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Bon, ceci dit ce n'est pas l'excentricité qui semble jouer le plus grand rôle dans l'énergie solaire reçue. Les variations aux différentes excentricités sont relativement faibles.

Ce qui va compter énormément, c'est l'inclinaison : si les hémisphères sont très inclinés vers le soleil, les différences de T° entre les saisons seront très grandes.

Et aussi le mois de l'année où nous sommes proches du soleil : si la terre est proche du soleil pendant les mois d'été càd quand les jours sont longs (c'est le cas de l'H Sud actuellement), l'hémisphère en question se réchauffe énormément.

Pour en revenir au CO2, j'ai bien aimé un message pris sur le web :

"Le CO2 dans l'atmosphère : une masse de 20 000 GT, dont le surplus anthropique est censée créer un réchauffement catastrophique.

Pourtant, on peut douter qu’un ajout de 20GT par an à une telle masse, qui n’est qu’une fraction de la masse de l’atmosphère, elle même à peine 1% de la masse des océans, puisse réchauffer plus rapidement et fortement l’atmosphère que les mécanismes de transfert existant déjà depuis les océans… Or il me semble que c’est bien les océans qui stockent l’essentiel de la chaleur en surface de la Terre".

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Il faut donc éliminer le méchant CO2 produit par les industries humaines sous peine que la T° mondiale ne s'élève de 2°C en 2100 !

Bon, alors que tout le monde tremble face à cette terrible nouvelle, paradoxalement, dans le même temps, les gens voit l'arrivée de l'été et sa hausse des T° avec le sourire, et les présentateurs météo font la tête quand ils doivent nous annoncer que "malheureusement, demain, les T° vont chuter à 25°C"

Bref passons, en tout cas, le catastrophisme climatique, on l'entend chaque jour sur les ondes, on nous parle de réduire le CO2... mais on ne nous parle jamais de pognon, car derrière tout ça, il y a une histoire de sous.

En effet, pour aider les pays en développement dans leurs actions de lutte contre le changement climatique, le principe d’un « Fonds vert pour le climat » doté de 100 milliards de dollars par an a été décidé lors du sommet de Durban en 2011 (COP17).

Il faut donc que les pays riches payent chaque année, et donnent notamment du pognon à la Chine (on comprend donc pourquoi la chine ne veut pas quitter les accords de la COP mais que les US, pays qui doit payer, quitte les accords).

Où en sommes-nous sur les sommes versées ?

D'après le Climate Funds Update de 2016, le Fonds Vert pour le Climat (GFC), dernier fonds en date à faire son entrée dans l’architecture multilatérale du financement climatique est totalement opérationnel depuis 2015. Le processus initial de mobilisation des ressources qui commencé en juin 2014.

A l’heure actuelle, le Fonds vert n’est capitalisé qu’à hauteur de 10 milliards de dollars annuels pour la période 2015-2018 (la contribution de la France est d'un milliard de dollars d’ici à 2018).

Les dépenses du fond :

"Depuis sa création, il a autorisé 1,170 milliards US$ pour 27 projets. Une réunion du Comité d’administration finale est prévue pour décembre 2016, où le Fonds espère faire de nouveaux progrès vers son objectif d’approbation de 2,5 milliards US$ à la fin de cette année".

Le Fonds vert est une institution juridiquement indépendante hébergée par la Corée du Sud, dotée de son propre secrétariat et administrée fiduciairement par la Banque Mondiale de manière temporaire. Il rend compte à, et fonctionne sous, la direction de la COP (CCNUCC). 

A quoi a servi la COP 21 ?

Et bien, a repousser à 2020 l'engagement des 100 milliards de dollars par an - jamais atteints - depuis l'accord de 2011 ! En effet l’accord de Paris à proprement dit porte sur la période après 2020 et il est précédé de « décisions ». C’est au sein de ces décisions qu’est abordée la question très sensible des financements : les 100 milliards de dollars par an de financements des pays développés aux pays du Sud doivent constituer « un plancher » à partir de 2020. Une révision à la hausse de ces financements est envisagée à l'horizon 2025.

Actuellement avec 10 milliards de dollars /an, nous sommes bien loin du fameux plancher de 100 milliards/an prévus à partir de 2020. Ceci dit tant mieux pour notre pognon !

