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Publié le
Il y a 2 heures, Christian GIRARD a dit :

Du moment qu'on ne nie pas l'existence d'une réalité (quelle qu'elle soit)

En fait, personne n’a jamais nié l’existence d’une réalité « quelle qu’elle soit » comme tu dis.

Même Berkeley et Fichte qui sont les deux philosophes qui sont connus pour avoir été le plus loin dans ce qu’on appellera plus tard l’idéalisme subjectif ne nient pas la réalité… ni même le monde extérieur !

Berkeley appelle la réalité*  « Dieu » et le monde extérieur, en bon empiriste, il l’appelle « perceptions »

Citation


"Je n'argumente pas contre l'existence d'aucune chose que nous puissions appréhender soit par les sens soit par la réflexion. Je n'ai pas le moindre doute de l'existence effective des choses que je vois de mes yeux et que je touche de mes mains. La seule chose dont nous nions l'existence, est celle que les philosophe appellent matière ou substance corporelle." George Berkeley Traité sur les principes de la connaissance humaine, Première partie.

Le monde extérieur est de nature spirituelle et a sa source dans la pensée de Dieu. Le monde serait "un discours que Dieu tient aux hommes ».

source

 

Quant à Fichte il appelle la réalité* « Moi absolu » et le monde extérieur il l’appelle « non-moi ».

J’ai bien peur, donc, mon cher Christian, que sur des sujets aussi complexes et subtils nous ne soyons condamnés à argumenter sévèrement plutôt que faire des raccourcis et des caricatures (c’est d’ailleurs globalement ce que nous faisons par ici depuis des années et je t’en suis largement gré 🙂).

 

* "réalité" étant ici pris dans le sens de "réalité ultime".

Publié le (modifié)
Il y a 8 heures, Patrick FROMENT a dit :

En fait, personne n’a jamais nié l’existence d’une réalité « quelle qu’elle soit » comme tu dis.

Donc la réalité "existe" et on en a des signes ! Ouf ! Je ne regrette pas d'avoir changé de cafetière. 

Il y a 8 heures, Patrick FROMENT a dit :

J’ai bien peur, donc, mon cher Christian, que sur des sujets aussi complexes et subtils nous ne soyons condamnés à argumenter sévèrement plutôt que faire des raccourcis et des caricatures (c’est d’ailleurs globalement ce que nous faisons par ici depuis des années et je t’en suis largement gré 🙂).

Il faut écouter Étienne Klein si ce n'est pour toute l'intervention en lien ci-dessous au moins pour les quelques premières minutes de sa conférence (je cale la vidéo). On pourrait presque remplacer le mot "vérité" qu'il utilise par "réalité" (ou "vrai" par "réel") et se demander si chercher des réponses sur ce qu'est la réalité "ultime" ne serait pas comme une tentative de "traire un bouc" :

Citation

Les « vérités de science » ne sont ni absolues ni définitives. Certaines évoluent, d’autres finissent par devenir tout à fait fausses au cours du temps. Il convient donc d’être précis et prudent dans la façon de les énoncer. Faute de quoi, on ouvre grand la porte à ceux qui ne leur reconnaissent pas ce statut, les traitent par le dédain ou les contestent au nom de leur intuition. Dans ce contexte, comment nourrir ce que Nietzsche appelait le "goût du vrai" ? Une conférence d’Etienne Klein, physicien et philosophe des sciences au CEA. La conférence a été réalisée dans le cadre de la Fête de la science, le vendredi 2 octobre 2020, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne.

 

Modifié par Christian GIRARD
Publié le
il y a une heure, Christian GIRARD a dit :
  Citation

Les « vérités de science » ne sont ni absolues ni définitives.

Dans son excellent ouvrage Problèmes de philosophie (qui, d'ailleurs ,traite de plein de sujets abordés par ici), Bertrand Russell écrit : "En fait, c'est dans son incertitude que réside largement la valeur de la philosophie". Nous pourrions presque le paraphraser et dire : "En fait, c'est dans son incertitude que réside largement la valeur de la science". 😀

  • Merci 1
Publié le
il y a 7 minutes, Patrick FROMENT a dit :

"En fait, c'est dans son incertitude que réside largement la valeur de la science".

