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"En tant que scientifique j'ai pris l'habitude de reproduire les expériences des autres afin de les comprendre et ensuite de pouvoir les utiliser pour innover. On appelle ça le progrès, et il passe par la reproduction des gestes. "

En tant que scientifique également, je suis désolé mais ma démarche n'est pas la même, et à mon avis je n'ai pas la même conception de la science que toi.

Une expérience n'est pas à considérer en tant que telle. C'est seulement un moyen de répondre à une question scientifique.

B A BA de la démarche scientifique :

(1) Question scientifique (e.g. Etudier la fonction de telle protéine, comprendre le mécanisme d'action de telle molécule...)

(2) Réflexion quant aux moyens de répondre à cette question (techniques à utiliser afin d'y répondre)

La technique par elle même n'est qu'un outil.

Si cet outil existe, il n'y a en effet aucune raison de ne pas l'utiliser.

En magie, c'est pareil. Si on devait utiliser les techniques inventées ou créées par nos propres soins, on retournerait effectivement à l'age de pierre.

Par contre, la créativité et l'absence de plagia, réside dans la création de ses propres routines.

En Magie :

(1) : Idée d'une routine

(2) : Moyens de la réaliser (techniques)

En science comme en magie, le (1) doit être novateur, différent de ce qui existe (si des résultats sont déjà publiés dans des articles scientifiques, ils ne seront pas publiés à nouveau); et le but du (2) est simplement de réaliser l'idée originale (différente de ce qui existe déjà ou de se que l'on connait déjà).

En tout cas les techniques ne sont pas une fin en soit que ce soit en magie comme en sciences.

Ce sont de SIMPLES OUTILS.

Publié le

Voila, nous y sommes!

Je croyais avoir affaire à quelqu'un de borné qui s'acharnait par quelques phrases seches à faire passer des idées en force, et ce dernier post me prouve le contraire.

Après développement et étalage le discours me parait bien meilleur et je puis dire que je suis assez d'accord avec ce que tu dis, surtout dans la distinction technique/aboutissement.

Une petite précision juste, lorsque je parlais des sciences c'était en référence à l'apprentissage et la transmission des savoirs (donc dans la partie "technique") et pas en référence aux démarches de recherche, visiblement ce n'était pas clair, et c'est probable en effet.

Il faut tout de même je pense, garder une certaine souplesse dans tout ça, les excès de quelques nature qu'ils soient sont souvent nuisibles. Vouloir enrichir l'art magique de création est un objectif qui t'honore mais prend garde à ce qu'il ne tourne pas à l'obsession [sourire]

Pour finir avec ça (si si c'est vrai promis je serais sage après), je tiens juste à dire que ce qui m'avais choqué dans le message de départ c'était plus encore le ton que le discours, un ton aggressif discrédite souvent le discours et c'est dommage car quand on creuse un peu on y trouve des éléments interessants.

Bye

L.K.

Celui qui marche éternellement sur les traces de son maitre ne peut espérer le dépasser.

Publié le

C'est terrible à quel point certaines personnes adorent mal interpreter les propos des autres pour leur faire des reproches sur leur manque de créativité.

Si il suffisait d'utiliser des cartes différentes des autres pour créer ce serait cool !

On ne peut pas dire qu'un peintre est un copieur si il utilise les même pinceaux que Picasso, c'est ridicule.

De même je pré-taxe d'abruti le prochain qui sortira a un débutant qui souhaite savoir par quel auteur poursuivre après la Bilis 1 une réponse du type : "mais pourquoi copier il vaut mieux créer... et mettre de l'émotion dedans"

Je le dis maintenant comme ça c'est fait, au cas où je sois absent au moment où ça se produit.

A+

Philippe

Publié le

que de débilités quand je lis ces messages...

j'hallucine severement, jadore lire les conseils avisés de certains qui disent aux debutant s de creer leurs routines...

Je les imagine dans leur debut apres avoir vu la bilis 1 et acquis les techniques (seulement pour certains, car j'en vois bcp qui donnent des conseils sans savoir..), se dirent, "ah avant de montrer des tours a mes amis ou entourage je vais me forcer a creer mes propres routines..."

non mais c'est n'imoporte quoi...

merci phil de l'avoir precisé car ce genre de conseil me sort par les yeux depuis un moment par nos grands donneurs de leçons qui ne savent pas interpreter un post...

