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Ne pense pas à un éléphant rose...

T'es conscient que tu ne dois pas y penser mais t'es obligé d'y penser pour ne pas y penser (j'espère ne pas t'avoir perdu)

En gros c'est parce qu'il y a "conflit" entre le conscient et le subconscient.

1 - T'es conscient de ce que tu fais car l'information, bien qu'analyser de manière moindre par ton conscient, va directement dans à ton subconscient

2 - Ton subconscient imagine la chose (un éléphant rose, un bras impossible à plier, un prénom que tu as sur le bout de la langue impossible à dire) et réagit en fonction de ça (bras impossible à plier = flemme, contraction musculaire, pas envie, ...)

D'un côté ton esprit conscient te dis "bah c'est con bien sur que si je peux le plier mon bars" d'où le fait que tu te rends compte de ce qu'il t'arrive. De l'autre on demande à ton subconscient d'imaginer et de mettre tout en oeuvre pour réagir à une information de la manière dont tu te l'imagine d'où le "je peux pas m'empêcher".

Bien sûr que si on peut s'empêcher, mais il faut que le subconscient le décide aussi. Si le subconscient veut jouer alors il joue, si le conscient lui dit "c'est dangereux arrête" il arrête mais s'il n'a pas de raison d'arrêter, le subconscient étant joueur il continue.

Quand on dit que la conscience est contourné c'est que la personne analyse moins, se laisse aller, fait parler son ressenti et non son sens de l'analyse la "couche de protection" consciente (comme dans le schéma) est beaucoup plus "fine", plus permissive. C'est en ce sens qu'on la "contourne".

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Publié le (modifié)

Prenons l'exemple de Dubosc :

- l'hypnotiseur lui dit qu'il devra se comporter comme un voleur.

- Dubosc le fait aussitôt.

- A la fin quand Messmer "le réveille", Dubosc dit avoir été conscient mais ne pas avoir pu résister.

Remplacer l'hypnotiseur par un réalisateur qui lui ordonne de faire la même chose, nous aurions le même résultat.

Ce que je veux dire : qui me dit que Dubosc est hypnotisé ?

Ne se lâche-t-il pas tout simplement (car il est comédien, et il aime jouer des rôles, sa seconde nature en qques sorte) comme il le ferait par habitude dans son travail ? L'hypnotiseur, ne lui donne-t-il pas tout simplement "l'autorisation" de faire ce qu'il aime faire comme un réalisateur aurait fait le clap du début d'un tournage ?

Est-ce que "le conscient" (comme tu l'appelle) de Dubosc ne recherche-t-il pas ce genre de situation à vivre (jouer la comédie) ?

Modifié par Melvin
Publié le

Melvin,

Je suis tout a fait dacord avec toi pour la terminologie malheureusement c'est celle utiliser par ces praticien et formateur, et je t'avoue que cela m'a pas mal embrouillé aussi au départ.

Comme je l'ai dit j'ai fait un raccourci en fait il ne s'agit que d'une fraction de la conscience qui est contournée : la partie de l'esprit critique.

Emalex.

Publié le

"Ce que je veux dire : qui me dit que Dubosc est hypnotisé ?"

Dans ce cas précis tout à fait d'accord avec toi, il est difficile de savoir s'il est hypnotisé ou non. Mais dans tous les cas c'est pareil. Dans ma vidéo, qui me dit que la jeune fille est hypnotisée ?

Sur des stars qui ont l'habitude de "se mettre à nu" et jouer un jeu c'est difficile à voir. Sur des personnes plus communes, les réactions sont difficile à faire de manière volontaire à moins d'être excellent acteur... tiens comme les "stars" de l'émission. Ce qui les décrédibilise ici c'est qu'étant habitué à jouer un rôle, sous hypnose elle réagisse similairement. D'où le fait du choix de prendre des stars peu judicieux je trouve.

"Ne se lâche-t-il pas tout simplement comme il le ferait par habitude dans son travail ? L'hypnotiseur, ne lui donne-t-il pas tout simplement "l'autorisation" de faire ce qu'il aime faire comme un réalisateur aurait fait le clap du début d'un tournage ?"

C'est exactement ce que l'hypnose permet. Vivre des situations qu'au quotidien nous ne pouvons/voulons pas vivre ou dont nous n'avons tout simplement pas conscience. En hypnose on dit en gros - et que ce soit en thérapie ou en spectacle -, "vas y "l'esprit conscient" ne t'empêchera pas de faire ça (dans la mesure où la suggestion reste correcte) alors profite, défoule toi, lâche toi !"

