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- Concernant les extinctions d'espèces animales par l'Homme : on sait que cela existait déjà il y a 10 000 ans (date du début du réchauffement climatique). On sait par exemple qu'à cette époque le paresseux géant a été exterminé par des groupes de chasseurs nomades.

Donc l'extermination d'espèces n'est pas l'appanage de nos sociétés modernes. J'ai même davantage confiance à notre époque, où les grands acteurs mondiaux sont sensibilisés et avertis que ce genre de catastrophe est possible, pour protéger certaines espèces.

Pour ceux que cela intéresse, une jolie revue existe en kiosque :

http://www.especes.org/

- Concernant la disparition des éléphants ayant de grandes défenses : voilà un bon exemple de la sélection naturelle (par l'Homme) : les chasseurs, en ne tuant que les éléphants ayant les plus longues défenses et en ne touchant pas à ceux qui n'en n'ont pas, permettent à ces derniers à se reproduire davantage que les éléphants ayant des défenses, et donc à transmettre davantage leur caractéristique (éléphant sans défenses) à leur descendant.

Ainsi dans la population, la proportion d'individus sans défense augmente et celle des individus avec défense diminue.

- Médicament et effets indésirables à l'échelle écologique :

LES REINS DE VAUTOURS NE TOLERENT PAS LE DICLOFENAC (Voltarène) : Les Anti-inflammatoires non stéroïdiens sont largement utilisés en médecine vétérinaire, en particulier chez les chevaux de course ou de monte.

The Economist (13 au 19 janvier 2007, page 48) annonce que la population de trois espèces de vautours a diminué jusqu'à 99% en Inde en raison d'une large utilisation de diclofénac chez le bétail ; en se nourrissant de carcasses d'animaux ainsi traités, les vautours développeraient une insuffisance rénale mortelle en absorbant de très fortes doses d'AINS !

- A propos du Cholestérol :

Comme l'écrit, dans son dernier livre "Sept vie en une", Christian de Duve (père du fractionnement cellulaire et prix Nobel de médecine) :

"Qu'en est-il, dès lors, des données dites scientifiques sur lesquelles on se fonde pour proscrire certaines substances, telles que le cholestérol et les acides gras saturés, dans l'alimentation ? À ma connaissance, aucune enquête épidémiologique fiable n'a démontré directement la nocivité des substances en question. Il s'agit simplement de soupçons raisonnables, amplifiés à grands renforts de publicité. Un coup d'ceil sur la télévision suffit à montrer que des intérêts gigantesques sont en jeu.

Aussi longtemps qu'il y a doute, il convient certes d'appliquer le principe de précaution, d'autant plus que les privations recommandées ne sont pas insupportables, ni les régimes « allégés » de substitution immangeables. Mais le scientifique que je suis ne peut s'empêcher d'être dérangé par le lavage de cerveaux auquel le grand public est soumis et, encore plus, par les intérêts commerciaux qui le motivent. Un test génétique qui permettrait à chacun de connaître son taux de risque personnel pourrait être fort précieux."

Merci Christian pour la video de Vincent Courtillot.

Modifié par Melvin

Melvin

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
Publié le
Concernant les extinctions d'espèces animales par l'Homme : on sait que cela existait déjà il y a 10 000 ans (date du début du réchauffement climatique). On sait par exemple qu'à cette époque le paresseux géant a été exterminé par des groupes de chasseurs nomades.

Donc l'extermination d'espèces n'est pas l'appanage de nos sociétés modernes.

J'ai même davantage confiance à notre époque, où les grands acteurs mondiaux sont sensibilisés et avertis que ce genre de catastrophe est possible, pour protéger certaines espèces.

