Aller au contenu

Recommended Posts

Publié le

Je profite de ce sujet pour vous demander votre opinion sur un sujet qui revient souvent, en tout cas dans mon entourage.

Ce sujet c'est celui de l'usage de l'animal dans la recherche scientifique. J'aimerais savoir si vous êtes pour ou contre et dans quelle limite.

Je précise que le but n'est pas de déclarer une guerre ouverte entre les opinions mais bien d'échanger entre personne ouverte d'esprit.

 

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le

Je suis pour, effectivement c'est très cruel, mais on ne peut absolument pas faire certaines recherches sans.

Je donnes un exemple personnel:

j'ai construit des machines pour étudier les neurones "in Vivo" pour des facultés Française et Canadienne.

En France c'était avec des pigeons, au Canada avec des singes.

Le principe c'était de comprendre le fonctionnement d'un groupe de neurones, et pour connaitre exactement comment cela fonctionne.

On utilise la gravité, et le groupe de neurones d'équilibre, car c'est un moyen de connaître exactement les informations que l'on envoie au groupe de neurones et de connaître le résultat en sortie du groupe de neurones.

 C'est la que l'animal devient indispensable, pour les infos d'entrées il suffit de positionner l'animal dans  l'espace, ou de le faire tourner etc .. ,

Mais pour les infos en sortie traité par le groupe de neurones, il y plusieurs méthodes,

- pour l'homme on peut voir une partie des résultats avec les yeux

- pigeons on voit les résultats avec la position de la tête

- singes c'est beaucoup plus complet car ils ont des électrodes dans le cerveau.

On a pas trouvé de volontaires humain pour se faire implanter des électrodes dans le cerveau.

C'est de la recherche fondamentale, mais il y a aussi des retombées médicales.

Notamment sur les problèmes d'équilibre.

Publié le

@claudemage Me destinant à la biologie médicale, je ne peux être que du même avis que toi.

Ce n'est jamais un plaisir de travailler sur les animaux mais c'est très souvent obligatoire, que ce soit dans le processus de mise au point ou de validation d'une expérience.

Néanmoins cette situation est souvent incomprise et j'aimerais connaitre les opinions d'un large panel de personnes (pour ou contre)

Publié le

Je suis favorable à l'expérimentation animale. Du moins, je n'y suis pas totalement opposé, à condition qu'elle soit utile je ne suis pas chaud pour faire souffrir les animaux en espérant qu'il pourrait un jour y avoir des retombées.

Bien sûr, je comprends l'intérêt de la recherche fondamentale, mais je pense qu'elle doit s'imposer des limites déontologiques : peut-être que ça vaut le coup de faire souffrir un rat si ça permet de sauver des vies (vies de rats ou d'humains), mais il faut se poser la question. D'ailleurs, peut-être aussi que ça vaut le coup de faire souffrir un être humain si ça permet de sauver des vies... vaste débat !

D'ailleurs, l'expérimentation humaine, qui est souvent le dernier stade, est pratiquée sur des volontaires, non ?

Je conçois que l'expérimentation animale ait de nombreux avantages, notamment en raison des cycles beaucoup plus courts (voir les expériences génétiques sur les drosophiles), mais s'il s'agit uniquement de pouvoir leur faire subir des tortures qu'on n'infligerait pas à un homme, non.

Je pense que l'expérimentation sur les animaux est nécessaire, mais qu'elle devrait être aussi encadrée que l'expérimentation sur les humains.

Comme disait la grande philosophe Stéphanie de Monaco, "les animaux sont des êtres humains comme les autres" :D

L'important, c'est que ça valide !

Publié le (modifié)

Il faut aussi savoir que l'expérimentation animale n'est pas réalisée dans le but de torturer des animaux "pour voir ce que ça fait", ou parce qu'on n'a pas trouvé d'humain qui voulait se sacrifier.

