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Ta conscience ne peut exister sans le monde réel (que tu peux appeler le monde extérieur), donc le monde extérieur existe

Ce lien du blog du philosophe David Dubois devrait t’intéresser (même si, à mon avis, l’argument ne te convaincra pas) :

la-conscience-depend-t-elle-du-cerveau

Je ne connais pas de scientifique qui ait mis en doute l'existence du monde. C'est un truc de philosophes.

Effectivement, la question de l’existence d’un monde matériel extérieur à la conscience est plutôt une question de philosophe (c’est même une des questions les plus essentielles en philosophie).

Néanmoins cette question existe aussi en psychologie et neurosciences. Elle est alors posée d’une question un peu différente. En psychologie de la perception, par exemple, on va s’interroger sur quel est le rapport entre les perceptions et la réalité.

Concernant les sciences dites "dures" (physique, astronomie…), si leur propos n’est pas, directement, la question de savoir si le monde matériel existe ou si nos perceptions nous renvoient une image vraie de la réalité, ces sciences nous permettent, néanmoins, de nous interroger grandement sur le monde et nos perceptions.

Je ne parlerais même pas de physique quantique (trop facile ! mdr ) mais du fait, par exemple, que certains points lumineux que tu observes la nuit dans le ciel sont en fait des étoiles mortes depuis des millions d’années. Des étoiles qui n’existent plus depuis bien longtemps. Quand tu médites bien là dessus ça fait déjà réfléchir sur le thème de perception et réalité.

Je peux étendre le raisonnement : Tout ce que tu observes avec tes yeux n’existe déjà plus au moment où tu en prends conscience. Tu regardes tel objet, le temps que la lumière frappe ta rétine et que tout un tas de réactions chimiques et électriques se passent entre ton oeil et ton cerveau, l’objet que tu "vois" dans ta conscience n’est déjà plus le même que celui que tu as regardé.

A mon avis si nous étudions vraiment la question de la perception et de la réalité par le biais des sciences dites "dures" nous aurons encore plus de choses qui iront à l’encontre du sens commun que si on le fait par le biais de la philosophie ou des sciences humaines.

je ne dis pas que l'idée n'est pas intéressante, puisque ça me plait aussi d'en débattre, mais reconnais que c'est juste une idée.

L’idée que le monde matériel soit une illusion est effectivement une pure hypothèse. Je n’ai rien qui me permette de prouver cette hypothèse, que ce soit par la science ou par la philosophie.

… De même que rien ne permet de prouver que le monde existe réellement tel qu’il nous apparait.

Quand tu y réfléchis bien tu vois que les deux hypothèses sont de simples croyances et que les arguments sont forts dans les deux sens.

Et finalement, comme j’ai pu le dire plus haut, que le monde existe réellement ou qu’il soit une illusion, cela ne change pas grand chose. Dans un cas comme dans l’autre tu subis le monde, tu subis les joies et les peines, tu subis le coup de marteau ;) .

C’est juste un changement de perspective, un simple changement de perspective. Un peu comme dans le cercle des poètes disparus quand M. Keating apprend à ses élèves à changer de point de vue.

C'est cette capacité à changer de point de vue qui est notre trésor en tant qu'êtres humains. :)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Pas de pub non magique pour les membres du Cercle VM. Clique ici pour en savoir plus !
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Ta conscience ne peut exister sans le monde réel (que tu peux appeler le monde extérieur), donc le monde extérieur existe

Ce lien du blog du philosophe David Dubois devrait t’intéresser (même si, à mon avis, l’argument ne te convaincra pas) :

la-conscience-depend-t-elle-du-cerveau

C'est surtout qu'il y a une faille dans l'argument.

"Deux points de vue s'opposent :

La conscience est dans la matière. La conscience dépend de tout.

La matière est dans la conscience. Tout dépend de la conscience.

(...) Mais...

Ces deux réponses apparaissent également dans la conscience.

Elles ne sont donc pas à égalité. Elles ne sont pas symétriques, car tout apparaît et disparaît dans la conscience. Sans exception. (...) Donc tout est conscience."

Au lieu de "Elles ne sont pas symétriques, car tout apparaît et disparaît dans la conscience" il devrait dire "toute idée apparaît et disparaît dans la conscience."

Il confond les faits ("la conscience est dans la matière" par exemple) et l'idée qu'on en a.

Evidemment qu'on analyse les faits avec notre conscience. Ce n'est pas pour autant qu'ils n'existent pas.

(...)

Concernant les sciences dites "dures" (physique, astronomie…), si leur propos n’est pas, directement, la question de savoir si le monde matériel existe ou si nos perceptions nous renvoient une image vraie de la réalité, ces sciences nous permettent, néanmoins, de nous interroger grandement sur le monde et nos perceptions.

