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Le 06/02/2024 à 03:38, Christian GIRARD a dit :

Pour ce qui concerne les écoles Steiner-Waldorf et l’anthroposophie, voir ce message

Lire également cette tribune récente sur « l’agriculture biodynamique »  (on trouve notamment le zététicien Richard Monvoisin parmi les signataires)

« Nous dénonçons les liens entre la recherche publique et un mouvement philosophico-religieux »

À lire ici https://www.lepoint.fr/environnement/agriculture-biodynamique-nous-denoncons-les-liens-entre-la-recherche-publique-et-un-mouvement-philosophico-religieux-04-02-2024-2551488_1927.php

Revenons sur la « biodynamie », mise en avant sur la chaîne parlementaire cette fois 😳 :

Citation

Quand la chaîne publique LCP veut traiter de la biodynamie, elle pourrait le faire en informant le public, en s'appuyant sur des expertises et la littérature scientifique, et en rappelant le contexte spirituel de la création de cette pseudo-agronomie. Elle choisit de désinformer et d'occulter complètement l'aspect magique de la vitrine de l'anthroposophie. À se demander pourquoi ?

 

Rappel édifiant

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthroposophie

Modifié par Christian GIRARD
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«  Pourquoi faire confiance à la science ? » (Thomas Durand, La Tronche en biais) 

Citation

Une revue systématique de la littérature scientifique livre un bilan sur les paramètres qui autorisent ou empêchent la confiance dans les discours scientifiques. Question fondamentale : Comment faire confiance à des savoirs que presque personne ne peut vérifier seul ? Ceux qui veulent défendre la science ne doivent surtout pas en rester à une réponse intuitive !

 

Modifié par Christian GIRARD
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Le 28/04/2023 à 12:24, Patrick FROMENT a dit :

Le psychologue et maître de conférences Renaud Evrard en donne une très bonne démonstration dans son  dernier livre :

Phénomènes Inexpliqués

9782379314926.jpg


Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu quelque chose d’aussi intelligent sur ce thème.

Je vois recommande aussi le chapitre 4 nommé : L’opposition factice de la zététique.

Petit passage marrant sur ce que l’auteur appelle le jeu des quatre familles sceptiques (après quel type d’athée êtes-vous ?, quel type de zététicien êtes vous ? 😂) :

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En attendant le torchon brûle entre celui qui est l’auteur de ce livre à propos duquel tu écrit que « Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu quelque chose d’aussi intelligent sur ce thème » et Thomas Durand. Pour en savoir plus, lire ceci

https://menace-theoriste.fr/le-comite-para-la-question-de-lentrisme-pseudoscientifique/

… et visionner cela

J’avais moi-même fait référence à Renaud Evrard, dans le sujet sur Amnéville notamment. 

Modifié par Christian GIRARD
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Le 08/07/2026 à 15:43, Christian GIRARD a dit :

En attendant le torchon brûle entre celui qui est l’auteur de ce livre à propos duquel tu écrit que « Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu quelque chose d’aussi intelligent sur ce thème » et Thomas Durand. Pour en savoir plus, lire ceci


J’ai l’impression que Thomas Durand découvre la lune :

- Le sujet de l’origine et de l’émergence de la conscience reste un "problème difficile" (pour reprendre la célèbre formule de David Chalmers et il est encore sujet à bien des discussions académiques.
- Certaines hypothèses qui peuvent sembler "originales" sur l’émergence de la conscience sont effectivement explorées de manière récurrente dans des travaux de thèse, particulièrement des thèses de philosophie ou de psychologie. Je trouve plutôt cela plutôt sain, ces travaux ne me semblent pas dénués de rigueur scientifique (même si nous sommes là plutôt sur les critères des sciences humaines) et il m’est arrivé de relayer certains de ces travaux sur ce forum.
- En matière de zététique et de rationalisme, il y a plusieurs approches et sensibilités. Renaud Evrard a toujours fait un pas de côté par rapport à ce qu’il appelle "la zététique à la française" et ce qu'il considère comme son "opposition factice". Il me semble qu’il se situe plutôt dans la filiation d’un Marcello Truzzi plutôt que celle d’un Henri Broch.

Publié le (modifié)

J’ai demandé à ChatGPT de comparer les approches respectives de Marcello Truzzi et Henri Broch. 

Il est fort pour les comparaisons critiques ! 😀 Conclusion:

"

Les partisans de Truzzi reprochent parfois à certains mouvements sceptiques contemporains d'adopter une posture trop militante contre le paranormal. À l'inverse, les partisans de Broch répondent que suspendre indéfiniment son jugement face à des affirmations testées de nombreuses fois sans résultat positif n'est pas la position la plus rationnelle. Ils estiment qu'il est raisonnable d'accorder un degré de confiance très faible à ces affirmations tant que des preuves robustes n'apparaissent pas.
Ainsi, on peut résumer leur différence de cette manière :
Truzzi réfléchit surtout à ce que doit être un sceptique sur le plan philosophique et méthodologique.
Broch montre surtout comment exercer concrètement l'esprit critique à travers l'expérimentation et la zététique.
Il ne s'agit donc pas de deux visions opposées, mais de deux sensibilités au sein du scepticisme scientifique : l'une davantage centrée sur l'épistémologie et la prudence dans les conclusions, l'autre sur la méthode expérimentale et l'éducation à l'esprit critique.

"

Modifié par Patrick FROMENT
  • Merci 1
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Un petit pavé de 650 pages 🙂

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Citation

La réalité est-elle si certaine qu’on ne le pense ?

