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Il grandit bien ce Meven effectivement.

Il n'y a qu'à moi qu'il rappelle Fred de C'est pas sorcier ? : o))

Gestuelle, rythme vocale, intonation etc.

Je me suis dit exactement la même chose que toi en le regardant !

Donc, non; tu n'es pas le seul a y penser ! ;) ;)

Modifié par Magicienpag

" La chose la plus difficile, c’est d’avoir l’idée la plus simple". (David Copperfield)

Publié le (modifié)

« Je suis responsable de ce que je dis, mais pas de ce que vous comprenez »

Hihihi : j’imagine que c’est une autre provocation ?

Car bien entendu, cette phrase ne peut s’appliquer à l’artiste, qui est dans une démarche de communication.

Si l’artiste ne s’occupe que de ce qu’il donne, et pas de la façon dont c’est reçu, il ne communique pas.

Que le public comprenne juste, mal, ou pas du tout, c’est toujours la responsabilité de l’artiste :

C’est à lui de mettre en œuvre ce qu’il faut pour que son public soit satisfait.

Que l’on joue devant des intellectuels, des enfants, des autistes ou des Elsheimers, c’est toujours à l’artiste de se mettre au niveau du public, pour pouvoir le prendre par la main, et l’emmener vers la magie.

Bon, des fois, c’est plus dur que d’autres ?

Et le public mélangé, ça existe, il faut viser ou ?

Et on se place dans l’idée d’un public amical, si le public est hostile, la solution de mewen (le coup de boule) est toujours possible…

Mais même dans les cas où on n’est pas responsable de ce que comprend ou veux bien comprendre le public, ben je trouve qu’il faut faire comme si, et se donner du mal.

Sinon, globalement d’accord avec ce qui est dit...

« Il n’y a pas de magie sans texte »

Ben, c’est vrai, il n’est pas indispensable.

Sauf que c’est beaucoup plus facile avec que sans, si on n’a pas une formation d’acteur/mime/danseur.

Franchement, quand un plus débutant que moi me demande un avis, et qu’il fait un truc chiant, sans parole ou avec un texte « pour aveugle », effectivement, je lui conseille de travailler son texte

Je ne vais pas lui recommander de passer 4 ans d’apprentissage d’acteur, plus 3 ou 4 de mime, hein ?

Je vais plutôt lui conseiller de faire 7 ou 8 ans de formation de conteur… ;)

Le scénario est important, la, d’accord avec ce qui est dit.

Sauf exceptions… car la souplesse doit persister malgré le scénario, et les opportunités peuvent être saisies en dehors de ce qui est prévu…

Mais qui dit scénario dit texte :

Que ce soit du texte dit, ou du texte muet, simplement joué, c’est toujours du texte, qui doit faire passer une information (un sentiment étant une information…) ;)

Donc, en fait, le texte est indispensable.

Il n’est juste pas indispensable de le dire tout haut ;)

Bon, on reparlera de l’aspect universel du silence si tu vas faire un spectacle pour aveugle ;)

Mais j’admets que c’est rare ;)

« C’est de la magie pour magicien »

Le coup du jaloux/frustré ne me semble pas très juste :

On ne m’a jamais fait cette réflexion moi.

Bon, peut-être l’avantage de ne pas être bon : on ne frustre personne, et personne n’est jaloux.

En fait, le terme « magie pour magicien » ne s’applique pour moi qu’a la seconde partie de la définition qui est donnée : les tours ou sont inclus des « pièges » pour tromper l’œil avertit du collègue.

Cela ne doit pas empêcher que le tour soit bon.

Et cela doit même, de nos jours, devenir une norme, puisque le débinage nous force, parait-il, à relever le niveau.

En fait, c’est une évidence pour qui pense qu’on est « responsable de ce que le public comprend » :

Il faut s’adapter…

Après, le discours sur la technique, les tours automatiques ou le niveau… bof.

Pour moi, automatique ne veux pas dire moins bon, technique ne veux pas dire branlage de carte.

Il faut adapter le moyen au tour, et surtout au magicien.