La majorité des expériences, qui sont réalisées sur des souris, est faite dans un seul but : trouver la dose à laquelle un produit sera létale pour 50% de la population exposée. Et il se trouve qu'on peut aisément extrapoler à partir des résultats obtenus sur les souris, vers la population humaine. Ça permet de valider ensuite des expérimentations humaines, qui essaieront de déterminer la fréquence d'effets indésirables de la molécule étudiée, sans prendre le risque de zigouiller une proportion non négligeable des participants. Donc en gros on prend des échantillons de souris, on leur administre une dose précise (différente pour chaque échantillon) de la molécule étudiée, et ensuite on regarde la dose qui a été létale pour 50% de l'échantillon. C'est une des premières étapes pour la fabrication d'un médicament, savoir à quelle dose il tue. 

Les autres expérimentations, notamment sur les singes, les chiens, sont extrêmement minoritaires, et le but n'est absolument pas de torturer ou de tuer les modèles, car ils sont en général très chers. 

Il y a 1 heure, Alx a dit :

Je pense que l'expérimentation sur les animaux est nécessaire, mais qu'elle devrait être aussi encadrée que l'expérimentation sur les humains.

Comme disait la grande philosophe Stéphanie de Monaco, "les animaux sont des êtres humains comme les autres" 

Et là tu mets le doigt sur quelque chose de très important : il faut que l'expérimentation animale soit encadrée, mais doit elle l'être de la même façon que sur les humains ? On part du principe que les souris sont faciles à obtenir et coûtent moins chers (et sont aussi considérées comme des nuisibles) en plus d'être d'excellents modèles pour l'extrapolation humaine...mais si on applique ce raisonnement à l'expérimentation humaine, on peut chercher parmis la population des êtres inférieurs, nuisibles, pas chers... là vous pensez peut être à l'expérimentation sur les prisonniers ! 

Mais avant d'en arriver là, une brèche a été ouverte en 2015, quand l'autorisation de l'expérimentation sur embryons humains a été votée, en partie pour éviter la grogne provoquée par l'expérimentation animale (mais surtout parce que c'est pas cher !). 

Donc : l'être humain n'est plus forcément un être humain comme les autres.

Modifié par Zacharie SIMMONS
Publié le

Sur le caractère nuisible des souris, je suis réservé : ce serait vrai si les chercheurs utilisaient les souris capturées dans les greniers. Je ne crois pas que ce soit le cas ;)

Du coup, l’extrapolation sur les humains nuisibles me semble un peu tirée par les cheveux, même si elle a hélas été pratiquée naguère par les Mengele et consorts (note bien que je ne mérite pas un point Godwin : je mentionne un nazi, mais je ne le compare à personne :D)

Pour le reste, je suis plutôt d’accord avec toi : tester un médicament pour en connaître la dose létale, ce n’est pas de la recherche fondamentale (ou gratuite) : c’est nécessaire (enfin, tout dépend du médicament...)

Je ne savais pas qu’on pouvait expérimenter sur des embryons humains O.o, j’ose espérer que c’est encadré (et pas seulement par des médecins !)

L'important, c'est que ça valide !

Publié le

Bien sûr, je voulais dire que les souris se coltinent une réputation de nuisible (comme les drosophiles), ce qui fait que l'opinion publique est en général plus dérangée par les histoires d'expériences sur des lapins et des chiens que sur des rats ou des mouches :)

Bien sûr, la véritable raison du choix, c'est l'argument économique, et la compatibilité du modèle. 

Mais si l'on ne s'intéresse qu'à l'argument économique et la compatibilité du modèle, et qu'on y ajoute la notion du "humains ou animaux, quelle différence ?", la porte est ouverte.

Maintenant je m'interroge. S'il faut diminuer les expérimentations sur les animaux, parce que décidément les animaux c'est comme les humains, et qu'on a le droit de faire des expériences sur des êtres humains au stade embryonnaire, parce que ça ne coûte pas cher et que personne n'en veut (et que tout le monde s'en fout), pourquoi on ne pourrait pas faire des expériences sur des prisonniers, que cette idée nous paraît intolérable ?

Peut être que la véritable question se trouve ailleurs.

 

Publié le (modifié)
il y a une heure, Alx a dit :

Je ne savais pas qu’on pouvait expérimenter sur des embryons humains O.o, j’ose espérer que c’est encadré (et pas seulement par des médecins !)