Ok je suis peut etre pas le plus sympa avec certains debutants sur le forum, je le concède, mais je n'abuserai pas au point de donner ce genre de conseil, c'est affligeant d'hypocrisie d'entendre certains dire ca

Publié le

Citation:

Débat lancé par rominogrobis:

je suis peut etre pas le plus sympa avec certains debutants sur le forum, je le concède, mais je n'abuserai pas au point de donner ce genre de conseil, c'est affligeant d'hypocrisie d'entendre certains dire ca

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs : conseiller à un débutant de créer ses propres routines ne signifie pas qu'on imagine qu'il va le faire (ça relèverait plus de la naïveté [Clin d'oeil] ), mais c'est au moins lui ouvrir les yeux sur une triste réalité et lui donner envie de créer sa propre magie quand il en aura le niveau.

C'est tellement plus facile de cloner... heureusement qu'il y a des gens qui essaient de stimuler la nouvelle génération de magiciens !

Alx

Alx

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Citation:

C'est tellement plus facile de cloner... heureusement qu'il y a des gens qui essaient de stimuler la nouvelle génération de magiciens !


je suis tout a fait d'accord Alx mais cela vient avec le temps et l'experience je crois qu'il fauit plus encourgaer le debutant a travailler et a voir de la magie le plus possible, apres il se rendra compte lui même qu'il a interet a se differenceir et eviter ainsi le "boulouboulou " copié

Publié le

Pourquoi faut il attendre avant de créer?

Pourquoi faudrait il passer par un étape de clonage avant?

En quoi le fait de débuter empèche la création?

Franchement je ne comprends pas.

C'est sur que c'est tellement plus facil de recopier des routines déjà existantes.

Autant commencer à stimuler son imagination le plus tôt possible.

L'imagination est à la portée de tout le monde et dans ce domaine, il n'y pas de débutants.

Pour commencer, il faut apprendre les techniques, mais ce n'est pas incompatible avec le fait de les appliquer dans ces propres petites routines.

Publié le

Je tiens à préciser qu'il n'est pas nécessaire d'insulter les protagonistes du débat, avec lesquels on ne partage pas le même point de vu.

A mon avis, le respect des autres est essenciel.

Mais ça n'engage que moi.