 

 

 

 

 

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Ah, j'oubliais : derrière les grands discours des supers sauveurs du monde Hollande et Macron, « L’inaction serait désastreuse pour le monde, désespérante pour les générations futures et dangereuse pour la paix », « Soyons capables de réenchanter le monde, de donner à la jeunesse du monde l'espoir qu'elle vivra mieux que nous »,"Il n’y a pas de plan B parce qu’il n’y a pas de planète B », derrière cette grande mascarade médiatique, la France va contribuer au fond vert en payant péniblement en 7 ans (de 2011 à 2018), 1 milliard de dollars (soit 143 millions de $ /an).

Pour comparaison on avait donné la moitié à Bernard Tapie (environ 400 millions d'euros) ! Si le sujet du climat est vraiment une des priorités de notre gouvernement dans les déclarations, au niveau des faits, il en est tout autre :

"La France sur cette question fait figure de mauvais élève comparée à ses alliés européens : la part de dons dans les financements climat français ne s’élève actuellement qu’à 2%, très loin derrière le montant alloué par le Royaume-Unis (94%), l’Allemagne (45%) ou encore l’Espagne (12%) "

Bref, comme toujours, nos politiques sont surtout des grandes gueules !

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Le 02/06/2017 à 15:30, Melvin a dit :

Bon, ça m'a pris un peu de temps, mais j'ai fait les calculs. Ils sont inédits, je ne les ai trouvé nulle part lors de ma recherche sur le web. J'ai un peu galéré pour trouver les formules nécessaires à ce que je voulais voir et je suis moi-même surpris du résultat.

J'ai donc calculé l'énergie solaire reçue par la terre aux excentricités minimale, maximale et actuelle, et ce, quand la Terre est en périhélie (proche du Soleil), en Aphélie (loin du Soleil) et en position correspondantes aux équinoxes (càd au demi petit axe de l'ellipse).

Tout est indiqué dans le pdf joint (voir en bas du message) : sur la première page, il y a les formules théoriques et sur la deuxième page, l'application numérique.

Le résultat final est le dernier tableau que voici (voir ci-dessous).

Et bien étonnamment, c'est bien avec l'excentricité actuelle de 0.01671 (et non avec l'excentricité minimale ou maximale), que la Terre reçoit le plus d'énergie du Soleil. Evidemment, cela est valable si on garde dans les 3 cas la même inclinaison de la Terre et la même précession (mois de l'année en périhélie et en aphélie) qu'actuellement. Je ne m'attendais quand même pas à un tel résultat !

Il existe évidemment des cas différents où lorsque l'inclinaison ou la précession sont modifiées, on obtiendrait des constantes solaires bien plus grandes ou bien plus faibles.

Tableau vm.jpg

Excentricité.pdf

 

Très intéressant ! Bravo pour ces calculs. Et je m'étonne qu'on ne les trouve pas ailleurs ?!

Et houlala, je vois déjà applaudir les personnes prêtes à croire que tout va très bien, Madame la Marquise, qu'on peut continuer à polluer comme avant, que le GIEC nous ment etc...

Du coup, pour comprendre ce raisonnement, j'ai refait tes calculs.

Désolé Melvin, tes calculs de distance, et donc de quantité d'énergie reçue, sont faux pour le demi petit axe de l'ellipse.

Pour e=0.065 je trouve 149.28 MkM donc C=1390.02 W/m2
(au lieu de 148.97 et 1395.89)

et surtout
Pour e=0.01671 je trouve 149.57 MkM donc C=1384.63 W/m2
(au lieu de 145.42 et 1464.77)

Ce qui donne pour les résultats finaux de moyenne d'énergie solaire reçue :

Pour 0.065 : 1396.09 W/m2 (au lieu de 1399.25)

Pour 0.01671 : 1384.95 W/m2 (au lieu de 1425.02)

Pour 0.005 : 1384.15 W/m3 (ok)

Et donc : si le raisonnement et mes calculs sont justes, c'est lorsque l'ellipse est la plus aplatie, c'est à dire avec l'excentricité maximale, et non avec l'excentricité actuelle, que la Terre reçoit le plus d'énergie du Soleil.

