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Publié le (modifié)

Au sujet de magiegratuit...

[08:57:23] Adri =): Salut !

[08:57:50] Adri =): Je voulais savoir pourquoi tu débinnais comme ça... ?

[22:22:12] Magie-Gratuit: je ne débine pas

[22:22:38] Adri =): Tu révèles des secrets de magiciens publiquement sur une chaine YT publique... Tu appelles ca comment ?

[22:23:03] Magie-Gratuit: je ne révèle pas , j'apprends, nuance ;)

[22:23:28] Adri =): Comment apprendre sans révéler ? xD

[22:30:36] Magie-Gratuit: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/expliquer/32273

[22:30:41] Magie-Gratuit: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/r%C3%A9v%C3%A9ler/69076

[22:30:44] Magie-Gratuit: c'est ta réponse

[22:30:46] Magie-Gratuit: ++

Conversation Skype

Modifié par MagicAdri
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Publié le

Je lui est déjà envoyé un message sans réponse d'ailleurs! Mais pour moi c'est pas le pire c'est les gens qui révèlent les tours en mettant le titre du tour avec "revealed" et le gars c'est a peine réalisé le tour déjà et je crois qu'il faudrait leurs apprendre la définition d'un tour de magie. On le sait tous le pire était "le magicien masqué" mais on va pas ré ouvrir un débat la dessus!

Encore magiegratuit ca reste "soft" mais bon c'est pas pour autant que je dis que c'est bien loin de la!

Mais malheureusement on y peut rien...

Publié le
je ne comprend pas que vous soyez surpris.

si vous tapez "tour de magie explication" sur Youtube, vous aurez des milliers de vidéos.

chaque jour, il sort des dizaines de tutos francophones.

je ne parle même pas de ceux en anglais...

des tutos, tantôt bien fait, tantôt imbuvables, mais de toute façon, du débinage.

ca fait des années que je le signale, qu'on en parle sur les forum, et que l'on me dit que ce n'est pas grave, que cela fera avancer la magie.

Et alors Gilbus ? Maintenant que tu as du recul sur plusieurs années et que ces vidéos ont des centaines de milliers de vues sur internet, est-ce que, de ce que tu peux en voir, les magiciens travaillent moins qu'avant ? Est-ce que la magie a disparu ? Est-ce qu'il t'est devenu impossible de faire la moindre levée double ou d'utiliser un faux pouce ?

Et je pose la même question à tous les autres, notamment aux magiciens pros qui sont sur scène tous les jours : est-ce que vous avez arrêté de bosser ? Est-ce qu'il est désormais impossible de provoquer le moindre éclair de bonheur dans les yeux d'un spectateur ? Est-ce que cela empêche Copperfield de remplir les salles immenses plusieurs fois par jour ? Est-ce que cela empêche Derren Brown d'être l'une des plus grandes vedettes de son pays ? Est-ce que cela empêche Patrick Sébastien de faire venir des illusionnistes dans son émission à forte audience ?

Je ne cautionne pas le débinage et je suis contre ces chaînes Youtube. Mais force est de constater qu'elles n'ont pas grande importance... Il n'y a qu'à nous que cela importe...

Au début du siècle dernier on débinait les grandes illusions dans les paquets de cigarette. Ces mêmes grandes illusions que l'on voit toujours présentées aujourd'hui et qui, bien faites, étonnent toujours les spectateurs...

Se battre contre des moulins à vent ne sert pas à grand chose... Surtout quand ces moulins ne tournent pas... :)

Publié le (modifié)

Bonsoir

Juste une question :

Quand c'est Bernard Billis qui ouvre la porte des connaissances magiques à un large public sur Youtube est-ce aussi du débinage ?

[video:youtube]

(Désolé je ne sais pas faire de lien)

Moi je n'ai pas la réponse.

Ou finie la formation gratuite ou gracieuse, ou commence la formation payante (Livres, DVD très accessible) Ou commence le débinage ?

Je pense que le plus important c'est le style de l'effet magique et sa présentation, pour le moment les magiciens ont de l'avenir.

