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"Le réel n'est pas exhibitionniste. Il ne se montre pas, et la physique n'est pas la bureaucratie des apparences."

"Les équations d'Einstein ont une sorte de solidité qui permet de dire non pas qu'elle décrivent le réel, non pas qu'elles sont vraies, mais qu'on ne peut comprendre leur efficacité que si on suppose qu'elles ont à voir avec quelque chose qui a à voir avec le réel. Vous voyez, je suis prudent. "

Étienne Klein

 

La Grande Librairie :

Citation

Relier philosophie et science physique. Directeur de recherches au CEA et docteur en philosophie des sciences, Étienne Klein présente son essai intitulé « Matière à contredire », publié aux éditions de l'Observatoire. Un ouvrage dans lequel le physicien explore les points de rencontre entre ces deux thèmes et développe, à partir d'exemples, combien ces deux disciplines se répondent sans cesse.

 

 

41qBaLVmMSL.jpg

Citation

La physique et la philosophie sont-elles deux genres de pensée différents ? Oui, mais...
Est-il si certain que la physique et la philosophie ne se percutent jamais ? Elles partagent en tout cas une même ambition, celle d'augmenter et de perfectionner, chacune à sa façon, la « connaissance » au sens large. Cela ne suffit-il pas pour qu'elles aient matière à conversations ?
Dès lors qu'on la prend au sérieux, la physique nous écarte de nos pensées les plus ordinaires, secoue nos idées pourtant les plus évidentes et inquiète nos certitudes. Certains de ses résultats modifient même les termes en lesquels certaines questions philosophiques se posent, par exemple à propos du temps, du vide, de la causalité, de la matière, du statut du réel.
Dans cet essai de « philo-physique », Étienne Klein nous entraîne dans une aventure intellectuelle qui invite à « reconstruire la raison ».

 

  • Merci 1
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Publié le (modifié)

 

J'ai ouvert récemment un sujet sur l'intelligence artificielle et plus particulièrement le deep learning, ici :

C'est néanmoins dans ce sujet intitulé "Le chat de Schrödinger" que je me dois de vous présenter Pix2pix :

Citation

Pix2pix est un site web qui permet de transformer ses dessins de chat en photo de chat. Le programme fonctionne à l'aide de 2000 images de chats.
Le fonctionnement est simple. Dessinez les contours d'un chat dans le carré de gauche (input), cliquez sur le bouton process et voilà.
Mais cela ne s'arrête pas aux chats. On peut aussi dessiner une façade d'immeuble, un sac à main ou des chaussures, mais c'est moins fun.

G7apEq.jpg

 

730129pix2pix3.png

 

Source et autres images : https://www.koreus.com/modules/news/article23592.html

Via ce lien https://affinelayer.com/pixsrv/index.html j'ai généré un chat avec le mot "MAGIE" :

Chat Magie 1.png

 

 

Voici également un chat s'inscrivant dans une vague forme torique de chouchou ;) :

 

Chat chouchou.png

Modifié par Christian Girard
  • 2 weeks plus tard...
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Quelques idées défendues par Carlo Rovelli :

L’espace-temps quantifié a un aspect granulaire : comme on a des grains de lumière dans un champ électrique quantifié, on a des grains d’espace et des grains de temps.

Le temps a une durée minimale en dessous de laquelle il n’y a plus rien. Il y a des sauts minimaux de temps. Parler d’une durée plus petite que 10 puissance moins 44 seconde, ça ne veut rien dire, le temps devient alors une illusion mathématique, on peut faire des math mais on n’est plus en train de faire de la physique. L’idée que des choses soient divisibles à l’infini ne s’applique pas au temps. Intrinsèquement, le temps a des unités.  

Question très amusante d’Étienne Klein : « S’il y a seulement du temps de temps en temps, pendant combien de temps il n’y a pas de temps ? » ;)

Une conversation passionnante, des idées qui atteignent des sommets conceptuels déroutants :

 

 

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Une prédiction !

Je n'ai pas lu l'ouvrage ci-dessous mais je constate que Schrödinger avait anticipé l'existence de la molécule d'ADN (fortiche le gars) :

Citation

Paru en 1944, ce petit livre est un grand classique de la littérature scientifique. Son auteur (1887-1961), physicien, prix Nobel 1933 pour son équation ("de Schrödinger") et ses travaux sur la physique quantique dont il est l'un des fondateurs, a dû quitter son Autriche natale en 1939 pour l'Irlande, où il est resté jusqu'en 1956. Philosophe autant que physicien, il s'intéresse ici au support physique de l'hérédité : qu'est-ce qui, au cœur de la cellule, pourrait bien se transmettre d'une génération à l'autre ? Avec des arguments de physicien et non de biologiste, Schrödinger évoque un "cristal apériodique", un filament moléculaire fait d'une répétition de molécules identiques, qui doit se trouver dans les chromosomes et constituer en quelque sorte la mémoire de l'espèce. Dans les années qui suivent, les premiers biologistes moléculaires parviennent à élucider la structure de la plus célèbre des molécules, l'ADN, dont les propriétés répondent exactement à celles prévues par Schrödinger. À lire comme un roman policier scientifique... dont on connaîtrait le dénouement, ce qui n'en rend l'intrigue que plus passionnante ? (Arthur Hennessy)

