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Voici mon avis critique sur ce livre.

Avant de le lire il faut savoir que je pratique Mnémonica depuis 4 ans. Ce que j'écris est donc à interpréter en tenant compte du fait que, bien que sachant qu'Isis est consacré à un ordre spécifique et que je suis pleinement satisfait de la version Tamariz, je suis tout à fait ouvert et curieux sur le sujet.

Comme il a été dit, le livre en lui même est superbe et j'ai même eu la réflexion spontanément d'une personne de mon entourage à ce sujet.

A côté l'édition française de Mnémonica ne soutient pas la comparaison avec son mode "feuilles volantes" et sa couverture molle...

Le design du livre est excellent, je me suis même laissé surprendre par l'aspect des pages consacrées a une certaine routine... Excellent !

Concernant l'ordre lui même, comme le dit l'auteur, il ne soutient pas l'examen poussé, contrairement au Mnémonica qui est quasi "ingrillable". Je me fait toujours un malin plaisir de confier mon jeu ordonné à quelqu'un, quelque soit le prétexte ; je ne le ferais pas avec Isis. C'est pour moi, avec mon style de magie et mon public, un véritable frein.

Concernant les routines de triche, je n'ai pas trouvé les possibilités meilleures que le Mnémonica, j'aurai même tendance à penser le contraire : là où Tamariz explique comment donner n'importe quel carré par exemple, Isidore Buc n'en donne qu'un, mais permet les démonstrations pour 3, 4 ou 5 joueurs ce qui est un plus. Disons que comme je suis familier du Tamariz, tout me semble simple, alors que comme je ne possède pas Isis... A noter enfin que le livre propose aussi du Texas Holdem ce qui manque cruellement au livre de Maître Juan...

Concernant le montage démontage à partir du jeu neuf, le Mnémonica est clairement plus simple (je n'ai pas dit facile) : rien qu'à en voir la description j'ai eu peur. Attention, ce genre d'opération doit devenir un automatisme, et ceci n'est pas un frein pour moi. Je préfère tout de même le Mnémonica sur ce point.

Le concept des états est très bon. Là où en gros le Mnémonica qui possède deux états ne fait qu'effleurer le sujet, le principe est ici plus poussé. J'admire le travail !

Certaines routines risquent d'être dévastatrices (Dark Kruskal) et me donnent envie de trouver une adaptation au Mnémonica...

J'ai bien aimé que le livre aille à l'essentiel en ne décrivant pas les principes des routines citées, mais la lecture demande du coup une bonne culture magique.

Le travail de mémoire ne s'arrête pas à l'ordre du jeu mais est nécessaire pour beaucoup de routines ; ceci risque d'en décourager plus d'un.

En conclusion, ce livre n'est pas à conseiller à un débutant en magie et s'adresse pour moi à une certaine élite qui ne sera pas impressionnée par le réel travail de mémoire qui est nécessaire, mais verra plutôt le formidable potentiel du jeu mémorisé.

Personnellement je ne ferai pas le voyage et je vais garder mon Mnémonica pour les raisons évoquées ci-dessus et car étant amateur très occupé par ailleurs ce ne serait pas rentable. Si j'avais à conseiller quelqu'un qui débute dans le monde du jeu mémorisé, il faudrait qu'il pèse le pour et le contre (s'il a l'esprit qui fonctionne comme le miens, je lui conseillerais Tamariz.)

Je salue le colossal travail d'Isidore Buc qui nous offre un livre intelligent et très bien réalisé, et je ne souhaite qu'une chose, c'est le voir à l'œuvre en chair et en os !

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Merci pour ce CR argumenté Hannibal et merci pour l'appréciation générale sur mon travail.

Concernant les routines de triche, je n'ai pas trouvé les possibilités meilleures que le Mnémonica, j'aurai même tendance à penser le contraire : là où Tamariz explique comment donner n'importe quel carré par exemple, Isidore Buc n'en donne qu'un, mais permet les démonstrations pour 3, 4 ou 5 joueurs ce qui est un plus. Disons que comme je suis familier du Tamariz, tout me semble simple, alors que comme je ne possède pas Isis...

Je pense qu'en effet c'est une question de pratique. Ce que tu as ressenti en lisant mes démos je l'ai ressenti en lisant celles du Mnémonica. :)

Je n'ai pas été exhaustif dans les descriptions de donnes de carrés pour ne pas trop charger en infos. Retenir les opérations pour chaque production demande un effort de mémoire. La personne motivée pour fournir cet effort le sera pour chercher ses propres productions.