Modifié par Thomas
Publié le

Et alors Gilbus ? Maintenant que tu as du recul sur plusieurs années et que ces vidéos ont des centaines de milliers de vues sur internet, est-ce que, de ce que tu peux en voir, les magiciens travaillent moins qu'avant ? Est-ce que la magie a disparu ? Est-ce qu'il t'est devenu impossible de faire la moindre levée double ou d'utiliser un faux pouce ?

Les magiciens, à force de faire dans l’illusion, s’en font souvent.

Oui, il y a des tours qui sont débiné, et qui ne sont plus synonymes de mystère pour le public, mais de puzzle.

Dans les tours de manipulation, par exemple : le back and front en lui-même est une aberration, de nos jours.

Posez la question à n’importe quel gamin : elle vient d’où la carte ? Ben, elle était cachée derrière la main.

Faire un snap-change dans un tour ? Mais les gamins seront là aussi sur le cout, c’est devenu un truc de cour d’école.

Les GI ? Ben, la fille était cachée dans le double fond.

Cette « connaissance » du public des astuces de magiciens est bien sur loin, souvent, des secrets réels.

Alors oui, pour répondre à ta question, si tu utilises un faux pouce pour faire disparaitre un foulard, ou que tu fais une LD brute sur un temps fort sans misdirection, les gens savent ce que tu fais, pour une bonne partie.

Croire le contraire serait suicidaire.

Il faut donc donner un cocon de misdirection, changer la forme, changer l’objet, bref, innover pour que les gens ne reconnaissent pas tout de suite.

Et cela ne veut pas dire juste repeindre la boite d’une autre couleur.

Au début du siècle dernier on débinait les grandes illusions dans les paquets de cigarette. Ces mêmes grandes illusions que l'on voit toujours présentées aujourd'hui et qui, bien faites, étonnent toujours les spectateurs...

Tu le crois vraiment ????

Par exemple, une illusion formidable :

La lévitation sur sabre, avec empalement !

J’en ai vu une sur un tube néon, qui faisait le même effet que le sabre (ou le pieux) , avec de la lumière en plus..

Une superbe réalisation technique, qui ne change rien :

Une fois que le spectateur s’est dit qu’il y avait un système de corset métallique qui se fixe sur le sabre, transposer cela sur un tube néon ne pose pas de problème au niveau explicatif (même si la mise en œuvre doit être compliquée pour celui qui veut faire l’illusion)

Et pour répondre à la question que certains se posent : Non, je ne débine pas : pose la question a un spectateur pas trop niais, et c’est la réponse qu’il se sera construit de lui-même.

Elle est tellement évidente…

Dire tout haut ce qu’un spectateur moyen peut imaginer lui-même (je n’ai rien contre les spectateurs moyens, certains de mes amis sont des spectateurs très moyens…), ce n’est pas débiner, c’est donner un sens au mot mystère :

Un mystère ne doit pas s’expliquer au bout de 10 secondes de réflexion.

Le coup de la fille qui lévite sur son pieux, même si tu n’as pas les détails mécaniques, n’importe qui l’imagines facilement, non ?

Le débinage, mais aussi l’éducation, le cinéma et ses reportages sur les effets spéciaux, les journaux et les paquets de cigarettes du siècle dernier, tout cela donne une culture, que tu le veuille ou non.

Ne pas en tenir compte, c’est se faire des illusions.

La plupart des illusions que l’on voit sont faite pour un public inculte.

Alors que le public est de plus en plus informé, et surtout de plus en plus blasé par la foule de merveille qui remplissent notre époque, et je ne parle pas d’illusionnisme…

Non, les grandes illusions ne sont pour la plupart pas des choses très mystérieuses, même s’il sort toujours plus de filles de la petite boite…

Je ne dis pas que le public sait tous les détails.

Mais il a une explication tout faite, ce qui est pire.

Tiens, la plus célèbre : la malle des indes…

Il y a 100 ans, on faisait venir des spectateurs sur scène, on leur faisait examiner la males sous toutes les coutures, on leur montrait les attaches, ils enchainaient le magicien, portaient le sac dans la mâle… bref, l’illusion était parfaitement mise en place.

Elle durait bien dix minutes minimum.

J’ai demandé à un magicien (dont je tairais le nom…) pourquoi il faisait sa malle des indes en moins de 2 minutes, sans rien faire examiner, et en tournant très vite la boite, de façon à ce qu’on ne puisse rien constater de « normal », et qu’on puisse imaginer tous les mécanismes que l’on veut.

