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Je trouve la démarche intéressante, car cela fait longtemps que je ne fonctionne plus comme ça :

En général, je pars d’un besoin ou d’une envie, et je trouve le tour ou la technique qui peut m’aller ensuite.

Exemple réel récent :

Je dois faire un numéro sur le thème de Landru.

Qu’évoque Landru pour moi ?

Chaudière, flammes, le feu, nombreuses victimes, mal …

Quel tour de feu je possède, ou me semble accessible (un achat est toujours possible à ce stade…), qui puisse symboliser une chaudière, le feu, des victimes ou un thème approchant.

En fouillant mes tiroirs et ma mémoire…

Je rejette de suite les D’lite, pas assez « enflammés ».

Je pense aux flammes au creux des mains ou au bout des doigts, j’en ai dans mon stock, bien que peu utilisés.

Je pense au truc qui permet de prendre la flamme d’une bougie entre pouce et index. J’en aie aussi dans mes tiroirs…

Ça me fait penser à la bougie, puis au fil hindou…

Il se trouve que dernièrement, je me suis repassé quelques vidéos de Burger, dont sa célèbre version du fil hindou.

Du coup, le tour du fil hindou avec bougie semble s’imposer, il a une gestuelle répétitive, pouvant correspondre au massacre des victimes l’une après l’autre, et la restauration finale est intégrable à mon histoire (Landru déménage à un moment, pour une maison plus tranquille…ou il pourras à nouveau vivre tranquillement, et faire de nouvelles rencontres...)

Je me remets donc à bosser le fil hindou, que j’ai au final très peu présenté jusqu’ici, puisque cela ne cadrait pas avec un besoin que je pourrais avoir…

On voit qu’on est loin de la démarche consistant à se « constituer un répertoire impromptu ».

Ce n'est plus du tout de l'impromptu, c'est pour un spectacle bien précis...

L’un n’empêche d’ailleurs pas l’autre, je cite mon exemple uniquement pour dire qu’une démarche d’acquisition d’un tour peut se faire par les deux bouts :

L’enrichissement du répertoire en général, et un besoin précis d’un effet.

Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le

Oui je pourrai mais tu ne trouverais pas ça fabuleux.

C'est pas simple de faire rêver un public de magiciens.

En tout cas moi je n'en ai pas les compétences.

Je ne prétend pas non plus être un grand connaisseur.

Je suis tout simplement un passionné de magie, je fais de la magie à ma famille, mes amies... et il ne se passe pas un jour ou je ne pense pas à la magie.

Ma démarche n'est pas de faire des tours de magie pour des magiciens ni de me faire passer pour un expert.

Ma démarche c'est tout simplement de partager ma passion à travers mes vidéos.

Et si tu regardes mes vidéos je suis très heureux de partager tout ça avec toi.

Publié le
Moi j'utilise d'autres élastiques, de tailles différentes et de formes différentes, et je les traite pour améliorer leur qualité.

On peut trouver des produits dans le commerces qui font la même chose. Et je les parfume aussi pour qu'ils aient une bonne odeur.

Imaginez, un élastique jaune qui prend la forme d'un citron et qui en plus sent le citron :-)

Bonne idée :D . On pourrait ensuite produire de ce "citron" un billet précédemment signé et brûlé (ou n'importe quoi d'autre qui puisse être empalmé), j'ai même la technique qui permet cela, voir ce sujet où j'évoque ma "production façon armature de porte-monnaie" avec un chouchou (mais avec un élastique c'est pareil) :

http://www.virtualmagie.com/ubbthreads/ubbthreads.php/ubb/showflat/Number/231602/Searchpage/1/Main/24111/Words/armature/Search/true/[Technique]_Main_dans_Armature#Post231602

Extrait :

La plus ancienne source connue à l'heure actuelle pour une utilisation magique d'une simple armature de porte-monnaie est The Invisible Purse (Revue The Seven Circles, Vol. 4, N° 1 d'octobre 1932, page 8) de Johnny Jones.

– Le créateur de la fioriture consistant à introduire la main dans l’armature pour donner une illusion de vacuité semble être Johnny Paul mais « il n'a jamais rien publié et les deux seules vidéos disponibles sont de 1986. Cependant, il était quand même un pro du close-up depuis les années trente ».