A noter qu'il y a malgré tout la possibilité de donner simplement un carré de 2, de 9, de dames et d'as et que dans le chapitre "production", je donne des productions de carrés pour les rois, les valets, des 10, des 8, des 7, des 6 et des 4.

Je suis preneur d'idées pour les 5 et les 3. :)

Concernant le montage démontage à partir du jeu neuf, le Mnémonica est clairement plus simple (je n'ai pas dit facile) : rien qu'à en voir la description j'ai eu peur. Attention, ce genre d'opération doit devenir un automatisme, et ceci n'est pas un frein pour moi. Je préfère tout de même le Mnémonica sur ce point.

Tout comme la mise en place des mains de poker, je pense que c'est un ressenti lié à l'habitude et la pratique.

Le stay-stack d'Isis est formé à partir de deux faros. C'est dur de faire plus simple. :)

Mais effectivement, le passage du stay stack à Isis demande des opérations dont il faut se souvenir avant qu'elles ne deviennent automatiques.

Personnellement, je fais la moitié des opérations entre le premier et le second faro et le reste ensuite, et la lecture ne rend pas hommage à la simplicité de la mise en place. ;)

Certaines routines risquent d'être dévastatrices (Dark Kruskal) et me donnent envie de trouver une adaptation au Mnémonica...

L'adaptation existe, n'hésite pas à m'envoyer un MP si tu le désires.

Je salue le colossal travail d'Isidore Buc qui nous offre un livre intelligent et très bien réalisé, et je ne souhaite qu'une chose, c'est le voir à l'œuvre en chair et en os !

Philae n'est pas très loin de Versailles, ça doit être possible. :)

Ce qui a de l'importance ce n'est pas le terme, c'est le voyage.

Publié le
Bonjour,

le livre semble en édition limitée

pourriez vous préciser le tirage ?

merci

L'édition est limitée uniquement par la niche que représente un sujet comme le chapelet dans la niche que représente une pratique comme la magie. :)

Le nombre d'exemplaires distribués en boutiques est de 100.

Ce qui a de l'importance ce n'est pas le terme, c'est le voyage.

Publié le

Le jeu mémorisé demande un investissement.

Débuter avec un chapelet "système" (Rosary ou autre Si Stebbins) est une solution de facilité dans tous les sens du terme.

Pour être efficace la correspondance carte/nombre doit être "par cœur" !

Partant de là aucun jeu mémorisé n'est plus dur à apprendre qu'un autre.

Si le travail ne t'effraye pas lance toi. Sache qu'Isis fait référence à d'autres ouvrages (Tamariz, Aronso...) et ne posséder qu'Isis risque d'être un peu light...

Nous avons la chance d'avoir un auteur français qui écrit en français !

Donc oui tu peux débuter avec Isis si tu as par ailleurs de bonnes bases en cartomagie !

Publié le

Je rajouterai qu'il serait dommage de découvrir qu'une seule philosophie !

Pour moi l'essentiel : Tamariz Buc Aronso

Publié le

Tout comme Hannibal.

Mon livre t'expose les propriétés d'un chapelet mais pas le maniement de base.

Si tu débutes, tu risques d'être perdu.

A la liste donnée, je rajouterai les livres de Claude Rix qui expliquent des routines simples mais néanmoins fortes pour se familiariser avec cet outil ainsi que des routines plus complexes pour approfondir l'utilisation.

A mon avis, avant de choisir un chapelet, il est important de se documenter pour savoir ce que l'outil permet de faire.

80% de ce qu'il est possible de faire le sera avec tous les chapelets.

En choisissant Mnémonica, tu tables sur une valeur sûre, un livre pédagogique (mais un peu brouillon ;) ) et complet.

En choisissant Isis, tu tables sur une valeur plus exotique et un livre sur lequel tu pourras revenir une fois les bases acquises.

Ce qui a de l'importance ce n'est pas le terme, c'est le voyage.

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Pour les personnes désirant continuer le voyage, rendez vous sur la page d'accueil du site, munissez vous de votre carte d'embarquement et ouvrez l'oeil (et le bon).

Ce qui a de l'importance ce n'est pas le terme, c'est le voyage.

