continuant à conserver les bases que je connais, ce qui n'est pas évident non plus.

Donc pas de gimick et par contre un achat conséquent de paquets de cartes.:P

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il y a une heure, marc page a dit :

Le problème est là : dès qu'un bon truc est trouvé. L'auteur cède au désir et/ou à la demande de le publier / de le commercialiser et tout le monde veut le faire (soit disant à sa manière mais dans la plupart des cas, il n'y a pas assez de différences par rapport à l'original pour pouvoir les distinguer).

Il ne faut pas venir se plaindre de voir la même chose un peu partout après.

Il ne faut pas venir se plaindre de recevoir une routine infaisable ou dans des conditions (angles, préparation, etc...) drastiques. Les commercialisations de routines élaborées juste pour une conférence ou histoire de publier quelque chose, non rodées en publics (mais on vous fera toujours croire le contraire) pullulent.

Tout cela est la conséquence d'une envie de consommer trop débordante. Vous êtes alors toujours "condamné" à présenter le dernier tour à la mode. Mais cela ne fera pas de vous un magicien original.

Moderne ne veut pas dire original, créatif. Moderne veut dire "dans l'air tu temps" et en fait, cela veut dire "commun aujourd'hui". Donc en étant moderne, vous faites "comme tout le monde", vous ne sortez pas du lot. Cela ne veut pas dire qu'il faut se tourner forcément vers l'ancien (même si on s'y tourne forcément, même sans le vouloir) mais vers l'original. Et l'originalité doit venir de soi, pas des autres (sinon, c'est déjà moins original car vous reprenez des idées des autres). Derrière la notion d'originalité, il y a la notion de rareté, d'unique.

Beaucoup de choses intéressantes dans tout ça. Je reconnais bien la quête artistique que j'ai devinée en ce cher Marc !

Les effets de mode en Magie méritent d'être soulignés. Je regarde cet univers avec encore relativement beaucoup de "fraîcheur" (2 ans et 1/2) et j'ai déjà pu constaté certaines démarches assez caricaturales, de magiciens reprenant des tours à la mode, sans originalité. A chaque fois il y a un justement un original, une idée nouvelle, une création. C'est normal qu'une bonne idée soit exploitée, digérée, améliorée, développée par d'autres artistes. Toutes les nouveautés constituent progressivement un patrimoine, une culture commune, une base qui s'enrichit sans cesse. 

Le souci est la façon de présenter un effet. On doit se l'approprier un minimum, ne serait-ce qu'au niveau de la présentation. Et sans se la jouer comme si on en était le créateur intégral. Beaucoup de magiciens, et d'artistes en général, voire d'individus tout simplement sont en quête de reconnaissance, et se mettent trop en avant, en négligeant leur art. Seuls de grands artistes peuvent faire apparaître leur ego sans nuire à leur art. Les autres tombent vite dans la maladresse ou le mauvais goût.

Tout ça me fait penser à la musique Jazz. Sa pratique est basée sur une interprétation d'airs populaires américains et sur des composotions de jazzmen que les autres reprennent et réarrangent à leur façon, en improvisant. Un bon jazzman connaît ces airs appelés standards, ainsi que leurs harmonies, mais ne se limite pas à une interprétation d'une façon déjà faite  

 

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Fredopathe

Publié le
il y a une heure, Fredopathe a dit :

Le souci est la façon de présenter un effet. On doit se l'approprier un minimum, ne serait-ce qu'au niveau de la présentation. Et sans se la jouer comme si on en était le créateur intégral. Beaucoup de magiciens, et d'artistes en général, voire d'individus tout simplement sont en quête de reconnaissance, et se mettent trop en avant, en négligeant leur art. Seuls de grands artistes peuvent faire apparaître leur ego sans nuire à leur art. Les autres tombent vite dans la maladresse ou le mauvais goût.

Ce n'est pas tellement une histoire de s'approprier une routine. C'est justement le reproche que je fais à beaucoup trop de magiciens aujourd'hui : vouloir présenter une routine existante mais "à leur sauce".

Le problème c'est que certaines routines ne devraient pas être reprises parce qu'il n'est pas possible de trouver une présentation qui se distingue clairement de l'original.