– ...

– DVD Ultimate Scrunchy Magic volume 2, 2011. Production de chouchous à 4'41''. Production façon armature de porte-monnaie, C.G. La version de Christian Girard avec un chouchou est une continuité logique de cette passe attribuée à Johnny Paul ; elle remet au goût du jour cette subtile technique en l’adaptant pour la magie des élastiques.

Publié le (modifié)
[video:youtube]

Bon, puisque tu évoques les conteurs, je me sens obligé d’en rajouter une couche, c’est tout à fait déloyal de ta part, tu savais bien que je ne résisterai pas et que je vous soulerai encore pendant des pages…

Effectivement, le conte et la magie ont beaucoup de points communs.

Entre autre :

-Relation directe avec le public, pas de 4ième mur comme au théâtre.

-Besoin de susciter quelque chose dans la tête du public : l’émotion magique pour l’illusionnisme, la construction d’une histoire pour le conte. Des émotions dans les deux cas.

-Le fait que le conteur comme le magicien sont très souvent solitaires : dans les deux cas, on peut faire appel à des spécialistes (lumière, son, mise en scène etc.), mais bien souvent, on se débrouille tout seul.

-le lien direct avec l’imaginaire, comme le souligne Quentin, puisque beaucoup de contes sont merveilleux ou fantastiques, donc incluent des éléments qui n’existent normalement pas dans le monde réel.

Etc.

Bien entendu, les deux disciplines sont autonomes :

On n’a pas besoin de faire du conte pour faire de la magie, et inversement.

Mais elles ont l’avantage de se marier assez facilement :

Le conte peut être utile à la magie, et inversement.

Cependant, pour inclure du conte dans la magie, quand on est magicien, il est bon d’avoir des bases de conteur… ;)

Ce qui nous amène à l’apprentissage du conte.

Il y a en gros deux écoles principales :

-L’autodidacte inspiré :

Formé sur le tas, il tire son enseignement de l’observation d’autres conteurs, et d’une recherche entièrement personnelle.

On retrouve souvent ce type de conteur dans les courants « traditionnels », ou ils sont majoritaires.

Les principales qualités sont la spontanéité et paradoxalement, le naturel de l’imperfection, qui donne de la sincérité.

-La formation technique :

Le conteur apprend auprès de professeurs, et non plus par la simple observation. Il va suivre des stages, des cours, travailler dans des ateliers, recevoir des critiques de ses pairs, s’approprier des outils techniques, et réfléchir à la notion de spectacle.

Il inclus des notions d’autres disciplines, comme le théâtre, le mime, la chanson, etc, tout en développant les techniques et façons de faire propre au conte.

On retrouve beaucoup ce type de conteur dans des spectacles plus actuels, il y a une grande ouverture à la création et à la modernité.

L’avantage est que l’on pense « spectacle contemporain», pour que l’histoire soit mise en valeur.

Les deux courants ont leurs avantages, et c’est chacun qui peut se positionner dans sa démarche d’apprentissage.

Personnellement, ceux qui me connaissent savent que je suis pour la seconde méthode :

Se former à la discipline avec des outils identifiés, avoir des techniques éprouvées, savoir où l’on va et ou on emmène le public, je trouve cela beaucoup plus rassurant.

D’autres sont plus à l’aise dans l’improvisation et le travail solitaire, et ils ont raison si c’est mieux pour eux.

Pour faire un choix, il faut avoir deux choses entre lesquels choisir. (Marc Buleon)

Et pour avoir deux choses, il faut essayer les deux :

Si l'on part sur la première option qui nous vient, car cela semble être la seule valable, on ne fait pas vraiment de choix...

Tout le monde essaye bien sûr d’avancer par lui-même, en regardant ce qui se fait, et en se l’appropriant si cela convient.

Mais je trouve qu’il faut aussi essayer la méthode « technique », et voir ce qu'il y a derrière, pour faire un véritable choix.