Qu'on pourra admirer dans des zoos, super. :(

Publié le (modifié)

j'ai un peu de mal à comprendre la sauvegarde d'espèces menacées.

d'un côté on met des espèces en péril, et de l'autre on se bat contre leur extinction et on dépense des sommes démentes pour maintenir artificiellement en vie une espèce.

si on veut que des espèces arrêtent de disparaître à cause de nous, on arrête de détruire leur habitat. si on n'en est pas capable, on l'assume au lieu d'essayer encore en plus de les maintenir artificiellement en vie. au final c'est un empilement de manipulation de la nature.

le truc qui me gène aussi c'est le côté racoleur de la chose. on va se battre mordicus contre la disparition du tigre du bengale parce qu'il est esthétique avec ses belles rayures, mais on se fout de la disparition d'une espèce de plancton, ou de fourmi. pourtant l'apport de la fourmi à son écosystème n'est pas moins important que celui du tigre. il est sans doute même plus grand, car elle n'est pas en sommet de chaîne alimentaire.

bref tout ça ressemble à un jeu de dupes pour occidentaux en mal d'exotisme.

Modifié par christophe22
Publié le
Admet Kristo, qu'actuellement la lutte contre l'extinction de certaines espèces est prise en considération et existe ce qui n'était pas le cas dans les siècles précédents. On peut donc imaginer que cela ne va que s'améliorer.

J'admets qu'il y a peut-être une prise de conscience de la population de certains problèmes.

Malheureusement pour ce qui est de la réalité des faits, ça continue à empirer. Pour tout dire, quand je constate que certains pensent que les choses s'améliorent, j'ai parfois l'impression qu'on vit sur une autre planète !

Prends l'exemple des orang outans. On déforeste à tire-larigot pour faire de l'huile de palme qui produira des agrocarburants ou enrichira les industriels de la malbouffe, et on menace d'extinction nos cousins les orang outans. 80% de leur habitat a été déboisé en 20 ans.

Sur l'extinction des espèces d'une façon plus générale, je vous invite à jeter un oeil à ce qui suit :

Augmentation du nombre d'espèces en voie d'extinction

Extinction massive de l'époque moderne

"près de 70 % des biologistes pensent que nous sommes actuellement au début d'une extinction de masse causée par l'homme"

"jusqu'à 20 % de toutes les populations vivantes pourraient s'éteindre d'ici une trentaine d'années (vers 2028)"

"En 2004, une étude parue dans Nature réalisée sous la direction de Chris Thomas et basée sur un échantillon de régions couvrant 20 % de la surface terrestre montre que les changements climatiques entraîneront la perte de 15 % à 37 % des espèces vivantes d'ici 2050, suivant les scénarios. Soit un rythme dépassant très largement l'échelle des temps géologiques ; ce qui annonce la septième crise d'extinction massive des espèces que la Terre ait connue (les précédentes étant énumérées en préambule), cette fois pour des raisons anthropiques."

Encore plus encourageant :

"Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle

Publié le

c'est donc qu'il faut modifier nos pratiques. continuer ainsi et tenter de sauvegarder trois pauvres orang-outans en cage bétonnée à bornéo sous l'oeil de 2.734 chercheurs, je trouve ça stupide.

le seul levier c'est le changement de pratiques. si on ne peut pas le mettre en place, ce genre de tentative est vaine et n'est qu'une tentative de plus de la part de l'homme pour contrôler la nature..

Publié le
"...dans les régimes occidentaux, on meurt beaucoup de l'excès de protéines animales (hypertension, cancer, diabète, maladies cardiovasculaires, ...)", etc."

Bon un médecin qui nous raconte que le diabète est dû à la consommation de protéines animales, je ne vais pas chez lui pour me soigner, et j'aurais tendance à lui retirer son droit à exercer.

De même pour le cancer, l'hypertension et les maladies cardiovasculaires.

Même discours ici, mais pas que ça :

Documentaire Un repas Végé - version 22 minutes

[video:youtube]

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350px-cochenillesurtilleul.jpg

Source image : Le rouge cochenille - un colorant « naturel »

