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  • 2 months plus tard...
Publié le

Bonjour à tous,

Même si j'ai pas mal de connaissances théorique dans le domaine magique, je suis un total débutant sur les prestations en public car je n'ai à ce jour que très peu d'expérience. (repas de famille 1 fois par an + mon propre mariage où j'ai géré 6 tables rondes).

Jusqu'à présent, je m'en suis plutôt bien sortie malgré quelques appréhensions dû au trac.

A ce jour, j'ai réussi à obtenir le respect de mes proches en tant que magiciens car ce n'est vraiment pas évident de crédibiliser son image de magicien face à un tel public et c'est pour moi une grande fierté.

Lors des repas de famille, je suis attendu car tout le monde apprécie ce moment et j'apprécie de le partager avec eux.

C'est la raison pour laquelle, j'ai travaillé dur 3 routines dont voici le détail :

Ultimate carte folle de Vallarino :

Je présente la routine en indiquant que contrairement aux habitudes, j'allais réaliser un tour un peu particulier uniquement avec quelques cartes

Je montre donc les dos, puis les faces en montrant bien qu'une seule carte est différente dans ce petit paquet.

J'extrais la seule carte noire (10 de pique) et je pose mes 8 autres cartes (valets de cœur) sur la table.

Je commence mes transformations.

Au fur et à mesure que je progresse dans le développement de la routine, tout le monde ont des réactions de surprises.

Après avoir montré 2 dix de piques alors que je possède un valet et un 10

je pose une double carte et en posant cette double sur la table patatrac le 10 a glissé légèrement ce qui a laissé entrevoir le valet et là au lieu de faire comme si rien n'était j'ai dis audiblement "et merde" et sur 20 personnes au moins 5 se sont aperçu de mon erreur

J'ai par la suite terminé normalement et tout s'est très bien passé.

Une fois terminé, j'ai effectué un change de paquet pour tout donner à l'examen.

Comme j'étais stressé et que mes mains tremblaient légèrement, je n'ai pas su rebondir car avec le recul j'aurais pu rebondir facilement en disant "maintenant on se retrouve avec une seule rouge et que des noires".

Suivez le chef

J'ai ensuite enchainé avec une partie du tour de duvivier intitulé suivez le chef.

Là, j'ai été content de ma prestation car tout s'est déroulé sans problème et ça a été vraiment incompréhensible pour les gens qui se demandaient comment s'était possible.

Lorsque cela a été fini tout le monde m'a applaudit mais l'erreur que j'ai effectuée lors de la carte folle m'est resté à l'esprit toute la soirée.

ACAAN et iphone

Pour finir, 30 min plus tard, j'ai voulu présenter la version d'un jeu ACAAN de benjamin vianney à l'aide de l'iphone.

J'ai annoncé le tour comme étant une expérience et non un tour de magie.

Je demande à une personne de penser à une carte puis à une autre de penser à un nombre.

Le nombre pensé a été 52 et la carte était l'as de coeur.

En tant normal en fonction du choix du spectateur, l'iphone t"indique discrètement sur quelle carte tu dois couper le jeu pour que la carte du spectateur se retrouve dans la position du nombre pensé.

Pour annoncer cela tu dis qu'il y a une carte précise (que tu cite) que tu a placé en une position X (que tu site aussi).

On vérifie et effecivement la carte est bien présente à l'endroit prévu.

Cela te permet de compter et de couper le jeu à un endroit bien précis indiqué par l'iphone.

Mais là j'ai été perturbé car l'iphone m'indiquait l'as de coeur en 17° position alors que c'était la carte pensé par le spectateur.

Par conséquent je ne pouvais pas dire que j'avais placé l'as de coeur en 17eme position.

Au lieu d'avoir su rebondir, le stress m'a envahi et je n'ai pas su quoi dire.

J'ai donc retourné le jeu (pour montrer la 52°) en disant que non ce n'était pas l'as de coeur et que l'expérience n'avait aujourd'hui pas fonctionné. et je me suis arrêté là.

J'ai eu honte de cette situation que je me suis créée.

En répétant ce tour, à aucun moment je me suis dit qu'une personne choisirait 1 ou 52 et hop ça n'a pas loupé.

Ultimate carte folle, je l'ai répété des centaines de fois à la perfection et jamais la carte à bavé.

pour la version ACAAN, j'ai répété ce tour des dizaines de fois sans penser aux cas particuliers et je le regrette.

Je pensais être prêt mais cela n'a finalement pas été le cas.

La prochaine fois je tournerai autour du tour en imaginant les cas les plus extrèmes avant de le présenter.

J'espère que l'expérience m'apprendra à savoir rebondir et à me maîtriser en cas d'erreur.

Ces tours, je les ai répété, répété, et rerépété et franchement je me sentais prêt pour les présenter. Je les connaissais par coeur.

Pourtant à cause du trac je n'étais pas à l'aise et mes mains ont tremblées ce qui a rendu mes gestes moins précis.

J'ai été vite déstabilisé et j'ai montré une image de moi que je ne voulais absolument pas montrer.

Mes proches m'ont encouragés et m'ont dis qu'il valait mieux que ça arrive ici qu'en soirée.

Avant d débuter je pensais que j'allais assurer (sans aucune prétention) et je ne n'arrive toujours pas à comprendre tous ces tremblements et le stress que je me suis mis alors que d'habitude je n'en ai pas autant.

Quels sont vos conseils pour arriver à surmonter cela?

Comment me conseillez vous de répéter mes tours? dans quelles conditions?

Quelles sont vos méthodes?