Et donc de faire des formations, courtes au besoin, pour découvrir au moins les bases du conte vu sous cet angle. (niark niark niark, oui, j’essaie de vous vendre un stage… ;) )

Maintenant, une fois lancé, que ce soit par un moyen ou un autre, ben le voyage commence à peine…

Car il faudra acquérir, en plus du simple fait de conter, la subtilité qui fait l’essence de la discipline, qui va transformer un spectacle de conte en moment grandiose qui emporte le public.

Et cela ne s’apprend que difficilement, c’est autant une manière d’être qu’une manière de faire, rien de facile là-dedans.

Encore un point commun avec l’illusionnisme…

Ensuite, une fois qu’on a notre façon de conter… ben il reste encore à en faire de la magie contée… Marier les deux disciplines, pour qu'elles enrichissent globalement le spectacle, et non pour qu'elles se volent la vedette l'une l'autre.

Et là aussi, il y a beaucoup à dire…

Mais pas ici, j’ai déjà été trop long ;)

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Gilbus, comme tu es intelligent tu admettras bien vite t’être égaré avec ce propos caricatural. Tout d’abord la quête de sens est plutôt le carburant numéro un de l’art contemporain. On pourrait éventuellement reprocher à ces créateurs leur manque de compétences techniques, leur formation manquant d’académisme, leur extravagance, leur adhésion à certains courants idéologiques, que sais-je ?, mais pas leur volonté de vouloir donner un sens à leurs productions. Je crois même tout au contraire que si une critique devait être portée aux artistes contemporains c’est justement celle d’être obnubilés par une quête de sens aux dépens de la forme.  Pour ce qui concerne leur richesse présumée, grand éclat de rire. Un effet de loupe te fait ignorer la réalité de cette multitude d’artistes peu fortunés car tu te braques (rien à voir avec Georges) sur ton ressenti lié à la minorité qui gagne ou génère beaucoup d’argent. ChatGPT peut te donner de nombreuses infos relatives à : la minorité très riche ; le groupe intermédiaire qui peut vivre correctement de son art ; et la majorité dont les revenus artistiques irréguliers sont nécessairement complétés par des activités de cours par exemple ou autres sources de revenus connexes. L’IA me donne ces chiffres :  « Le ministère de la Culture vient de publier les données 2023 sur les artistes-auteurs, à partir des déclarations Urssaf. Pour les arts visuels, les ordres de grandeur sont assez frappants. Pour un artiste plasticien En 2023, le revenu artistique annuel médian était d’environ : 600 € pour les femmes 1 000 € pour les hommes ». Si l’intention de ces artistes était selon tes termes «  de gagner un maximum de pognon sans se fatiguer » ils se sont méchamment trompés. 😉 GPT conclut : « Donc si ta question derrière est « est-ce qu’on peut réellement devenir riche en étant artiste contemporain ? », la réponse est oui, mais c’est statistiquement très rare. Le marché de l’art est probablement un des domaines où l’écart entre le revenu typique et les revenus des quelques vedettes est le plus spectaculaire. »
    • Cette assertion de Gims avait fait les choux gras des cercles sceptiques il y a quelques années. La page Wiki du chanteur et rappeur précise : « Face à ces "fake news archéologiques", Jean-Loïc Le Quellec préconise une intervention médiatique active des chercheurs pour "faire basculer du côté du savoir scientifique les citoyens de bonne foi." » C’est comme pour les chasseurs : la foi il y a la bonne et la mauvaise 😉. Force est de constater que les « thèses ineptes » sont légion dans les textes religieux quels qu’ils soient et que par respect ou crainte on s’attaque moins à leurs contenus idéologiques plus que problématiques qu’à des cibles faciles comme Gims. On critique souvent les médias en considérant qu’ils abrutissent les masses mais d’autres systèmes d’endoctrinement sont actifs depuis bien plus longtemps et souvent avec application de pratiques barbares, débiles ou ignobles (les mutilations sexuelles sur les enfants par exemple). Est-ce qu’on y échappera un jour ? Nous ne le verrons pas de notre vivant en tout cas, l’empreinte est trop profonde. Et c’est bien triste. 
    • Tu sais, les tétons, ça va ça vient :  https://www.instagram.com/reel/DcOZo-8zVcT/?igsh=MWFlbWxubzVqbmZheg==
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