Ok

Je ne parlerais même pas de physique quantique (trop facile ! mdr ) mais du fait, par exemple, que certains points lumineux que tu observes la nuit dans le ciel sont en fait des étoiles mortes depuis des millions d’années. Des étoiles qui n’existent plus depuis bien longtemps. Quand tu médites bien là dessus ça fait déjà réfléchir sur le thème de perception et réalité.

Oui c'est parce que tout est relatif.

Suivant la position et la vitesse de l'observateur, on aura des résultats différents. Ca peut même donner lieu à des paradoxes amusants, comme le paradoxe du train.

Cela n'empêche pas qu'il puisse y avoir une réalité. Pour la saisir il faut tenir compte de la position et de la vitesse de l'observateur.

Je peux étendre le raisonnement : Tout ce que tu observes avec tes yeux n’existe déjà plus au moment où tu en prends conscience. Tu regardes tel objet, le temps que la lumière frappe ta rétine et que tout un tas de réactions chimiques et électriques se passent entre ton oeil et ton cerveau, l’objet que tu "vois" dans ta conscience n’est déjà plus le même que celui que tu as regardé.

C'est l'impermanence ;)

A mon avis si nous étudions vraiment la question de la perception et de la réalité par le biais des sciences dites "dures" nous aurons encore plus de choses qui iront à l’encontre du sens commun que si on le fait par le biais de la philosophie ou des sciences humaines.

C'est possible. De choses étonnantes en tous cas, oui.

je ne dis pas que l'idée n'est pas intéressante, puisque ça me plait aussi d'en débattre, mais reconnais que c'est juste une idée.

L’idée que le monde matériel soit une illusion est effectivement une pure hypothèse. Je n’ai rien qui me permette de prouver cette hypothèse, que ce soit par la science ou par la philosophie.

… De même que rien ne permet de prouver que le monde existe réellement tel qu’il nous apparait.

Quand tu y réfléchis bien tu vois que les deux hypothèses sont de simples croyances et que les arguments sont forts dans les deux sens.

Pas d'accord. C'est à celui qui avance une hypothèse d'en apporter la démonstration, or il existe quantité de démonstrations, vérifiables, sur les lois de la physique et de la mécanique. C'est un ensemble qui se tient, et avec lequel nous nous sommes faits l'opinion qu'on en a généralement (hormis quelques philosophes un peu fous ou excentriques), que le monde concret existe.

Alors qu'il n'existe aucune démonstration du fait que le monde matériel soit une illusion.

Et finalement, comme j’ai pu le dire plus haut, que le monde existe réellement ou qu’il soit une illusion, cela ne change pas grand chose. Dans un cas comme dans l’autre tu subis le monde, tu subis les joies et les peines, tu subis le coup de marteau ;) .

C’est juste un changement de perspective, un simple changement de perspective. Un peu comme dans le cercle des poètes disparus quand M. Keating apprend à ses élèves à changer de point de vue.

C'est assez différent et davantage qu'un simple changement de perspective. Dans le cas où tu subis le monde, tu risques d'être résigné, fataliste, de croire au destin dont on ne peut sortir...

Cette idée fait penser à l'hindouisme que tu connais bien je crois... Le système des castes pousse à se résigner sur son sort (on est prédestiné à une caste, on ne peut sortir de sa condition), on comprend que ce système a certainement été mis en place et imposé par les privilégiés qui ne veulent surtout pas que le monde change. Tout comme d'autres religions d'ailleurs, où l'on enseigne aux pauvres de ne surtout pas voler les riches.

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Sans vouloir couper les cheveux en quatre, ce qui est sûr c'est que l'impermanence ça défrise !

La fleur est un symbole de l'impermanence - épanouie aujourd'hui, fanée demain

fleur-ressemblance-tete-mort-602x802.jpg

« Cette fleur particulière est une plante de famille des Scrophulariaceae que l’on retrouve sous le nom de muflier à grandes fleurs appelés aussi gueule de loup. Cette plante a la spécificité de ressembler à une tête de mort quand elle fane. »

Source : http://gogguzo.com/etranges/fleur-tete-de-mort/

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Il semble exister dans le monde phénoménal, dans le monde des apparences une sorte de préfiguration des notions abstraites, des catégories de l’esprit (substance, réalité, causalité) qui sont à la base de la conception que l’homme se forme spontanément du milieu physique qui l’environne.

Professeur André Michotte

Le professeur Michotte (décédé en 1965) est connu, notamment, pour ses travaux expérimentaux en psychologie portant sur les processus de perception de la causalité.

R320057766.jpg

... Comment ?... Tu veux dire que la chaine des causalités est, elle aussi, une simple perception ? Une construction de mon esprit ? mdr

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Au propos de la causalité...

Une démonstration de Francis Lucille que je trouve éblouissante sur la vidéo ci-dessous (entre 3'30 et 6'00 pour ceux qui n’ont pas le temps ou la patience de tout écouter).

