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... Par ailleurs l'hypothèse des cinq minutes me fait aussi penser au cerveau dans une cuve.

Deux hypothèses irréfutables donc métaphysiques et non scientifiques, elles posent néanmoins de sacrés bonnes questions sur le fondement de toute forme de connaissance.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Publié le (modifié)
Il y a 4 heures, Patrick FROMENT a dit :

Il est possible que je te fasse réagir vivement avec ce qui va suivre (mais c'est pas grave 🙂) :

Mais non, pas de problème ! Cool, l'ami. On est là pour que des arguments se confrontent, pas des individus. 🤓

 

Il y a 4 heures, Patrick FROMENT a dit :

Je ne cherche aucunement à renvoyer les deux hypothèses dos à dos en suggérant qu'elles auraient une valeur égale. Je veux simplement dire que toute hypothèse (y compris une hypothèse scientifique) est une interprétation (au présent !) de certains signes.

Le problème c'est qu'il n'y a pas que des hypothèses en science, il y a aussi et surtout des théories qui découlent d'un grand nombre d'hypothèses confirmées ou infirmées et qui aboutissent justement à une conclusion (au moins provisoire) sur l'état des savoirs. Parmi les plus solides actuellement, l'évolution (darwinienne et ses développements ultérieurs évidemment, qui affinent la théorie, en donnent les modalités tout en en précisant les limites), ou la physique quantique, etc. Pas facile de les déboulonner. 

Le but du savoir n'est pas d'aligner les hypothèses même les plus farfelues et de leur donner un même niveau de validité, une équivalence (ce que tu reconnais toi-même), mais de conserver celles qui sont les plus fertiles. Sans éléments forts pour les contredire, elles restent valides dans leur champ d'application.

Patrick, es-tu du côté des platistes ? Ils ont une conscience, pensent, et affirment que la Terre est plate. Ont-ils raison ? La vérité est-elle de leur côté ? Est-ce que l'affirmation "La Terre est plate" est aussi pertinente que "La Terre est globalement sphérique" ? En 2016 j'écrivais :

Le 29/08/2016 à 17:55, Christian GIRARD a dit :

 Selon moi la Terre est plutôt plate d’un certain point de vue, sphérique avec un peu plus de recul voire ellipsoïdale, etc., mais de surface fractale si au contraire on l’observe de plus près.

Et encore, on peut débattre sur les ondulations de la terre qui en font un volume indéfini, sur les termes de sphéroïde, géoïde ou ellipsoïde, sur le fait de n'évoquer que sa surface externe et non son volume, sur la question de savoir si la planète est à considérer avec son atmosphère ou pas, etc. Il n'empêche que la Terre ne peut être perçue comme plate que du point de vue d'un observateur qui ne prend pas de recul, que ce soit physique ou intellectuel. Mais pour toi, Patrick, même la Terre n'existerait donc que dans notre esprit ? Selon toi, la Terre peut être plate puisque ce n'est qu'une construction de l'esprit (oui, je te taquine), et cette affirmation en vaut bien une autre. La Terre ne serait qu'une construction mentale et non pas un gros "truc" bien réel (même si imprécisément définissable) auquel on donne des noms et qui a des interactions avec le reste de l'Univers (indépendamment de Nous) ? Bref pour toi la Terre n'existe pas. L'Univers n'existe pas. L'homme n'est jamais allé sur la Lune (puisque la Lune n'existe pas, ce ne serait qu'une chimère mentale). On ne peut être sûr que de l'existence de la conscience, et cette conscience c'est quand même bien la seule chose que tu ne remets pas en doute. Finalement, là est la limite de ton "hyper scepticisme" : tu ne peux remettre en doute ta propre conscience. 

 

Il y a 4 heures, Patrick FROMENT a dit :

Je veux simplement dire que toute hypothèse (y compris une hypothèse scientifique) est une interprétation (au présent !) de certains signes.

Mais non, pas du tout. Une hypothèse n'a que peu de valeur sur le plan des acquis scientifiques (comme le dit Klein, c'est utile à la recherche, ce qui n'est pas la même chose). C'est ce qui en découle qui compte, à condition que l'hypothèse porte des fruits, pas l'hypothèse elle-même. Des hypothèses on peut en formuler à la pelle. 