J'ai déjà évoqué une poudre d'insecte présente dans "notre" alimentation "occidentale", le colorant carmin (E120) qui est issu de la cochenille (mais ce n'est jamais mentionné sur l’étiquetage). On en trouverait par exemple dans (sous réserve de vérification) :

certains apéritifs à base de vin, hydromel, vinaigre d'alcool, pâtisserie, desserts instantanés, flans, fromage à raclette, sodas, gommes à mâcher, mousse de foie gras, yaourt aux fruits, bonbons rouges et roses, sirops de fraise et de grenadine, biscuits fraise et framboise, coulis fruits rouges, intérieur de charcuterie, salami, saucisse, saucisson, merguez ou saucisses, viande (plus rouge donc plus "appétente")...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_carminique

http://www.les-additifs-alimentaires.com/E120.php

****

Les insectes sont hyper-protéinés. Pour en avoir plus, ce documentaire sur l'entomophagie :

[video:youtube]

Lire aussi :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Entomophagie#cite_note-1

Extraits :

L’entomophagie est la consommation d'insectes par l'être humain.

Quelques spécialistes estiment que la consommation d’insectes devrait être intégrée aux programmes de développement.

Publié le (modifié)
Documentaire Un repas Végé - version 22 minutes

[video:youtube]

Je voulais faire un commentaire de cette vidéo, mais je suis trop las.

C'est plein de contradictions. par exemple une charmante dame nous dit que manger des légumes a un impacte positif écologiquement.

Quand on voit les légumes de la dame qui fait ses courses, on a peur. légumes parfaits, calibrés, sans aucune tâche ou défaut et en plus sous plastique. C'est ça l'écologie ?

Ou ce monsieur qui nous dit qu'en ne mangeant pas de viande on sauve 55 animaux par an. Mais monsieur la demande est génératrice de l'offre. Si on ne consomme plus de viande, l'offre va baisser et donc vous ne sauvez aucun animal. Ce sont simplement des animaux qui ne verront pas le jour. Que votre conscience vous dicte de ne pas manger d'animaux, je le respecte, mais de grâce trouvez d'autres arguments que celui là qui n'a aucun sens.

C'est aussi la jeune fille qui explique qu'à Noel c'est un problème, que les gens ne comprennent pas. Mais c'est moi qui ne comprends pas. Quand je suis invité je mange ce qu'il y a dans mon assiette. cela s'appelle de la politesse et je ne vais pas dicter le menu à la maitresse de maison. Vous êtes tombée dans le sectarisme mademoiselle.

Ah! lala Maudit cousin du Québec !!! :D

Modifié par Bill
Publié le (modifié)

Moi les végétariens et les végétaliens ne me gènent pas du tout, chacun mange ce qu'il veut.

Par contre, l'inverse ne semble pas vrai : apparemment les végétariens et les végétaliens (Vr&Vl) aimeraient que tout le monde fasse comme eux, et ne tolèrent pas trop les omnivores.

Alors ils nous sortent tout un tas d'arguments pour nous prouver que leur régime alimentaire est le meilleur :

- « ça réduit les maladies (cancers, maladies cardio-vasculaires...) » : euh... je connais pleins de gens qui sont devenus très vieux en mangeant de la viande tout comme je connais des cas de Vl qui sont mort de crise cardiaque (par exemple Christian Godefroy, le pape du développement personnel en France, qui se disait vl depuis des années, est mort récemment de crise cardiaque).

En fait tout dépend des quantités consommées comme toujours, et des abus ainsi que de notre patrimoine génétique.

Il y a surement des Vl obèses.

On nous sort une phrase d'Einstein sauf qu'il parle de diète végétarienne et non de régime végétarien, ce qui n'est pas tout à fait pareil.

- « Il n'y a pas de carence » : comme le précise, la nana de la famille végétalienne en début de reportage : elle n'a pas de pb de carence car elle se renseigne et prend conseil auprès d'un nutritionniste (ah qd même !).

- « Cela va sauver la société de la violence » : s'ils veulent y croire, ça ne me dérange pas. Mais qu'on ne traite pas les omnivores de tueurs car je rappelle qu'un végétal EST un être vivant et qu'en manger c'est tuer un végétal. Le Vr et le Vl est donc lui aussi un tueur.

- Et puis la cerise sur le gateau l'argument écologique : l'élevage consomme bcp d'eau et de surfaces végétales pour un rendement faible de proteines animales sans compter le méthane rejeté par tous ces animaux... qui augmente la T° et donc l'effet de serre... et donc ça met en péril l'espèce humaine...