Melvin, je n'ose pas croire que tu te sois trompé volontairement ni que tu sois de mauvaise foi, peux-tu donc vérifier tes calculs et confirmer la conclusion ?

 

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Voilà les causes des deux erreurs : pour trouver 148.97 tu as oublié de faire la racine de (1-e2); et pour trouver 145.42 tu as oublié la racine ET tu as pris e=0.1671 au lieu de 0.01671 !

Ouillouillouye. Avec ça c'aurait été étonnant de trouver un résultat cohérent.

Mais tu n'as sûrement pas fait exprès, n'est ce pas Melvin ?   ;););)

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C’est dingue quand même tout ce pognon distillé pour un parti "politique" qui ne défend en fait qu’une seule cause et qui n’a pas de programme politique.

Un ami me dit :

"Aux USA, on appelle ça "single issue movements". Ils organisent leur action autour du lobbyisme, cherchant donc à faire pression sur les politiciens pour orienter leurs votes. En France, ces mouvements vont agir sur le plan médiatique, comme partout, mais vont systématiquement chercher à faire un parti politique (pour faire parle d'eux, pour avoir de l'argent public). Dans certains cas (SOS racisme par exemple) le mouvement associatif est un émanation d'un parti (à qui il sert de rabatteur)". 

http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/12/ce-que-le-parti-animaliste-va-pouvoir-faire-de-ses-1-au-1er-tou_a_22137894/?utm_hp_ref=fr-homepage

 

  • 2 weeks plus tard...
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Ouf il fait moins chaud... ça ressemble bcp à l’année 1947... espérons que ça ne se poursuive pas pareil :

http://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1947

25 avril : on observe une véritable canicule dans tout le sud-ouest - il fait 32° à Mont-de-Marsan, 31°à Biarritz et Bordeaux - cette chaleur remonte jusqu’en Touraine avec 28°.

Du 29 mai au 4 juin : à encore trois semaine de l’été, les températures atteignent des niveaux assez étonnants - il fait 33° à Paris et Angers, 34° à Reims et Angoulême, et même 35° à Biarritz - cette vague de chaleur n’est qu’un avant-goût de ce que sera
l’été 1947 : l’un des plus chaud jamais enregistrés en France.

Du 24 au 29 juin : la chaleur devient vraiment torride et les 35° sont souvent dépassés - on atteint par exemple 38° à Paris, Bordeaux et Reims, et 40° à l’ombre à Auxerre.

Du 27 juillet au 5 août : une chaleur véritablement saharienne envahit tout le pays - les journées du 27 et 28 juillet sont historiques avec des températures de 40° à Angoulême, Toulouse, Bourges, Angers, Tours, Château-Chinon, Orléans, Chartres et Paris (record absolu depuis 1873), 41° à Poitiers - les insolations sont très nombreuses et les marchants de glace pour réfrigérateurs sont assaillis - le 1er août, il fait encore 40° à Toulouse, Pau et Montélimar, 39° à Angers et Poitiers, 38° à Bourges, Limoges et Clermont Ferrand.

Le 14 août, la chaleur revient et persiste jusqu’au 20 août où de violents orages provoquent parfois d’importants dégâts, notamment sur Paris - le 18 août,
il fait par exemple 38°à Tours et 37° à Paris.

Mais l’été n’est pas terminé et une dernière vague de chaleur concerne le pays du 11 au 20 septembre - pendant une semaine, il fait de nouveau plus de 30° et à Paris, les 33° sont dépassés du 11 au 18 septembre.

Fin octobre : après un été exceptionnel, le froid venu d’Europe centrale arrive précocement - de fortes gelées se produisent un peu partout et l’on mesure -6° à Alençon et -5° à Rennes - le 26 octobre, il tombe 2cm de neige à Beauvais.

Du 28 novembre au 2 décembre : d’abondantes chutes de neige sont observées du Poitou à la vallée du Rhône - la neige atteint Montélimar où les routes sont bloquées.