Les arguments des platistes sont-ils pour autant recevables ? Que les « vérités de science » ne soient ni absolues ni définitives ne signifie pas qu'on peut affirmer n'importe quoi.

Publié le
Il y a 9 heures, Christian GIRARD a dit :

Donc la réalité "existe" et on en a des signes ! Ouf ! Je ne regrette pas d'avoir changé de cafetière. 

Il faut écouter Étienne Klein si ce n'est pour toute l'intervention en lien ci-dessous au moins pour les quelques premières minutes de sa conférence (je cale la vidéo). On pourrait presque remplacer le mot "vérité" qu'il utilise par "réalité" (ou "vrai" par "réel") et se demander si chercher des réponses sur ce qu'est la réalité "ultime" ne serait pas comme une tentative de "traire un bouc" :

 

Pour ceux qui ne regarderont ni n'écouteront pas la toute la vidéo ci-dessus, je cale la conférence sur un passage en lien avec la conscience (et qui rejoint certaines questions que j'ai posées ici-même) :

 

 

Publié le
Il y a 8 heures, Christian GIRARD a dit :

Pour ceux qui ne regarderont ni n'écouteront pas la toute la vidéo ci-dessus, je cale la conférence sur un passage en lien avec la conscience (et qui rejoint certaines questions que j'ai posées ici-même) :

Je crois que Maurice Merleau-Ponty a répondu par avance à Etienne Klein et à son "paradoxe de l’ancestralité" dans un ouvrage paru en 1945 et intitulé Phénoménologie de la perception.
(Quand on sait que Etienne Klein est né en 1958 c’est déjà un très beau paradoxe temporel 🙂) :

Citation

    Nous répondrions de la même façon aux questions que l’on peut se poser sur le monde avant l’homme. Quand nous disions plus haut qu’il n’y a pas de monde sans une Existence qui en porte la structure, on aurait pu nous opposer que pourtant le monde a précédé l’homme, que la terre, selon toute apparence, est seule peuplée, et qu’ainsi les vues philosophiques se révèlent incompatibles avec les faits les plus assurés.

    En réalité, ce n’est que la réflexion abstraite de l’intellectualisme qui est incompatible avec les « faits » mal compris. Car que veut-on dire au juste en disant que le monde a existé avant les consciences humaines ? On veut dire par exemple que la terre est issue d’une nébuleuse primitive où les conditions de vie n’étaient pas réunies. Mais chacun de ces mots comme chacune des équations de la physique présuppose notre expérience préscientifique du monde et cette référence au monde vécu contribue à en constituer la signification valable.

    Rien ne me fera jamais comprendre ce que pourrait être une nébuleuse qui ne serait vue par personne. La nébuleuse de Laplace n’est pas derrière nous, à notre origine, elle est devant nous, dans le monde culturel. Et, d’autre part, que veut-on dire quand on dit qu’il n’y a pas de monde sans un être au monde ? Non pas que le monde est constitué par la conscience, mais au contraire que la conscience se trouve toujours déjà à l’œuvre dans le monde.

 Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception, page 494

 

  • Merci 1
Publié le
il y a 39 minutes, Patrick FROMENT a dit :

Rien ne me fera jamais comprendre ce que pourrait être une nébuleuse qui ne serait vue par personne.

Le fait que Merleau-Ponty ne puisse comprendre cela n'est pas en soit une preuve ni même un indice qui ferait que ce qui fait ladite nébuleuse n'existe pas. Le mot "nébuleuse" est crée par "homme, le "concept" également, mais "l'espèce de truc que l'homme nomme nébuleuse, avec ses limites intellectuelles et perceptives" n'est pas remis en question pour autant. Merleau-Ponty nous parle d'une nébuleuse dont il comprend (en gros) le sens, l'existence, et il nous communique une réflexion dont nous comprenons également le sens, mais tout ceci ne s'appuie pas sur rien : oui il faut une conscience pour nommer et créer le concept (ou l'objet) mais on ne nomme pas pour autant une part de néant mais une part de quelque chose. 