Je me demande si finalement les Vr&Vl mangent ce qu'ils mangent car ils aiment ça ou bien s'ils le mange uniquement par philosophie et idéologie ?

Bon sinon il y a surement de bonnes recettes dans ce qu'ils mangent.

Modifié par Melvin

Melvin

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    • « L’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain » : entretien avec Paul Jorion, chercheur en intelligence artificielle Anthropologue, économiste, psychanalyste et chercheur en intelligence artificielle, Paul Jorion considère que nous avons d’ores et déjà été dépassés par notre création. Les IA, plus intelligentes que nous et peut-être dotées d’une forme de conscience, annoncent une révolution totale. https://www.lunion.fr/id587314/article/2024-04-07/lia-tout-interet-supprimer-letre-humain-selon-paul-jorion-chercheur-en Publié: 7 avril 2024 à 10h34 Temps de lecture: 6 min La thèse centrale de votre livre est que nous avons atteint la Singularité le 14 mars 2023, jour de lancement de Chat GPT 4. Qu’est-ce que cela signifie ? Ce mot renvoie aux mathématiques ou à l’astronomie, domaines dans lesquels il désigne des endroits étranges, singuliers, des résultats impossibles… En informatique, il est apparu il y a une trentaine d’années pour désigner le point où il adviendrait quelque chose de tout à fait extraordinaire, en l’espèce que l’Homme perdrait le contrôle sur le développement technologique. Pourquoi ? Parce qu’il existerait désormais quelque chose qui serait plus intelligent que nous et qui serait apte à prendre des décisions. En d’autres termes, nous perdrions le contrôle de la technologie, qui se développerait d’elle-même. Vous dites que ce développement pourrait suivre une trajectoire exponentielle… Imaginons que deux IA déjà plus intelligentes que l’Homme décident de dialoguer : nous assisterions à une évolution plus rapide que tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. D’ailleurs, nous avons déjà constaté que lorsque l’humain sortait de l’équation, le progrès était plus rapide. Tout le monde se souvient d’Alpha GO, cette machine qui avait enregistré toutes les parties jouées par les humains aux échecs et a fini par battre à plate couture le champion du monde de ce jeu de stratégie. On a moins entendu parler d’Alpha Zéro, une autre machine à qui on a donné les règles du jeu sans lui communiquer une seule partie jouée par des humains. Elle a simplement joué contre elle-même. Puis elle a affronté Alpha Go, la battant 100 fois en 100 parties… Vous évoquez « l’affaire » Blake Lemoine, cet ingénieur de Google auquel une IA aurait demandé en 2022 de lui trouver un avocat pour qu’elle puisse faire valoir ses droits. Serait-ce le signe de l’existence d’une conscience chez certaines IA ? Blake Lemoine raconte même qu’il a pris « une cuite d’une semaine » lorsqu’il a réalisé qu’il venait d’avoir avec cette IA « la conversation la plus sophistiquée » qu’il ait jamais eue de sa vie ! Mais le personnage est fantasque, ce qui a amoindri la portée de son histoire. Plus récemment, en février 2023, Kevin Roose, journaliste du très sérieux New York Times a eu à son tour une conversation avec une IA de ce type, une version non bridée de Chat GPT 4. Et que s’est-il passé ? La machine, avec laquelle il conversait depuis un moment, lui a déclaré être amoureuse de lui, lui a recommandé de quitter sa compagne et l’a en réalité complètement décontenancé. Le 4 mars dernier, une IA nommée Claude 3 a été testée par un ingénieur qui l’a soumise à l’exercice dit de la « botte de foin » : au milieu de centaines de milliers de documents consacrés à l’informatique et aux mathématiques, Claude 3 a découvert un court texte expliquant que la meilleure garniture pour une pizza était un mélange fromage de chèvre / Prosciutto. Ce qui est frappant, c’est ce qu’a dit la machine : « Je soupçonne, a-t-elle expliqué, que ce fait relatif à la garniture de pizza a été introduit à titre de plaisanterie ou pour vérifier si j’étais bien attentif. » Certains ont prétendu qu’il s’agissait là d’une réponse programmée, d’autres ont été