 

Il y a 4 heures, Patrick FROMENT a dit :

C'est dans notre conscience que sont construites toutes les hypothèses à propos de l'origine de l'univers et à propos de l'évolution.

S'agit-il d'une hypothèse ? 😉 

Je ne crois pas que les "hypothèse à propos de l'origine de l'univers et à propos de l'évolution" soient construites "dans" notre conscience. C'est plutôt une résultante psychique de nos savoirs et de nos capacités intellectuelles. Et c'est plus à mettre au profit de l'ensemble des savoirs (qui pénètrent en partie dans notre esprit) qu'à la conscience seule. C'est un produit de la connaissance humaine, de la culture, pas un sous-produit de la conscience d'un individu. 

 

Que les humains construisent une histoire du Monde avec leurs propres moyens intellectuels (donc avec des mots, des concepts), c'est un fait. Mais cela n'entérine pas que le Monde ait vraiment une histoire, même si elle est plus complexe que celle qu'on se raconte.

Pour l'instant je n'ai pas lu d'argument qui me convainque que la conscience serait première sur l'énergie ou la matière. Mais supposons que cela soit vrai. L'Univers existe-t-il avant cette prise de conscience ou l'Univers apparaît-il avec cette prise de conscience ? Finalement on en revient presque à cette question classique déjà soulevée : un arbre qui tombe dans la forêt fait-il du bruit si personne n'est là pour l'entendre. Réponse : Du "bruit" non car le bruit est une notion purement humaine (voire animale), mais qu'il y ait une émission d'ondes sonores dans l'air oui. Tout dépend de la position de notre curseur mental pour analyser la question (et le phénomène). 

On a un peu l'impression que tu défends l'idée que les "choses" n'existent que dès lors qu'elles sont nommées ou conceptualisées, ce qui est vrai si l'on considère que le mot arbre désigne plus ou moins un "truc" dont on se fait une certaine idée et qu'on tente de définir dans le dictionnaire. Mais le truc en question, quand bien même ne serait-il pas conceptualisé, même sans les définitions qui vont avec, existe bien comme une sorte d'agrégat de phénomènes (physiques, chimiques, etc.) qui préexiste. Sinon à quoi donne-t-on des noms ? Les choses que l'on pense ne seraient que des abstractions mentales sans aucune réfèrent matériel qui aurait permis des les "reconstruire" dans sa psyché ? 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
il y a une heure, Patrick FROMENT a dit :

... Par ailleurs l'hypothèse des cinq minutes me fait aussi penser au cerveau dans une cuve.

Deux hypothèses irréfutables donc métaphysiques et non scientifiques, elles posent néanmoins de sacrés bonnes questions sur le fondement de toute forme de connaissance.

Tu as écrit dans ce sujet, suite à mon insistance, que tu ne mettais pas en cause l'existence des Autres. 

Comment accommoder cette expérience de pensée (qui est loin d'une réalité physique) du cerveau dans une cuve avec l'existence des Autres ? Faut-il aussi imaginer d'autres cerveaux dans d'autres cuves ? Et des liens pour les faire communiquer ? Et il faut également imaginer les concepteurs de ces cuves, qui eux-mêmes sont peut-être à leur tour des cerveaux dans des méta-cuves. Et ainsi de suite. Le cerveau dans une cuve implique des séries d'hypothèses peu économes. À cela s'ajoute une lancinante question : le cerveau dans une cuve rêvant qu'il est un papillon, au réveil, sait-il s'il était le cerveau dans une cuve qui avait rêvé qu'il était un papillon, ou un papillon qui rêvait qu'il était le cerveau dans une cuve ?