Exemple : la table volante. C'est le numéro de Dirk Losander ! La plupart de ceux que j'ai vu la présenter :

- premièrement la présentaient mal : quand les mains bougent, la table doit rester fixe et quand la table bouge, les mains restent fixes. Sinon, cela communique une partie du truc. La table doit être indépendante.

- deuxièmement reprenaient le même enchaînement que Dirk Losander (montée, quelques mouvements, on soulève la nappe, on allume la bougie, on la repose. On fait venir une spectatrice et on la fait léviter à deux). Dans ce cas, j'appelle ça du plagia (reproduction de l'enchaînement), même si Losander l'a décrit et commercialisé.

Reste les rares qui la présentaient bien (Sébastien Mossière, Julien Losa et Eric Antoine par exemple) et avec un autre enchaînement, un autre contexte. J'ai trouvé ça bon mais pour moi, cela reste signé Losander.

Ce que je veux dire, c'est qu'on ne peut pas faire de certaines routines un numéro original, créatif parce que ces derniers sont trop imbibés de l'âme de leur créateur (Oh ! c'est beau ! il joue les poètes maintenant). Non mais très sérieusement, il y a des routines qui quoi que vous en fassiez feront toujours penser à leur auteur. Si vous voulez être original, il faut donc savoir les laisser à leurs auteurs ou s'inspirer du uniquement du principe.

C'est d'ailleurs ce que Losander a fait. Il s'est inspiré de la théorie de Tommy Wonder sur la boule zombie (que Tommy Wonder avait imaginée cubique pour parfaire l'illusion de flottement) : il a opté pour la lévitation d'un objet ayant des angles et a suivit la technique décrite au premier tiret ci-dessus. Et quitte à couvrir un objet avec un foulard, autant que ce soit justifié : quoi de plus naturel qu'une nappe sur un guéridon ? Ensuite, il s'est attaqué à la réalisation (matériaux, fabrication, etc...), aux corrections (équilibre, masse, etc...) puis à la présentation, aux détails (soulever la nappe, lâcher la table des deux mains, allumer une bougie, ouvrir une boîte, etc...). Des années y sont passées, pas mal d'argent sans doute aussi. Le résultat : un chef d'œuvre, fruit d'un travail minutieux et d'une grande détermination.

Et puis il y a le problème des auteurs qui ne sont pas connus mais qui publient des illusions à succès : le Color Pen Prediction ou le coffret à prédiction (avec le tube) par exemple.

Toutes les présentations que j'en ai vu se ressemblaient mais si vous disiez à chacun de ces artistes "C'est la color pen prédiction ?", ils vous répondaient qu'ils les présentaient "à leur manière".

Nul doute que ces artistes ont une communication indiquant leur originalité, le fait qu'ils "dépoussièrent la magie" et qu'ils savent s'adapter à votre évènement. En réalité ils sont souvent modernes (ça c'est vrai !) mais présentent des choses communes (puisqu'ils suivent la mode) et ne sont donc pas originaux et créatifs. Quand à l'adaptation à votre évènement, les plus sérieux adapterons leur fond de scène, leur sonorisation et leur conduite lumière à la situation (après une demande de renseignements sérieuses, une analyse des lieux, etc...) mais des effets personnalisés, j'en ai peu vu (si : une routine de carte avec le logo de l'entreprise au dos. Quelle trouvaille !). La plupart se contentent d'adapter leur tarif.

Qu'on ne soit pas créatif. Soit. On peut être un très bon interprète.

Mais :

- on peut éviter de présenter des choses trop "à la mode" (=trop présentées)

- on peut éviter de dire qu'on est créatif et/ou original quand on ne l'est pas : c'est malhonnête.

 

A propos, avez-vous déjà vu un autre artiste que Dirk Losander présenter la table volante au Cabaret de Patrick Sébastien en 20 ans d'émission ? Il y a peut-être une raison : c'est le numéro de Losander.

A l'opposé, les numéro de Norm Nielsen, de Salvano, de Netcheporenko, etc... sont qualifié de "traditionnels", de "classiques" mais ils sont uniques, originaux, créatifs (mais pas modernes, effectivement).