[video:youtube]

J’adore cette image quand il dit finalement que, pour chaque phénomène, chaque évènement, que tu observes, c’est l’univers tout entier qui converge pour le produire.

Quand j’étais enfant, en bon fils unique et narcissique mdr , je m’étais posé la question des causes de ma naissance. J’étais, bien sûr, remonté à la rencontre de mes parents (fait déjà hautement improbable vu leurs milieux respectifs et leur lieu d'habitation) et puis à la naissance de mes parents… à la rencontre de leurs propres parents et des parents de leurs parents... J'aurais pu remonter jusqu'au big bang ! mdr Finalement j’en était arrivé à la conclusion (comme Francis Lucille) que c’était tout l’univers qui avait convergé depuis le début des temps pour que j’existe (ça peut sembler mégalo de dire ça comme ça, je sais mdr ).

Tu peux, aussi, prendre un phénomène plus simple : le rebond d’une balle de ping pong sur le sol. Quand tu analyses bien, tu vois que, là encore, c’est aussi tout l’univers qui a convergé pour que cette balle rebondisse sur le sol.

ça donne un peu le vertige tout ça...

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Au delà du « branlage de cartes » et du « glimmer »

qu’est-ce que l’on apprend comme choses sur VM…

La magie serait-elle bien plus que l’on imagine ?

Sert-elle à réfléchir ?

Shiva,Kristo,Christian, Alias, Munky, Max Maven, James Randi,…

continuez… je me régale !