Publié le

Christian,
Pas le temps (! 😀) de te répondre aujourd’hui mais une remarque cependant :
Si l’illusion est notre mode normal d’accès au réel (hypothèse que j’ai émis par ici) ou bien si notre représentation de la réalité dépend de notre appareil perceptif et des structures de notre mental (hypothèse sur laquelle il me semble que nous nous entendons).
En gros : s’il y a une méprise dans notre manière d’appréhender le réel (manière douce de résumer l’essentiel de ce que j’ai écrit dans ce fil), s’il y a une méprise, donc, dans notre manière d’appréhender le réel, il n’y a pas de raison que le temps ne fasse pas partie, lui aussi, de la méprise. 🙂

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
il y a 7 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Si l’illusion est notre mode normal d’accès au réel (hypothèse que j’ai émis par ici)

Oui, je suis d'accord avec ça. Surtout que tu évoques bien un "réel". Qu'on se trompe ou n'en saisisse que des bribes ne remet pas en cause son "existence". 

 

il y a 8 minutes, Patrick FROMENT a dit :

si notre représentation de la réalité dépend de notre appareil perceptif

Oui, je suis d'accord avec ça. Surtout qu'un appareil perceptif implique qu'il y a quelque chose à percevoir. Tout baigne (mais pas dans une cuve hein !).

 

il y a 9 minutes, Patrick FROMENT a dit :

et des structures de notre mental (hypothèse sur laquelle il me semble que nous nous entendons).

Oui. Mais pour moi il ne s'agit pas d'hypothèse. C'est plutôt un état de fait, et un constat. Une "vérité".

Mais pour ma part, j'opte pour l'existence d'un cerveau, de constructions psychiques s'étalant sur le temps, d'un développement des fonctions cognitives et d'une conscience émergente, variable, qui peut se modifier, disparaître, non externe, et pas nécessairement première. 

 

il y a 13 minutes, Patrick FROMENT a dit :

s’il y a une méprise, donc, dans notre manière d’appréhender le réel, il n’y a pas de raison que le temps ne fasse pas partie, lui aussi, de la méprise. 🙂

Oui, le temps est particulièrement concerné par cette "illusion générale", j'en conviens. 

 

Publié le
Le 16/11/2020 à 02:37, Christian GIRARD a dit :

Absolument pas du tout, et ça prouve que, malgré mon "effort" comme tu dis, tu n'as même pas regardé ni écouté les vidéos ci-dessus pourtant claires à ce sujet. Dommage. Mais il est encore temps de les visionner (même Darwin a évolué sur certains points 😉). 

 

 

Euh, si... toujours... la vidéo est sympathique, mais il n'explique pas comment un être vivant peut augmenter l'entropie de son environnement pour baisser la sienne. Il omet aussi que cet être vivant est capable de faire baisser l'entropie de son environnement sans pour autant faire baisser la mienne propre, même, il peut l'augmenter (tout en fabriquant une maison, j'augmente ma masse musculaire, ce qui organise des grains de sable tout en augmentant mon énergie de réserve...et je ne te parle pas de la glycosynthèse ou de la photosynthèse, ...) . Je maintiens que l'être vivant est une opposition à la loi d'entropie en thermodynamique. D'ailleurs, toute sa démonstration qui suit sur la lampe à la lave et ses copines concernent des systèmes ouverts, et non fermés. Il y a contradiction dans sa démonstration.

 

C'est avec plaisir que je lirai ta propre définition de la vie. 

Du coup j'ai vu la vidéo, ça correspond à ce que je pensais : il s'agit bien de donner des critères propres à la vie et non de la définir telle qu'elle est. Quand à ma propre définition, elle pourrait être quelque chose comme "la vie du corps organisé est la persistance dans l'être, per se (ou auto-entretenue), qui commence à la conception et se termine avec la mort ou la disparition de l'individu". 

  • Merci 1

cdmdu.

Publié le (modifié)

On a un futur prix Nobel dans VM et ça c'est sacrément cool ! 

 

Il y a 3 heures, Clément D'UZER a dit :

Du coup j'ai vu la vidéo

Ah tu vois bien que tu ne l'avais pas visionnée. Bon, passons. 

 

Il y a 3 heures, Clément D'UZER a dit :

"la vie du corps organisé est la persistance dans l'être, per se (ou auto-entretenue), qui commence à la conception et se termine avec la mort ou la disparition de l'individu". 