Il a dans ces qualifications une histoire de perception :

- traditionnel, classique font penser à ringard, démodé, mauvais

- moderne à original, créatif, bon

Alors que cela peut parfaitement être le contraire !

Vous vous demandé qui est Netcheporenko ? Ce nom vous a intrigué ou vous dit quelque chose ?

Aller, pour le plaisir des yeux, pour rappeler des souvenirs à certains et pour revenir au sujet, voici un des tout premiers numéros passé au Cabaret de Patrick Sébastien (le premier étant celui de Jeff McBride avec des masques pour ceux qui se posent la question) :

Ce numéro n'est pas moderne mais il est créatif, original, unique.

Traditionnel ? Classique ? La tenue, l'univers fait référence à la Russie (à la tradition Russe) mais le numéro n'est en rien classique.

Ce numéro, je l'ai vu étant gamin (1998 ou 1999 je crois). Je m'en suis toujours souvenu justement parce qu'il sortait du lot.

 

 

 

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L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

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Qu'on me pardonne de faire définitivement basculer ce sujet dans la digression, mais je trouve que la réflexion de @marc page mérite qu'on s'y attarde (et puis de toute façon, en 46 messages, je pense qu'on a fait le tour de la question : personne ici ne sait si le PGCDM va continuer l'année prochaine :P: jusqu'à présent, j'ai toujours défendu l'idée à la mode qu'il ne fallait pas présenter une routine comme le faisait son créateur, mais qu'il fallait se l'approprier. Cela n'est pas toujours facile, et j'ai renoncé à certaines routines que j'aime beaucoup parce que je n'avais pas trouvé d'angle "personnel" : tout le monde n'est pas Tamariz ou Lennart Green (et encore, je ne parle même pas du niveau technique, juste du personnage xD)

Marc, ton message me donne à penser que j'avais peut-être tort (enfin, bon, je ne suis pas encore fixé, mais en tout cas je ne suis plus aussi catégorique). Je suis en tout cas sûr d'être d'accord avec toi sur un point : pratiquer tous les mêmes routines parce qu'elles nous ont été vendues par la société de consommation, ça n'a rien de magique, c'est juste de l'uniformisation. Je me souviens de la FISM 2003 : sur scène, un bon tiers des candidats présentaient, avec une qualité inégale, la boule zombie, ce qui faisait copieusement rire les spectateurs blasés, mais, dans les couloirs, j'ai vu une bonne dizaine de ces mêmes spectateurs faire entre eux le ghost deck. Les mêmes qui se moquaient du manque d'originalité des candidats ne s'apercevaient pas qu'ils étaient eux-mêmes victimes du même nivellement par le marketing...

Mais alors, si je suis ton raisonnement, que nous reste-t-il ? Si présenter une routine en adaptant la présentation est une forme de plagiat, il est évident que la présenter sans adapter la présentation est une forme encore plus visible de plagiat. Qu'on soit amateur ou professionnel, nous ne pouvons pas nous contenter de présenter des créations personnelles. Nous en avons tous deux ou trois, mais rares sont ceux qui ont de quoi tenir pendant une représentation complète (d'autant que certaines de ces "créations" ne sont que des versions de tours existants, auxquelles on a changé une grimace, ce qui échappe complètement au profane : ma version personnelle de Twisting the Aces utilise des ét***ments Asc**io à la place des c***tages Elm**ley., mais ça n'intéresse que les magiciens.. et encore ! 9_9).

Il n'y a donc pas de quoi assurer un spectacle entier, et je ne parle même pas du renouvellement pour le spectacle suivant. Pour reprendre ton exemple, j'ai vu Netcheporenko cette année, au Festival International de Magie, qui était en tournée près de chez moi.  Son numéro est intéressant et original, mais il fait toujours le même depuis 20 ans... comme je le disais, pas facile de se renouveler !

L'important, c'est que ça valide !

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Il me semble qu'il y a une grande différence entre deux notions :

  • Une idée de base, comme une technique, un gimmick, une façon d'orienter une routine de mentalisme...etc.
  • une routine complète, et même un numéro

Les premiers ont un créateur (un découvreur serait peut-être plus exact) et sont destinés à être réutilisés, ils constituent la "matière" magique.