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    • Moi, c’est Mathieu Mariani, né le 7 janvier 1992 à Rognac, et je pratique la magie depuis 2005/2006. À l’époque, je ne savais absolument pas dans quoi je mettais les pieds… enfin, les mains surtout. 😄 Mon aventure magique a commencé avec « Le billet qui se plie tout seul dans la main du magicien », accompagné d’un superbe jeu de Bicycle orange. Premier achat, premières illusions… et probablement la naïveté de croire qu’avec le bon gimmick, on allait devenir magicien en trois jours. Évidemment, ça ne s’est pas tout à fait passé comme ça. 😂 Mon deuxième colis, lui, contenait les fameux Dynamic Coins en 50 centimes d’euro : les téléportations de pile de pièces en laiton. Et là, petite anecdote qui me fait encore sourire aujourd’hui : en 2026, la fameuse pile qui était supposée être en laiton a tout simplement grisé. Après plus de vingt ans, je regarde mes Dynamic Coins et je me dis qu’elles ont visiblement décidé de changer de métal sans me consulter. 😂 Du laiton… devenu gris. Voilà un gimmick qui aura finalement réalisé un effet que personne n’avait prévu dans la notice : la transformation du matériau avec le temps. Depuis, plus de vingt ans ont passé. Je me considère aujourd’hui comme magicien amateur confirmé, avec pas mal d'heures de pratique, quelques milliers de tentatives, un certain nombre de réussites… et probablement beaucoup trop de matériel accumulé. J’aime particulièrement les cartes, les pièces, les gimmicks et la technique, mais surtout tout ce qui permet de créer ce petit moment où le spectateur se demande sincèrement : « Mais… c’est pas possible ? » C’est finalement ça qui me plaît dans la magie : derrière quelques secondes de miracle, il peut y avoir des heures de travail, de répétition et parfois une quantité absolument déraisonnable de matériel acheté avec la phrase : « Celui-là, c’est sûr, je vais vraiment m’en servir. » 😏 Bref, Mathieu Mariani, magicien amateur depuis 2005/2006, toujours passionné, toujours curieux, toujours en train d’apprendre… Et propriétaire depuis bientôt vingt ans d’une magnifique fausse pile de pièces en laiton devenue grise, qui constitue probablement aujourd’hui mon premier véritable témoignage archéologique de mes débuts dans la magie. 😂🎩
    • Je reviens sur ces deux éléments : Fred Chichin, le guitariste du duo français les Rita Mitsouko, est décédé en 2007 des suites d'une hépatite C ayant évolué en un cancer du foie « foudroyant ».  Catherine Ringer, célèbre voix des Rita Mitsouko, est décédée en 2026, emportée par un cancer foudroyant. On connais la chanson Marcia Baïla qui les a rendu célèbre. Mais saviez-vous ceci ? (Source : Wiki) ... : « En 1976, pour une pièce montée au Café de la Gare, Catherine Ringer rencontre Marcia Moretto, danseuse argentine qui donne des cours au Centre de danse du Marais et joue dans différents spectacles ou en crée. À la fin des années 1970, Catherine Ringer rencontre Fred Chichin ; le groupe des Rita Mitsouko est formé, donne des concerts, et Marcia Moretto les accompagne. L'idée de la chanson vient de Catherine Ringer en 1983, après la composition de la musique de la Biennale de la danse de Lyon. Catherine Ringer avait côtoyé de nouveau Marcia Moretto en 1980 pour une pièce d'Armando Llamas et Catherine Dasté. Marcia Moretto meurt peu de temps après, le 21 mai 1983, à 36 ans, des suites d'un cancer du sein foudroyant. Très touchée par cette mort, Catherine Ringer utilise une musique créée avec Fred Chichin et écrit des paroles évoquant Marcia Moretto, dans une chanson appelée Marcia Baïla. Ce titre est chanté avec un accent espagnol forcé, Catherine Ringer ne parlant pas l'espagnol. C'est un hommage à Marcia Moretto, à sa beauté, à ses jambes, à son rire, à sa gestuelle, « Marcia, elle danse... ». La chanson mentionne également sa mort : « Tu t'es consumée Marcia / C'est le cancer / Que tu as pris sous ton bras », sur une musique entraînante. Quand Catherine Ringer la chante plus tard seule, son compagnon de vie et de création étant également mort d'un cancer, la chanson prend un relief nouveau, et de même au décès de Catherine Ringer, en septembre 2026, emportée par la même maladie. » Ça devient presque du storytelling, des destins comme marqués par une malédiction...  
    • https://theconversation.com/comment-est-fabrique-un-billet-de-banque-dans-les-coulisses-de-la-banque-de-france-depuis-napoleon-bonaparte-285174  
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