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    • Je vous fais un 3615 raconte ta vie sur ce tour (les quinquas comme moi comprendront l'allusion😉) Je l'ai immédiatement précommandé parce que je trouvais l'objet vraiment sympa et que je suis une fan de paddle. Quand je l'ai reçu, l'idée du scénario s'est imposée assez naturellement : j'allais raconter une histoire de feux tricolores (étonnant, non ?). Bon...ok...Jusque-là, rien de follement original (ne me jetez pas des pierres tout de suite), mais au moins cela avait le mérite de coller très naturellement à ce que voit le spectateur. Je vais vous mettre ma routine un peu plus bas, mais avant cela, j'avais envie de vous raconter la petite galère créative par laquelle je suis passée pour arriver à ce scénario.🤪 Première tentative : les frères ingénieurs Dès le départ, je suis partie sur l'idée d'un conflit autour de la place des couleurs. Ma première histoire racontait donc l'invention du feu tricolore. J'avais imaginé deux frères ingénieurs qui ne parvenaient pas à se mettre d'accord : l'un voulait placer le rouge au milieu, l'autre absolument en haut, etc. Vous voyez le principe : les deux frères se disputaient sur la place respective des couleurs jusqu'à ce que l'un finisse par l'emporter et que l'on obtienne le feu tricolore tel qu'on le connaît aujourd'hui. Bref, je n'étais que moyennement emballée par l'histoire, mais bon...testons en public.  Et là…Je me suis ramassée.😵‍💫 Pas sur le tour lui-même. Les spectateurs trouvaient l'objet sympa, les changements très visuels et le principe du tour leur plaisait. Mais l'histoire ? Pas du tout. Ils la trouvaient confuse (et ils avaient raison, elle était mal écrite) mais surtout terriblement plate et sans grand intérêt (euphémisme). Et avec le recul, je comprends parfaitement pourquoi. En gros, cela donnait : « Lui voulait mettre le rouge ici, mais son frère n'était pas d'accord… » Je secouais la raquette. Hop ! Le rouge changeait de place. « Vous voyez ? Finalement, c'est l'autre frère qui avait raison… » Bref, le degré zéro de la narration. Ce n'était finalement pas une histoire. Je me contentais de décrire ce que les spectateurs voyaient en ajoutant par-dessus l'artifice de deux ingénieurs qui se disputaient. Et surtout, moi-même, je n'étais pas à l'aise en la racontant. Donc : poubelle. Deuxième tentative : la guerre des couleurs J'ai quand même conservé mes deux idées de départ : le feu tricolore et le conflit autour des places. Mais cette fois, j'ai viré les deux frères ingénieurs. Ils n'apportaient rien. J'ai donc personnifié directement les couleurs. Le rouge voulait dominer les autres. On l'avait placé au milieu mais, évidemment, lui estimait que sa place était en haut parce qu'il était le plus fort. L'orange, qu'on avait placé en haut, préférait finalement être au milieu… Là encore, je racontais essentiellement ce qui se passait sous les yeux des spectateurs. Je l'ai quand même testée en public. Petit progrès : cette fois, les spectateurs comprenaient mieux l'histoire. C'était moins confus. Donc j'avais gagné quelque chose. Mais de là à dire que j'avais enthousiasmé les foules…😐 Personne n'est monté sur la table, au mieux des sourires polis avec quelques mots gentils. L'histoire restait très moyenne (là encore euphémisme mais je tiens à préserver mon égo et mon image de marque sur ce forum🙂 ). Donc : poubelle. Retour à la case écriture. Je voulais toujours conserver cette idée de feu tricolore. Je voulais toujours jouer avec cette histoire de places. J'ai essayé plusieurs scénarios, plusieurs angles…et rien, nada, des nèfles, le degré zéro de la créativité 😧. Donc pause dans l'écriture : quand ça veut pas, ça veut pas ! Et puis, cette semaine, j'ai fait quelque chose de tout bête. J'ai arrêté de chercher une histoire. J'ai pris une feuille de papier et j'ai simplement écrit le tour. Pas le scénario. Le tour. Geste par geste. Je prends le rouge. Je le place ici. Je montre la raquette. Je secoue. Le rouge se retrouve là. Je le retire. Je prends l'orange… J'ai écrit absolument tous les mouvements et tous les emplacements successifs des couleurs. Et là (roulement de tambours...), il s'est passé quelque chose d'assez paradoxal : le fait d'avoir écrit précisément ce que je faisais m'a permis d'arrêter de raconter ce que je faisais 😮 ! La lumière s'est faite, sans mauvais jeu de mots (Patricia humoriste, je fais les mariages, les baptèmes...embauchez-moi 🤩). Je suis repartie exactement de la même idée…mais à l'envers. Depuis le début, je cherchais à expliquer pourquoi les couleurs n'étaient pas à leur place. Et si, au contraire, le principe de départ était qu'elles tenaient absolument à y rester ? Et si les couleurs d'un feu tricolore étaient parfaitement disciplinées ? Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. Pourquoi ? Parce que chacun a un métier très précis. Et là, j'ai enfin trouvé mes trois personnages (sonnez hautbois, résonnez musettes !) 😍. Le rouge passe ses journées à dire : « STOP ! STOP ! STOP ! » Forcément, à force, ça donne un certain caractère. Le vert, lui, c'est le gentil de l'équipe : « Allez-y… C'est bon… Vous pouvez passer… » Jamais un conflit. Et puis il y a l'orange. Le pauvre orange… Le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit à peu près : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. Mais tous les trois ont une chose en commun : ils connaissent parfaitement leur place. Et c'est à partir de là que la magie peut commencer. Parce que cette fois, quand je place volontairement le rouge au milieu et qu'il saute en haut, je ne cherche plus une justification artificielle au déplacement : il retourne à sa place. Quand je mets l'orange en haut et qu'il revient au milieu : il retourne à sa place. Les effets magiques ne viennent plus illustrer l'histoire. Ils deviennent la conséquence de l'histoire : ô joie, ô allégresse ! Et surtout, cela me permet ensuite de faire évoluer ces trois personnages et de raconter ce qui se passe lorsqu'un jour, ces trois couleurs parfaitement disciplinées décident qu'elles en ont peut-être assez qu'on leur dise où est leur place… Voilà comment je suis arrivée à la routine que je vais vous présenter. Attention :  elle n'a pas encore été testée en public car je l'ai finalisée ce soir . Je ne l'ai même pas testé avec le matériel pour voir le tempo, la musicalité, la clarté, etc. Je la testerai problement la semaine prochaine puisque les Blouses Roses reprennent à l'hôpital. Il y aura certainement des choses à couper, des phrases qui fonctionneront moins bien à l'oral que sur le papier, des rythmes à modifier. Et peut-être que les spectateurs me diront tout simplement que c'est pourri ! 😟 Honnêment, je ne le souhaite pas car là, pour le coup, je l'aime bien mon histoire et j'ai envie de la raconter. Je suis beaucoup, beaucoup plus à l'aise avec elle. Les personnages me plaisent, et, pour la première fois, je n'ai plus l'impression d'avoir écrit un texte pour justifier les déplacements d'un tour de magie. J'ai l'impression d'avoir fait l'inverse : j'ai laissé les déplacements du tour me raconter l'histoire (j'espère que ce n'est pas un brin présompteux). Maintenant, reste à savoir si le public sera du même avis... Je vous mets donc la routine ci-dessous et j'attends évidemment vos retours (avec diplomatie hein !). Et dès que je l'aurai réellement testée en conditions, je viendrai vous raconter ce que cela a donné (enfin si cela vous intéresse). Troisième tentative : le feu discipliné (en espérant que ce soit la bonne !)   Il paraît, qu'en général, les feux tricolores sont parfaitement disciplinés. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. Chacun à sa place. GESTE : Montrer la raquette des deux côtés. Et celui-ci était probablement le plus discipliné de tous. Il faut dire que dans un feu tricolore, chacun a un métier très précis. Le rouge, par exemple… Le rouge, c'est le chef. (pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) Toute la journée, il dit : « STOP ! » STOP. STOP. STOP. Vous imaginez le métier ? Passer ces journées à dire aux gens de ne pas bouger. Forcément, ça vous donne un certain caractère. GESTE : Retirer les trois pièces et les confier au spectateur. Montrer la raquette complètement vide. Et le rouge prend son travail très au sérieux. Sa