Les seconds sont des oeuvres. On peut les interpréter, en y apportant une note personnelle. Surtout lorsqu'on parle d'une routine comme d'un enchaînement de techniques cohérent. Quand il s'agit carrément d'un numéro, l'empreinte artistique de l'auteur est souvent trop forte pour qu'une interprétation soit créative.

Encore une fois, ce qui est à mon sens ridicule, c'est de présenter un tour d'une façon déjà vue en faisant le malin. Si on se place en interprète, on doit mettre l'auteur ou la Magie en avant, pas sa petite personne, ou à la rigueur sa technique lorsqu'il s' agit de manipulation.

 

 

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Fredopathe

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Tout d'abord, je vais passer rapidement sur le sujet du plagia déjà maintes fois abordé sur le forum en en donnant ma définition (quelle est a limite entre "reprise" et plagia) :

- dans le cadre d'une longue routine, d'un numéro ou d'un spectacle, c'est principalement la reprise de l'enchaînement des effets, même si les moyens d'y parvenir diffèrent, même si le texte diffère, même si la couleur des accessoires, du costume, du fond de scène et la musique diffèrent.

Exemple : l'enchaînement de Dirk Losander pour présenter son guéridon flottant, l'enchaînement au sein de la routine de corde de Francis Tabary, l'enchaînement au sein de la routine d'anneaux volants de Victor Voïtko, etc...

Il reste des exceptions, notamment la reprise de numéro de magiciens décédés dans des cadres particuliers (comme quand Levent repoduit le numéo de boules colorées de Cardini, Tom Anders le numéro de son père Salvano, etc...).

- dans le cadre d'une routine courte ou d'un gimmick, c'est beaucoup plus délicat. Il faut entrer dans les détails.

Bon, j'en arrive à répondre à ta question que je rappelle ici :

Citation

Mais alors, si je suis ton raisonnement, que nous reste-t-il ? Si présenter une routine en adaptant la présentation est une forme de plagiat, il est évident que la présenter sans adapter la présentation est une forme encore plus visible de plagiat. Qu'on soit amateur ou professionnel, nous ne pouvons pas nous contenter de présenter des créations personnelles. Nous en avons tous deux ou trois, mais rares sont ceux qui ont de quoi tenir pendant une représentation complète (d'autant que certaines de ces "créations" ne sont que des versions de tours existants, auxquelles on a changé une grimace, ce qui échappe complètement au profane : ma version personnelle de Twisting the Aces utilise des ét***ments Asc**io à la place des c***tages Elm**ley., mais ça n'intéresse que les magiciens.. et encore ! ).

J'y ai déjà répondu en fait. Le problème n'est pas tellement le fait présenter les tours sans modifier grand chose. Les présenter tels qu'ils sont décrits n'est même pas un problème en soit.

Mais dans ce cas, on ne se vend pas en se disant créatif, original, unique : c'est mensonger donc malhonnête.

Comme je l'ai dit, personne n'ira condamner quelqu'un pour ça. La question est uniquement d'ordre moral.

Le problème est donc le même que dans n'importe quel commerce : le succès d'un article ou d'un artiste ne repose plus sur sa qualité mais sur sa communication. Je trouve cela dommage et m'indigne des conséquences : la mort progressive de l'art par la normalisation (tout le monde fait pareil), l'irrespect (du secret, de nos pairs, du travail de certains) et l'hypocrisie (on aime tout ce qui a du succès ou peu avoir un succès commercial, qu'importe les moyens utilisés).

Au cinéma, un navet peut faire des millions de vues parce qu'il a bénéficié d'un budget énorme pour sa promotion (publicité) pendant qu'un film de qualité dont les auteurs ont plutôt investi dans sa réalisation que dans sa communication ne remplira pas les salles. Et après les auteurs du navet se servent du succès commercial du premier pour vendre le second et tout le monde prendra cet argument comme un bonbon bien emballé. Il en est de même pour beaucoup de produits et de services commercialisés. De nombreux illusionnistes reprennent le principe. Je trouve ça dommage et dangereux pour l'avenir.