Cela pour servir une autre phrase tout faite, que je soutiens aussi :

« La magie ne nait pas dans les mains du magicien, mais dans l’esprit du spectateur »

Ce qui est une façon plus poétique de dire (entre autre, car il y a plein d’autre implications à cette petite phrase…):

« Qu’importe le moyen, seul l’effet compte »

Quand à ne pas donner de jugement, et respecter le travail de chacun… ben, ce n’est pas valable dans le cas d’un spectacle :

Etant spectateur, on a le droit de dire qu’un spectacle est chiant, ne nous touche pas, ne ressemble à rien, est baclé.

L’artiste qui se produit prend un risque, il s’expose.

Et il n’y aurait pas de risque si le public était obligé de se taire.

Maintenant, une fois qu’on a dit qu’on n’aime pas, il faut effectivement dire pourquoi.

Franchement, j’ai vu les deux types de gens : des techniciens, et des bavards.

Les deux peuvent être pénibles.

Les deux peuvent être très bon et nous faire rêver.

La séparation entre technique et bavard n’apporte effectivement rien sur la qualité du spectacle.

Et si l’artiste le contexte s’y prête, on peut même parler de solutions pour améliorer sa performance :

C’est le principe de l’entraide, car si on ne dit jamais à l’autre qu’ils se plantent, il croira simplement que c’est la faute du public qui était pas top ce soir la… comme tous les soirs. (voir plus loin le coup des pros vraiment trop mauvais…)

Hors, il est responsable de ca que le public à compris de son spectacle, non ? ;)

« Écoute ce qu’il te dit, c’est un pro »

La, globalement d’accord avec l’analyse :

Etre pro, cela veut dire arriver à se faire payer, cela ne veut pas dire être bon.

Le pro et l’amateur, de toute façon, font rarement la même magie :

Un pro vend une prestation qu’il a normalement calibrée.

L’amateur peut faire n’importe quoi, y compris de l’improvisation totale.

Les deux choses ont leurs atouts.

Mais c’est vrai que j’ai vu des pros qui faisaient de très bons spectacles, et d’autres qui étaient des montreurs de tours.

Comme les amateurs…

Par contre, les pros ont un avantage :

Ils font énormément plus de spectacle qu’un amateur (normalement… enfin, je l’espère pour eux…).

Du coup, ils auront toujours une expérience plus rapidement acquise qu’un amateur, vis-à-vis d’un public donné.

Rien que par cela, ils peuvent, même les mauvais, nous apprendre pas mal de choses…

« Un DVD ne vaut pas un livre »

Ben, ça dépend pour quoi faire.

Je dois avoir à peu près autant de livres que de DVD.

Sans parler des DVD que j’ai pu voir chez des copains… (on lit rarrement un livre chez un copain : ca prend trop de temps…)

Pour les techniques, le DVD me semble dans beaucoup de cas bien meilleur que le livre, même bourré de photos ou de dessins :

On peut voir directement l’application de la technique, et ne pas seulement l’imaginer.

Pour une partie plus théorique, je percute mieux quand c’est de l’écris : sur un DVD, même si l’artiste insiste sur un point, ben le film avance, et je zap sur la suite, et oublie…

Sur un livre, quand une phrase m’interpelle au niveau du vécu, comme on dit, je la relis aussitôt, pour m’en imprégner…

En fait, cela va dépendre des gens :

Comme il y a différentes mémoires (mémoire de ce que l’on entend, de ce que l’on vois, de ce que l’on écris etc.) suivant les gens, je crois qu’il y a différents média d’apprentissage optimum suivant les personnes.

« c’est impossible à faire en live »

Ben oui, c’est impossible à faire, pour moi, sans un travail que je ne pense pas avoir le courage de mettre pour un truc qui ne me servira peut être qu’une douzaine de fois dans ma vie, vu les angles à gérer.

Donc, oui, il y a des choses impossibles qu’on aimerait bien faire, mais qu’on ne fera jamais.

Sinon, tous les magiciens seraient des bêtes en technique manipulatoire, en mnémotechnique, en jeu d’acteur et en gestion de public.

Et il y a des choses ou il faut se demander si on peut vivre sans, et consacrer son énergie à faire des choses qui nous ressemble et qu’on prend plaisir à faire.

Mais c’est cool de voir que des gens trouvent des choses tordues, et arrivent à faire un DVD avec…

Le nombre de choses à apprendre est de toute façon trop important pour qu’on maitrise tout en un temps raisonnable : une vie.

