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Le 02/10/2017 à 17:36, GP21 a dit :

Vous trouverez le compte rendu de la conférence de Luke JERMAY en inscrivant sur la fonction recherche de VM : Conférence de Luke Jermay à la journée magique 2015. Il a été rédigé par mes soins et j’ai pu constater qu’à St Malo il s’agissait de la même magnifique conférence

La perruque était elle identique aussi ??

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Il y a 15 heures, TalRasha a dit :

La perruque était elle identique aussi ??

NB : En allemand perruque se dit : Helmu-mut Kohl

Toujours  propos de Saint-Malo si vous écrivez Conférence de Étienne PRADIER  dans la fonction recherche de VM vous trouverez un aperçu du travail de ce grand artiste

Mais si vous souhaitez pousser le bouchon plus loin et aborder sa magie jazzy idéale pour le table en table (mais pas que…), je vous recommande la lecture du livre édité par Ludo Marchand de Trucs :

2017. Anthologie tome 4 : Étienne PRADIER. Traduction de Vincent Hedan. Illustrations et mise en pages de Benoit Drager

Publié le (modifié)
il y a 12 minutes, GP21 a dit :

NB : En allemand perruque se dit : Helmu-mut Kohl

Toujours  propos de Saint-Malo si vous écrivez Conférence de Étienne PRADIER  dans la fonction recherche de VM vous trouverez un aperçu du travail de ce grand artiste

Mais si vous souhaitez pousser le bouchon plus loin et aborder sa magie jazzy idéale pour le table en table (mais pas que…), je vous recommande la lecture du livre édité par Ludo Marchand de Trucs :

2017. Anthologie tome 4 : Étienne PRADIER. Traduction de Vincent Hedan. Illustrations et mise en pages de Benoit Drager

Merci GP21 pour toutes ces informations complémentaires à destination des absents à ce rendez vous

C'est dingue (;)), cette concision et cette efficacité

Modifié par Dom
Publié le (modifié)

Rapporté aussi dans le dernier Supplément de Magicus et concernant le Congrès un écrit de notre "puéril " reporter Didier Puech.

Je cite :

"On a croisé quelques amis (trop nombreux à citer !) et évité
quelques ennemis (Merlin, Tabary, etc.), salué le président Odin,
Champion de France du serrage de mains, fait la bise à plein de monde
car Magicus magazine a beaucoup plus d’amis que l’on croit..."

 

Très heureux de savoir que Puech a enfin de nombreux amis et très peu d'ennemis....

Ceci prouve bien son manque d'objectivité dans ses dires ainsi que dans ses reportages.

Jean et moi sommes très fiers d'être son "ennemi"... enfin une reconnaissance de "cour d'école" qui  manquait à notre palmarès  !

Modifié par Francis TABARY
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Créer est divin, copier est humain .

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KAKI a été un moment fort du congrès de Saint Malo lors du Pass Magique. Voici quelques lignes pour le présenter à ceux qui ne le connaissent pas encore

Quelques mouvements de mime sans paroles.

Puis : « ça va être tout comme ça pendant deux heures ! Hi hi hi ! La magie et le mime sont deux arts complémentaires qui ont un point commun, il faut soi-même croire … pour que l’autre croie et voir pour que l’autre voie. Exemple : le jeté de pièce d’une main à l’autre pour être crédible doit être fait en vrai pour pouvoir la recréer, et ne doit en aucun cas ressembler à la passe du tourniquet »

NDR : la disparition au tourniquet ou French Drop date de J. – E. Robert-Houdin. Elle est décrite pour la première fois dans son livre Les secrets de la Prestidigitation et de la magie en 1868. Le jeté de pièce (sans contact entre les mains) est beaucoup plus naturel. Il est apparu plus tard vers 1970 et était utilisé notamment par Albert Goshman.