Par exemple avec un fumeur :

Il veut arrêter de fumer mais trouve toujours une excuse (je suis stressé, mes amis vont fumer je les accompagne, c'est la dernière). C'est le conscient qui génère ces excuses. Il réfléchit et se dit "ben tiens mon pote vas fumer pourquoi pas moi". Derrière si le subconscient veut arrêter ben bon courage...

Il va voir un hypnothérapeute, l'hypnose va faire en sorte que l'esprit conscient ne réfléchisse plus, qu'il laisse la place au subconscient qui a toujours eu envie d'arrêter mais freiner par les excuse du conscient. L'hypnothérapeute va, en gros, dire "ben voilà lache toi, mais tout en oeuvre pour arrêter de fumer. Imagine un goût de vinaigre, imagine le gros lard qui s'enrichie sur ton dos, peu importe mais je te donne l'autorisation d'arrêter, le conscient n'a rien à dire".

En espérant que ce soit un peu plus clair :)

Publié le

Batou :

"L'hypnotiseur, ne lui donne-t-il pas tout simplement "l'autorisation" de faire ce qu'il aime faire comme un réalisateur aurait fait le clap du début d'un tournage ?"

C'est exactement ce que l'hypnose permet. Vivre des situations qu'au quotidien nous ne pouvons/voulons pas vivre ou dont nous n'avons tout simplement pas conscience. En hypnose on dit en gros - et que ce soit en thérapie ou en spectacle -, "vas y "l'esprit conscient" ne t'empêchera pas de faire ça (dans la mesure où la suggestion reste correcte) alors profite, défoule toi, lâche toi !"

On avance, on avance.

Donc l’hypnotiseur seraient une autorité morale donnant la permission à l’hypnotisé de faire ce qu’on lui a demandé. On serait en présence du même principe que dans l’expérience de Milgram, où une autorité permet à qqun d’attribuer une punition à un autre individu (levée de la culpabilité).

En fait l’hypnotiseur enlève à une personne des freins à effectuer des comportements.

Batou :

"Par exemple avec un fumeur :

Il veut arrêter de fumer mais trouve toujours une excuse (je suis stressé, mes amis vont fumer je les accompagne, c'est la dernière). C'est le conscient qui génère ces excuses. Il réfléchit et se dit "ben tiens mon pote vas fumer pourquoi pas moi". Derrière si le subconscient veut arrêter ben bon courage...

Il va voir un hypnothérapeute, l'hypnose va faire en sorte que l'esprit conscient ne réfléchisse plus, qu'il laisse la place au subconscient qui a toujours eu envie d'arrêter mais freiner par les excuse du conscient. L'hypnothérapeute va, en gros, dire "ben voilà lache toi, mais tout en oeuvre pour arrêter de fumer. Imagine un goût de vinaigre, imagine le gros lard qui s'enrichie sur ton dos, peu importe mais je te donne l'autorisation d'arrêter, le conscient n'a rien à dire".

Par contre je ne suis pas d’accord pour dire que ces freins sont forcément conscients et qu’ils touchent forcément la raison.

Par exemple dans ton cas du fumeur. Ce serait plutôt raisonnable qu’il arrête de fumer. D’ailleurs quand le fumeur réfléchit de manière raisonnable à sa situation, il sait qu’il devrait arrêter, mais il ne peut pas s’en empêcher car qqchose d’irréfléchi le pousse à continuer, quelquechose qu’il ne peut pas contrôler, que sa raison ne peut pas freiner. Dans ce cas l’hypnotiseur n’aboli pas la raison de l’hypnotisé, mais au contraire la réactiverait pour qu’il arrête de fumer. L’hypnotiseur va empêcher les mauvaises habitudes.

Donc à mon avis il y a une erreur à dire que :

- l’hypnose « coupe » le conscient (dans lequel vous mettez : l’analytique, le rationnel, la mémoire à court terme, la volonté).

- et que l’hypnose laisse la place à ce que vous appelez le subconscient (dans lequel vous mettez : la mémoire permanente, les émotions, la préservation de soi-même, les habitudes).

En fait vous avez attribuez à votre « conscient » ce que l’hypnose semble inhiber et à votre « subconscient » ce que l’hypnose semble libérer d’où pour moi des confusions avec la terminologie officielle des mots tel que la conscience.