La réponse, c’est qu’il faut aller vite, de nos jours, pour ne pas lasser un public qui décroche facilement. Du coup, comme le public connais le tour, sait que la malle est truquée, le spectacle se trouve donc dans sa présentation, qui doit avoir du punch, et non dans son effet.

C’est une vision qui donne des résultats visibles à la télé, ou certaines malles des indes se trouvent « stylisées » en moins de 15 secondes, sans laisser aucun doute sur l’aspect truqué de l’objet : ba, pourquoi se donner du mal, les gens savent que c’est truqué, de toute façon…

Ce n’est plus pour moi de la magie, mais de la danse codifiée autour d’une boite.

C’est un autre effet du débinage des GI : on perd la magie, au profit d’un spectacle plein de trucs brillants, sans tellement de mystère.

Il faut arrêter de prendre les gens pour des idiots.

Le public est intelligent, cultivé, informé. Souvent plus que moi, en tout cas.

Oui, les spectacles de magie « classiques » ont toujours des spectateurs contents :

Mais ont il vu du mystère ? Non, il ont vu un spectacle d’illusionnisme, c’est-à-dire une suite de trucs pas trop durs à deviner, et ceux qu’on n’a pas compris, c’est normal, le gars est habile…

La magie est ainsi une convention, tout comme au théâtre, on fait semblant de croire ce qui se passe dans la pièce.

Les spectateurs du magicien font semblant de croire qu’ils ne comprennent pas, et rient entre eux, en sortant, de ce qu’ils ont vus, en commentant les méthodes : Ecoute les spectateurs qui sortent des shows de magie…

Du mystère ? Ben non, de la prestidigitation…

Je ne nie pas que certains spectateurs ressortent en étant éblouis, sans avoir rien compris.

Mais une bande d’étudiant en goguette aura tôt fait de percer l’illusion de beaucoup de choses que j’ai vu en spectacle, en s’aidant au besoin de leur smartphone.

Nous abordons un point important :

L’appréciation qu’a le magicien de son public.

Le public applaudi, et le magicien croit avoir fait son boulot.

NON !

Le public applaudi, car on lui a montré, bien souvent, ce qu’il s’attendait à voir.

Beaucoup de spectateur ont compris, en gros, comment tel ou tel truc marche. Ou se sont fait une idée sur la méthode, ce qui reviens au même, même s’ils ont tort.

Ils sont polis, ils applaudissent.

Ils ne sont pas sidérés, retourné, perturbés, ils sont simplement polis, gentil.

Je ne parle bien sûr pas pour TOUS les spectacles et TOUS les magiciens.

Il y a des gens très très bons, qui vont livrer des effets totalement incompréhensibles, et enveloppé en prime dans une mise en scène et des personnages intéressants.

Il y en a.

Mais pas autant que les magiciens aimeraient le penser…

Sur ce forum, par exemple, qui pense être de la catégorie « magicien au top » ?

Et qui se doute qu’il n’est pas si bon qu’il aimerait l’être ?

Et combien de ceux qui sont en train de se dire, en lisant cela « o, mes spectateurs, eux, ils sont content » ont réellement discutés avec ses spectateurs pour avoir un ressentit sincère sur sa prestation ?

Pas qu’avec ceux qui viennent les voir à la fin, clamant une admiration sans borne, mais aussi avec ceux qui ont quitté la salle d’un pas un peu trop vif, ou en s’étirant, et n’ont pas forcément envie d’aller dire ce qu’ils pensent de la magie, ils sont polis…

Parfois, je suis obligé de discuter relativement longtemps avec un spectateur, pour qu’il m’avoue qu’en fait, oui, il a une idée de la chose : mais, bon, cela ne se dit pas au magicien, bien sûr : on a compris, mais c’est parce qu’on est particulièrement malin… il est sûr que beaucoup dans la salle, eux, n’ont pas compris.

Certes, il en ressort valorisé.

Mais il n’a pas vu de magie.

L’illusionnisme est une chose difficile.

Très difficile.

Qu’il est très facile de mal faire, tout en pensant qu’on y est.

Tiens, les liquides du Bengale :

Un beau tour.