OK, merci beaucoup Clément pour ta définition. Pour ma part je ne me serais pas lancé dans une telle tentative, je l'avoue humblement.

J'en reviens à ma question relative à cette vie qui "commence à la conception", peux-tu être plus clair à ce propos ? Pour moi, ce que je lis (mais je peux me tromper, d'où ma demande de précision), c'est que tu sous-entends qu'une âme se glisse dans l'ovule fécondé, insufflée par Dieu ou par l'opération du Saint-Esprit (ou par je ne sais quoi). Il me semble nécessaire de préciser ce point car pour ma part, et au regard de mes réflexions, il n'est nul besoin d'invoquer cette âme. Note que j'ai bien lu que tu n'as pas parlé d'âme, mais je trouve justement ta réponse fuyante, or c'est un point essentiel. 

Donc une âme est-elle nécessaire dans ton schéma de pensée pour créer un individu vivant ? (Je ne parle même pas des animaux non humains.)

Si oui, et c'est une question qui me turlupine et à laquelle j'aimerais avoir un "embryon" de réponse, que se passe-t-il lorsqu'il advient que la cellule œuf se sépare en deux, d'où vont se développer deux jumeaux homozygotes ? L'âme est-elle coupée en deux ? L'un des deux jumeaux n'a pas d'âme ? Deux âmes sont insufflées non au moment de la conception mais après, une dans chaque cellule au moment de la première division cellulaire ? Etc. 

Parce que si l'âme est insufflée au moment de la fécondation, il n'y en a qu'une et une seule dans la cellule œuf. Ladite cellule œuf chargée d'une âme ne se divise qu'ensuite. Ou alors faut-il intégrer d'autres hypothèses : par exemple que l'âme se divise en deux "âmes sœurs" jumelles, etc. ?

Je ne me lancerai pas sur les questions qui pourraient associer âme et entropie, n'exagérons pas. 😉 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
Il y a 8 heures, Clément D'UZER a dit :

il s'agit bien de donner des critères propres à la vie et non de la définir telle qu'elle est.

Oui ! Et c'est le même problème quand la science essaie de définir la conscience.

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

Publié le
Il y a 15 heures, Christian GIRARD a dit :
Il y a 17 heures, Patrick FROMENT a dit :

... Par ailleurs l'hypothèse des cinq minutes me fait aussi penser au cerveau dans une cuve.

Deux hypothèses irréfutables donc métaphysiques et non scientifiques, elles posent néanmoins de sacrés bonnes questions sur le fondement de toute forme de connaissance.

Tu as écrit dans ce sujet, suite à mon insistance, que tu ne mettais pas en cause l'existence des Autres. 

Encore une fois, à mon sens, les hypothèses du type "cerveau dans une cuve" ou "hypothèse de cinq minutes" ne sont pas à prendre au pied de la lettre. Néanmoins, pour absurdes que ces hypothèses puissent paraitre, elles posent des questions très pertinentes en matière de philosophie de la connaissance (comment savons nous ce que nous savons et comment pouvons nous en être sûrs ?).

En fait, j'ai bien peur que comme le dit Frédéric Grolleau (professeur de philosophie) sur son blog : rien ne prouvera jamais de manière irréfutable que nos perceptions sont justes.

Citation

Putnam a voulu critiquer la science qui a envahi l’époque du XX°ème siècle. La science ne repose que sur une simple hypothèse qui peut être ou non validée. Comme on vient de le voir, aucune théorie n’est pleinement satisfaisante et n’emporte une adhésion complète des philosophes de la connaissance. Pour le sceptique, il est impossible d’arriver à une croyance vraie et véritablement justifiée, car rien ne prouvera jamais de manière irréfutable que nos perceptions sont justes.

source

 