Moi je préfèrerais que ça ne soit encadré par personne. Tu fais confiance à qui, comme être humain, pour décider des limites, des bornes, des conditions concernant  l'expérimentation sur un autre être humain ? Moi, je suis du style à craindre pour ma peau, et je ne confierais cette mission à personne... d'ailleurs, je ne suis même pas sûr de pouvoir compter sur moi, vu le nombre de fois où je me fais du tord en ne faisant pas ce que je voudrais et en faisant ce que je ne veux pas, je ne me confierais même pas cette responsabilité envers ma propre personne ! 

Modifié par Zacharie SIMMONS
Publié le
Le 20/11/2018 à 14:13, Valentin L. a dit :

Bien que je sois tout a fait d'accord avec cette citation, je ne vois pas le rapport avec l'influence du scepticisme d'un scientifique sur la validité de ses résultats in fine


Pas de rapport, mais il faut dire que ça ne répondait pas à une question (je n'en ai pas vue) :)

Pour ce qui est de l'influence de l'approche sceptique ou pas, il y en a forcément une : les scientifiques comme tout le monde, ne sont pas toujours objectifs.
Si un scientifique a un avis avant d'entamer une expérience, et que ses résultats démentent cet avis, on peut légitimement penser qu'il a été objectif et n'a pas bidonné ses résultats.

 

Le 21/11/2018 à 20:17, Valentin L. a dit :

Je profite de ce sujet pour vous demander votre opinion sur un sujet qui revient souvent, en tout cas dans mon entourage.

Ce sujet c'est celui de l'usage de l'animal dans la recherche scientifique. J'aimerais savoir si vous êtes pour ou contre et dans quelle limite.

 

Je comprends qu'on puisse poser la question et que certains veuillent y répondre par un "pour" ou un "contre", mais il me semble que la question posée ainsi est beaucoup trop tranchée...

La seule réponse qui me semble logique et acceptable est de dire qu'il faut être contre l'expérimentation animale lorsqu'on pourrait s'en passer, et qu'il faut être pour si c'est vraiment utile et si ça peut sauver des vies (un plus grand nombre de vies sauvées que de vies sacrifiées j'entends) ou soulager des souffrances (plus de souffrances soulagées que de souffrances infligées bien sûr) !

Il y a des tas de cas où l'expérimentation animale est utilisée alors qu'on pourrait s'en passer, en la remplaçant par une modélisation informatique, ou en testant sur des humains volontaires (encore que la question se pose aussi !!) (mais est-il bien utile par exemple de maltraiter des animaux pour tester des cosmétiques par exemple)

Ce genre de problème doit être pris en compte par des comités d'éthique comme  :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Comité_consultatif_national_d'éthique

https://www.inserm.fr/professionnels-recherche/recherche-pre-clinique/comites-ethique-en-experimentation-animale

https://www.recherche-animale.org/decouvrir-la-recherche-animale/lethique-de-la-recherche/les-comites-dethique

 

Le 24/11/2018 à 09:28, Zacharie SIMMONS a dit :

On part du principe que les souris sont faciles à obtenir et coûtent moins chers

 

Un critère bien malheureux en l'occurrence...

 

Le 24/11/2018 à 09:28, Zacharie SIMMONS a dit :

(et sont aussi considérées comme des nuisibles) en plus d'être d'excellents modèles pour l'extrapolation humaine...mais si on applique ce raisonnement à l'expérimentation humaine, on peut chercher parmis la population des êtres inférieurs, nuisibles, pas chers... là vous pensez peut être à l'expérimentation sur les prisonniers ! 

 

Là j'aurais plutôt pensé à l'expérimentation sur des hommes politiques, des banquiers, des industriels...

Mais il est vrai que des humains, prisonniers, militaires ou simples patients hospitaliers ont souvent servi de cobayes involontaires, y compris au service de la France !

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/experiences-sur-les-humains-122667

https://www.sortirdunucleaire.org/Essai-nucleaire-a-Reggane-150-prisonniers

http://atomicsarchives.chez.com/cobaye_humains.html

http://www.leparisien.fr/une/quand-les-appeles-du-contingent-servaient-de-cobayes-16-02-2010-817293.php

 

Le 24/11/2018 à 10:35, Alx a dit :

Je ne savais pas qu’on pouvait expérimenter sur des embryons humains O.o, j’ose espérer que c’est encadré (et pas seulement par des médecins !)