JaB

~~~~~~~~~~

Le monde n'est pas ce que vous croyez, voyez, sentez, touchez, entendez .. !

1/Si temps R. (temps du réel) = V. (temps du virtuel) =/ R. (temps du réel),

2/ Alors temps RV. ?(temps de la réalité virtuelle) = V.=R.

3/ Et temps RA. (temps de la réalité augmentée) = [(RV. * RV.)*w.] / T.

#

L'illusion est parfaite !

Réveillez-vous,.. éveillez votre entourage...

RêveSolutions.. !

http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm

Si l’utopie traduisait l’impossible, la vie, l'humain n'existeraient pas.

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La magie serait-elle bien plus que l’on imagine ?

Sert-elle à réfléchir ?

Excellente question Jack ! :)

Et… Réfléchir peut-il être un divertissement ? mdr

Donc… Pour aller là où je voulais en venir :

Il est intéressant de voir à quel point un argument fort comme celui de la chaine causale peut être interprêté dans les deux sens :

1) Les phénomènes qui m’apparaissent ont des liens de causalité entre eux. Ces liens sont cohérents et je peux même prévoir l’enchainement de ces liens par le calcul et par la science. Cela montre bien que je vis dans un monde physique gouverné par des lois physiques.

2) La chaine de causalité des phénomènes qui m’apparaissent montre des liens d’interdépendance complexes qui transcendent le temps et l’espace et me font remonter au début de l’univers (si toutefois il y a eu un début). Tout est interdépendant de tout. Rien n’existe donc en essence par soi-même indépendamment du reste de l'univers et tous les phénomènes sont illusoires.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Divertissement, diversion.

Si l'on considère que l'on ne peut réfléchir à "tout" à un moment donné, car le "tout" reste inconcevable, alors réfléchir nous détourne de certains sujets. Réfléchir peut donc être considéré comme une diversion.

Diversion, divertissement...

Je fais du jazz bullshit... :D

Mais il y a peut être une piste...

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La chaine de causalité des phénomènes qui m’apparaissent montre des liens d’interdépendance complexes qui transcendent le temps et l’espace et me font remonter au début de l’univers (si toutefois il y a eu un début). Tout est interdépendant de tout. Rien n’existe donc en essence par soi-même indépendamment du reste de l'univers et tous les phénomènes sont illusoires.

Ce n'est pas parce tout est interdépendant que tout est illusoire...

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    • Simple : il a y juste ce qu'il faut. Des visuels (photos et vidéos) et un moyen de te contacter. Sur la page principale, je viens de réaliser que tes gants n'avaient que 4 doigts. C'est un détail qui attire l'oeil donc il faut laisser cette photo (en plus très nette et ou qui donne tout de suite le ton sur le personnage). Les dessins sont bien aussi. Ce qui est un peu dommage, c'est qu'ils ne s'affichent pas en entier sans qu'on ait à descendre avec la molette pour les voir globalement. Les vidéos sont bien : elles en montrent assez pour avoir un aperçu de la variété des numéros possibles, la folie du personnage et pas trop pour laisser les gens les découvrir en entier. La deuxième vidéo où tu parles est la plus vendeuse à mon avis car ton accent et ta personnalité y sont encore plus flagrants au travers de ta présentation des coulisses du crazy. On voit clairement que tu es chez toi, que c'est ton univers et que lorsqu'on t'engage, on fait venir un morceau de la folie du crazy. Elle se démarque des autres vidéos plus axées sur le visuel mais qui ressemblent plus aux montages vidéos d'autres magiciens. La prise de contact est simple et directe : un mail et un numéro de téléphone. C'est plus chaleureux que la sempiternelle boîte de messages intégrée au site. On se dit qu'on va t'avoir en personne ou en tout cas facilement pour avoir tes conditions. C'est psychologique mais à mon sens, ça joue aussi. Il manque peut être quelques lignes (titres au dessus des vidéos ?) où on peut lire un peu ce que tu proposes en termes de format comme "numéros de 5 à 20min", ce genre de chose. Tu parles plusieurs langues donc une petite ligne pour l'indiquer, ce serait bien aussi. Les commentaires en anglais, français et allemand, les extraits de plusieurs émissions montrent déjà le côté international et reconnu de tes prestations mais en précisant que tu peux parler en telle ou telle langue, c'est un plus non négligeable pour certains clients. Un site internet n'est pas ce qui rapporte le plus de clients aujourd'hui (plutôt le bouche à oreille, la télévision et les réseaux sociaux) mais cela permet aux intéressés d'avoir un bel aperçu de ce que vous proposez, c'est une vitrine. Je vous souhaite de beaux succès dans la promotion de votre travail à Christa. et toi.
    • Max Maven est celui qui m'a le plus marqué physiquement. Il portait les initiales de son nom de scène sur sur visage (bouc et cheveux au niveau du front coupés de manière à former deux "M"). Je l'ai toujours vu dans des tenues noires très amples aussi et avec sa queue de cheval ou des couettes tressées. Ensuite, il y a eu al voix et la barbe de Eugène BURGER et quand je l'ai eu en face de moi, c'était vraiment agréable de l'écouter rien qu'à cause de la gravité de sa voix et de son ton très posé. Jeff McBride, toujours habillé style "kabuki" même en dehors de la scène et son sourire particulier. J'ai été surpris de découvrir qu'il avait de toutes petites mains aussi lorsque je l'ai rencontré. Un qui m'a surpris en conférence, c'est Richard Sanders qui est assez petit et je ne m'en était pas du tout rendu compte dans ses vidéos. ça lui donnait un côté encore plus dynamique. Léo Smeters et ses lunettes vertes + souvent une pochette, une cravate ou des chaussures vertes. Sa magie ne m'a pas plus attiré que ça, le personnage non plus mais j'ai retenue l'image des lunettes vertes. Jean-Pierre VALLARINO, souvent avec une écharpe blanche non enroulée. Je lui ai toujours trouvé un petit côté "Alain DELON" dans son attitude, sa façon de se déplacer. Les très longs et épais cheveux de Galina (lévitant sur sa boule volante lumineuse dans l'émission "Las Vegas" version française présentée par Sylvain Mirouf) qui aujourd'hui a les cheveux très courts (dans le duo Sunny Hayes). Peter MARVEY qui pendant très longtemps était toujours habillé avec le même costume d'un bleu particulier et qui utilisait souvent "Ghostbuster" comme musique à la fin de chaque numéro. Hans Klock, chemise ouverte, cheveux dans le vent, un peu brusque dans ses gestes (il jetait toujours assez violemment le couvercle de sa "spike illusion", que l'on voyait déjà bien tordu; et les pics, je me suis demandé une fois si son technicien avait toujours réussi à les réceptionner facilement). Je crois au passage que c'est lui et Greg Frewin avaec son numéro de colombes colorés qui ont fait de "Eclipse" du Cirque du Soleil, une musique très populaire chez les magiciens jusqu'au début des années 2000. Alexandra et Dominique DUVIVIER et leurs queues de cheval, détail physique sur lequel ils jouent dans leur numéros en duo. Alain DEMOYENCOURT : c'est un personnage même en dehors de la scène mais son costume fait à partir de serviettes de table "à l'ancienne" marque aussi. Pour Yann Frish, ce sont ses yeux et ses expressions qui malgré le personnage assez fou qu'il endosse, font ressortir un côté "enfant", plein de douceur. Il y a aussi les chemises à fleurs de notre regretté Daryl MARTINEZ, le cigare et le verre de whisky de Dai VERNON (pas un détail physique mais un détail lié au personnage), les mains géantes de Larry Jennings, la gestuelle de Tony Slydini, la posture assise de Albert GOSHMAN, les ongles pointus de Steve DACRI, le style vestimentaire et les coupes de cheveux des Erlish Brother, le style gothique de Criss Angel et de Dan Sperry, le grand écart que faisait Jorgen SAMSON à la fin de son numéro de productions de tables et de fleurs, etc...
    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
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