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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    • Déjà, si j'achète un livre, c'est que j'ai l'intention de le lire et l'envie de mettre en application au moins une partie de son contenu. Je prend tout mon temps. Si j'ai le matériel, même si la routine ne me plait pas, j'essaie. Je dis bien "même si la routine ne me plaît pas" car pendant longtemps je ne testais que les routines qui me plaisaient et puis un jour, je me suis fixé comme objectif de tester toutes les routines d'un livre (le premier tome de Jacques Delord) et là, après m'être filmé en m'entraînant à des routines qu'à priori je n'aurais pas présentées, j'ai découvert qu'en fait, ce n'était pas mal du tout voire très bien pour certaines. C'est ainsi que la routine de Peter Warlock a rejoint mon répertoire pendant des années par exemple. Par contre, la routine de corde qui me plaisait ne m'avait pas plu en me regardant sur la vidéo. Je suis revenu dessus mais bien plus tard. Donc depuis, dès que j'ai ce qu'il faut pour les tester, j'essaie chaque routine et je me filme. Parfois cela met quelques jours avant d'avoir un début de routine présentable (lorsque c'est un peu technique) mais qu'importe, l'exercice est intéressant et parfois, ça devient des petits défis (je sais que je ne présenterai jamais certaines routines mais je veux parvenir à la faire au moins une fois "proprement"). Parfois je suis sur deux livres en même temps. A quelques exceptions près (certaines encyclopédies), je suis toujours allé jusqu'au bout de mes livres. Une fois lu, un livre a le droit d'avoir sa place dans ma bibliothèque. Sinon il fait partie d'une pile "à lire". Aujourd'hui je n'ai plus de place dans mes deux bibliothèques (elles ne sont pas énormes mais de taille "raisonnable", un centaine de livre chacune à peu près) donc je n'achète plus de livre, juste quelques notes de conférences parfois (mais ça devient rare). Par contre je relis certains bouquins. Ceux que j'ai le plus lu et relu complètement (2 à 3 fois) sont "Fondations" de Eberhard Riese, "Close-up" de Stone (lu deux fois et je n'ai pas résisté à m'acheter la réédition augmentée, ne serait que pour l'humour distillé au fil des pages), les livres de la trilogie Delord (qui donnent vraiment envie de faire de la magie), mes premiers livres de magie (les livres de John Tremaine et de Patrick Page), le livre de John Bannon "Barrage", les livrets de Pavel et de Marconick (qui se relisent très vite, c'est presque une idée par page). Ensuite il y a les livres dans lesquels je replonge assez régulièrement mais que je ne relie pas complètement comme les Mad Magic, les Tarbell, les livres de Christian Chelman (j'ai relu complètement "Légendes Urbaines" cela dit). Au niveau de ma façon de travailler, après lecture d'un livre, j'ai forcément plein de vidéos d'entraînement. Je les supprime toutes sauf celles des routines qui me plaisent le plus après les avoir essayées et là j'essaie d'en faire autre chose ou au moins d'en faire quelque chose de personnel (souvent cela consiste à trouver un texte pour les routines de close-up, ou un texte ou une musique pour certains numéros de scène, à trouver un endroit où introduire la nouveauté dans un enchaînement, parfois cela consiste à juste garder une idée qui me plaît comme certaines accroches, un blague ou une méthode et parfois cela consiste juste à changer la méthode pour que la routine soit fluide, pratique et que j'ai du plaisir à la présenter). Toutes les routines qui restent en vidéo d'entraînement sur mon disque dur seront en général travaillées de manière approfondie pendant quelque semaines, mois voire plus en fonction des difficultés (pour fabriquer certaines choses ou maîtriser certaines techniques) et présentées au moins une fois en public. Certaines resteront plusieurs années d'autres pas. Tout dépend de l'impact de en public et du plaisir que j'aurai à les présenter évidemment. Maintenant j'essaie de noter le nombre de routines que j'ai présentées d'un livre afin de voir ceux qui ont le plus "nourris" mon répertoire. En close-up, "Barrage" de