 

Oui, s'ils ne font plus l'objet d'un projet parental, et avec le consentement du couple dont les embryons sont issus.
https://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/la-recherche-sur-l-embryon-autorisee-en-france-17-07-2013-1705667_57.php

et si bien sûr la recherche est pertinente !!! (c'est le point sensible !)

 

Le 24/11/2018 à 11:43, Zacharie SIMMONS a dit :

Maintenant je m'interroge. S'il faut diminuer les expérimentations sur les animaux, parce que décidément les animaux c'est comme les humains, et qu'on a le droit de faire des expériences sur des êtres humains au stade embryonnaire, parce que ça ne coûte pas cher et que personne n'en veut (et que tout le monde s'en fout), pourquoi on ne pourrait pas faire des expériences sur des prisonniers, que cette idée nous paraît intolérable ?

 

Je ne pense pas que tout le monde se fout des expérimentations sur des embryons, ça a fait un tollé, c'est très sensible.

Quant à des expériences sur des prisonniers, c'est évidemment intolérable, on ne peut pas comparer des prisonniers avec des embryons (!?!)... Les prisonniers sont des êtres humains comme les autres, tu pourrais en être un demain si tu te trouves au mauvais endroit, au mauvais moment, ou si tu as des opinions ou des actes qui déplaisent au pouvoir en place...

Publié le
Le 24/11/2018 à 10:35, Alx a dit :

ce serait vrai si les chercheurs utilisaient les souris capturées dans les greniers. Je ne crois pas que ce soit le cas ;)

Je confirme que c'est rarement le cas. Quand on fait des recherchessur une pathologie précise (exemple: l'obésité), on cherche des modèles qui sont compatible avec notre recherche (souris ob/ob dans notre exemple). Si on devait attendre de trouver les bon modèles dans la nature, ben on avancerait pas. D'ailleurs les animaux de labos sont souvent issus de lignées, elles même conservées dans un labo.

Le 24/11/2018 à 11:48, Zacharie SIMMONS a dit :

Je ne savais pas qu’on pouvait expérimenter sur des embryons humains O.o

Si et justement on le fait de plus en plus. Simplement parce que ce n'est pas chère et parce que comme ils ne sont pas encore considérés comme humains(légalement et médicalement) , ben il y a pleins de contraintes éthiques qui tombent

Rejoins la conversation !

Tu peux publier maintenant et t'enregistrer plus tard. Si tu as un compte, connecte-toi maintenant pour publier avec ton identité.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Restaurer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Votre lien a été automatiquement intégré.   Afficher plutôt comme un lien

