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Publié le (modifié)
il y a 31 minutes, Christian GIRARD a dit :

Dans l’expérience de Schrödinger il y a les chats vrais, ceux qui survivent. Quant aux autres, c’est l’échafaud. 

Mais n'oublions pas quelquefois l'expérience nous dit que le charmant pour caractériser l'échafaud.

Modifié par Frédéric HÔ
  • 5 months plus tard...
  • 4 weeks plus tard...
Publié le
Le 11/09/2018 à 13:14, Christian GIRARD a dit :

Si des nombres sont dits "magiques", ça a un rapport avec la magie, il suffit d'intégrer cette réalité dans une histoire. La magie, ça n'est pas que des tours, c'est aussi un habillage, on le sait tous. Voici un exemple cartomagique qui m'a pris une seconde de réflexion (faut vous mâcher le travail les gars ?) 

La magicien évoque les choses étranges de la physique quantique (c'est le plot, l'accroche) puis en profite pour dire que dans cette mécanique si particulière il existe des nombre dits "magiques". Étonnant n'est-ce pas ? Ah, nous, les magiciens, utilisons aussi des nombres pour présenter notre magie et ils sont écrits sur la face de certaines cartes. Sortez votre jeu et présentez les cartes à points. Vous noterez au passage qu'on a là un très bon exemple répondant à cet impératif : Comment ne pas arriver bêtement à une table ou devant son public en sortant juste un paquet en disant "Je vais vous faire un tour de cartes". Le texte d'accroche crée une motivation. 

Notez qu'il est possible d'utiliser un (gros) jeu particulier sur lequel serait imprimés uniquement des chiffres et des nombres, supposons de 0 à 150, c'est peut-être même mieux car ça change des cartes traditionnelles.

Je vous laisse trouver les modalités permettant de mélanger le jeu faces en bas et de faire "choisir" sept cartes "au hasard" ; les cartes son retournées faces en l'air, il s'agit des nombres  2, 8, 20, 28, 50, 82, 126 (pas forcément dans cet ordre). Oh miracle, il s'agit précisément des sept nombres magiques vérifiés expérimentalement en physique quantique ! C'est pas beau ça ? Et pour broder sur le sujet il faut quand même avoir un peu de bagout voire de répondant, et c'est là qu'on comprend tout l'intérêt des autres messages de ce sujet qui sont une source inépuisable d'information et d'inspiration.

******

En fouillant ce sujet, vous trouverez des infos sur les objets impossibles dont ceux du magicien Tabary, ce n'est pas magique ça ? Et sur l'escalier de Penrose, avec une couverture inédite de la revue L'Illusionniste. Elle n'a pas un côté magie et physique quantique ma couverture (que je ne tiens pas à tirer à moi tout seul 😉) :

10111.jpg

Et les clins d’œil à l'oeuvre d'Escher qui jalonnent le sujet ? 

Même Shiva y est allé très tôt de son petit mot à l'antithèse de ce qui m'a fait réagir aujourd'hui , je cite "à aucun moment on y parle de magie (de prestidigitation, d’illusionnisme…)", alors qu'on lit ceci du même intervenant :

Et la photo de Pauli et son collègue Bohr observant une toupie tippe-top, ou « toupie magique », dont la particularité est de se retourner durant sa rotation (spin), ce n'était pas un super thème (storytelling) pour un effet avec une toupie ? Et tout ce qui s'ensuit sur la synchronicité, ce n'est pas de la bombe 😉 pour habiller des routines dites de coïncidence (la synchronicité, ça va beaucoup plus loin ! Il existe même un livre sur le sujet écrit par un membre de ce forum ! Si si, je l'ai !).

Bon, je m'arrête là...

Mais bon, sinon on peut revenir au fameux dilemme "carte à dos bleu ou carte à dos rouge" 😉 ? Ce qui est marrant c'est qu'avec ce sujet, hop, on imagine illico la possibilité de présenter un effet avec une carte à la fois bleue et rouge et surtout de trouver la motivation idoine. D'ailleurs, j'ai improvisé vendredi dernier un effet de la sorte lors du forum des loisirs de la ville de Meudon où je donne des cours. Un physicien à la retraite est venue s'enquérir de la nature des mes cours et la conversation s'est engagée sur la physique quantique, il se trouve que, sans pour autant maîtriser les équations de ladite physique (le niveau mathématique me dépasse) j'ai quand même eu une discussion d'une bonne demi heure très sérieuse avec le gars qui s'est terminée (oui, le minet de Schrödinger) sur un effet improvisé  lié à ce principe de superposition d'état du fameux chat. C'est du vécu.

Des nombres « magiques » en physique nucléaire et moléculaire :

Citation

 

[…] On a ainsi dressé depuis longtemps une sorte de carte donnant les énergies de liaisons des noyaux de divers éléments avec leurs isotopes et certains se sont trouvés être particulièrement stables au point qu'on les a appelés noyaux « magiques » avec des nombres « magiques » de protons ou de neutrons.

Ces nombres ont été découverts au cours des années 1940, mais en utilisant l'équation de Schrödinger pour rendre compte de ce que l'on appelle le modèle en couches des noyaux, l'analogue du modèle avec couches électroniques pour les atomes, la prix Nobel de physique Maria Goeppert Mayer fut en mesure de les prédire théoriquement. C'est donc une performance similaire qu'Uspex a permis de faire en montrant qu'il existait des hydrocarbures magiques avec des nombres particuliers d'électrons pour ces molécules. Une molécule est « magique » si elle est plus stable qu'un ensemble de ses voisines dans l'espace chimique

 

https://www.futura-sciences.com/alternative/amp/actualite/100315/

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  • 3 weeks plus tard...
  • 2 weeks plus tard...
Publié le

On parle beaucoup du paradoxe de Schrödinger mais il en existe un autre aussi efficace dans l'indifférence générale. Le voici: c'est le paradoxe de Chronopost.

Mais qu'est ce que c'est que ce truc là? 

Alors ici, à la différence du chat qui est et mort et vivant, c'est d'être présent à la maison pour attendre et réceptionner un colis tout en étant absent sur l’avis de passage. Remarquable phénomène.

 

 

Publié le
il y a 51 minutes, Frédéric HÔ a dit :

... c'est d'être présent à la maison pour attendre et réceptionner un colis tout en étant absent sur l’avis de passage. Remarquable phénomène.

 

 

ça sent le vécu ! Des chercheurs de l'Université de Perpignan ont montré une corrélation remarquable entre le phénomène que tu décris et le nombre de marches qui séparent le facteur de la sonnette 😉. Une autre équipe d'une université allemande a proposé une autre hypothèse en lien avec la proximité de l'heure de l'apéro pour expliquer la fréquence d'apparition du phénomène. Mais c'est une hypothèse à prendre avec des pincettes (comme les toasts grillés)...

 

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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