Je préfère les créations mais ne suis pas contre les reprises, les interprétations. Je m'oppose juste à cette commercialisation sans limites de l'illusionnisme au détriment de l'art. Je m'oppose juste à cette consommation excessive qui en est à la fois la conséquence et entretien voir amplifie cette commercialisation sans limites. C'est un cercle vicieux dans lequel nous nous sommes engagés, comme une drogue. C'est dur de s'arrêter. Le faire d'un coup n'est pas possible mais se freiner l'est. Je fais ce que je dis.

Le seul moyen d'enrayer la machine à consommer, c'est de consommer moins, de faire des choix, de faire soi-même tout ce que l'on peut. Etre créatif est un plus. Et cela participe à consommer moins ce que font les autres.

Avant d'acheter quelque chose, se poser la question "en ai-je vraiment besoin ?" est inutile. Intérieurement, ce sera presque toujours "oui". Ce qu'il faut, c'est déjà moins lire ou regarder de publicité. Il y en a partout aujourd'hui. Il y a à peine une dizaine d'années, les publicités avant les vidéos sur youtube, sur le côté des sites comme Le bon Coin et Cie n'existaient pas ou étaient assez rares. Aujourd'hui, vous en avez également dès que votre vidéo youtube rame un peu : à la reprise, un petit coup de pub avec un décompte sur lequel il faut cliquer si vous ne voulez pas vous la taper jusqu'au bout. Bientôt, nous n'aurons même plus le choix. Nous devrons laisser en entier. Certains sites détectent même lorsque vous ouvrez une autre page pendant une pub et cette dernière se met en pause (dès fois que vous en ratiez un bout !).

Alors oui, je suis vraiment devenu anti-publicité, contre la commercialisation de masse, contre les anglicismes à tout va, etc... On va dire que je suis contre la modernité, contre le progrès.

Non ! Je suis contre ce que l'on présente comme moderne, ce que l'on nous présente comme des progrès car pour moi, ce ne sont pas des progrès. C'est tout le contraire !

Les Smartphones sont des inventions permettant des choses formidables mais aussi des choses effroyables. J'essaie de faire la part des choses.

La fusion nucléaire est un projet qui mérite de s'y intéressé et d'investir mais tout ce qui comporte le mot "nucléaire" sera mis de côté sans même chercher à savoir ce que c'est.

Nous ne nous intéressons plus assez à chercher, à comprendre, à rencontrer, à vivre, à faire par nous-mêmes. Nous suivons la majorité, nous suivons les modes, nous nous laissons avoir par les publicités, etc... tout cela parce que nous sommes pris par les émotions (nous sommes persuadés, pas convaincus de la plupart de nos "besoins"), tout cela parce que nous voulons briller en société trop rapidement, qu'importe le prix. Les succès artistiques sont énormes aujourd'hui mais éphémères.

Effectivement, Netcheporenko présente le même numéro depuis 20 ans (je dirais même 30 ou 40 car il avait été champion du monde avec en 1988, l'année de ma naissance !). C'est beau ! Cela veut dire, qu'il n'est toujours pas dépassé, qu'il se vend. Et au niveau communication, on ne peut pas dire qu'il soit très moderne. C'est la qualité et l'originalité de son numéro qui explique son succès, pas sa communication. Il y a un vrai mystère sur "comment sa partenaire fait", il y a une vraie poésie dans ce numéro, une vraie originalité (je n'ai jamais rien vu de pareil). Il y a une âme.

Mais il a d'autres numéros, moins connus. C'est juste qu'en France, on l'a vu une fois présenter ce numéro (au cabaret de Patrick Sébastien) et puis on a voulu le revoir. Il est repassé à Attention Magie, etc... Et si aujourd'hui, on souhaite l'engager, quel numéro lui demandera t-on ? Celui qu'on a déjà vu il y a longtemps et qu'on aimerait revoir bien sûr !

Si je prend Yann Frish : dans 20 ans, il aura fait plein d'autres choses mais je suis sûr qu'on lui demandera encore Balltass. Aujourd'hui même, alors qu'il a déjà mis au point et présenté pleins d'autres numéros (et même avant Balltass*), je suis sûr qu'un producteur de théâtre ou d'émission français ou étranger lui demanderait également Balltass.