×   Votre contenu précédemment saisis, a été restauré..   Effacer le contenu

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

  • Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
  • Messages

    • Je n'ai vu aucun autre artiste que lui faire un numéro complet (avec supports variés) de régurgitation. Par contre, j'ai vu, en vrai et en vidéo, quelques régurgitateurs d'eau. Côté magiciens, j'ai déjà vu Kieron JOHNSON avaler une petite pièce de monnaie et la faire ressortir par son nez (je pense sans trucage). David Blaine a aussi présenté quelques régurgitations. Pour Steve Starr, je l'ai découvert au travers de ses deux passages au cabaret de Patrick Sebastien au début des années 2000 et j'ai vu son show complet (20min environ) lors du congrès FFAP de 2007 à Angers. En dehors de la performance (sans réel* trucage selon moi), c'est un personnage très drôle. *la boule de billard est en fait une boule de caoutchouc mais ça n'enlève en rien le fait que ce soit un objet assez gros pour représenter un véritable défi. Dans le même genre, je l'ai vu avaler une ampoule de taille similaire à cette boule. Il empruntait aussi une bague et l'enfilait sur un cadenas après en avoir avalé la clé. Les objets étaient réels, réellement avalés et régurgités mais bien sûr, il n'avait pas besoin d'insérer la clé dans le cadenas pour l'ouvrir. Il utilisait quelques techniques de magicien. Ce qui m'a toujours le plus bluffé est le gaz avalé car, par définition, un gaz occupe tout le volume qu'on lui donne et dans un espace ouvert, j'ai beaucoup de mal à comprendre comment il peut enfermer ce gaz, même si ce dernier est sans doute bien choisi (plus dense que l'air pour rester le plus bas possible et ne ressortir que lorsqu'il souhaite l'expulser). Après il y avait le poisson rouge qu'il ne présente plus car j'imagine qu'aujourd'hui certaine associations lui tomberaient dessus à juste titre mais qui était très marquant : il avalait une boîte pellicule photo puis son couvercle puis un poisson rouge (vivant bien sûr) et ressortait la boîte fermée avec le poisson dedans. Il pouvait aussi juste avaler le poisson et le ressortir tête ou queue en avant selon le choix des spectateurs. Pour le sucre qui ressort sec, c'est aussi très très fort. En plus il prenait la peine de faire goûter la poudre dans son verre et même après l'avoir régurgité (certains osaient vérifier) et c'était bien du sucre ! Bref, c'est une star unique.
    • Consulte ce qu'a publié Max Maven ou Christian Chelman sur l'équivoque (même si il ne s'agit que d'une seule routine à 3-4-5 objets). Cela ne se décrit pas en quelques lignes. Le choix des mots est important bien sûr. Pour ne pas que les spectateurs sentent que peu importe leurs réponses, tu fais à ta guise, il faut être très clair dès le départ : c'est un jeu d'élimination basé sur des choix, les siens et non le choix d'un livre. Ensuite il est important voire indispensable de permettre aux spectateurs de revenir sur leur choix à des moments précis. Ils doivent se sentir libres dans leur choix et sentir que ces derniers sont vraiment pris en compte.
    • Tout n'est pas bon dans les anciens bouquins. Aujourd'hui, je ne dirais même pas qu'il il y a plus de bonnes choses dans les anciens livres que dans les plus récents. A toutes les époques, il y a eu de bonnes et de mauvaises choses. Je dirais que sur la forme, les livres récents sont globalement plus pédagogiques car souvent plus détaillés et mieux illustrés que les livres anciens (avant 1970 on va dire). Ceci est bien sûr lié à l'évolution des techniques d'impression, la demande qui a augmenté et permis des tirages un peu plus importants pour abaisser certains coûts (demande qui a augmenté à cause du fait que nous ayons la chance de pouvoir consacrer plus de temps et d'argent pour notre passion que nos aïeux globalement ; je parle pour ma génération en tout cas, celle des 35-45ans). Sur le nombre, c'est là que nous avons la plus grande différence évidemment. Les publications sont bien plus nombreuses aujourd'hui qu'il y a 50 ans par exemple. L'avantage est un choix très varié de contenus. L'inconvénient c'est que l'on va retrouver plus facilement des contenus très semblables dans pas mal d'ouvrages. Par rapport au contenu : oui, il y a des pépites dans les livres anciens mais il y en a aussi dans les livres récents. On retrouve même d'anciennes pépites tombées dans l'oubli dans les livres récents avec parfois des ajouts de l'auteur que l'on percevra comme des améliorations ou pas (selon nos goûts, notre culture magique). Certains disent "rien de nouveau sous