Notre perception du réel est liée à nos expériences de vie, notre histoire, notre condition sociale et nos apprentissages. Elle est donc façonnée au quotidien et par notre quotidien. L’idée que nous nous faisons du réel tire moins ses sources des éventuels points de convergence de nos savoirs que de notre mode d’appréhension du monde : ce que nous percevons, ce que nous ressentons, ce que nous partageons avec autrui. Mais nos sens ne nous trompent-ils pas ? Ne sont-ils pas intrinsèquement limités ? Certaines espèces animales ont des capacités sensorielles bien plus aiguisées que les nôtres quand d’autres commencent à percevoir des sons lorsque nous ne les entendons plus. Les sonars des dauphins permettent des formes de communication qui nous dépassent totalement, les capacités des oiseaux de se repérer sur des milliers de kilomètres sans la moindre signalétique nous interpellent. La nature fournit aux espèces qui peuplent cette planète différents vecteurs de perception dont l’homme n’a pas le monopole. Chacun construit une réalité propre et les neuroscientifiques nous expliquent que notre cerveau reconstruit régulièrement la réalité que nous pensons pourtant percevoir directement. Nous savons aussi que la perception des choses qui nous entourent, tout comme les modalités des relations qui nous lient les uns aux autres, peuvent être excessivement différentes d’un individu à un autre. L’exemple des synesthètes, des autistes ou des personnes atteintes de daltonisme, pour des raisons certes fort diverses, sont parmi les plus connus de ces différences parfois majeures touchant au rapport intime que nous entretenons avec le monde et les autres.

 

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il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

La réalité est-elle si certaine qu’on ne le pense ?

Notre perception du réel est liée à nos expériences de vie, notre histoire, notre condition sociale et nos apprentissages. Elle est donc façonnée au quotidien et par notre quotidien. L’idée que nous nous faisons du réel tire moins ses sources des éventuels points de convergence de nos savoirs que de notre mode d’appréhension du monde : ce que nous percevons, ce que nous ressentons, ce que nous partageons avec autrui. Mais nos sens ne nous trompent-ils pas ? Ne sont-ils pas intrinsèquement limités ? Certaines espèces animales ont des capacités sensorielles bien plus aiguisées que les nôtres quand d’autres commencent à percevoir des sons lorsque nous ne les entendons plus. Les sonars des dauphins permettent des formes de communication qui nous dépassent totalement, les capacités des oiseaux de se repérer sur des milliers de kilomètres sans la moindre signalétique nous interpellent. La nature fournit aux espèces qui peuplent cette planète différents vecteurs de perception dont l’homme n’a pas le monopole. Chacun construit une réalité propre et les neuroscientifiques nous expliquent que notre cerveau reconstruit régulièrement la réalité que nous pensons pourtant percevoir directement. Nous savons aussi que la perception des choses qui nous entourent, tout comme les modalités des relations qui nous lient les uns aux autres, peuvent être excessivement différentes d’un individu à un autre. L’exemple des synesthètes, des autistes ou des personnes atteintes de daltonisme, pour des raisons certes fort diverses, sont parmi les plus connus de ces différences parfois majeures touchant au rapport intime que nous entretenons avec le monde et les autres.

Tout ce qui figure dans le texte cité est scientifique et conforme à ce qui a été longuement étayé dans ce sujet (même les questions posées n’en sont pas vraiment puisqu’on a déjà les réponses). Mais le titre me semble trompeur, en l’état c’est un oxymore. Prudence (surtout avec la polémique actuelle à laquelle j’ai fait référence quatre messages plus haut). On attend le retour de Thomas Durand avant de se lancer dans la lecture des 650 pages du pavé (faudrait-il qu’il soit dans la mare) ? 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le (modifié)

Pour continuer sur le fond du sujet, il me semble qu’il y aura toujours une différence d’approche entre les psychologues s’intéressant au paranormal par rapport aux scientifiques-sceptiques plutôt issus des sciences « dures ».

Il y a, en effet, chez beaucoup de psychologues s’intéressant au paranormal, une approche plutôt empathique et non disqualifiante… qui n’exclu pas le scepticisme ! William James et Théodore Flournoy en sont deux très bons exemples historiques.


L’approche clinique que Thomas Durand semble beaucoup critiquer et considérer comme une sorte d'alibi à "l'entrisme du paranormal" consiste simplement à :


- Accueillir le récit du sujet sans le disqualifier d’emblée
- Chercher à comprendre ce que signifie l’expérience pour la personne plutôt que de trancher immédiatement sur sa réalité objective
- S’intéresser aux effets de cette expérience sur le fonctionnement psychique de la personne (identité, émotions, relations…)

 

C'est dommage de voir cette approche caricaturée ainsi (avec des images générées par IA 🙂) :

2026.05-Miniat-article-Evrard-Paranomal-

Mais bon, encore une fois, les approches et les objectifs des deux parties sont très différents !

Modifié par Patrick FROMENT
Publié le
Il y a 12 heures, Patrick FROMENT a dit :

Chercher à comprendre ce que signifie l’expérience pour la personne plutôt que de trancher immédiatement sur sa réalité objective

Ravi de constater que la « réalité objective » trouve grâce à tes yeux 😉. C’est le cœur de l’approche sceptique pour ce qui concerne les questions relatives au paranormal. Pour le reste il est évident que les psychologues s’orientent plutôt sur l’expérience subjective des personnes concernées, et ce qui en découle. Mais on pourrait poser la question autrement : existe-t-il des phénomènes dits paranormaux ayant été « validés » par l’approche psychologique, et qui sont donc entrés dans le champ de la science académique ? 

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