Publié le

pour éviter le trac, travailler un niveau en dessous de ce que tu maitrise. Si tu maitrise des routines chez toi, le trac peut te faire rater, donc en situation réelle, présente des routines que tu connait plus que par coeur. Perso, je commence toujours par une routine qui est techniquement simple, histoire de me mettre en confiance. Je ne commence plus par des cartes car je trouve cela stressant (je parles pour moi) et si tu tremble pour une raison ou une autre cela se voit. Les cordes et balles en mousses sont très bien pour démarrer, j'ai beaucoup de mal à rajouter de nouvelles routines à mon répertoire, après il y a des soirées que l'on sent mieux que d'autres ou l'on a envie de tester une nouvelle routine. Même si tu as répéter chez toi comme un malade et qu'il s'agit d'une nouvelle routine, mon conseil est de ne pas commencer par celle là.

Publié le (modifié)

Commence par un tour mieux qu'inratable : un tour automatique.

Ca te permettra d'être en confiance. Par contre attention, ce n'est pas parce que l'effet est tout cuit techniquement qu'il faut se laisser aller : MET LE PAQUET SUR LA PRESENTATION.

Au début, un premier tour qui met en confiance, c'est la base, le truc que tu maitrises à l'endroit à l'envers avec ou sans cas particulier.

Et souviens toi qu'il est toujours plus dur de passer devant des gens qu'on connait, qu'on apprécie et qui t'apprécient car ça donne l'impression que leur regard par rapport à toi va changer. Ce qui est faux, ils seront plus souvent plein de bienveillance.

Mais dis toi aussi qu'ils ne savent pas la suite de l'effet, tu es le seul à savoir ou tu vas. Prépare donc des portes de sorties ou des gags.

Exemple sur ton ACAAN avec Iphone, pourquoi pas au moment ou tu hésites tu laisses négligemment tomber l'iphone sur la table en disant "Nan mais on s'en fout de trouver la carte non ?" Et là, toute l'attention retombe, toi tu gamberges et grâce à cette pirouette tu retrouves tout, apothéose !

Nous ne sommes malheureusement pas tous égaux face au trac et aux tremblements. Je n'en suis plus victime depuis quelques mois, mais j'y ai eu droit aussi. Pratique, pratique, et j'espère que ça passera également.

Sortir des cartes est aussi une bonne idée ;o)

Modifié par Chakkan
Publié le

J'ai l'impression que c'est vraiment le premier tour qui est difficile à caser. Je suis un peu dans la même situation que ninicoco, je fais de la magie pour ma famille et mes potes et à Noël ça ne loupe jamais, ma mère me somme de faire quelques tours.

Avant je faisais des tours de cartes, je n'ai jamais stressé, c'est assez simple de faire des tours sympas. Maintenant que je fais un peu de pièces c'est une autre histoire, c'est plus compliqué.

Du coup, j'ai commencé par faire quelques tours aux gamins, car ils ne voient jamais rien. Ca m'a mis en confiance et quand est venu mon tour j'étais à la cool et ça s'est bien passé.

Ah ouais, et sinon je me charge un poil le buffet au champagne, ça met de l'huile dans les rouages.

Publié le (modifié)
Du coup, j'ai commencé par faire quelques tours aux gamins, car ils ne voient jamais rien

Affirmer ce genre de chose est méconnaître les enfants. Je pensais la même chose que toi avant d'en avoir. J'ai une toute autre vision de la magie et des enfants depuis que j'en ai 4, et je te garantis qu'on ne leur fait pas passer des vessies pour des lanternes. Si c'est mal fait, ils ne te louperont pas. Si au contraire c'est bien fait, les enfants te seront public acquis.

Modifié par tanhouarn
Publié le (modifié)

Ce n'est pas ce que j'ai pu voir. Ils sont très naïfs et tombent dans le panneau à chaque misdirection.

Après, si tu flash c'est sûr, ils ne te louperont pas, ils vont crier "la pièce est là, la pièce est là". Mais ils ont une capacité de déduction moindre que celle des adultes, ils ont du mal à suivre une pièce qu'ils ne voient pas. L'abstraction est, je pense, un processus mental difficile pour eux (c'est peut-être pour ça qu'ils ont plus de mal que moi à résoudre des équations différentielles)

Après ça dépend quel âge ils ont, mois je te parle de gamins qui ont entre 5 et 10 ans.

Et effectivement, si tu ne te loupes pas et que tu réussis ta routine, ils sont complètement émerveillés. Yen a même un qui m'a dit "non mais toi on dirait que c'est de la vraie magie que tu fais". Pourtant mes routines sont vraiment simples et je n'ai guère de talent scénique. Enfin, je te raconte pas comment ça fait plaisir d'entendre ça.

Modifié par Beru
Publié le

Bah oui les enfants sont sensibles aux disparitions, apparitions, mais attention quand même à adapter ce que tu leur présentes. Ils prétendent à voir de la magie et pas de la manipulation ou un tour de passe - passe, alors à toi de savoir les intéresser

Il faut aussi gérer les temps forts et les temps faibles différemment: les enfants ne relachent pas toujours leur attention, là où un adulte aurait tendance à le faire.

Je ne pense pas non plus qu'il faille utiliser les efants afin de se mettre en confiance, mais ça c'est un autre débat.

Pour éviter les tremblement, il faut présenter et présenter encore tes routines à un public différent, jusqu'à ce que tu sois sûr de toi. Le travail seul devant ton miroir ne t'aidera pas. Si la techinque est maîtrisée, il va falloir se frotter à un vrai public.

Quand tout sera rodé tu ne devrais plus trembler car tu auras acquis une aisance et que tu seras plus confiant.

Bon courage.

Publié le
Je ne pense pas non plus qu'il faille utiliser les efants afin de se mettre en confiance, mais ça c'est un autre débat.
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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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