Invité Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 Donc n'importe quelle histoire fantastique contextualisée est une routine de magie bizarre? Qu'est-ce que tu entends par "contextualisée" ? Je pense que l'histoire seule ne suffit pas. En revanche c'est une base indispensable. Tel qu'il a été défini, l'illusionnisme fantastique repose sur un triangle dont l'histoire est l'un des composants. Elle est donc nécessaire mais pas suffisante. L'idée générale c'est quand même de faire "s'incruster" dans la réalité, un élément qui relève (dans l'esprit du spectateur) du fantastique. Il faut donc créer la réalité avant de la faire exploser. Et pour cela il me semble que des objets ou documents (qui peuvent être récents et en plastique !) sont indispensables (du moins pour un public occidental). Concernant le "tour", on peut, dans certains cas, le fondre avec l'un des deux autres composants* : - Il peut tout simplement s'agir d'un objet "magique" (une relique, un objet chargé, utilisé lors d'un rituel, d'une expérience etc.) dont l'aura suffit à convaincre le spectateur (cf. Le Sortilège du Hippie) ; - on peut également y substituer, dans le texte, une série de coïncidences assez improbables qui elles-mêmes engendreront des actions théâtrales que le spectateur percevra comme un tout "forcément" magique. C'est le cas par exemple dans Chien et Loup. Voilà, et comme dirait l'autre : j'espère m'être exprimé suffisamment correctement pour être compréhensible par tous *puisque, là encore, le but n'est pas de faire un tour mais de créer une illusion (sauf que tout le monde approuve mais personne n'a l'air de réellement piger...). Citer
Christian CHELMAN Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 Ce n’est plus vraiment de l’illusionnisme, en ce sens qu’on ne présente pas de choses impossibles, mais qu’on en parle juste, ou qu’on montre leur résultat supposés. Définissez d'abord ce qu'est un "effet magique" en illusionnisme. Après, on pourra parler de magie bizarre et d'illusionnisme fantastique... et de la nécessité ou non de faire des "trucs". Citer
Eric DUBS Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 Donc n'importe quelle histoire fantastique contextualisée est une routine de magie bizarre? Qu'est-ce que tu entends par "contextualisée" ? Accréditée par le contexte (les accessoires). Voilà, et comme dirait l'autre : j'espère m'être exprimé suffisamment correctement pour être compréhensible par tous C'est clair. J'étais plus sensible au tabouret qu'aux échasses, plus équilibré, mais je comprends la démarche. Dans le dernier livre de Christian Chelman, un des pieds du tabouret était sacrément raboté que ça m'en semblait casse-gueule. La disparition du pied est compréhensible et logique, mais il va falloir un sacré acrobate sur les échasses pour que l'ensemble soit stable. Ou qu'elles restent posées contre un mur. Citer
Damien DEPARPE Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 Gambit: TENTATIVE : Entre Ce que je pense Ce que je veux dire Ce que je crois dire Ce que je dis Ce que vous avez envie d’entendre Ce que vous croyez entendre Ce que vous entendez Ce que vous avez envie de comprendre Ce que vous croyez comprendre Ce que vous comprenez Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés a communiquer. Mais essayons quand même. Edmond Wells Citer
Invité Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 La disparition du pied est compréhensible et logique, mais il va falloir un sacré acrobate sur les échasses pour que l'ensemble soit stable. Je crois que c'est la définition même du fantastique : cet espèce d'équilibre instable entre réalité et merveilleux, et c'est effectivement un travail d'acrobate Citer
Christian CHELMAN Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 Je crois que c'est la définition même du fantastique : cet espèce d'équilibre instable entre réalité et merveilleux, et c'est effectivement un travail d'acrobate Tout est dit. Ajoutons toutefois... [video:youtube] Citer
Eric DUBS Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 Je crois que c'est la définition même du fantastique : cet espèce d'équilibre instable entre réalité et merveilleux, et c'est effectivement un travail d'acrobate Mon acrobate ne faisait pas référence au concepteur, mais à la personne qui fera le lien entre l'objet conceptuel et la (les) personne(s) à qui cet objet s'adresse. Si la magie bizarre se veut encore un art vivant. Citer
Invité Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 Il y a un moment où il faut arrêter de se poser des questions et passer à la pratique Citer
Eric DUBS Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 J'ai essayé. Très bien tant que cela restait un objet conceptuel. D'ou les questions. Citer
Gilbus Publié le 21 décembre 2015 Publié le 21 décembre 2015 Ce n’est plus vraiment de l’illusionnisme, en ce sens qu’on ne présente pas de choses impossibles, mais qu’on en parle juste, ou qu’on montre leur résultat supposés. Définissez d'abord ce qu'est un "effet magique" en illusionnisme. Après, on pourra parler de magie bizarre et d'illusionnisme fantastique... et de la nécessité ou non de faire des "trucs". Bon, je m’y colle, avec ma définition perso : Un « effet magique » se produit quand une chose impossible (ou extrêmement improbable !) a lieu devant le public, et que ce public en prend conscience. Ou que le résultat d’une chose passée est lui-même impossible, mais toujours présent. (Je pense à des trucs comme les HyperCards par exemple, qui sont des objets impossible ) La notion de tour me semble effectivement facultative, mais pour que cela reste de l’illusionnisme, il faut un effet, non? Mais on peut affiner cette définition : Un effet magique d’illusionnisme ne prend pas place dans le monde réel : La magie ne naît pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur… On pourrait penser que simplement en manipulant l’esprit, on peut se passer de l’effet. C’est dur. Car si on veut que cela reste un « effet », il faut qu’il y ait un lien direct avec ce que le spectateur pense être la réalité. Et une transgression de la normalité qu'il puisse expérimenter. Si on lui raconte une histoire avec une patte de singe maudite, le spectateur peut être troublé ou non, suivant le talent du conteur. Mais cela reste du conte présenté sous forme réaliste. Si on sort la patte de singe, cela va ancrer davantage l’histoire dans le réel, mais la partie magique, elle, restera du conte. Si, quand le spectateur prend la patte de singe, il la sent petit à petit s’échauffer dans sa main, qu’il entend tous les sons avec un peu d’écho, et qu’il a l’impression que la table bouge devant lui, et que quand il doit lâcher la patte car elle est trop chaude, tout redevient normal, là, on a un effet magique qui viens percuter le réel et va donc rendre le conte beaucoup plus intéressant… L’effet magique constitue une preuve de la magie de l’histoire beaucoup plus forte que l’objet seulement, en apportant une expérience directe de l’impossible au spectateur. Les récits, eux, ne sont que des expériences indirectes… Ce qui ne les empêchent pas de faire naitre des émotions, comme tout bon spectacle, mais c'est une autre histoire... Après, on peut avoir d’autre définitions de l’effet magique… Mais cette définition cadre en tout cas avec la majorité des effets d’illusionnisme, même si j’imagine qu’on peut trouver des exceptions ? Gilbus Citer Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...
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