(Pas le temps d'en écrie plus.)

Publié le

@Christian GIRARD

Il est possible que je te fasse réagir vivement avec ce qui va suivre (mais c'est pas grave 🙂) :

C'est dans notre conscience que sont construites toutes les hypothèses à propos de l'origine de l'univers et à propos de l'évolution.

C'est dans notre conscience aussi (en en tout cas dans la conscience de certains individus) que sont construites des hypothèses qui se veulent une contradiction des hypothèses évolutionnistes (comme l'hypothèse Omphalos par exemple).

Je ne cherche aucunement à renvoyer les deux hypothèses dos à dos en suggérant qu'elles auraient une valeur égale. Je veux simplement dire que toute hypothèse (y compris une hypothèse scientifique) est une interprétation (au présent !) de certains signes.

Publié le

L'hypothèse des cinq minutes de Russell me fait penser à l'expérience de pensée du paradoxe du clone parfait dont nous avons parlé récemment 🙂

 

Citation

L' hypothèse des cinq minutes est une hypothèse sceptique avancée par le philosophe Bertrand Russell , qui propose que l'univers est né il y a cinq minutes de rien, avec la mémoire humaine et tous les autres signes de l'histoire inclus. C'est un exemple couramment utilisé de la façon dont on peut maintenir un scepticisme philosophique extrême à l'égard de la mémoire et de la confiance dans une chronologie historique manifestement dérivée.

source

 

