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  • 2 weeks plus tard...
Publié le

Je n'en suis encore qu'au tout début, mais personnellement, je suis déjà très déçu, car ces premiers chapitres étaient justement ceux qui me faisaient le plus saliver à la lecture de la table des matières.

Je m'attendais à des essais théoriques basés sur du retour d'expérience, de la psychologie, de l'anthropologie, des statistiques, de la philosophie (pourquoi pas ?) ou toute autre science permettant de mieux appréhender la magie en tant qu'art, vecteur d'émotions, divertissement, ou même science occulte pour certains...

Au lieu de ça, les délires poétiques -pas si déplaisants en soi- d'un artiste rêveur qui reformule, page après page, métaphore après métaphore, son amour et sa fascination pour ce que représente la magie à travers le prisme de son histoire et de son imaginaire personnels.

Alors certes, peut être qu'après les 60 premières pages maître Tamariz daignera revenir avec nous sur le plancher des vaches, mais il n'en demeurera pas moins que les parties qui m'intéressaient le plus n'ont pour ma part pas été traitées.

Je précise que ce commentaire n'est que l'expression de mon avis PERSONNEL et PARTIEL et qu'il ne tend à critiquer ni l'oeuvre dans son intégralité, ni l'auteur, ni les lecteurs qui ont aimé cette partie du bouquin. Je ne suis là ni pour polémiquer ni pour tenter d'influencer qui que ce soit.

Le ridicule ne tue pas.

Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.

Donc, le ridicule nous rend plus fort...

Publié le (modifié)
Le 03/10/2017 à 07:18, jim03700 a dit :

D accord avec Gilbus pour le début du livre très "métaphorisant" avec des envolées lyriques. Il faut s'accrocher mais par la suite, cela devient beaucoup plus parlant et intéressant. Il faut passer les 50 premières pages pour arriver dans une partie moins lyrique.

Il faut piocher ici et là dans ce pavé, et y revenir fréquemment pour ne pas attraper une indigestion, la lecture linéaire n'est pas souhaitable à mes yeux ;)

Modifié par Dom
Publié le

J'avais assisté à la conférence de Tamariz au double fond il y a quelques années. Une nuit.

Quel choc !

Je crois que j'ai rarement été autant bluffé, et bluffé aussi par sa capacité de bluffer une assemblée entière de magiciens qui pour nombre d'entre eux, avaient lu ses tours, connaissaient les secrets. Nous éprouvions l'impact de sa magie.

Ce soir là, Tamariz avait installé une atmosphère magique incroyable, pleine d'énergie mais aussi douce et sereine.

Il m'a littéralement enchanté. Arc- en cielisé, j'étais.

C'est pour ça que j'ai acheté son livre. Pour comprendre.

Il nous dit pratiquement tout. Comment il travaille et procède. Il décortique son travail de façon très précise. Comme le plus passionné des artisans.

Cette soirée à laquelle j'ai assisté m'aide sûrement dans ma lecture, car je comprend ce que j'ai vécu ce soir là.

Ainsi - entre autres - il décortique point par point sa méthode pour construire une séance de magie. Il nous fait partager les leçons qu'il a tirées de ses rencontres, de ses études et analyses, d'une pratique du public d'une cinquantaine d'année.

Alors à quoi ça sert?

A comprendre la magie que l'on fait, que l'on veut faire. A mieux la faire.

A être créatif.

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Publié le (modifié)
Il y a 19 heures, hokutobboy a dit :

Je n'en suis encore qu'au tout début, mais personnellement, je suis déjà très déçu, car ces premiers chapitres étaient justement ceux qui me faisaient le plus saliver à la lecture de la table des matières.

Je m'attendais à des essais théoriques basés sur du retour d'expérience, de la psychologie, de l'anthropologie, des statistiques, de la philosophie (pourquoi pas ?) ou toute autre science permettant de mieux appréhender la magie en tant qu'art, vecteur d'émotions, divertissement, ou même science occulte pour certains...

Au lieu de ça, les délires poétiques -pas si déplaisants en soi- d'un artiste rêveur qui reformule, page après page, métaphore après métaphore, son amour et sa fascination pour ce que représente la magie à travers le prisme de son histoire et de son imaginaire personnels.

....

Ma fois, ces premiers chapitres poétiques et débordants de métaphores cèdent rapidement la place à des analyses beaucoup plus précises (trop peut-être pour certaines….), à des idées, des méthodes…

Et là, il ouvre des portes, donne des trucs auquel je n'avait pas pensé, ou que j'avais cru comprendre sans aller aussi loin que lui...

Pour moi, cela commence page 54, pour d’autres avant ou après… il n’y a pas de transition nette entre les envolées lyriques du début et les points précis et exploitables…

Mais je crois que ces premiers chapitres poétiques ne sont pas là par hasard…

Tu parles d’appréhender la magie en tant que vecteur d’émotions, par des moyens analytiques…

Peut-être est-ce justement ce que veut nous transmettre Tamariz par son introduction :

L’émotion, il faut la vivre, et non l’analyser.

Il donne ensuite plein de choses qui aident à construire le spectacle, à comprendre le fonctionnement du spectacle, (et je suis heureux de voir qu’il confirme ce que je pensais sur beaucoup de choses, ça fait toujours plaisir ;) Ceux qui ont fait mes stages vont retrouver par ci par là des idées… ;) ), mais les analyses, les méthodes, les astuces, bref, tous les outils qu’on va ensuite utiliser pour essayer de comprendre et améliorer notre magie, ce ne sont justement que des outils. 