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    • Le ready-made Ou comment devenir artiste. La première chose est de définir l'artiste : Dans l’art contemporain, l’artiste est celui qui dit qu'il est un artiste. Donc si vous n'êtes pas artiste… dites que vous êtes artiste et c'est bon. Néanmoins c'est bien d'avoir une œuvre d'art, pour prouver que vous êtes artiste.  Je vous propose donc de devenir un spécialiste du ready-made. C'est une forme d'art extrêmement élaborée qui repose sur une technique complexe : Déjà prenez un objet. N'importe quel objet dans votre quotidien, autour de vous, un objet. Voilà c'est tout : C'est votre œuvre.  Car puisque vous êtes artiste, si vous décidez que cet objet est une œuvre c'est donc une œuvre.  Maintenant il y a toujours des esprits chagrins qui vont contester le statut d’œuvre de votre création.  Pour cela il faut soigner la présentation comme en magie : il faut soigner l'emballage.  L’écrin donne sa valeur au bijou, l’exposition son authenticité à l’art. Mettons pour l'exemple que votre œuvre soit un petit ventilateur portable. C'est pas cher et on peut en trouver sur Aliexpress pour quelques euros maximum.  Il faut vous procurer un socle d'exposition, que vous pouvez construire vous-même, commander à un menuisier, ou acheter sur Aliexpress de toute façon.  C'est un parallélépipède de couleur neutre et unie sur lequel vous allez pouvoir poser votre œuvre. Si c'est une œuvre passive vous pouvez également ajouter un globe en plexiglas ou en verre pour protéger l'œuvre, ou une cage cubique en plexiglas de façon à ce qu'on puisse voir l'œuvre sans pouvoir la toucher.  Mais dans le cas de notre ventilateur il ne faut pas qu'il y ait d'obstacle entre le public et l'œuvre elle-même car l'œuvre va souffler. Cela va créer une interactivité entre l'œuvre et le public, c'est le top au niveau du ready-made.  Maintenant il faut passer à l'argumentaire, c'est le plus important en art contemporain  Vous allez coller sur le côté du socle une petite étiquette portant le titre de l’œuvre.  Le titre peut-être en rapport avec l'œuvre, ou une fonction de l'œuvre, ou une couleur de l'œuvre, ou ou pas, d'ailleurs : le titre peut être complètement quelconque, l'important c'est que ce soit conceptuel.  Pour notre ventilateur je propose « la vie ».  la vie c'est le souffle, la vie c'est l'air, la vie c'est la relation entre quelque chose et autre chose donc entre votre œuvre et le public qui va recevoir le flux d'air du ventilateur  Bien sûr il ne faut pas expliquer tout ça au public sur l'étiquette.  L'étiquette doit laisser l'imaginaire du public s'emparer du titre et essayer de chercher un lien quelconque avec l'œuvre, et c’est mieux si le lien est difficile à trouver, ça veut dire que l'œuvre est intelligente et que bien sûr celui qui trouvera un lien, quel qu’il soit, sera encore plus intelligent : cela va flatter le public. Mais comme ont sait que le public n'est pas très malin malgré tout, c'est bien d'avoir un vendeur ou un guide dans l'exposition qui va détailler justement la fonction de l'œuvre, son lien avec l'univers réel, subjectif, psychologique, cosmique et plus si affinités, avec tout ce qu’il voudra, d'ailleurs, puisque votre œuvre est universelle : forcément c'est contemporain. Donc le guide pourra expliquer le souffle de la vie, il pourra expliquer bien sûr que le ventilateur fonctionne sur batterie, il y a la vie qui s’écoule et qui va s’épuiser pour finir par s’éteindre puisque le ventilateur va s’arrêter quand il y aura plus de charge, voilà c’est une extraordinaire métaphore de la vie qui en économisant son souffle peut durer plus longtemps mais en se donnant à fond bien sûr, pourra brûler la chandelle par les deux bouts, même si on peut dire que c’est un peu archaïque comme définition, mais c’est pas grave du moment que c’est dit avec conviction, c’est important. N’oublions pas le bouton de réglage de puissance, qui incarne à la fois le libre arbitre et les limitations intrinsèques de l’être.  Il va également détailler l’aspect esthétique de l’œuvre : dans mon cas j’ai un ventilateur qui est moitié blanc moitié noir et c’est l’opposition entre le yin et le yang, la mort la vie, le jour et la nuit, bref il y a opposition quelle que soit l'opposition, c'est fort.  Et plus élaboré, il y en a qui ont cherché le lien avec l'univers concret visible et la matière et l'énergie noire que nous décrivent nos physiciens, ce qui permet d'avoir un petit accent scientifique et quantique qui n'est pas mauvais pour l'art contemporain, soyons conceptuel, mais branché. Si le vendeur/guide n’est pas dans vos moyens, vous pouvez réaliser une fiche consultable collée pas loin du socle. Vous constituez comme ça une exposition d'une vingtaine ou une trentaine d'œuvres. Pas trop, parce qu'il faut montrer que c'est difficile à faire quand même. Si vous avez commandé vos socles par lot, cela peut vous prendre presque une demi heure, si l’impression des étiquettes est lente. Il faut maintenant monter l'exposition et pour ça disposer vos socles à différents endroits d'une pièce. Pour l'éclairage vous pouvez varier , faire un coin de la pièce qui est quasiment dans l'obscurité si les objets restent plus ou moins visibles, et d'autres ou les objets sont plein feux. la variété ne nuis pas. Après, vous pouvez aussi opter pour une