John Bannon est sans nul doute celui dont j'ai le plus pratiqué le contenu. Il ne comporte que 8 routines que j'ai toutes testées et présentées au moins une fois en public. Après 3 ans, 4 de ces 8 routines figurent toujours régulièrement dans mes prestations de close-up, ce qui en fait le livre que j'ai le plus "rentabilisé" et ce n'est pas du tout le plus cher que j'ai acheté. Je ne souhaite pas raisonner en termes d'argent mais c'est un bon moyen de voir les livres (et je commence à faire pareil pour les vidéos) que j'ai le plus utilisés. Je commence à raisonner pareil pour le matériel aussi. Si je regarde ce que j'utilise le plus, ce sont rarement des accessoires les plus onéreux que j'ai achetés pour le close-up (j'utilise par exemple rarement certains très beaux sets de pièces spéciales que j'ai achetés. Par contre j'utilise très souvent des pièces normales 50F argent que je tiens de ma grand-mère et mes pièces jumbo que j'ai fait fabriqué lorsque j'étais étudiant). Pour la scène, c'est différent. Le matériel que j'ai acheté cher, c'était pour l'utiliser, j'ai bien réfléchi avant d'investir donc je l'utilise. Il faut dire aussi que je n'achète pas ou très rarement (pour des petites choses) sur un coup de tête. Ce que j'achète correspond à des choses assez précises que je recherche depuis un moment. ça n'a pas toujours été ainsi bien sûr. Avec l'âge, l'expérience, on s'organise, on réfléchit et on fait plus facilement le tri entre ce qu'on est sûr de présenter avant de l'acheter et ce qui risque de finir dans un tiroir après une seule utilisation. Et puis je n'ai plus de place. Par contre, même si mes tiroirs sont pleins, rien n'est jamais resté dans son blister sans avoir été utilisé au moins une fois en public. Lors de la lecture, surtout pour la lecture de revues, j'ai du mal à surligner ou écrire dans mes livres que je veux garder impeccables (je suis assez maniaque) même si je suis d'accord que c'est un outil de travail. Je prend des notes sur une fiche cartonnée ou à défaut, une feuille A4 pliée en deux en notant les routines à tester et leur page parce dès que j'ai ce qu'il faut pour la tester. Je met un certains nombre de petits traits (1 à 4) comme les étoiles du michelin en fonction de mon ressenti à la lecture. Je faisais déjà ça étant gamin lorsque j'enregistrais les numéros qui passaient au cabaret de Patrick Sébastien : je les "notais" avec 1 à 4 petits traits. Même plus de 25 ans après, je suis encore d'accord avec mes "notes" (ça devait être le côté "prof" qui commençait à venir). Une fois filmée, si la routine me plaît, je vais écrire mes idées dans un livret qui ne sert qu'à ça ou sur une nouvelle feuille A4 pliée en deux si je n'ai pas mon carnet sous la main et je jette mes fiches de lectures qui ne sont qu'une liste de ce que je pouvais essayer. Souvent, ma fiche de lecture est ce qui me sert de marque-page. Sinon c'est une carte à jouer ou une de mes cartes de visite (qui sont des vrais marque-pages bien sûr). Les livres que je lis plus facilement sont ceux où les routines font appel à des supports variés. C'est plus long pour s'entraîner car il faut à chaque fois réunir un matériel spécifique ou le plus plus proches de celui mentionné dans ce que j'ai. Pour les livres centrés sur un seul support (cartes, pièces, corde, etc...), le matériel est vite à ma disposition mais je n'avance pas plus vite car au bout de 2 ou 3 routines lues, il faut d'une part que je les essaie et d'autre part, sans parler de les tester, je ne pourrais pas lire d'une traite de tels livres. A quelques exceptions près (comme Bannon ou Duvivier), c'est ennuyeux (ce qui ne veut pas dire que le contenu est mauvais, juste que j'ai besoin d'une certaines variété de supports pour que ma lecture se prolonge plus). Cela dépend aussi de la façon dont s'est écrit et illustré bien sûr. Quoiqu'il en soit, je lis rarement plus de 3-4 routines d'affilé et c'est même plus souvent 1 ou 2. Je lis plutôt le soir, dans le lit juste avant de m'endormir et je fais mes essais le lendemain matin ou je lis et je fais mes essais au fur et à mesure le matin (je lis une routine, je la teste et la filme, je lis une deuxième routine et la teste et la filme, etc...). Pour les essais de routines de scène, c'est plutôt l'après-midi car mon matériel de scène est chez mon grand-père et le matin, je fais déjà la liste de ce que je vais travailler l'après-midi, je relis les routines et commence parfois à noter des idées qui me viennent, des choses à tester de plusieurs manières. Lorsque je lis le soir, une fois la lumière éteinte, je me fais des "films" dans ma tête, je m'imagine faisant la routine lue, ce que je dirai. Souvent je regrette de ne pas avoir noté certaines phrases imaginées.  