Publié le

Comme une dizaines de pages se sont ajoutées aux première réactions qui avaient été postées le soir de la diffusion du show de Messmer j’en profite pour préciser mon avis initial :

Remplacer l'hypnotiseur par un réalisateur qui lui ordonne de faire la même chose, nous aurions le même résultat.

Ce que je veux dire : qui me dit que Dubosc est hypnotisé ?

Ne se lâche-t-il pas tout simplement (car il est comédien, et il aime jouer des rôles, sa seconde nature en qques sorte) comme il le ferait par habitude dans son travail ? L'hypnotiseur, ne lui donne-t-il pas tout simplement "l'autorisation" de faire ce qu'il aime faire comme un réalisateur aurait fait le clap du début d'un tournage ?

Exact Melvin c’est une hypothèse tout à fait valable et je la partage.

A - Du coté du « sujet » j’aime évoquer 3 motivations intrinsèques pas forcément clairement conscientes, qui peuvent entrainer sa complicité volontaire :

1- La pression de conformité : quand il est de bon ton que tout le monde tombe en catalepsie ou se mette a faire les pires singeries sur scène la résistance peut pour certaines personnes devenir gênante et "douloureuse" aussi est il mieux pour la conservation de leur propre image qu’ils suivent le mouvement et fassent comme les autres.

(De plus lorsque vous êtes un artiste et que vous recherchez la promotion de votre prochain film ou disque vous avez peut-être une pression supplémentaire a ne pas planter le show dans lequel on vous invite et à faire tout bien comme il faut pour être réinvité ? maybe)

2- Le sas de décompression : avoir l’autorisation sous couvert d’hypnose de pouvoir se comporter en public de façon incongrue et de libérer son enfant intérieur est pour certains une vraie opportunité de s’évader de leur image publique. Le sas de la cours de récré est utilisé aussi bien par les grands déconneurs qui n'attendent souvent que ça, ou par des gens très sérieux qui peuvent l'appréhender comme une soupape salvatrice. "jamais on t'aurait cru capable de faire ça" "moi non plus mais je ne pouvait pas controler".

3- l’effet « il m’est arrivé un truc de dingue » : certaines personnalités vont participer activement car l’expérience représente une aubaine pour briller ensuite dans les conversations. Pour elles c’est très gratifiant de participer à une expérience hors du commun et plus ce qui va se passer est énorme, plus grande sera l’histoire de dingue à raconter. Très gratifiant pour l’égo vu sous cet angle la, même si on s’est roulé au sol en faisant le singe.

J’évoque ces trois éléments en quelques lignes, ils sont largement étudiés dans des littératures spécialisées et ne sont d’ailleurs pas exhaustifs. Ca ne veut pas dire que ces biais sont les seuls déterminants pour qu'une personne passe dans un état hypnotique bien entendu, mais ils constituent une grille de lecture intéressante dans certains cas.

Quand ils sont opérants ils peuvent amplifier et accélérer la participation active à l’expérience d’hypnose, ou parfois à l'inverse la rendre complètement simulée. Pour distinguer les deux il faudrait mesurer les ondes cérébrales et l’état de conscience du sujet donc on ne départagera pas le vainqueur objectivement.

B - Du point de vue de l’hypnotiseur de spectacle peu importe au final. C’est un magicien il se nourrit de tout ce qui peut améliorer la prestation. Donc si un spectateur se livre plus ardemment à répondre aux injonctions qu’on lui propose et tombe en catalepsie au moindre claquement de doigts la question pour l’homme de spectacle n’est pas vraiment de se demander si le sujet est en état de conscience modifiée et à quel niveau, mais plutôt de savoir comment profiter de l’aubaine.

Evidemment dans l’émission on était tellement souvent confronté à de l’énormissime et du « mal joué » par certains sujets qui se transformaient instantanément en compères volontaires que ça finissait par devenir gênant d’esquisser un réflexe d’analyse critique. Mais bon, ceci est lié à l’angle d’attaque choisit pour le spectacle, et qui constitue justement une des raisons pour lesquelles je n’ai pas vraiment apprécié cette soirée alors que j’aime l’hypnose.

C – Ce qui ne m’a pas séduit dans cette émission tient en deux points :

1 – L’angle d’attaque :

L’hypnose est une discipline subtile et délicate, elle ne fonctionne pas comme un tour automatique. Or l’essentiel du show à œuvré à réunir trois critères d’une hypnose de caractère divin : l’infaillibilité (ça marche à tous les coups), l’universalité (tout le monde succombe) et la puissance (les effets sont spectaculaires). Et le commentateur de renforcer en lançant en boucle d’incantatoires « tout est vrai ».