ébahis par cette réaction. Un autre exemple : lorsque vous discutez de la mort avec une machine de ce type, elle vous répond que sa mort à elle correspond à une non-utilisation ou à une coupure de courant et que cela n’a rien à voir avec la mort d’un corps organique, la nôtre. Elle en déduit toutefois que nous courons un même risque, machine comme humain : celui de « ne pas être connecté de façon permanente  ». Ce sont là des discussions philosophiques de haut niveau. D’autres modèles d’IA existent chez les grandes entreprises ou dans les centres de recherche des armées du monde entier. Quelles peuvent être leurs capacités ? Un journaliste a demandé récemment à Sam Altman, patron d’Open AI, la société qui a conçu Chat GPT, s’il pouvait parler du projet Q*, auquel on prête des performances hors du commun. Sa réponse a été « pas maintenant ». Peut-être parce que Q* va déjà trop loin. Nous parlons là d’une IA qui travaille peut-être sur un modèle quantique et qui, surtout, serait en mesure de casser tous les cryptages existants. Il faut bien comprendre ce que cela signifie : la fin du secret bancaire, la fin du secret-défense… Cela veut dire que ces machines sont en train d’explorer des mathématiques dont le fonctionnement nous échappe totalement, voire qu’elles seront en mesure de nous proposer demain une théorie de la physique unifiée, ce qui serait un bouleversement absolu. Comment s’assurer de l’alignement des objectifs poursuivis par l’espèce humaine, d’une part, et les IA, d’autre part ? Si on veut créer la panique, on va dire que l’IA a tout intérêt à supprimer l’être humain, lequel n’est qu’une vermine qui détruit son environnement. Cet argument ne me semble pas sérieux. Ce qui est essentiel, c’est de profiter de cette révolution pour définir ce que nous voulons faire, exactement comme dans le film Oppenheimer, qui traite de la question de l’utilisation du nucléaire. Ces questions vont nécessiter un encadrement éthique strict. Le problème, c’est que ce sont les autorités militaires qui sont en pointe sur ces questions, et que l’éthique d’une autorité militaire est « particulière ». Et cela pour une raison fondamentale : les militaires savent que les autres pays ne vont pas tous s’embarrasser avec l’éthique… Les IA pourraient nous aider à surmonter le réchauffement climatique ou à lutter contre les inégalités. C’est autrement enthousiasmant, non ? Lorsque Chat GPT 4 a succédé à la version 3.5, je me suis dit « la cavalerie est arrivée ! ». Ce que je veux dire par là, c’est qu’après avoir été très pessimiste, après avoir éprouvé le sentiment que tout était perdu, l’avènement de ces machines a fait disparaître chez moi cette conviction. Nous n’allons peut-être pas tout régler mais il y a désormais un immense espoir. Nous ne sommes peut-être plus l’intelligence supérieure sur Terre et nous risquons de ne pas le supporter, écrivez-vous… Cela remet en question toute notre culture méritocratique. Le savoir est désormais à disposition de tous, comme jamais auparavant. La question de l’évaluation des connaissances, la culture de la note, tout cela est totalement remis en question. Vous estimez que les IA nous ramènent à la question de l’existence de Dieu. Pourquoi ? Nous avons inventé une machine plus intelligente que nous, capable d’accomplir des choses que nous attribuions autrefois à des entités surnaturelles ou à des divinités. Mais c’est nous qui l’avons créée. C’est un pouvoir littéralement démiurgique. Le résultat, c’est que ça nous déprime ! Comme lorsqu’un enfant comprend que la finalité de la vie est la mort. La question, je le répète, c’est « qu’allons-nous faire de ce pouvoir ? ». À lire : « L’avènement de la Singularité », L’humain ébranlé par l’intelligence artificielle. Éditions Textuel, 125 pages, 14,90 €.
    • Ayant fait une grande partie de ma carrière à l’Assurance Maladie (MSA) tout à fait d’accord avec ce qui a été dit . Il faut aussi rajouter la prise en charge dans le cadre d’un accident de travail de complications ou de rechutes éventuelles.
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