 «  Un jour par hasard dans un bar à Pigalle un quidam m’enseigne trois tours de prestidigitation qui sont toujours à mon programme : la disparition d’une cigarette à l’italienne suivie de l’écrasement avec le pied, la disparition à la bascule suivie de la réapparition au poing, la disparition de la cigarette mains grandes ouvertes avec tenue sur les extrémités des pouces ».  

 « J’ai dix-huit ans et je vivais à Paris. J’observe par hasard au détour d’une rue un mime. Je comprends qu’il raconte une histoire sans dire un mot. C’est une révélation et je lui donne le peu d’argent que je possède pour le remercier. Ensuite je me débrouille pour apprendre seul. À l’époque je suis danseur et je retiens facilement les chorégraphies, ce qui me facilite la tâche.

J’ai eu aussi la chance de côtoyer plusieurs fois Bertrand Crimet, un jeune issu du théâtre, de l’école du mime Marceau et qui avait pris des cours avec Édernac ! Je découvre qu’il existe des écoles pour apprendre à s’amuser! Ma grande chance est que Bertrand Crimet en plus d’être un excellent magicien est une personne honnête et saine d’esprit, » je dis cela en comparaison avec  le monde de la rue qui était tout autre. Il m’enseigne mes premiers vrais tours de prestidigitation. 

NDR : Bertrand Crimet a écrit Les Carnets secrets édités chez Georges Proust un livre fortement recommandé. Le même éditeur propose un de ses tours : Le Bonneteau fou.

Un jour, je reçois une carte postale avec un coucher de soleil et des hamacs, je regarde cette carte postale en me disant « pourquoi, je ne peux pas voir ça, moi ? Quelques jours après, c’est la rencontre avec un copain qui part pour Toulouse. Je pars donc deux jours pour Toulouse et je reviendrai vingt ans après en passant de Toulouse à la Côte d’Azur, des Caraïbes aux USA et au Mexique. Pendant toutes ces années, ma quête sera la recherche sur les vérités de la vie, recherche du langage universel vrai et du geste juste.

La nuit je m’entrainais en ville les mains contre une vitrine de magasin ou je me servais du bar, pour faire des exercices en tenant compte du rythme et de la respiration, des conséquences d’un appui sur mon corps. Puis j’exagère le geste à peine plus. Dans la nature en campagne, je travaille en portant des gros cailloux, ou avec un arbre pour tester les points fixes. Je teste les dualités, le goût en yin négatif puis en yang positif. J’essaye de faire vivre cette dualité en utilisant les autres sens, après le goût, l’odorat, l’ouïe, la vue, le toucher.

Je travaille le point fixe à ma façon. Après le contact vrai, je fais une transition avec en l’effleurant, avant de passer au mime sans contact. J’étudie mon corps et ses réactions. Par exemple je remarque ce que le contact provoque, puis j’essaye d’exprimer la même action.

Je développe des improvisations, et aussi avec des objets imaginaires en mouvement.

Un foulard devient un outil qui dans l’espace apporte un visuel symbolique, il peut faire une canne, un rideau symbolisant une porte, une fleur …

Dans la rue, je peux commencer avec trois ou quatre personnes, et je me retrouve avec plusieurs curieux et je conclue avec un à votre bon cœur messieurs dames. Mais souvent dans la joie et l’émotion  j’oublie le chapeau et je m’en vais heureux. Parfois des spectateurs me courent après pour me donner de l’argent (ils sont rares et les autres sont partis ! mais ce n’est pas grave, la joie du moment présent est bien plus importante)

Il m’arrive d’improviser lors d’un spectacle programmé. De toute façon un spectacle bien réglé peut être aussi intéressant et toujours s’améliorer et varier en fonction de l’humeur du moment.

Par expérience la déception ne vient jamais du public, mais de moi. Soit l’objectif est trop haut, soit il y a un manque de travail.

Le principal n’est pas l’argent, mais de veiller, au bien-être de tous. On n’est pas obligé de donner de soi, mais si vous le faites c’est mille fois mieux ! Nos faiblesses sont nos forces. L’intention d’amour se voit et elle se ressent. Je demande toujours de l’aide au ciel, à ma bonne étoile, à mon Ange gardien, de me guider, afin de partager le meilleur de moi-même. Je souhaite générer de l’émotion et être le plus intègre possible.