J’en ai parlé à des magiciens, je leur ai montré ma version : je suis très bien ! Enfin, c’est une présentation honnête, on va dire. Et de toute façon, c’est un effet béton, personne ne devine…

J’ai montré la même chose dans des ateliers de conteur, car cet effet est inclus dans une histoire et là, ce n’est pas le même son de cloche :

Les gens de l’atelier discutent franchement, on n’a pas les mêmes conventions qu’entre un public et un artiste, on est tous dans le même bateau.

A peu près 3 personnes sur 10 ont trouvé une amorce d’explication dès la première vision de la chose. Et ils n’étaient pas loin de ma méthode.

Ce ne sont pourtant pas des magiciens, ni des gens extrêmement géniaux en dehors de leur compétence de conteurs : C’est notre public habituel…

Il faut donc se méfier de notre appréciation des tours, et de leur mystère… c’est le public qui compte !

Et le débinage, pour revenir au sujet, n’est bien sûr qu’une partie du problème.

Mais une partie réelle, la culture du spectateur s’enrichi, il faut en tenir compte, et remonter sans cesse le niveau.

Ce qui est bien sûr impossible, sinon, le débinage serait une bénédiction.

On ne peut pas apprendre à faire bien les choses aussi vite que les gens débines les trucs.

Et je pose la même question à tous les autres, notamment aux magiciens pros qui sont sur scène tous les jours : est-ce que vous avez arrêté de bosser ?

Alors les très bon, les très grand, les pros qui sont au top, non, ils n’ont pas de problème.

Si on regarde Coperfield, ses illusions sont parfois débinées, mais il arrive à faire vivre l’instant et oublier ce que l’on sait, et à rendre magique même ce que l’on connaît, car c’est un maître en la matière.

Certains magiciens pro, néanmoins, devraient relire ce que j’ai écrit plus haut, et se reposer la question : est-ce que je donne du mystère à tout mon public ? Ou juste une distraction…et rien qu’une distraction… (Ce qui est déjà bien, je ne le nie pas ! ;) )

Mais il faut penser à tous les autres, Frantz :

Il serait très présomptueux de croire que si on sait faire une levée double, on peut faire la même chose que Coperfield.

Les centaines, les milliers de magiciens de tous poils, qui ne sont pas mauvais, mais n’ont rien de génies, quand même.

Je n’ai jamais dit que le débinage était mauvais pour les grands, directement.

Par contre, pour ceux qui sont moyens, ou même carrément faibles comme moi, le débinage est une catastrophe.

Quand tu commences, tu ne sais pas placer tes manips sur les temps faibles, et faire de détournement là où il faut :

Du coup, oui, le fameux « tu as pris deux cartes », on se le prend dans les dents, même si ça ne bave pas.

Et tout est à l’avenant.

Le débinage est la pire chose pour les débutants, qui ne peuvent du coup pas faire de magie, et en sont réduit à montrer des tours, car ils n’ont pas encore la stature pour arriver à l’étape « je travaille mon personnage, la psychologie, la scénarisation, les courbes d’attentions etc… »

Ils en sont au niveau du tour, qu’ils ont déjà du mal à travailler, et si le tour est assez débiné, ils ne le feront jamais assez bien pour qu’il soit convaincant.

Au début du siècle dernier on débinait les grandes illusions dans les paquets de cigarette. Ces mêmes grandes illusions que l'on voit toujours présentées aujourd'hui et qui, bien faites, étonnent toujours les spectateurs...

Je crois qu’internet à plus d’impact qu’un dessin minuscule sur un emballage de cigarette.

Se battre contre des moulins à vent ne sert pas à grand chose... Surtout quand ces moulins ne tournent pas... :)

Tu peux penser qu’effectivement, le débinage n’a pas d’influence sur ce que croient tes spectateurs.

Après tout, chacun a son propre point de vue.

Par contre, il me semble difficile de croire que le débinage youtube n’a pas un impact, non sur les spectateurs, mais sur les magiciens.

Pas les magiciens d’ici, non, ici, on est des gentils.

Mais sur les magiciens youtube.

Qui sont, je te le signale, bien plus nombreux que nous !