place, c'est en haut. Alors si, volontairement, je le mets au milieu… GESTE : Prendre le rouge, le montrer des deux côtés et le placer au milieu. …il n'aime pas du tout ça. Il suffit de secouer un peu…(pas convaincue par cette ligne - peut-être à retravailler) GESTE :  Secouer. Le rouge saute en haut. …et immédiatement : « STOP ! Moi, c'est en haut. » GESTE : Montrer les deux côtés. On peut essayer de discuter… GESTE : Faire revenir le rouge sur sa pièce. …mais avec quelqu'un qui passe sa journée à dire STOP, la négociation est assez limitée. GESTE : Rendre la pièce rouge au spectateur. Après, il y a l'orange. Alors l'orange… Son métier est beaucoup plus compliqué. Parce que le vert dit : « Allez-y. » Le rouge dit : « Arrêtez-vous. » Et l'orange, lui, dit : « Euh… dépêchez-vous de vous arrêter. » Personne ne sait vraiment ce qu'il veut. GESTE : Prendre l'orange et le montrer des deux côtés. Mais lui, en revanche, sait parfaitement où est sa place. Au milieu. Alors si je le mets en haut… GESTE : Placer l'orange en haut. …ça le perturbe. GESTE : Secouer. L'orange saute au milieu. Et voilà. Il retourne au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. C'est peut-être le seul moment de la journée où l'orange sait exactement ce qu'il doit faire. GESTE : Faire revenir l'orange sur sa pièce. Vous voyez, ce feu était parfaitement discipliné. Chaque couleur connaissait son travail. Chaque couleur connaissait sa place. Et c'est là que j'ai fait une erreur. J'ai voulu voir jusqu'où allait leur sens de la discipline. GESTE : Prendre le rouge et l'orange. J'ai remis le rouge en haut… GESTE : Placer le rouge. …l'orange au milieu… GESTE : Placer l'orange. Cette fois, aucune erreur. Ils étaient exactement là où ils devaient être. Rouge en haut. Orange au milieu. GESTE : Montrer les deux côtés. Et je leur ai dit : « Voilà. Maintenant, vous ne bougez plus. » Pause. Je crois que le rouge a assez mal vécu qu'on lui dise « STOP ». GESTE : Secouer. Les deux couleurs disparaissent. Et là… plus de rouge. Plus d'orange. GESTE : Montrer lentement les deux pièces devenues vierges, des deux côtés. Ils avaient quitté leur poste. Enfin… c'est ce que j'ai cru. GESTE : Retirer les deux pièces vierges. Révéler le rouge et l'orange incrustés dans la raquette. Parce qu'ils étaient toujours là. Le rouge en haut. L'orange au milieu. Toujours à leur place. Sauf que cette fois… ils s'étaient incrustés. Littéralement. GESTE (pause) : Laisser voir l'image un instant. Et il restait le vert. GESTE : Prendre la pièce verte. Le vert, c'est le gentil de l'équipe. Toute la journée, il dit aux gens : « Allez-y. » « C'est bon. » « Vous pouvez passer. » Jamais un conflit. Jamais une hésitation. Il voit arriver une voiture : « Allez-y, je vous en prie. » Alors je me suis dit : « Lui, au moins, il ne va pas poser de problème. » GESTE : Insérer le vert en bas. Et tout est redevenu normal. Rouge en haut. Orange au milieu. Vert en bas. GESTE : Montrer lentement les deux côtés. Chacun à sa place. Le rouge pouvait dire STOP. Le vert pouvait dire ALLEZ-Y. Et l'orange pouvait continuer à ne pas savoir exactement ce qu'il voulait dire. Tout allait bien. Enfin… pendant quelques secondes. GESTE : Regarder le feu. Petite pause. Parce qu'après toutes ces années passées ensemble… ils avaient peut-être compris quelque chose. GESTE : Secouer. Rouge et orange sautent sur la pièce verte. Le rouge a quitté le haut. L'orange a quitté le milieu. Et tous les deux sont allés rejoindre le vert. GESTE : Montrer les trois couleurs réunies. Pour la première fois… plus de chef. Plus d'indécis. Plus de gentil. Juste trois couleurs… qui avaient décidé de rester ensemble. GESTE : Retirer lentement la pièce portant les trois couleurs. Montrer la raquette complètement vierge des deux côtés. Plus personne en haut. Plus personne au milieu. Plus personne en bas. GESTE : Regarder la pièce avec les trois couleurs, puis la raquette vide. Finalement… ce n'était pas un feu tricolore qui n'était plus discipliné. C'était simplement trois collègues… qui en avaient assez qu'on leur dise où était leur place.    
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