J’ai à mes débuts toujours eu des difficultés à accepter de l’argent pour cette joie que j’ai d’amuser les gens. Cela me procure tant de joie, et me permet un vrai bonheur de partage avec le public, que de recevoir de l’argent pour ça, me paraissait avoir un côté impur … Mais aujourd’hui, je suis ravi d’être rémunéré pour mon travail et je considère cela comme un bon échange.

J’ai remarqué que lorsque parfois j’allais dans la rue « pour gagner de l’argent à tout prix» ça ne fonctionnait pas. En revanche, lorsque j’y allais pour partager avec les gens la joie de les amuser, ils me donnaient volontiers.  

En 2002 j’ai écrit une pièce : l’envol de la tortue. C’est l’histoire d’un balayeur qui rêve. Il effectue un voyage intérieur extraordinaire en faisant quelques pas et conclu assis sur une chaise tout un voyage.

Je crois que toutes les personnes mêmes très modestes ont tout un talent une chose à partager. Le dernier des derniers est riche de quelque chose à partager contrairement à celui qui croit avoir tout, et qui ne donne rien.

Je suis animé par un esprit de liberté. Je suis reconnaissant de la vie, reconnaissant pour l’eau que je bois, le pain que je mange et la joie de pouvoir partagez avec vous la rigolade. 

Je me sens petit et je me souhaite simple, c’est pourquoi mon personnage est un balayeur, un monsieur tout le monde. D’ailleurs quand j’étais petit on me disait : « si tu continues à ne pas travailler à l’école comme ça, tu finiras balayeur ! »

En conclusion, Kaki est un personnage remarquable, généreux, captivant, sa vie est émaillée d’anecdotes incroyables et d’histoires mimées à faire pipi dans sa culotte. Sa disponibilité est totale. Sa bienveillance, sa sensibilité et sa philosophie de la vie sont un enrichissement pour nous tous.

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Je dois dire que j'étais plutôt stressé de m'être inscrit pour Saint Malo.

C'était mon premier congrès et, ne faisant partie d'aucun club, n'étant qu'un modeste amateur et collectionneur, j'avais peur de ne pas être à ma place auprès de centaines de professionnels de la magie.

Et puis par bonheur, deux semaines auparavant, il y avait eu la conférence d'Alexis, la braderie magique de Dominique, où j'avais pu rencontrer plein de magiciens très sympas, j'avais pu rencontrer le célèbre Gilbus et je me retrouvais nettement plus confiant pour rencontrer d'autres prestidigitateurs dans la cité corsaire.

Et puis voilà, j'y suis allé, je me suis amusé, j'ai rencontré plein de gens sympas et assisté à des spectacles et des conférences de tout premier ordre.

Quel bonheur de rencontrer et parler à des légendes : Daniel Rhod, James Hodges, Gaetan Bloom, Jean Régil. Découvrir Kaki, croiser Jean Merlin un peu partout, passer une heure au stand de Lunates et ses pièces truquées, faire la queue avec Lawrens Godon, faire un selfie avec Vallarino et reconnaitre tant de visages au détour du Palais du Grand Large ou de Saint Malo intra muros. Sans parler de ma voisine de spectacle et de son mari, si sympathiques.

Alors voilà j'avais envie de livrer mes quelques remarques sur ces 4 jours.

D'abord, super organisation de la part du Cercle Magique de Bretagne. Tout était fluide, horaires respectés (même si ca devenait un peu lourd lors de la cérémonie de remise de prix et qu'on sentait de la grosse tension), accueil très sympathique.

 

Des conférences de qualité avec un gros plus pour Etienne Pradier, très drôle sans être trop lourd (défaut de beaucoup de magiciens de soirée ou d'animateurs de galas) et de l'émotion avec Jean Régil qui nous présentait les coulisses de son spectacle.  Vallarino a, lui, fait du Vallarino. Un peu confus, un peu bordélique, très fort mais très fantasque (surtout le vendredi).   Nestor Hato très bien, tout comme Luke Jermay le dimanche, très très pro.