Toute une génération (bientôt 2 générations, si on y pense !) de gens qui font de ma magie devant une caméra, et croient qu’il faut expliquer ensuite, sinon, ce n’est pas correcte.

Ou qui commencent par expliquer, car l’important c’est le truc : il sera toujours temps d’apprendre le tour ensuite, l’important, c’est le truc.

QUI NE SAVENT PAS CE QU’EST UN SECRET.

Littéralement !

Quand on discute avec eux, ils te disent que l’explication du secret, ça reste secret, puisqu’il n’y a que ceux qui ont envie qui regardent leur vidéo : c’est pour cela qu’ils mettent bien « tour x révélé » ou « explication du tour y » dans le titre : ouf, le secret est préservé, personne ne va tomber dessus par hasard…

Voilà au mieux ce qu’ils pensent être un secret.

Bon, je te rassure, la plupart ne se posent même pas la question du secret, ils ignorent carrément le concept : Génération internet = tout est dispo, tout le temps, partout… le secret n’est pas un concept internet, à part pour les numéros de carte bleu…

Ce sont des magiciens.

Il faut bien les appeler comme ça, ils se fournissent aux même boutiques que vous, utilisent les même techniques, et ont souvent plus de clic au compteur que les amateurs ici n’en auront en une vie entière de spectacles vivants…

Ils sont nombreux, actif.

Pas toujours très longtemps, ils passent au bout de quelques années à des choses plus intéressantes, le pen-spinning par exemple, après avoir débiné toute la gamme ténio dans une superbe série de vidéo intitulé « v’la l’truc »…

Mais chaque jour, de nouveaux tutos sortent, et vont s’amasser dans la collection.

Cela façonne notre société.

L’ignorer, ce serait prêter peu de poids au net, hors le net est maintenant une composante majeure du monde intellectuels humain.

Ces milliers de magiciens façonne la façon de penser de la population, que tu le veuille ou non : ils en sont une composante, ont une présence sans cesse croissante…

Et ces magiciens ne connaissent pas le secret, le mystère, la valeur de ce qu’ils débinent.

Alors, peut être que ton public ne va pas être influencé directement par ces débinages.

Ou peut-être que si…

Peut-être que le magicien masqué n’a pas d’influence sur les mystères des GI…

Ou peut-être que si…

Mais je trouve effrayante cette génération de magiciens n’ayant rien à voir avec notre univers basé sur le secret et le bouleversement de la réalité.

Oui, c’est sans doute une question de peur.

Les vieux n’aiment pas le changement, et là, il y a un gros changement.

Les vieux aimeraient enseigner leurs valeurs, leur morale aux jeunes, et là, ils ne savent pas de quoi on parle.

Tu devrais te demander si en fait, les marginaux, ce ne sont pas les magiciens comme ceux de ce forum, qui essaient de garder une tradition, de la faire vivre et évoluer.

Mais ce qui me rassure, c’est que de plus en plus de gens ici, issu de la nouvelle génération sans doute, viens nous dire que le débinage fait progresser la magie… ouf.

Que beaucoup de jeunes artistes que je croise sont d’une habileté telle qu’ils n’ont pas besoin de scénariser, quelques fioritures suffisent à enflammer le public, re-ouf…

On va enfin débarrasser la magie des secrets et du mystère, pour en faire une distraction honnête et au gout du jour.

Voilà voilà….

Gilbus.

Quand le magicien montre la lune avec son doigt, le public regarde le doigt...

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    • Pour ceux qui hésitaient encore ou qui veulent avoir un aperçu de l'ambiance et du programme, @Julien LOSA vous a tourné une petite vidéo aux petits oignons. 🍿 Il y détaille de vive voix ce qu'il vous a préparé pour le samedi 26 septembre : les routines, les réflexions, et surtout l'esprit 100 % terrain de cette rencontre chez moi. 👇 Installez-vous confortablement et lancez la vidéo ci-dessous ! Alors, quel effet du programme vous donne le plus envie de venir décortiquer tout ça avec nous ? ⚠️ Pour rappel, le nombre de places chez moi à Paris est très limité pour garder ce format intimiste et pouvoir échanger facilement. Ne tardez pas trop à réserver la vôtre ! 👉 Réserver ma place pour la conférence
    • Disons… poussière d’étoiles à 40 % :   
    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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