*je me souviens d'un numéro sur scène au championnats de France FFAP de 2007 à Angers : il jouait le rôle d'un agent d'entretien qui pour une raison x ou y se retrouvait à jongler avec des balles rebondissantes sur une poubelle. Les balles changeaient de couleur en même temps qu'il jonglait. C'était une belle performance ! Mais ce numéro n'avait pas d'âme. En le poussant un peu plus loin, il aurait pû en avoir une ! 3 ans plus tard, il revient au même concours mais en close-up avec Balltass. Cette fois, la performance est au service de la magie, au service de son personnage aux traits marqués, poussés de manière crescendo jusqu'à ce qu'on croyait être un maximum mais en fait non. Balltass 2 (il a donné un autre nom à ce second numéro mais je ne m'en rapelle jamais) pousse la folie encore plus loin.

Lorsqu'un artiste donne une âme à un numéro, lorsque ce dernier n'est pas uniquement une performance, il perdure parce qu'il a une âme.

Après, c'est un choix aussi de présenter un même numéro pendant 20 ans mais la plupart ne font pas que ça. Ce n'est qu'une partie de leurs prestations. C'est leur chef d'œuvre, leur vitrine, leur numéro ou effet signature.

Je pense donc que toute personne qui se produit en dehors du cercle familial et amical (clubs de magie compris), moyennant finance ou non (et d'autant plus si rémunération il y a) se doivent d'être un minimum créatif, de réaliser au moins un effet ou numéro "signature" et de s'investir émotionnellement dans ce qu'ils font si ils veulent donner une âme à leurs numéros et ainsi se vendre plus grâce à leur talent que grâce à leur communication.

Je pourrais parler de Nestor Hato pour prendre un autre exemple récent. Pourquoi ce numéro de manipulation sort-il du lot ? Principalement à cause du changement de couleur des cheveux.

Si un producteur l'engage, si un cabaret ou n'importe quelle société l'engage, c'est principalement à cause de ce détails dans ce numéro. C'est incroyable mais c'est vrai.

Bon après, il y a quand même le contexte, la façon dont est amené l'effet : il répond à un crescendo au cours de son numéro. Sans le reste, cet effet n'aurait sans doute pas le même impact mais c'est lui qui créer constitue principalement l'originalité et le distingue donc de tout autre numéro de manipulation.

Si aujourd'hui quelqu'un venait à reproduire cet effet, même avec d'autres couleurs, un autre contexte (un autre numéro), une autre musique ou un texte (genre numéro de mentalisme ou les cheveux du magiciens prennent la couleur choisie par un spectateur), je penserai à Nestor Hato. Il y a des choses comme ça, des effets "signature" comme on dit.

On me dira que le public profane et même beaucoup de magiciens (ceux qui ne connaissent pas le numéro de Nestor Hato) n'y feront pas attention. Ils ne se diront pas "c'est l'effet de Nestor Hato" et c'est vrai. Mon but n'est pas de dire "ne reprenez pas cet effet sinon c'est du plagia". Ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis, c'est que cet effet est la signature de Nestor Hato. Ce que je veux vous montrer, c'est que l'originalité ne tient parfois à pas grand chose mais il fallait avoir l'idée et chercher à aller jusqu'au bout pour la réaliser, la mettre en valeur.

En résumé : je vous incite à investir votre temps et votre argent plutôt dans la créativité (la recherche, le développement de vos idées, aller jusqu'au bout) que dans votre communication.

Bien entendu, c'est un choix : le choix d'investir en temps et en argent dans la création, c'est souvent un choix guidé plus par la passion que par l'argent mais ce choix peut conduire (et les noms cités en sont de bons exemples) au succès aussi bien social que financier.

Le choix d'investir plus fortement dans la communication que dans la créativité, c'est le choix de ceux qui veulent se garantir de bien vivre (la plupart des professionnel veulent nourrir leur famille et je ne leur ferais pas le reproche) ou pour avoir du succès rapidement et à grande échelle (vous l'aurez deviné, j'ai beaucoup moins d'estime pour ces derniers mais ils n'en sont néanmoins par moment, pas mauvais dans leurs interprétations).