homogénéité de votre exposition avec tous les objets qui sont placés au même rang. Le choix n'a pas tellement d'importance, puisque de toute façon il sera évident pour tout le monde que vous avez soigneusement réfléchi à toutes les implications de chaque détail de l'exposition, et que même ce qui paraît incongru est en fait complètement voulu. C'est tout l'intérêt de l'art contemporain : quand on fait quelque chose de nul, eh bien le public ne peut pas imaginer que l'on a tout simplement raté, non, on a forcement fait exprès de faire quelque chose de nul, et du coup ça devient génial. Voilà, vous êtes artistes. Demandez à un ami milliardaire/ministre de la culture/investisseur de fond de pension de vous acheter les trois quart de l’exposition, très chers. Multipliez le prix de ce qui reste par 1000, ainsi vous aurez votre cote, et votre investisseur pourra revendre avec une plus value intéressante. Bienvenu dans le monde parfait de l’art contemporain.  Dans les prochaines formations, nous parlerons de l’art pictural, de l’utilisation des éclaboussures de peinture, du crayonnage compulsif, des oppositions entre ces méthodes organiques et celles utilisant une règle pour faire des rayures. (spoiler alerte, n’importe quelle méthode est bonne pour l’art contemporain)… Nous aborderons la sculpture : le modelage et l’empilement aléatoire de boulles de glaises marron, et une master classe sur l’évidence scatologique du résultat. Ce qui nous amènera dans l’univers de la transgression, étape incontournable de l’art contemporain, avant de basculer dans l’étape ultime, l’évacuation du sens, de l’intention, puis de l’œuvre elle-même . Gilbus
    • Un très grand nom de la magie est parti. Son personnage haut en couleur, très expressif voire parfois démesuré contrastait avec l'homme, très réfléchi, calme et discret. Il a, je pense, donné tout ce qu'il a pu : son énergie lors de ses prestations, ses théories, ses idées, son oeuvre au travers de ses ouvrages, vidéos et conférences et son amitié. Imaginatif et travailleur, il a, en dehors du personnage artistique que nous connaissons, été un organisateur de beaucoup d'évènements. Il a été un rassembleur, un fédérateur discret. Il n'a rien fait de tout cela pour la gloire ou l'argent mais juste parce qu'il en avait envie, parce que sa passion était hors normes et qu'il voulait intensément la transmettre. Il a réussi. Mes amis "d'un certain âge" ont vu, lu et vécu à l'époque de Larry Jennings, Dai VERNON, Arturo De Ascanio, Edward MARLO, Brother John HAMMAN, Fred KAPS, Tony SLYDINI, Albert GOSHMAN, Doug HENNING et j'en oublie beaucoup. Leurs témoignages et ce que j'ai moi-même vu et/ou lu ont alimentés ma passion et mes connaissances de cette époque et de leur héritage (technique, théorique). Ma génération (30-40ans) a fait ses premiers pas en magie avec Bernard BILIS, @Dominique DUVIVIER, David STONE, Juan TAMARIZ, Jean-Pierre VALLARINO, @Gaëtan BLOOM, Sylvain MIROUF, pour ne citer que les plus "proches" géographiquement car nous avons pour la plupart appris au travers de leurs publications et suivi leurs parcours. Je n'étais pas d'accord avec Jean MERLIN sur un point : lorsqu'il disait que les magiciens de son époque n'avaient pas de "successeurs" aujourd'hui à part Tony SLYDINI avec Yann FRISH. La passion et les idées de Juan TAMARIZ n'ont pas disparues. Elles ont été transmises à de nombreux magiciens, Dani DAORTIZ en tête. Il n'a pas le même personnage, a développé ses propres théories mais on peut y voir un "successeur" de Juan TAMARIZ. Il est très bien parti pour devenir un aussi grand homme que lui en tout cas. Ce que je veux dire, c'est que pour chaque domaine de la magie, nous avons perdu des grands noms mais leurs oeuvres et leur passion sont toujours là, sur des pages, sur des vidéos, au travers de témoignages qui se transmettent. C'est dans l'ordre des choses. Je pense que si Juan TAMARIZ organisait tant d'évènements chez lui et ailleurs, ce n'était d'ailleurs pas seulement pour transmettre ses idées et partager de bons moments avec d'autres passionnés mais aussi pour dénicher, inviter et voir devant lui et surtout de son vivant ceux qui reprendraient le flambeau, qui représenteraient la magie de demain. Je pense qu'il est parti avec le sentiment d'avoir réussi, en tout cas je l'espère. Que l'homme et l'artiste reposent en paix, nous ne sommes pas prêt de l'oublier. J'aurais pu participer à ce post en y ajoutant beaucoup de choses mais j'ai préféré rester sur l'essentiel. Comme pour un numéro, le plus dur n'est pas d'ajouter ou de modifier mais de couper. D'autre part, même si c'est dans l'ordre des choses, la page est plus dure à tourner que je ne le pensais. Et pourtant je n'ai pas été un de ses proches.
    • Merci beaucoup, c'est extrêmement intéressant du point de vue des magiciens : En effet, le type à un immense talent pour croire ce qu'il dit, et faire passer sa conviction au public. Il joue avec passion, mais sans sur-jouer, ce qui rendrait la prestation ridicule, à l'image de l'oeuvre décrite ici. C'est drôlement bien fait, et permet d'élever un gribouillage au rang d'oeuvre structurée, c'est beau. Donc, un grand exemple pour nous tous, dans nos spectacles : Si vous dites des bêtises avec suffisamment de conviction, ça marche!!!!! 🤣🤣🤣 Gilbus
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