C’est une manière de présenter un show d’hypnose OK. Mais il est possible de produire quelquechose de plus nuancé, en expliquant différemment l’hypnose aux spectateurs, en acceptant que cela prenne parfois plus de temps pour générer une transe hypnotique, que parfois cela donne des effets plus mesurés, que parfois cela rate, que sur 10 invités peut être 1, 2 ou 3 ne soient pas réceptifs au niveau escompté.

C’est plus risqué, c’est moins show business à tout prix mais personnellement cette finesse m’aurait plus séduit car elle permet de satisfaire tous les publics, et elle a le mérite d’élever les gens vers un autre niveau de compréhension et d’intelligence.

Le programme à choisit une voie plus classique et grandiloquente : l’hypnose est un véritable pouvoir « magique » !

On choisit le camp de la croyance mystique plutôt que celui de la psychologie. Trop obscurantiste et caricatural pour moi, j’aurai préféré plus de subtilité et de réalisme. Avec les moyens techniques et financiers de la chaine c’est tout à fait envisageable, j’ai regretté qu’on ne sache pas nous émerveiller en nous faisant rêver tout en nous éclairant intelligemment plutôt que de nous vendre des énormités.

Je ne vais pas le cacher j’ai toujours préféré l’approche de James Randi à celle de Uri Geller.

2 – La modernité :

J’ai vu mon premier spectacle d’hypnose en 1980, en live, avec C.Chriss. « Le roi de l’hypnose » si je me souviens bien du titre du spectacle. Nous avions eu comme entrée en matière l’expérience des doigts collés sur tout le public, et mon meilleur ami assis a côté de moi était d’ailleurs un sujet parfait puisque ses doigts ne se décollaient plus. Tous ceux qui étaient dans cet état étaient invités à aller sur scène. Sur moi cela ne marcha pas (damned). Mon ami fit le chien et pas mal d’autres clowneries sur scène et il fut un peu le héros le lendemain à l’école quand nous devions raconter l’expérience.

C’était il y a 34 ans, et pour ainsi dire j’ai assisté quasiment à la même chose dans le show télévisé l’autre soir, avec quelques moyens techniques en plus.

Quand je vois les évolutions développés dans les différentes disciplines magiques sur les dernières décennies en terme de styles, de techniques, de nouvelles idées, de mise en scène, j’ai l’impression qu’on est a des années lumières de ce à quoi j’ai assisté l’autre soir. Un peu comme si Derren Brown produisait en 2014 un spectacle identique à celui des mentalistes des années 80.

Je le confesse j’ai été déçu de ce qui est apparu pour moi comme un certain manque de modernité et d’innovation sur la discipline.

My two cents. That's all folks

14 pages déjà! Mais est-ce que Kamel est hypnotisable?

(Voilà, on est parti pour 30 pages de plus...)

unstoppable teaser you are ;)