Si on est une personne normale.

Donc, faisons des choix dans ce qu’on décide d’apprendre.

Et le critère de ce qui est facilement intégrable ou pas dans nos conditions de spectacle est un critère comme un autre.

Si vous voulez, pour reprendre l’analogie de meven, remplir votre cave à vin, à prix d’or (et surtout de temps passé) pour ne les déguster qu’une fois tous les 36 du mois, libre à vous.

Si les angles ne vous posent plus aucuns problèmes, car vous avez un niveau suffisant pour les gérer, ben meven à raison, ne vous privez pas ;)

« Je suis responsable de ce que je dis, mais pas de ce que vous comprenez »

Tiens, encore la phrase du début… ;)

Plus je la lis, plus je repense à la chanson d’Aznavour :

« Si tout a raté pour moi, si je suis dans l’ombre, ce n’est pas ma faute mais celle du public qui n’a rien compris » ;)

Continue, Meven, j’aime bien tes vidéos :)

J’adore ta conclusion ;)

En plus, il fait beau en Bretagne !

Magie…

A, j'oubliais:

j'ai beaucoup aimé aussi les deux premiers épisodes... :)

Gilbus

Modifié par Gilbus

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

Publié le (modifié)

Bonsoir (ou plutôt bonjour maintenant) !

Quelle surprise de voir ma vidéo arriver ici, merci friboudi ! Je suis très content de voir que la vidéo est bien accueilli. Merci pour vos avis qui me font plaisir ! Concernant la ressemblance avec Fred je le prend comme un compliment !

Gilbus:

Je vais pas tout reprendre étant donné que je suis d'accord avec toi. Comme je l'ai déjà dis, dans les Magiquement Parlant je ne donne que des clefs de réflexions pour ceux voulant pousser plus loin. Je ne pouvais pas me permettre de tout justifier aussi judicieusement. (On aurait dépassé la demi-heure, facile...)

Le but principal de cet épisode était de mettre un coup de pied à ces pseudo-stéréotypes qu'on nous ressort à toute les sauces et de montrer aux jeunes qu'il faut savoir être critique dans la Magie.

Concernant la phrase que je répète plusieurs fois elle est juste là pour pousser plus loin la provocation, oui, ainsi que la phrase de conclusion: Moi le premier. Et plein d'autres petites choses par-ci, par-là.

Pour la Magie pour aveugles (les vrais cette fois-ci, pas l'expression) j'y est pensé, ça marche aussi pour les sourds pour l'argument contraire. Il est évident qu'il faut savoir concilier scénario, texte et magie. D'où ma conclusion. Pour le reste on est d'accord.

Merci de ton avis, qui me fait plaisir !

Merci à vous tous, vos remarques me vont droit au coeur.

Kenavo ! ;)

PS: « Si tout a raté pour moi, si je suis dans l’ombre, ce n’est pas ma faute mais celle du public qui n’a rien compris » - J'aime cette conclusion !