 

51AXthEg24L.jpg

  • 4 weeks plus tard...
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Franchement très intéressant :

« Je pense que les mathématiques SONT le réel physique. » (Nathalie Besson)

 

Citation

 

La Conversation scientifique par Étienne Klein : "S’il vous plaît… dessine-moi une particule".

Avec Nathalie Besson, physicienne des particules à l’Institut de recherche

sur les lois Fondamentales de l’Univers au CEA.

 

 

 

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Il y a 15 heures, Christian Girard a dit :

« Je pense que les mathématiques SONT le réel physique. » (Nathalie Besson)

« Il se pourrait qu’il y ait des bribes de réel qui ne soient pas mathématisables. » (Aurélien Barrau)

Ci-dessous, une causerie en vidéo avec Aurélien Barrau qui se propose dans un premier temps de faire un résumé de l'histoire du monde (pas le journal évidemment) en ces termes : « Voilà un peu ce qu’on croit être l’une des moins mauvaises descriptions de nos origines. »

 

Quelques extraits choisis (par moi-même, néanmoins toute l'intervention est remarquable) mais tout d'abord ce passage tiré de l'E.U.fr :

Citation

Nous retrouvons dans le Tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein des problèmes analogues à ceux que Damascius avait posés. Mais l'opposition n'est plus cette fois entre le tout et le principe, mais entre le langage ou le monde et son sens : « La proposition est capable de représenter la réalité, écrit-il, mais elle n'est pas capable de représenter ce qu'elle doit avoir de commun avec la réalité pour pouvoir représenter la réalité, à savoir la forme logique. Pour pouvoir représenter la forme logique, il nous faudrait, avec la proposition, nous situer à l'extérieur de la logique, c'est-à-dire à l'extérieur du monde » (4. 12). Nous ne pouvons sortir du langage (qui pour nous est le tout) pour pouvoir exprimer le fait que le langage exprime quelque chose : « Ce qui s'exprime dans le langage, nous ne pouvons l'exprimer par le langage » (4. 121). On retrouve donc ici un apophatisme radical : il y a un indicible, un inexprimable et même, jusqu'à un certain point, un impensable, s'il est vrai que pour l'auteur le pensable s'identifie au représentable. Et pourtant, fidèle en cela à la tradition apophatique, Wittgenstein n'hésite pas à affirmer que cet indicible se montre. La proposition « montre » la forme logique de la réalité (4. 121) ; le fait que les propositions logiques soient des tautologies montre la logique du monde (6. 12). Finalement, ce qui se montre n'est pas de l'ordre du discours logique, mais de l'ordre «  mystique » : « Il y a en tout cas un inexprimable ; il se montre ; c'est cela le mystique » (6. 522). Le « mystique » semble correspondre, pour Wittgenstein, à une plénitude existentielle et vécue qui échappe à toute expression : « Le mystique, ce n'est pas : comment est le monde, mais : le fait qu'il soit » (6. 44). Suivant ici encore la tradition apophatique, le logicien invite au silence au sujet de cet indicible « qui se montre » : « Sur ce dont on ne peut parler, il faut se taire » (7). 

Source : https://www.universalis.fr/encyclopedie/theologie-negative/4-apophatisme-langage-et-mystique/

 

Aurélien Barrau ajoute :

« Ce qui est tout aussi mystique est le fait que ce Monde nous soit un tant soit peu intelligible. »

« Toutes les théories des sciences de la nature sont fausses. » (Comprendre : elles sont transitoires et seront remplacées un jour par de meilleures théories.) »

« Le monde est une réponse et nous sommes extrêmement libres de poser des questions. »

« On tue plus d’animaux en un an qu’il n’a existé d’êtres humains dans la totalité de l’histoire. On tue plus d’animaux en un jour qu’il n’y a eu de morts dans la totalité des guerres de l’histoire de l’humanité. Ça fait quand même un peu frémir. »

« On ne sait pas du tout ce que c’est qu’une force. »

 « Être scientifique comme être philosophe c’est apprendre à vivre avec l’inconfort. »

À ses étudiants il dit « Rien n’est jamais prouvé dans les sciences de la nature, si vous voulez des certitudes faites de la théologie. »

 

 

Modifié par Christian Girard
  • 4 weeks plus tard...

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    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
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