Après lecture d'un livre (ou deux en parallèle), il a donc droit à sa place dans une de mes bibliothèques et je n'attaque jamais la lecture d'un autre (ou d'un autre "duo") tout de suite. Soit je reste un mois ou deux sans lire, soit je lis un livre de contes pour enfants ou un livre de Bellemare (histoires courtes, une ou deux chaque soir) ou j'attaque un roman (plus rare mais ça m'arrive), soit je suis déjà sur mes notes par rapport aux routines que j'imagine (sans forcément de lien avec un livre lu ou une vidéo vue) : je m'amuse à écrire des accroches, des thématiques, des textes, des idées de méthodes alternatives, je dessine, etc... Remarque, ces notes, c'est un peu tous les jours et à tout moment de la journée. Dès que j'ai une idée, une phrase qui me plaît, etc..je la note, je dessine. Je refais souvent plusieurs fois la même chose, je change quelques détails que j'estime être mieux ainsi. Je suis depuis des mois sur la fabrication d'un élément de scène. Je l'imagine en différents matériaux, je regarde ce qui se fait dans les magasins de bricolages près de chez moi, j'envoie des demandes de devis à certaines entreprises qui travaillent le plastique, la mousse. C'est pour moi la phase la plus longue : le choix des bons matériaux, les essais, les prototypes. Les idées me viennent assez vite, le travail des techniques assez vite aussi globalement si j'y consacre quelques après-midis entiers. Mais lorsqu'on se lance dans la fabrication de nouvelles choses (pour la scène surtout), sans plan déjà existant, c'est long. Il faut multiplier les aller-retours entre l'appart, les magasins, l'atelier dans lequel je bricole (chez mes parents), le lieu où je répète (chez mon grand-père), ne pas oublier la caméra ou le pied de caméra que je me trimbale à peu près à chaque fois, mes notes, etc... L'un des points les plus délicats, ce sont les fixations. Pour beaucoup de gimmick en close-up comme en scène, il faut des fixations assez fiables pour ne pas bouger avec nos gestes ou en déplaçant le guéridon, etc...mais qui libèrent facilement une charge. C'est assez paradoxal : on veut fixer mais facilement libérer, transposer, etc...Dans mes recherches, j'ai découverts des choses incroyables à détourner de leur utilisation. Action, Aldi, Liddle, BricoLeclerc, Brico dépôt, Noz, LeroyMerlin et les vide-greniers, voilà mes boutiques de magie préférées depuis bien longtemps. Le problème, c'est que je vois pas mal de choses qui me donnent envie de les détourner de leur utilisation et du coup, j'ai un tas de prototypes inachevés qui prennent une place folle. Mais revenons sur les livres. La dernière chose que je voudrais dire la dessus, c'est sur leur transport car je me déplace souvent entre mon appart, l'endroit où je bricole et l'endroit où je répète et je veux les garder impeccables. J'ai donc donc des pochettes en papier bulle épais pour les transporter sans les abîmer. J'ai d'ailleurs de grosse pochettes à bulles dans chacune de mes valises de magie, adaptées au format de ce que j'emporte le plus souvent et j'utilise parfois des accessoires très fragiles mais auquel je tiens absolument.        
    • bonjour je suis accro au piece et quand j'ai vue un extrait de la magie des piece de MATTHIEU UN JEUNE RAPIDE ET QUI FAIT BIEN LES CHOSE JE ME SUIS DIT SA MA RESSEMBLE ,J'ADORE CETTE MÉTHODE UNE QUE JE RAJOUTE  À MON RÉPERTOIRE MERCI MAGIE....J'AI VOIR LES REACTION DU MONDE SA ME DONNE ENVIE D'EN SAVOIR PLUS
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