Modifié par Meven

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    • Sa comédie musicale ! Changement du plus gros cheval contre le plus petit de monde, un moment donné il y avait neuf lévitations en même temps, petite anecdote : il est convoqué à une télé en Afrique, on lui dit que l'antenne sera à lui pendant 90 minutes et cela  en direct. Impossible de faire appel à ses compères, il commence à hypnotoser les gens du studio y compris l'un des cameramans qui s'écroule immédiatement. Et ça marche ! "J'étais aussi étonné que le public, sinon encore plus." Dominique, tu me manques ! otto
    • @Jérémie SEGERS (avec qui je partagerai la chambre), vient de me faire parvenir le programme que je vous livre ici : Donc on attaque dès 20h30 avec le brillant @Jonathan RENOUX. J'ai hâte de découvrir son travail.
    • Ta réponse est liée au fait que tu n'avais pas lu l'article du CNRS auquel je faisais allusion. Je suis aussi étonné que toi du résultat de cette étude mais le CNRS est réputé pour faire des études sérieuses et fiables. L'article en question ne donne pas, en revanche, certains détails à commencer par le type d'étude (statistique certainement mais ce n'est pas stipulé clairement) et le nombre de patients considéré. Ce serait intéressant de les avoir. Là, c'est toi le mauvais joueur. Voici ta citation tronquée de mes propos : [...]à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours.[...] Et voici ce que j'ai écrit : Dominique WEBB a dû avoir un impact sur le public qui l'a vu, c'est indéniable, et c'est l'essentiel diront certains mais à mon sens, il n'y pas vraiment de mérite. Il n'y a pas assez de prise de risque artistique. C'est un peu du vol artistique. Il faut certes oser le faire mais c'est un peu trop facile. Ce que j'entends par là c'est que, sans vouloir être prétentieux, des numéros comme ça, je pourrais t'en pondre un tous les jours. Tu fais donc partie de ceux qui disent que l'impact sur le public, c'est l'essentiel. Je ne pense pas qu'il n'y ait que cela qui compte. Nos avis divergent là dessus mais je ne suis pas mauvais joueur. Si. Je t'en pond un en moins de 10 min, là, maintenant : Je fais venir 2 spectateurs sur scène. Je demande au premier d'allumer son portable et d'avoir sa carte bancaire sous les yeux. Je lui demande de choisir une somme d'argent, disons 584€. Je lui demande de lire dans sa tête lentement, le numéro de sa carte bancaire puis le numéro au dos. Ensuite je lui demande d'aller sur le site de sa banque, de voir son compte. J'annonce que je vais mentalement essayer de deviner son numéro de carte pour effectuer un achat de 584€ à distance. Va veste se gonfle alors a vu. J'en sort un objet quelconque et demande au deuxième spectateur d'en annoncer le prix encore dessus : 584€. Je demande au premier spectateur de regarder son compte : il est effectivement débité de 584€. Je lui offre l'objet "acheté" mais avant qu'il ne descende les marches de la scène, je le retiens : pouvez-vous aussi lire le code barre au dos de l'étiquette avec le prix ? Le code barre correspond au numéro de téléphone du second spectateur. La méthode sans mérite consiste à avoir simplement deux complices. Il est possible de faire le même numéro sans complice. Cela ne change rien pour le public mais pour moi, c'est ce qui fait la différence entre un type qui a juste du culot et une certaine présence scénique et un artiste digne de ce nom. Après je n'ai rien contre ceux qui ne sont pas de cet avis. J'attache une importance au mérite, c'est tout. Si je présentais ce numéro avec 2 complices, j'aurais l'impression de "voler" mon public. Si je le présentais sans complice, je serais fier de moi. Quand au fait d'être une légende. Ce n'est pas parce qu'on parle souvent d'un artiste qu'il était particulièrement bon tout comme ce n'est pas parce qu'un film fait beaucoup plus d'entrées qu'un autre qu'il est meilleur. Cela peut être le cas mais ce n'est pas systématique. Aux yeux des profanes, @Gérard MAJAX est une légende et @Bébel est un inconnu (où alors ils pensent à l'acteur). Le côté "légende" rend essentiellement compte d'une forte popularité (bonne ou mauvaise) liée à une médiatisation importante et/ou de nombreuses interventions et publications. Est-ce que Gérard MAJAX est meilleur magicien que Bébel ? Après il ne faut pas me faire dire ce que je n'ai pas dit. Ma comparaison entre Gérard Majax et Bébel n'a pas du tout pour but de dire que l'un est meilleur que l'autre malgré leurs différences de popularité auprès des profanes. Elle a pour but de montrer que la comparaison de popularités est à distinguer d'une comparaison des oeuvres artistiques (numéros). Il y a des liens entre les deux mais l'une n'explique pas toujours l'autre. On ne peut pas dire qu'untel est une légende donc c'est qu'il était un magicien brillant. Ce n'est pas forcément le cas. Il peut y avoir un tas de raison à la popularité d'un artiste. On peut réussir avec ou sans mérite. J'ai plus d'estime pour ceux qui ont le mérite de ne pas opter pour la facilité. Mais l'estime ne rapporte pas d'argent. Après, je parle uniquement du côté artistique. Pour ce qui est du côté producteur, tourneur, etc... Dominique WEBB était brillant dans ce domaine. Il savait construire des plateaux artistiques à succès. C'était un brillant showman aussi pour moi mais pas un brillant magicien. Et je vais être un peu provocateur pour la fin : Qu'on me montre un seul numéro de Dominique WEBB particulièrement brillant, un numéro qui justifierait selon vous sa légende.
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