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    • https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/ils-ont-change-le-monde/les-pyramides-sont-des-centrales-electriques-8090250  
    • il te faut MECANO Brillant Métaux LOUIS XIII Laine d'acier Louis XIII Avel Numéro 0000  tu devrais avoir un tres bon resultat si vraiment ta pièce a de la valeur, et que tu veux etre tranquille, trouve un bijoutier "a l'ancienne" ( un VRAI artisan bijoutier) ils ont les produits professionnel ...
    • @Hugues PROTAT nous a partagé ce texte  Un personnage hors norme : Juan Tamariz, le magicien qui a transformé la cartomagie en un phénomène populaire. Sa fille Ana TAMARIZ a confirmé le décès de l'illusionniste à Madrid. Champion du monde de cartomagie, l'artiste a marqué plusieurs générations avec ses apparitions à la télévision et son travail en tant que maître des magiciens. Juan TAMARIZ, l'une des figures les plus reconnues de la magie espagnole et référence internationale de la cartomagie, est mort ce mardi à 83 ans à l'hôpital clinique San Carlos de Madrid, selon les informations d'El País. Sa fille, Ana TAMARIZ, a confirmé le décès via les réseaux sociaux. « Avec une immense tristesse, aujourd'hui je fais mes adieux à mon père Juan TAMARIZ, une personne incroyable, très aimée et admirée de tous », a-t-elle écrit, selon ce que rapporte RTVE. Avec son chapeau haut-de-forme, sa chevelure ébouriffée, son violon imaginaire et l'incontournable « ¡Chan, tatachán! », Tamariz a transformé l'illusionnisme en un spectacle populaire pour des millions de spectateurs. Mais derrière ce personnage apparemment improvisé se cachait aussi l'un des plus grands érudits de la magie contemporaine. D'une boîte de magie au championnat mondial de cartomagie Juan Manuel TAMARIZ-MARTEL NEGRÓN est né à Madrid en 1942. Son intérêt pour l'illusionnisme a commencé lorsqu'il n'avait que quatre ans, après avoir assisté à la prestation d'un magicien. Peu après, il a demandé une boîte de jeux de magie et a commencé à pratiquer avec sa famille et ses amis. À douze ans, il a découvert les livres de l'illusionniste Wenceslao CIURÓ, qui lui ont permis de plonger dans la technique et dans les mécanismes psychologiques qui interviennent dans un spectacle. Comme il l'a expliqué dans une interview publiée par la mairie de Madrid, ces lectures ont été décisives pour comprendre que la magie ne consistait pas uniquement à exécuter un tour. Sa précocité lui a ouvert les portes de la Société Espagnole d'Illusionnisme avant d'atteindre l'âge minimum requis : il a été admis à 18 ans, deux ans avant la limite établie, après avoir convaincu les responsables de l'institution de ses capacités. TAMARIZ a étudié les sciences physiques et s'est également intéressé au cinéma, deux domaines qui ont influencé sa manière de concevoir la construction d'un spectacle. Cependant, il a fini par se consacrer entièrement à l'illusionnisme. En 1972, il a obtenu le Grand Prix du Congrès National de Magie. Un an plus tard, il a reçu la reconnaissance qui a définitivement propulsé sa carrière internationale : le Prix mondial de cartomagie, obtenu lors du Congrès mondial de magie de la FISM qui s'est tenu à Paris. Le profil publié par le gouvernement espagnol souligne qu'à partir de ce moment, il a présenté ses spectacles dans des villes comme Chicago, Tokyo, Paris, Londres, Bogota, Le Caire, New York et Santiago du Chili. Le magicien qui est entré dans tous les foyers Bien que son prestige professionnel ait grandi lors des congrès internationaux, c'est la télévision qui a transformé Juan TAMARIZ en un personnage familial pour plusieurs générations d'Espagnols. Les archives de la RTVE conservent le programme pilote de Tiempo de magia, produit en 1975, dans lequel il partageait l'écran avec Julio CARABIAS. Cette participation anticipait une relation avec le petit écran qui allait se prolonger pendant des décennies. Son passage par Un, dos, tres... responda otra vez a démultiplié sa popularité. Ensuite, d'autres émissions comme Por arte de magia, Magia Potagia, Chantatachán et le programme pour enfants El recreo sont arrivées. Face à l'image traditionnelle du magicien solennel, Tamariz a construit un personnage proche, débordant d'énergie et apparemment chaotique. Ses blagues, sa conversation constante avec le public et sa manière de célébrer chaque numéro sont devenues une partie indissociable du spectacle. Cependant, cette mise en scène cachait une préparation minutieuse et une connaissance approfondie de la gestion de l'attention (misdirection). La capacité de diriger le regard, d'anticiper les soupçons du spectateur et de maintenir la surprise expliquait une grande partie de l'admiration qu'il suscitait parmi ses pairs. Livres, enseignement et une école dirigée par sa fille La contribution de Tamariz à la magie allait bien au-delà de ses apparitions télévisées. Tout au long de sa carrière, il a publié des livres majeurs consacrés à la technique, à la théorie et à la présentation de l'illusionnisme. Parmi ses œuvres figurent La Vía Mágica, Los Cinco Puntos Mágicos, Sonata et Sinfonía en Mnemónica Mayor, des références incontournables de la littérature magique. Ses travaux ont abordé des questions telles que la relation entre le magicien et le public, la construction narrative des tours et l'utilisation de la mémoire et de la psychologie en cartomagie. Cette combinaison de réflexion théorique et de sens du spectacle a contribué à consolider son prestige à l'international. Une partie de son héritage se perpétue à travers la Grande École de Magie Ana Tamariz, dirigée par sa fille. Tamariz a lui-même conçu les programmes pédagogiques du centre, pensés pour transmettre sa vision de l'illusionnisme aux nouvelles générations. L'école a compté parmi ses intervenants et élèves des magiciens comme Jorge BLASS, Anthony BLAKE, Miguel GÓMEZ et Rafael BENATAR. Son programme combine l'apprentissage des tours et des techniques avec des cours d'histoire de la magie, de théorie et de psychologie du spectacle. Médaille d'Or des Beaux-Arts et reconnaissance de Madrid La reconnaissance de la carrière de Juan TAMARIZ est également venue des institutions. En 2011, il a reçu la Médaille d'or du mérite des beaux-arts, accordée par décret royal. Auparavant, en 2009, il avait obtenu le Prix honorifique de théorie et philosophie du Congrès mondial de magie (FISM) de Pékin, une distinction récompensant son travail de chercheur et de rénovateur de l'art magique. En 2019, sa ville natale lui a également décerné la Médaille d'or de Madrid. La mairie de la capitale a alors souligné sa contribution à la diffusion internationale de la magie et sa capacité à combiner créativité, humour et rigueur.
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