Superbe pass magique avec Kaki et Gaetan Bloom dans une salle un peu moyenne (basique, scène presque inexistante, mauvais son, un peu dur de voir car tout le monde au même niveau)

Les galas étaient de très bonne qualité. Pas mal de spectacles déjà vus lors des galas de Rennes (proposé par Gérard Souchet) mais on ne se lasse pas des Charly ou autres High Jinx.

Ma grosse surprise est venue des marchands, très nombreux avec des tonnes de choses à vendre. Je suis resté longtemps devant Lunates auquel j'ai presque donné un 13ème mois, j'ai hésité devant C&C ou Marchands de trucs et fini avec une vieillerie chez le très sympathique Major Banks.

Et sinon très bonne ambiance générale avec une moyenne d'âge assez élevée. On sent que ces congrès sont l'occasion de passer 4j de vacances en couple, de revoir les copains magiciens et acheter des trucs.

Le seul côté négatif que je garde de ce congrès, ce sont les championnats de France Close up et Scène. 

Etant groupe B j'ai pu assister à tout le Close Up mais le samedi la Scène se chevauchait avec mes conférences. C'est dommage car il y avait un gros trou en fin d'après midi et deux ou trois choses en même temps le matin.

J'ai trouvé l'organisation un peu moyenne sur ce point. Beaucoup d'attente entre les prestations, du remplissage en veux-tu en voilà, des numéros pas toujours au niveau, le fameux problème de fil qui gâche un numéro mais à qui la faute (on se croirait à Intervilles), un résultat où un bug informatique empêche de donner un prix sur les vidéos, et une cérémonie de prix un peu gâchée par le timing. Dommage.

En tout cas c'était une très chouette expérience. L'occasion unique d'aller au congrès à quelques kilomètres de chez moi mais qui me donne franchement envie de prendre quelques jours de vacances l'an prochain pour Arcachon. J'aurais vraiment du jouer à la tombola pour essayer de gagner des places 😃

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pour sortir des sentiers ...deja battus je voudrais souligner  entre autre 1 point positif et 2 points negatifs de ce congres qui par ailleurs était de bonne facture 

- Un presentateur  des concours , Martinez  , E.X.C.E.P.T.I.O.N.N.E.L  et INCROYABLEMENT réactif , doué et HILARANT !!!! un humour à froid qui n'a pas du plaire à tout le monde ..... Dommage qu'il ne soit pas mentionné dans le programme  , il meritait  une mention , une photo car il nous afait un  formidable numero de scene !!!!!

- Un oubli incomprehensible et inacceptable   du PRESIDENT D'HONNEUR  , Guy Lamelot , en DEBUT de congrès !!!  rattrapé par par une breve citation et excuse ( à ma demande) au gala de cloture ( C'est cela un président Afap Kilnex , que l'on jette une fois qu'il a rendu service.....) 

- Un gala de cloture "baclé" et sous pression quant au temps qui lui a été imparti . Un "fourre tout" devant le rideau  avec une nette sensation de  tension entre le  président du congres Delourmel et le président de la Ffap Odin 

Publié le (modifié)

Très bon Congrés avec un bon niveau magique. 

Remise des prix devant le rideau un peu bâclée...ce sera le seul reproche. Les lauréats ont quand même droit à une scène entière et c'est aussi un grand moment émotionnel dans leur vie, alors il faudra veiller à cela pour les prochains congrés.

Bravo à toute l'équipe de St Malo  car organiser un congrès est une véritable prouesse.

Le lieu était magnifique !!!!  j'y reviendrais bien tous les ans...

Les "afters" sont aussi des moments d'échanges agréables....dommage qu'il fallait plier bagage à 1H30....c'est un peu frustrant...3h du matin serait plus raisonnable!

Modifié par Francis TABARY

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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