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Personnellement, je possède le jeu de BW et l'Ultimate :

- Le BW, en Bicycle, a pour principal atout, grace à l'étagement des marques "en clair" le long de la tranche, de faciliter la recherche d'une carte donnée et encore plus facilement les familles (utile pour OOTW, par ex), essentiellement dans un étalement (mais voir toutes les applications dans le livret...). En revanche, ce même étagement, allié à la discrétion des marques, gène sensiblement la lecture au vol d'une carte choisie et comme l'on ne sait pas de suite où chercher, il faut sérieusement se concentrer et y passer de suspectes secondes, ce qui peut être rédhibitoire...

A noter que ce jeu existe en version "bikini deck", avec de jolies pépées sur les faces et aussi d'autres particularités cachées, qui autorisent d'autres tours que ceux propres au jeu marqué traditionnel, ce qui le rend assez intéressant (outre l'originalité et le gros détournement d'attention que constituent les pépées, autres avantages...)

- L'Ultimate, lui, également en Bicycle, est plus classique (ça fait quand même un bail que le marquage des cartes existe, mais c'était un peu difficile avec les Bicycle...) et sa particularité réside également dans le marquage "en clair", ce qui est un énorme avantage (pas de décodage...) pour la lecture au vol, qui nécessite quand même toujours de bons yeux, bien que le marquage (trés intégré au tarot et trés discret) soit fixement positionné...

- Je possède aussi le livret de Ted Lesley qui traite de son jeu marqué, lequel me semble séduisant : Le marquage en clair, noyé dans le dessin, est, d'aprés les illustrations du livret et a contrario des jeux précédents, énorme et hyper lisible pour qui sait ce qu'il y a à chercher (tout en étant relativement indétectable au regard du pékin moyen...). Evidemment, de ce fait, ce n'est pas du Bicycle et le dos est non standard et concu spécialement... Mais la lecture semble hautement facilitée, sans prise de tête...

Le seul gros hic est que malgré mes recherches, à l'époque, je ne l'ai jamais trouvé en vente et je le regrette ! (oui, je sais, il y a Google et peut être que je n'ai pas cherché assez profondément, mais le moins que l'on puisse dire est que l'on ne le trouve pas au coin de la rue !).

S'il y avait un petit futé qui sache si et où on peut encore le trouver, je serais preneur ! (et je ne doute pas que ça intéresserait du monde...)...

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Membres les + Actifs

Publié le (modifié)
S'il y avait un petit futé qui sache si et où on peut encore le trouver, je serais preneur ! (et je ne doute pas que ça intéresserait du monde...)...

Salut Jfred,

Bienvenue sur VM. Je vois que tu viens d'y laisser ton premier message ;-)

Merci pour cette analyse très pertinente. J'avais commandé chez Magix, à une époque ou internet n'existait pas encore, le Jeu Lesley qui était fourni avec le livret dont tu parles. J'avais trouvé le produit absolument génial (tant le jeu que le livret).

Lesley avait effectivement assez bien intégré son marquage au desing du dos de la carte mais il n'avait pas pensé à le marquer sur le bord de la carte. Cette trouvaille permet de faire choisir une carte à l'éventail ou au ruban tout en laissant apparaître le marquage. C'est un atout dont je ne me passerai plus aujourd'hui ce qui rend le Lesley inutilisable pour moi.

Dans son Speed Reader, Garrett Thomas à ajouté à cette idée de marquage sur le bord de la carte, le fait de le déplacer vers le bas de la carte. Du coup, pour un peek à l'éventail, le spectateur ne mettra jamais ses doigts sur le marquage au moment où vous êtes entrain de le déchiffrer. De plus, je trouve que le symbole (la famille) se lit mieux sur le Speed Reader que sur l'Ultimate.

Si tu as une vue qui baisse, le jeu qui a les plus grosses marques, selon moi, est le Phoenix. Le marquage est placé à gauche sur le haut de la carte... J'en possède un mais je ne l'ai jamais utilisé dans la vraie vie. En général j'utilise le Speed Reader (qui est en Mandolin) ou l'Ultimate (si j'ai besoin de le combiner avec un autre deck Bicycle).

Amuse-toi !

Gabriel

Le 6 de trèfle...

PhoenixMarkeddeck.jpg

Modifié par Troglo
Publié le

Je possède le heirloom deck, pour les versions "vintage".

Le marquage des familles est très facile à lire, par contre il faut pouvoir accéder à toute la face de la carte. Autrement dit, ce n'est pas possible de prendre connaissance de la carte par un éventail ou un effeuillage.

La valeur de la carte me semble moins aisé (en fait je n'ai pas vraiment essayé, n'ayant pas acheté ce jeu pour cette fonction).

Par contre, j'ai 2 reproches à formuler à ce jeu :

1 - Les cartes habillées sont livrées en double, un jeu avec des figures anglo américaine et l'autre jeu avec des figures françaises. C'est une excellente idée à la base mais on se demande vraiment pourquoi, sur le jeu inspiré des figures françaises, les index sont J - Q - K et non V - D - R ?

2 - la texture de la carte me semble bonne, par contre, impossible de faire un éventail (problème de glissance ?). Cela étant, j'arrive très bien à faire des comptages, c'est à dire que les cartes ne collent pas pour autant. A voir à l'usage. Ce problème de glissance ne se rencontre pas sur les Gypsy ou sur le tarot médiéval, pourtant également commercialisé par card shark...

  • 2 months plus tard...
Publié le (modifié)

Bonjour,

je travail depuis quelque temps avec l'Ultimate et j'en suis satisfait.

Le marquage est très facile a lire et avec un peut d'habitude le peek ce fait sans problèmes.

Je ne crois pas que quelqu'un ai mentionné le jeux marqué de Penn & Teller. Le marquage n'est pas sur le bord mais sur eux même. Ils sont en photos sur le dos des cartes et en gros c'est eux qui indique le nom de la carte par un jeux de doigts, de bague et de cravate. Le jeux est en plus biseauté.

On peut trouver ce jeux dans leurs boutique, reste a voir si il le vende par correspondance .....

Emalex...

Modifié par Emalex
Publié le

J'utilise aussi le jeu ultimate depuis quelques années maintenant et il est très agréable d'utilisation. Il est facile à lire, dans toutes les conditions, meme quand il n'y a poa beaucoup d'éclairage. Il m'arrive parfois de laisser examiner le jeu, et personne n'a encore découvert le marquage. Pour moi c'est le top, surtout pour sa facilité de lecture, on sait immédiatement quelle est la carte !!

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    • Dans le même genre :  https://www.instagram.com/reel/DcRCoQKAWLo/?igsi=Y3BoeGc2MWpvOHZ4
    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
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