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Comme je te l'avais dis Chakkan dans un message sur facebook, je me suis permis de reprendre des éléments des épisodes pour travailler avec mes élèves (des secondes en l’occurrence) sur la mémoire. Il y a toujours un temps d'incrédulité de leur part car ça leur semble trop simple et trop ludique de se servir de leur imagination pour apprendre (faudrait souffrir un peu plus M'sieur), mais ils ont été ensuite bluffés par leurs propres résultats appliqués à de l'apprentissage du vocabulaire latin. Je pense approfondir le sujet avec d'autres classes l'an prochain. Je te remercie en tout cas de nous partager tout ça dans cette chaîne!

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Salut Jean de la Lune, merci beaucoup pour ton message qui me réjouit et qui m'encourage à continuer.

Si tu souhaites partager avec moi ce que tu as présenté à tes élèves pour le latin, je serai ravi de regarder ça, et pourquoi pas l'inclure dans un MasterClass dédié au latin...

Je me souviens très bien par exemple que camera veut dire chambre, et qu'un appareil photo est donc une chambre noire (camera en anglais) et une camériste une femme de chambre.

Leur as tu parlé de Mnemonaute ? ;)

Pour mes fonds vidéo, je suis un peintre averti ! J'y passe du temps mais je suis content du résultat.

Je blague, je tourne sur fond vert (comme dans Matrix), et ensuite j'incruste l'image du moment qui me plaît.

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Ah Chakkan, tu tombes bien; je vais être franc : je suis un gros flemmard et quand je vois un type qui me propose des trucs et des méthodes pour retenir ma liste des courses, je me dis ouais c'est ça... Alors une bottes de radis, ben oui je suis bête, j'ai qu'à penser à la tête de mon beau-frère en maillot de bain, le pack d'eau ? La dernière fois que j'ai été à la piscine c'était il y a environ Evian; pour le fromage, je vais faire un noeud à mes chaussettes qui puent. Le pq c'est facile, ça me fait toujours c..ier d'aller faire les courses, etc. Franchement tu crois que ça marche ces c.onneries...

Et puis, j'ai regardé le premier numéro du Mnémonaute, peu de temps après sa publication, comme quoi ça date un peu quand même (je n'ai pas encore vu les autres car en plus d'être flemmard, je suis lent). Cela m'a fait un peu marrer ta façon de retenir les planètes du système solaire, partant du Soleil vers l'extérieur.

Je suis resté là-dessus (visionné une fois). Hé bien crois le ou non, dimanche, je parlais de ça avec un pote et, ton histoire en tête, je lui ai sorti les planètes dans l'ordre sans aucune difficulté. Mieux, hier je me suis rendu compte que je n'avais plus besoin de ton histoire pour aligner les planètes dans l'ordre :D !

Bravo David !

Le magigazine puis le mnémonaute: j'espère que je serai invité à tes 90 ans :D;) !

Amitiés

:cool:

Woody

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Comme je te l'ai dit dans mon message, j'ai fait cette intervention assez au débotté juste après avoir vu la première vidéo. Je leur ai donc juste parlé de quelques principes. Je pense reprendre le fil de manière plus construite en leur parlant de ta chaîne (j'ai pour habitude de citer mes sources en cours;) ).

Pour le latin, il peut y avoir quelques spécificités, après c'est surtout pour de l'apprentissage de vocabulaire pour l'instant. Je me demande encore comment réactiver facilement tel ou tel mot en dehors de la liste qu'ils ont dû apprendre pour à un instant précis.

Je donne aussi des cours en BTS en culture générale et je pense commencer l'année prochaine par un petit point sur la mémoire (d'autant plus qu'un des thèmes de 2e année est "je me souviens") je vais donc réfléchir à tout cela.

Pour le fond c'est bien ce que je pensais... avoir un Hokusai chez soi n'est pas donné à tout le monde ;) tu utilises un logiciel de montage particulier pour cet effet?

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Alors je me suis maté comme convenu le second opus de la serie !

J'ai moisn accroché la methode du parcours perso, comme Woody + haut, encore ajd j'ai les images des planetes en tete avec l'histoire, j'ai par contre pas été emporté par l'histoire du parcours ou j'ai trouvé tt ca plutot fouilli à mes yeux.

J'ai fait le test avec les oceans, je dois etre à 2/20 niveau note, je suis passé complétement à travers. Meme si j'ai bien compris la méthode, et en effet, tous les matins je fais grosso modo la meme chose, ou le soir quand je vais au sport pareil, mais j'ai plus de mal à caler une histoire sur tout ca dans "ma logique".

A voir maintenant l'épisode 3 :)

Bonne continuation & bon courage pour la suite !

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Pour le fond c'est bien ce que je pensais... avoir un Hokusai chez soi n'est pas donné à tout le monde ;) tu utilises un logiciel de montage particulier pour cet effet?

J'utilise Final Cut Pro X sur Mac, c'est un effet automatique avec l'incrustateur. C'est globalement automatique, mais on peut affiner pour définir la plage de couleur à faire disparaître. Le plus contraignant étant d'avoir un fond uni (et donc de monter et démonter le studio).

Désormais tous les logiciels évolués font ça (iMovie doit pas le faire je pense), mais Magix le fait, ainsi évidemment que Adobe Première.

Quant aux méthodes pour être honnête je me sers du parcours pour retenir des choses de façon temporaire, pour des éléments qui ne me serviront souvent qu'une fois ou deux... ensuite au bout de 15 jours l'oubli passe par là et mon parcours devient de nouveau exploitable. Pratique à usage unique.

Pour les choses durable, c'est Episode 1 (l'histoire), Episode 3 (symboles), ou Episode pas encore tourné sur les sons ;)

On parle aussi bientôt des noms/prénoms :D

Je pense retourner semaine prochaine, donc nouvel épisode sous une dizaine de jours

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Hé bien crois le ou non, dimanche, je parlais de ça avec un pote et, ton histoire en tête, je lui ai sorti les planètes dans l'ordre sans aucune difficulté. Mieux, hier je me suis rendu compte que je n'avais plus besoin de ton histoire pour aligner les planètes dans l'ordre :D !

Eh ben voilà, en 4 lignes tu as tout parfaitement résumé.

Les associations permettent de se souvenir, mais une fois qu'on les a faites, on n'en a souvent plus besoin par la suite (même si pour les Etats Unis - exemple sur lequel je reviendrai ultérieurement - je m'en sers encore, mais pour y compiler les 150 informations contenus c'est nécessaire).

J'ai eu la même histoire que toi avec les planètes lorsque j'avais fait l'exercice selon la méthode O'Brien, et c'est ce qui m'avait donné envie de l'adapter en français car j'avais trouvé ça top !

Hâte d'avoir ton avis sur l'épisode 2, car comme tu l'as peut-être déjà lu, je m'étais bien amusé à le faire.

  • 2 weeks plus tard...

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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