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Je préfère un petit effet qui m'ébranle

Heu... non, rien. :whistle:

plutôt qu'une avalanche d'effets qui m'assomme et ne laisse aucune place au doute.

C'est plutôt l’avalanche des faits qui fait somme et laisse de moins en moins place au doute. :)

Plus sérieusement (quoique...), ton dernier message me laisse penser que tu devrais plutôt tenter d'ébranler les convictions de tes contradicteurs par une petite remarque très pertinente plutôt que par une avalanche verbale qui risque sans aucun doute ;) de les assommer. mdr

Plus sérieusement (pas sûr non plus mdr ) :

Je préfère un petit effet qui m'ébranle dans mes convictions

Celui qui se décrit dans VM comme le plus sceptique d'entre nous, celui qui met en doute jusqu'à la "réalité de l'existence" dans un sujet dédié (ICI) , celui-là même qui prône un relativisme de tous les instants et qui porte en guise de pseudo le nom d'une divinité suprême (un dieu hindou, pas moins !, sans doute pour signifier sa volonté d'écraser sous son pied droit Apasmara, le nain représentant l'ignorance), oui, Shiva !, il aurait donc des convictions, dont l'une qu'une simple torsion de cuillère (effectuée en 1987 par Uri Geller à la télévision sans aucun protocole élémentaire effectué par des scientifiques et des magiciens) suffirait à ébranler !

CONVICTION : [...] Domaine de la vie spirituelle et/ou active.

Certitude de l'esprit fondée sur des preuves jugées suffisantes.

[...]

Spéc., p. méton., souvent au plur. Opinions, idées, principes considérés comme fondamentaux. Conviction morale, religieuse, politique.

Question : Shiva est-il sceptique par conviction ou a-t-il la conviction d'être sceptique ? Je penche pour le seconde formulation.

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Pour te répondre quand même sur le fond, Christian, j'ai déjà abordé sur ce forum les différences tout à fait fondamentales entre le Scepticisme philosophique et le Scepticisme scientifique.

Lorsque je dit que je suis un "sceptique", je fais référence à la première définition, pas à la seconde.

Il me semble que ton scepticisme est plutôt un scepticisme scientifique, un scepticisme rationnel dit-on aussi (mais je me trompe peut être).

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Il me semble que ton scepticisme est plutôt un scepticisme scientifique, un scepticisme rationnel dit-on aussi (mais je me trompe peut être).

Merci pour ta prudence. :)

Choisir entre l'aile droite et l'aile gauche du scepticisme dénature l'oiseau tout entier. :)

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Il me semble que ton scepticisme est plutôt un scepticisme scientifique, un scepticisme rationnel dit-on aussi (mais je me trompe peut être).

Merci pour ta prudence. :)

Choisir entre l'aile droite et l'aile gauche du scepticisme dénature l'oiseau tout entier. :)

Je ne sais pas si on peut parler, tout à fait, du même "oiseau".

Il y a une prédominance évidente du rationalisme dans le scepticisme scientifique.

Le scepticisme philosophique, au contraire, pousse l’art du doute jusqu’à questionner le bien fondé des instruments d’investigations que peuvent être les sens et le raisonnement (surtout le raisonnement ! mdr )… Cela va même encore plus loin puisque même l’être et le non-être, la réalité elle-même est interrogée.

Le but ultime du scepticisme philosophique est l’ épochè, c'est-à-dire la suspension complète de tout jugement, opinion, croyance, hypothèse, conviction (y compris sur la réalité ou la non-réalité du monde, y compris sur Uri Geller mdr )… Et, comme tu l’as mis en exergue, je suis encore bien loin du but mais c’est le travail d’une vie (ou plusieurs). mdr

Le scepticisme scientifique me semble être plutôt à la recherche de certitudes même si ces certitudes sont considérées comme provisoires au fur à mesure des expériences et de la vérification des hypothèses.

Publié le (modifié)

Je ne sais pas si on peut parler, tout à fait, du même "oiseau".

Il y a une prédominance évidente du rationalisme dans le scepticisme scientifique.

Le scepticisme philosophique, au contraire, pousse l’art du doute jusqu’à questionner le bien fondé des instruments d’investigations que peuvent être les sens et le raisonnement (surtout le raisonnement ! mdr )… Cela va même encore plus loin puisque même l’être et le non-être, la réalité elle-même est interrogée.

Là encore, toute la recherche scientifique est basée sur l'incertitude quand au capacité de perception humaine. En témoigne les théories sur le temps et l'espace, comme exemple global.

Il en va de même pour tous autres outils utilisés qui ne sont considérés que comme "les mieux adaptés" et non comme des dogmes.

On en a encore eu la preuve il y a un peu plus d'un an, lorsque certains scientifiques du CERN on mesuré la vitesse d'une particule supérieur à la vitesse de la lumière. Ils n'ont pas jetés directement les résultats à la poubelle, en se disant que selon nos acquis c'est impossible, ils ont cherché la cause de ce résultat.

(déception: c'était une erreur de mesure).

Je pense que les sceptiques, même s'ils empêchent certains de rêver la plupart du temps, sont également ceux qui mettent en lumière des phénomènes vraiment inexpliqués (lire "Le Matin des Magiciens", c'est autre chose de Geller).

Sans eux, il y a un phénomène "Le garçon qui criait au loup". On laisse certains rêver, mais lorsque nous nous trouverons en présence d'un vrai miracle, on le passera à la TV, et on passera à autre chose.

Je caricature pour simplifier.

Le sceptique, plus que les autres, veut tutoyer la transcendance, et comme chacun il doute. Il ne veut pas se contenter d'un miracle de pacotille, même s'il sait en tirer certains enseignements, et à tendance à voir d'un mauvais œil les faux prophètes.

Mais ça ne l'empêche pas, pendant quelques instants, de poliment fermer les yeux.

Modifié par munky
Publié le
(lire "Le Matin des Magiciens", c'est autre chose de Geller).

Ce livre m'avait également beaucoup marqué lorsque je l'avais lu (il y a longtemps) mais notes bien que tout le monde ne partage pas ce point de vue :

[video:youtube]

...et pour le coup je suis d'accord il y a pas mal de choses délirantes dans ce livre.

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Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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