le Soleil" et il est vrai que certains auteurs n'apportent pas grand chose à des routines, concepts ou autres déjà existants mais d'un autre côté, il ne faut pas dire "Rien de nouveau sous le Soleil" dès que quelque chose d'ancien est de nouveau publié car l'auteur permet au moins de faire connaître des choses à certaines personnes (après si il ne cite pas sa source, c'est un autre débat). Il vaut mieux raisonner en mode "On arrête toujours de penser trop tôt", quitte à se tromper et ne pas faire mieux voire moins bien que l'original. En tout cas c'est mon point de vue. Dans les livres et vidéos récentes, ce qui est intéressant est de voir la combinaison de certaines techniques, de certains gimmicks, concepts, de certains thèmes, etc...parfois connus depuis des lustres. Vincent HEDAN est par exemple un maître dans le genre. Il a une très bonne culture de ce qui existe déjà et a une vue d'ensemble dans son domaine (le mentalisme) qui lui permet de faire des combinaisons que d'autres n'avaient pas penser parce qu'ils n'avaient pas cette culture, cette vue d'ensemble. Jean MERLIN disait que la créativité en magie était comme la cuisine : on invente pas forcément les ingrédients, on essaie de marier des choses, de modifier la recette à notre convenance. On trouve souvent les meilleurs combinaisons dans les ouvrages et vidéos pour débutants. Prenons l'exemple de l'ABC de la magie des cartes de Philippe MOLINA. Ce dvd a été réalisé à la lueur de ce qui a déjà été publié dans le même genre. Pour chaque grand classique de la magie des cartes, Philippe a essayé de combiner ce qui se faisait de mieux selon lui, pas seulement techniquement mais aussi et surtout au niveau des accroches (contextes), des lines ou subtilités qui permettent de justifier telle ou telle chose. Ces détails ne sont pas tous de lui. Ce sont pour la plupart des choses qu'il a relevées en voyant d'autres magiciens, en lisant et qu'il a dans un premier temps utilisés pour lui mais il est l'auteur de ces combinaisons. Il a cette vue d'ensemble lié à une bonne culture magique qui lui permet de proposer une vidéo de grande qualité. Je pourrai citer Jean-Pierre Vallarino pour l'usage des cartes spéciales avec son coffret qui pour moi est un must en terme de pédagogie, de sélection de routines avec/sans cartes spéciales, avec ou sans techniques de manipulations. Cela permet vraiment de tester ce qu'on peut faire avec des cartes spéciales d'une part et ce qu'on peut faire avec des techniques d'autres part et enfin le potentiel de certaines combinaison des deux. On voit que l'emploi des deux n'est pas forcément nécessaire pour avoir un meilleur impact, que l'on peut obtenir des choses très fortes avec ou sans gimmick, avec ou sans technique, tout dépend de l'usage que l'on en fait, la raison pour laquelle on fait tel ou tel choix, telle ou telle combinaison. Pour revenir aux livres, un autre très bon exemple est John GASTAFERRO. Ses livres reprennent des classiques avec le fameux "degré de plus", qui consiste dans chaque cas (routine) en l'apport d'un ou deux détails qui modifie de manière notable l'impact selon lui (après, chacun est seul juge à la lecture et au test en publique de l'amélioration ou non qu'apporte ces apports; j'ai personnellement trouvé qu'il apportait globalement un vrai plus à chaque routine même celles que je n'ai pas aimées). Là aussi c'est une histoire de combinaisons liée à une bonne culture et pas seulement en magie. Et pour faire le lien livres/vidéos, quel meilleur exemple que les Tarbell revisités par Dan HARLAN ? Ce n'est pas tellement le changement de support livre/vidéo qui est important mais le fait que Dan HARLAN apporte son grain de sel à des routines qui lui ont plu dans ces livres ou qu'il s'impose des défis. Son but était de montrer une façon de lire les Tarbell, sa façon de les lire avec sa culture magique et son imagination. Il a donc tout-à-fait sa place dans ce post qui traite de "Comment lire un livre de magie ?" même si son oeuvre est une série de vidéos. Pour résumer cette deuxième intervention de ma part, je dirais qu'il ne faut pas s'enfermer dans "il y a des meilleurs choses dans les vieux bouquins", "Rien de nouveau sous le Soleil". Il y a de bonnes choses de tout temps. C'est juste qu'aujourd'hui elles sont noyées dans un grand nombre de publications. Ce qui compte est de chercher à pousser le schmilblick plus loin, quitte à faire moins bien parfois (chacun juge de cela à la lecture). Pour ouvrir le sujet, on peut se poser la question de "quand faut-il publier ?" Pour éviter un trop grand nombre de redites, de "Rien de nouveau sous le Soleil" qui traduisent souvent des déceptions à la lecture de certains ouvrages, il faut avoir de la retenue avant de publier. Le raisonnement "On arrête toujours de penser trop tôt" est à appliquer à soi, dans la façon de lire, d'imaginer une routine en la lisant. C'est une invitation à être créatif, cela ne veut pas dire "trouver de nouvelles idées pour les publier" mais avant tout pour les présenter, pour leur donner une réalité, pour rendre votre magie originale ou simplement développer votre magie. On pourrait dire que "arrêter de penser trop tôt" revient à mettre un peu de soi dans ce que l'on lit, comme Dan HARLAN l'a fait en lisant les Tarbell et montrant sa façon d'interpréter les choses. Lui a publié montrer cela mais ce n'est pas une finalité forcée. Sinon, une autre question intéressante liée à ce post serait : comment choisissez-vous ou avez-vous choisi les ouvrages que vous avez achetés/lus ? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes dit "je vais trouver mon bonheur dans celui-là ? Est-ce qu'avec "l'expérience des achats", vous avez des points de repère qui font que vous arrivez à mieux choisir (à avoir moins de déceptions) ? Pour ma part, les avis de "grands noms de la magie"  m'importent. Le descriptif est souvent vaseux donc j'essaie toujours de voir, lorsque c'est possible, le sommaire. Ensuite, si je ne connais pas l'auteur, je vais voir un peu ce qu'il présente en ligne. Si ce sont de beaux trailers sans rien de concret avec des "The best..." et des annonces commerciales, je fuis. Quand l'emballage est magnifique et qu'on en voit peu le contenu, c'est qu'il y a un loup. Je me moque de l'emballage même si c'est agréable lorsque c'est bien présenté, ce n'est pas l'essentiel. Il en est de mêmes pour le matériel que j'achète, les conférencier ou spectacles que je vais voir. Pour les conférences, celui qui ne détaille pas un peu le contenu et pour qui on a que des "il va vous apprendre à améliorer votre magie", "à améliorer l'impact de vos routines", etc...je n'y vais pas. Après, comme je l'ai dit plus haut, je n'achète presque plus de livres (je suis satisfait de ce que j'ai déjà et il y en a pour plusieurs vies si je veux exploiter le contenu de tout) ni de trop de matériel en boutique de magie. J'achète encore des notes de conférence ou un gimmick deux trois fois dans l'année, parfois pour avoir une trace d'un seule chose qui m'a plu. Il m'est arrivé de prendre des notes mais quand une chose me plaît, j'aime bien récompenser son auteur. Après une conférence, je sais aussi que mon argent ira directement et intégralement à lui. Je vais voir plus de spectacles (et pas que de magie). Ce sont souvent de bien meilleures leçons mais comme les vidéos, attention au mimétisme. J'y vais non pas pour avoir de nouvelles idées car j'aime les trouver seul (il y a le plaisir de les trouver seul) mais avant tout pour me divertir, sortir avec ma compagne, ma famille, mes amis. Une fois rentré seulement, je me remémore ce que j'ai vu/vécu et ce qui m'a marqué. Je constate ce qui a marqué le plus ceux qui m'ont accompagné (surtout si ils sont profanes) sans forcément poser de questions. Si ça les a marqué ils en discutent et/ou il me posent des questions parce qu'ils savent que je fais de la magie. Leurs questions sont souvent du type "Comment il a fait ceci ou cela ?" mais au travers de ces questions, ils me disent ce qui les a le plus marqué, ce qui les intrigue le plus. Après il y a souvent des commentaires du type "ça c'était beau" ou "ça j'ai moins aimé", "il ou elle est comme ci ou comme ça".  Je sais que ça peut m'influencer dans certains choix. Le spectacle et ces retours a nourri mes souvenirs, mon imaginaire sans que je m'en rende compte et des choses en ressortiront en temps voulu. Je ne cherche pas à reprendre quelque chose que j'ai vu ou entendu directement. Cela n'est pas parce que cela nous plaît que cela nous conviendra d'une part et qu'on a le droit de le reprendre d'autre part. Je laisse donc ma mémoire influencer mon imagination plus tard. Mon cerveau ne gardera que l'essentiel avec le temps. Bon après, je ne vais pas vous cacher le fait que j'ai une très bonne mémoire visuelle et que bien souvent je me souviens presque intégralement d'un spectacle lorsque ce dernier m'a marqué.  
  • Statistiques des membres

    • Total des membres
      8495
    • Maximum en ligne
      4524

    Membre le plus récent
    Fabian VAND3RL!NDEN
    Inscription
  • Statistiques des forums

    • Total des sujets
      85.1k
    • Total des messages
      683.1k

×
×
  • Créer...