Chacune de mes interventions dans ce sujet n'est donc rien d'autre qu'une incitation, non pas à bannir toute publicité mais à favoriser en temps et en argent la créativité PAR RAPPORT à la communication. 

Même David Stone l'a compris ! Dès le début, c'était un très bon performer (bon niveau technique, présente bien, avec une communication en développement) mais il n'avait pas de personnalité. dans le milieu magique, il ne se distinguait que par son niveau en magie des pièces. C'est d'ailleurs suite à la sortie de sa première vidéo dans ce domaine qu'il a commencé à se faire connaître.

On lui a parlé de trouver un personnage. Il voulait rester lui-même mais en prestation, sa personnalité ne s'imposait pas (je parle de ce que j'ai vu de lui à la fin des années 90-début 2000).

Mais comme il avait un bon niveau et une communication alors bien rodée, il se vendait bien.

On arrive alors au moment où il sort un livre sans aucun tour dedans. Ce livre, entre autres choses, montre à quel point la communication est importante pour se vendre.

Anticipant le fait qu'on lui reproche (malgré l'avertissement dans la publicité) de n'avoir décrit aucun tour dans ce livre, il réalise un dvd illustrant les conseils pratiques et théories du livres avec des routines béton : très visuelles, faisables en table à table (pas de mensonge sur ce point). Bref, il sort une pépite ! Une compilation de ce qui se fait de mieux à l'époque en close-up pour du table à table.

Et cerise sur le gâteau : il ne reçoit pas tant de reproches que ça (et même presque pas du tout) sur le fait qu'il n'y ait pas de routines dans son livre. Au contraire, c'est un succès, un plébiscite. La sortie du dvd est donc un succès encore plus grand. Succès mérité car la qualité est au rendez-vous derrière cette communication devenu elle aussi béton.

La sortie du second dvd ne se fait pas attendre. On voit alors sur les forums tout le monde parler de David Stone, dire qu'untel fait encore du Stone.

Et mine de rien, de dvd en dvd, de conférence en conférence, David Stone a fait progressivement (et peut-être malgré lui) ressortir les traits de sa personnalité. Etant amené à se renouveler encore plus souvent, à sortir régulièrement quelque chose (gimmick, dvd, conférence, etc...), il a aussi développé sa créativité tout en gardant son excellente communication et bénéficiant de ses succès précédents.

Et puis tout récemment, il a dit dans une interview s'être remis à faire des spectacles pour des profanes (après près de 20 ans à ne pratiquer que pour des magiciens ou presque) et plus intéressant, il a dit avec une grande honnêteté s'être pris "quelques taules" (pour reprendre ses mots) et avoir donc pris une grande claque, avoir été vexé. A cet instant, je ne l'ai jamais vu aussi sincère. Ceux qui ont vu son spectacle au double fond (relisez le compte rendu d'Otto) semblent assez touché par un David Stone qui a maintenant une personnalité qui ressort, des histoire à raconter, des sentiments à exprimer, ce qui donne maintenant une âme à ce qu'il fait. Je regrette vraiment qu'aucune des quelques dates ne me conviennent pour aller le voir au double-fond (il n'y en a vraiment pas beaucoup).

Aujourd'hui, ce n'est plus qu'un bon interprète, qu'un perfomer, qu'un excellent communicant. C'est un artiste complet qui s'investit pleinement physiquement et émotionnellement.

Ce qu'il faut tirer de cette histoire vraie : c'est dans la difficulté que l'on devient créatif et que notre personnalité ressort. C'est en étant créatif et en développant sa personnalité que l'on devient un artiste original, que l'on sort du lot. La communication est un atout non négligeable : elle peut apporter la célébrité et l'argent (à condition de ne pas mentir sur ce que l'on vend, à condition d'être honnête) mais elle n'apporte pas le talent, elle ne fait pas d'un performer un artiste.