Il y aura toujours un moment ou le merveilleux devra partir d’une expérience vécue, ressentie, et non d’une analyse à froid qui va tout décortiquer :

Si notre travail ressemble à une autopsie, c'est que notre magie est morte.

C’est du moins comme ça que je perçois le message de ces premiers chapitres…

Mais si ça se trouve, je me plante, et il avait juste fumé un truc fort.

Cela va plus loin que le conseil classique de « croire soi-même à sa magie, car sinon, qui y croira ? »

il nous montre que lui y crois.

Cela nous reconnecte avec l’incroyable puissance de la magie sur l’humain :

Bon, à force, on est un peu blasé, non ?
Et puis ce ne sont que quelques petits tours…

NON !

C’est toute la nature de l’homme, amoureuse du merveilleux, que l’on va utiliser…

C’est important.

Puissant.

Et totalement illogique, donc il y a quelque chose dedans qui défie l’analyse.

Voilà, c’est juste l’impression que m’ont laissés ces premiers chapitres, qui au début m’ont fait douter aussi de la suite, comme je l’ai dit plus haut…

Mais d’une part la suite n’est pas décevante (le chapitre sur la mémoire du spectateur va demander plusieurs relectures, je le sens… pas que ce soit dur à lire, mais il y a tellement d’implications si on veut vraiment se pencher dessus…), d’autre part cela replace la magie à sa place : non pas un effet technique et mécanique, reproductible en laboratoire, mais une émotion subtile qui tient à tant de chose et a si peu à la fois…

Ceci dit, peut être que pour parler comme ça des premiers chapitres, c’est que la suite me fait l’effet d’un truc fort à fumer…

Gilbus

Modifié par Gilbus
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Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Je ne vais pas m'étendre plus. Comme je l'avais dit plus haut, il faut effectivement dépasser la page 50 pour sortir du style littéraire "poésie" et la suite est très inspirante quant à la présentation et la sélection des effets pour un spectacle. Je le lis en linéaire, cela passe très bien. La partie sur l'effet magique et le symbolisme est très intéressante dans le sens où elle permet de comprendre certains ressorts de la puissance des effets. Elle m'a permis également de comprendre comment envisager une évolution ou une variation d'un effet déjà existant sans le "dénaturer". En Janvier, je m'associe à une conteuse pour créer un spectacle magique autour de textes contées. Cette lecture m'est d'une grande aide pour pouvoir me projeter dans ce projet. 

  • J'aime 1
Publié le
il y a une heure, Gilbus a dit :

...    Si notre travail ressemble à une autopsie, c'est que notre magie est morte.

C’est du moins comme ça que je perçois le message de ces premiers chapitres…

Mais si ça se trouve, je me plante, et il avait juste fumé un truc fort.   ...

 

Remarque que l'un n'empêche pas nécessairement l'autre... ;)

Un endroit où la main de l'homme n'a jamais mis le pied... (Alphonse Allais)

Publié le
Le 17/10/2017 à 10:59, Gilbus a dit :

Mais je crois que ces premiers chapitres poétiques ne sont pas là par hasard…

Tu parles d’appréhender la magie en tant que vecteur d’émotions, par des moyens analytiques…

Peut-être est-ce justement ce que veut nous transmettre Tamariz par son introduction :

L’émotion, il faut la vivre, et non l’analyser.

Je te rejoins sur cette idée. C'est à peu près la réflexion que je me suis faite après écriture de ce message.

Bien sûr qu'une émotion doit être vécue, ressentie, avant de pouvoir être transmise. Cela dit, je ne crois pas que cette démarche soit incompatible avec une autre, plus analytique, moins instinctive qu'intellectuelle, permettant de compléter notre vision des choses pour mieux appréhender les nombreux concepts que nous utilisons au quotidien sans jamais chercher à les comprendre.

De plus, l'approche uniquement "viscérale" de l'émotion magique ne tient pas compte de nos singularités culturelles, cognitives et psychologiques. Et je suis convaincu qu'appréhender tous les spectateurs comme s'ils voyaient le monde au travers des mêmes yeux que nous est une très mauvaise idée, surtout dans un pays comme la France, où de nombreuses cosmologies (au sens sociologique du terme) se côtoient au quotidien.

Je suis convaincu que notre art requiert également une grande capacité d'empathie, axe quasiment jamais développé par nos théoriciens. Hors, une empathie basée uniquement sur l'instinct et la projection de soi sera toujours plus ou moins faussée en fonction du fossé sociologique et culturel nous séparant de tel ou tel spectateur...

Qui parmi nous ne s'est jamais retrouvé confronté à des spectateurs angoissés à l'idée que nous soyons secrètement dotés de pouvoirs paranormaux en rapport avec telle ou telle croyance ésotérique ? Dans ce cas, quelques connaissances basiques en "anthropologie de comptoir" pourraient nous aider à désamorcer certaines situations potentiellement inconfortables ou au contraire à actionner des leviers permettant de renforcer considérablement l'émotion véhiculée, mais de manière suffisamment contrôlée pour demeurer un choix artistique et non le pur fruit du hasard.

Autre exemple, qui parmi nous n'exploite jamais (plus ou moins consciemment) de techniques de renforcement issues de la psychologie, de la PNL ou même de l'hypnose ?

Bref, j'ai très hâte d'avancer dans la lecture de cet ouvrage vu l'enthousiasme quasi palpable qu'il semble susciter chez vous.

 

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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