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    • Il y a des personnes qui jalonnent notre Vie et ceux qui resteront des Jalons. Juan Tamariz fait parti de mon Cheminement. On connait la Sonate, certaine sont plus tristes que d'autres. Merci l'Artiste !
    • Bonjour Frantz et merci pour ton explication. Je n'aurais en effet pas du parler de "marge solide" mais de différence solide, pour le petit acheteur que nous sommes. Je suis pour faire vivre le commerce local, aucun souci avec ça, mais pas à n'importe quel prix. J'ai du mal à comprendre comment 3 boutiques, du même pays, pour un même article arrivent à des différences de prix pareilles, c'est plutôt là mon point de réflexion. J'imagine que le produit vient généralement du même grossiste, et donc là on est d'accord que certains se font une plus grosse marge que d'autres sur un même produit.  Attention que je suis pas du tout en train de dire que certains sont des voleurs ou que dans ce cas-ci Marchand de Trucs arnaquent les gens. Je suis parfaitement conscient que sur d'autres produits ils sont moins chers, et cela reste une boutique que j'apprécie beaucoup.  De mon côté je suis belge, donc acheter mon produit en France ou ailleurs reste malgré tout l'acheter à lextérieur de mon pays et donc je vais en effet au moins cher, surtout quand la différence de prix est aussi importante (et dans le prix je calcule évidemment tout, c'est à dire le produit, les frais de livraison, les frais de douane quand cela doit s'appliquer (ce qui n'est pas le cas avec TCC), les promotions, les cadeaux offerts). Bonne journée Olivier
    • Non, la "marge [n']est [pas forcément] solide"... (Avec le sous-entendu négatif que l'on pourrait percevoir...) Premièrement, il est normal qu'un producteur puisse vendre au public son article moins cher que le distributeur, puisque ce dernier doit l'acheter au premier... (Est-ce très réglo qu'un producteur agisse comme cela d'ailleurs ? C'est une autre question...) Là, on ne parle plus de magie mais de gestion d'entreprise... Mais ok, parlons-en... Regardons donc ces marges. Pour être sûr d'être compris, j'ai besoin de préciser les points suivants : La plupart des gens appellent "taux de marge" ce qui est en réalité en comptabilité le "taux de marque". Le premier se calcule par rapport au prix d'achat d'un produit, le second par rapport au prix de vente. Donc, dans la suite, j'essaierai de parler de marge en valeur absolue mais, si pourcentage il y a, ce sera toujours par rapport au prix public de vente (taux de marque donc). Dans notre petit milieu de la magie, ce taux de marque est généralement de l'ordre de grandeur de 40 %, nombre que je retiendrai pour la suite. (Cette valeur n'est pas imposée de façon dictatoriale par le consortium mafieux des vilaines boutiques de magie qui ne pensent qu'à voler indûment l'argent des pauvres magiciens besogneux ; elle découle de l'équilibre obtenu après des dizaines d'années d'existence de ce marché.) Pour ne pas m'embêter avec des virgules ou des conversions, je considère qu'un dollar vaut un euro, et je ne trainerai pas les centimes. Cela ne change pas le propos. Regardons donc ton exemple : 1. Marge du distributeur Le prix public de l'article est de 119,00 TTC, soit 99,00 € HT. La marge est donc de (40/100)×99=39,00 €. 2. Marge du producteur Je considère que le producteur a déjà vendu assez d'exemplaires à ses distributeurs pour avoir amorti sa fabrication. Tant que ce n'est pas le cas, la discussion n'a pas de sens (le producteur serait alors en déficit sur l'opération, ce qui est une situation qui doit durer le moins longtemps possible pour continuer d'exister). Je ne considère pas la remise non plus, sinon il faudrait aussi considérer la remise faite par le revendeur (10 % je crois avec leur carte de fidélité). Le prix public de l'article est donc de 80,00 € TTC, soit 71,00 € HT (la TVA chinoise n'est que de 13 %). Avec mon hypothèse, c'est donc aussi directement la marge. Conclusion Marge du distributeur : 39,00 € Marge du producteur : 71,00 € Qui a une marge "solide" ? Cela dit, plusieurs remarque : Beaucoup de gens (mais vraiment beaucoup...) confondent chiffre d'affaires, marge et résultat. Du coup, les conversations sont vite stériles... La marge, c'est le carburant qui permet aux entreprises de vivre (la marge n'est pas le résultat !) L'une des grandes difficultés de la gestion d'entreprise est justement d'arriver à la calculer (et à la réaliser !) correctement pour pouvoir survivre... Donner un nombre général en disant "cette marge c'est du vol" n'a pas de sens sans un paquet d'autres informations (le CA et le résultat notamment...) Qui peut définir ce qu'est une "marge solide" ? Cela n'a pas de sens... (Ayez 400 % de marge sur des perles en plastique vendues sur le marché le samedi matin, vous n'allez pas gagner votre vie ; ayez 0,1 % de marge en vendant des porte-avions, et ça devrait aller pour vous.) Quand bien même le distributeur aurait une "marge solide", serait-ce un voleur ? Imaginons qu'il achète au producteur cinq exemplaires de l'article mais qu'il n'en vende que deux. Il aurait dépensé 5 × 59,00 € = 295,00 € et aurait fait rentrer 2 × 99,00 € = 198,00 €. Il serait donc déficitaire de 97,00 €... (En fait, son déficit serait plus gros que ça, puisque cela lui crée un stock qui a un coût, et ce déficit de trésorerie doit être financé ; à combien sont les taux bancaires pour un prêt de trésorerie déjà ?) Bref... Je ne sais pas si vous m'avez suivi jusque là, mais tout l'objet de ce message était juste d'essayer de montrer que ce n'est pas parce qu'un marchand achète un truc à 60,00 € et le revend à 100,00 € que c'est un "voleur qui s'en met plein les poches"... La vraie vie est un chouïa plus compliquée... 🙂
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