Au cabaret de Patrick Sébastien, presque tous les numéros (tous confondus) avaient une âme de 1998 à 2004-2005 je dirais. Après, je trouve les numéros de magie sont de plus en plus des performances pures (l'évolution des manipulations a été fulgurante, notamment avec l'arrivée des manipulateurs asiatiques à commencer par Han Ha Lim et Han Seol Hui) ou des numéros de grandes illusions enchaînées les unes derrière les autres sans transitions logiques, sans mises en scène, sur fond de musique techno et à grand renfort de pas de danses inutiles sans liens étudiés pour aller avec les illusions présentés mais "pour meubler", "faire joli".

Puis, à partir de 2010-2012, après le couronnement de Pilou à la FISM et le énième passage de Hans Klock au cabaret avec les mêmes boîtes, tellement nombreuses qu'il aimait les enchaîner toutes en moins de 5 min, transformant de belles illusions en performance sans saveur, en défi contre la montre d'une nullité sans nom alors que ses tout premiers passages étaient bons. Il avait créer le genre "beau gosse qui présente une grande illusion de manière dynamique avec de belles filles sur musique techno" mais quand tout le monde s'est mis à faire comme lui, il est devenu l'icône de ce qu'on a appelé "les pousseurs de boîtes".

A force de parler de manipulateurs qui font tous plus ou moins la même chose (joncher le sol de cartes de 36 manières avec une habilité incroyable), de pousseurs de boîtes, certains se sont mis à faire des numéros de manipulation lentement (enfin il y a en a eu quelques uns puis tout le monde s'y est mis) et des mises en scène pour les grandes illusions. Mais ces mises en scène sont très souvent trop "nunuches" (du genre "les feux de l'Amour"), les personnages surjoués. Bref, ce qui se voulait un retour des numéros ayant une âme s'est avéré ne pas être le cas.

Aujourd'hui encore, nous somme trop sur le "paraître" pour ce qui est des mises en scène et sur la performance pour ce qui est des numéros de manipulation. On veut trop faire pleurer dans les chaumières, être des intertainers comme dans Insaisissables, dépoussiérer la magie à l'aide de technologie nouvelles (et exploiter les nouvelles technologie est une bonne idée, je ne dis pas le contraire) mais on ne voit presque plus de numéros uniques, qui n'engendre non pas de l'admiration pour le travail qu'il y a derrière mais qui touche par ce que l'artiste est sincère et exprime une part de lui au travers de sa magie.

Je me dis que les jeunes magiciens actuels ne comprennent peut-être pas ce dont je parle parce qu'ils n'ont pas connus (ou presque pas) autre chose que des performers, des intertainers, qu'ils ont commencé la magie en voyant cela et que ces derniers constituent leurs modèles. Question de mode, de goût en somme.

Peut-être que ce que je perçois comme étant sans âme plaît vraiment à la majorité après tout. Je me trompe peut-être pour les autres mais pour moi, non. Quand je regarde mes anciens enregistrements de cabaret (que j'ai dû regarder au moins 50 fois chacun), je les apprécie toujours autant et je constate une nette différence par rapport à mes derniers enregistrements. Est-ce la nostalgie ? Mes souvenirs d'enfance ? En partie mais pas seulement. Il y a quand même quelque chose au travers de ces numéros.

Cette chose je l'ai retrouvé en allant voir "Nous rêveurs définitifs", je l'ai retrouvé en voyant le duo de clowns "BP Zoom", je l'ai retrouvé en allant voir la pièce de théâtre "Wild West Woman", je l'ai retrouvé en allant voir le mime "Léandre". La pièce "Le cercle des illusionnistes" ne m'a pas laissé insensible non plus. Il va se rejouer sur Paris, je vais retourner la voir et ce sera l'occasion de se réunir dans un parc, un bar ou un resto, de passer un moment entre passionnés. Pour ceux qui le souhaiteront bien sûr...

Certains numéros du mouvement "magie nouvelle" m'ont agréablement surpris dernièrement. D'autres m'ont endormis ou ennuyés à mourir. Mais dans ce mouvement, on tente des choses, on recherche.

L'illusionnisme est en déclin sur certains points mais il y a quand même pas mal d'espoir. Il y a une certaine prise de conscience. Reste à agir.

 

Modifié par marc page
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L'illusionnisme est l'art de donner une réalité à des choses impossibles ou très peu probables.

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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